MERCI POUR VOS REVIEWS ! J'en ai reçu une vingtaine je crois bien et c'est formidable ! En cette période de bac c'est ce qui compte le plus pour moi en ce moment ! Merci !
Alors, grand MEA CULPA, Clarke a bien dit qu'elle était française dans le chapitre 11... ce qui est une grossière erreur de ma part. Elle est américaine ! J'ai corrigé ça donc normalement tout va bien. Je remercie donc ma Perrinou !
D'ailleurs, je souhaiterais réellement remercier Bouhouhou pour ses reviews à chaque fois très longue et surtout très constructives ! Je suis contente de voir que ma fiction te plait et que quelques répliques te marquent ! Tes reviews m'encouragent vraiment, c'est génial.
Voilà, chapitre 13 en ligne et non vous n'avez pas raté un chapitre... ce chapitre commence en plein milieu d'une dispute ! Bonne lecture !
CHAPITRE XIII
5 jours plus tard
Je croise les bras et souris en regardant la scène qui se déroule devant moi.
- Mais qu'est-ce qu'il t'a pris, Clarke ! s'exclame Bellamy en me regardant.
Je le regarde. Il est en train de tenir une serviette sous le nez de Mel, qui renverse la tête en arrière. Du sang commence à s'étaler sur le tissu alors que je soupire. Il est en train de me regarder d'une façon choquée alors que tous les autres me lancent des clins d'œils.
- Elle n'avait qu'à pas t'embrasser, dis-je entre mes dents.
- Je l'ai repoussé ! s'écrie-t-il.
- Et bien pas assez vite à mon goût ! De toute façon, que tu l'ai repoussé ou pas, elle n'a pas à t'embrasser sous mon nez !
- En parlant de nez... murmure celle-ci, la serviette contre sa bouche.
- Ce n'était même pas sous ton nez, dit Bellamy en se tournant vers moi. Tu n'étais même pas censée voir ça.
- Heureusement que je l'ai vu puisque tu ne m'en aurais même pas parlé !
- Bien-sûr que si ! Je te signale qu'on est en couple !
- Je suis du côté de Clarke, intervient Jasper. Quand on est en couple, on est pas censé embrasser quelqu'un d'autre...
- Exactement ! m'exclamais-je.
- JE L'AI REPOUSSÉ ! crie-t-il en direction de Jasper.
Je détourne le regard et commence à examiner mes ongles. Il soupire et essaye de s'occuper du nez de Mel. S'il arrêterait de s'occuper d'elle, peut-être que je consentirais à avoir une conversation avec lui, mais il ne semble s'occuper que de cette chère et tendre Mel. Ce n'est pas un sucre, elle ne va pas mourir avec un peu de sang. Par contre, je devrais peut-être lui dire de ne pas mettre sa tête en arrière de cette façon... Mauvaise idée.
- Tu peux m'expliquer toute l'histoire ? me demande Maya à l'oreille.
- Il n'y a pas grand chose à expliquer...
- Tu les as vraiment surpris ?
Je la regarde et hoche la tête en commençant à rire. Je lui raconte toute l'histoire.
FLASHBACK
Je descends l'escalier en parlant avec Monty de nourriture. Cet homme aime manger, c'est incroyable. Nous entrons dans le séjour.
- Pourquoi est-ce qu'il n'y a personne ? demandais-je.
- Ils sont tous en haut encore, répond-il. J'ai seulement vu Mel et Bellamy devant la maison.
- C'est vrai ? Qu'est-ce qu'ils font ?
- Mel est en train de fumer et je l'ai entendu demander à Bellamy de l'accompagner. Cette femme est vraiment un bébé, elle est tout sauf indépendante.
- Elle ne lui a pas demandé pour rien, dis-je en marmonnant.
- Je vais aller voir Jasper, je n'ai pas envie d'assister à votre future scène de ménage.
- On prend l'avion ce soir, je vais essayer de ne pas l'énerver...
- Bonne chance.
Je pouffe de rire alors que je sors de la maison. Je regarde autour de moi mais ne vois personne. Je décide de passer sur le côté. Je m'arrête à l'un des quatre coins de la maison alors que je les entends parler. Je laisse ma tête dépasser et les vois l'un en face de l'autre, en pleine discussion.
- Ce n'était pas une vraie relation entre nous, Mel, tu le sais très bien.
- J'ai bien aimé ces moments passés avec toi. On était heureux !
- On couchait ensemble, c'est tout. Je n'ai jamais eu de vraies conversations avec toi, ne dis pas le contraire.
- On peut se rattraper, Bellamy.
- Le problème, c'est que je ne veux pas avoir de conversations avec toi. Je ne m'intéresse pas à toi.
- Qu'est-ce qui change avec elle ?
- Tu parles de qui ? Clarke ?
- Exactement. Ta « princesse »...
- À vrai dire, je ne sais pas. Elle est... elle est Clarke. Elle est parfaite. Je n'ai pas besoin de me justifier auprès de toi.
Je souris en regardant cette scène. La réponse de Bellamy me convient parfaitement. Il commence à s'éloigner d'elle mais la main de celle-ci agrippe son avant-bras. Elle le retourne vers elle, prend son visage entre ses mains et écrase ses lèvres contre les siennes. J'écarquille mes yeux en voyant cette scène. Bellamy attend une seconde, les bras relevés sur les côtés et ses yeux écarquillés. Il la repousse finalement d'une façon brutale. Je n'ai pas besoin d'en voir plus et retourne le plus vite possible à l'intérieur de la maison. Je n'en veux pas à Bellamy puisqu'il vient de la repousser. En revanche, Mel va le payer cher.
FIN DU FLASHBACK
- Tu n'es pas en colère contre lui, pas vrai ? me demande Maya.
- Non, c'est contre elle que je suis en colère. Elle n'avait pas à faire ce genre de choses.
- Je suis d'accord. Continue comme ça.
Je la regarde et nous éclatons toutes les deux de rire. Je m'arrête immédiatement lorsque Bellamy tourne son regard noir vers moi. Il se tourne vers Murphy.
- Occupe toi de Mel. Je dois parler avec Clarke.
- Non, je ne vois pas ce qu'on pourrait dire, lui dis-je.
- Ne discute pas.
Il s'approche de moi et prend mon avant-bras, doucement mais avec fermeté. Je soupire alors qu'il se dirige vers les escaliers et me conduit jusqu'à notre chambre. Il ferme au verrou derrière nous alors que je me dirige devant la baie vitrée. Je me retourne vers lui, les bras croisés.
- Tu m'expliques, maintenant?
- Je viens de te le dire, lui dis-je. Elle t'as embrassé.
- Comment est-ce que tu l'as su ?
Je lui explique toute l'histoire. Il se renfrogne lorsqu'il comprend le fait que je l'ai suivi. Je m'en fiche, je suis censée être sa petite-amie. Je n'ai pas à me justifier.
- Est-ce que tu m'en veux ? me demande-t-il, une lueur d'inquiétude dans le regard.
- Non.
- Je ne l'ai pas laissé faire. À vrai dire, j'ai toujours détesté ses baisers.
- Arrête de dire ça, ça me rappelle le fait que vous soyez sortis ensemble.
- Est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi tu l'as frappée ?
- Bellamy, je me répète encore et encore ! Elle t'a EMBRASSÉ !
- Et tu l'as frappé simplement pour ça ? Tu es allée la voir et tu lui as mis ton poing dans sa figure ?
- Je voulais juste m'expliquer avec elle, dis-je en marmonnant. Elle a commencé à me parler de toi et je suis sortie sur mes gonds.
- Qu'est-ce qu'elle t'as dit ?
- Je n'ai pas envie de te le dire.
- Clarke, si tu continue comme ça, on ne s'en sortira pas !
- Bien.
FLASHBACK
Je regarde avec un regard noir Mel et Murphy, en pleine conversation devant moi. Elle est en train de rire avec lui comme si rien ne s'était passé il y a moins de trente minutes. Je regarde Bellamy qui pioche dans le frigidaire. Il mange un carré de chocolat et se lave les mains dans l'évier. Il se tourne finalement vers moi.
- Ça va princesse ? me demande-t-il en s'approchant
- Oui ça va et t...
- T'as le bonjour de la pieuvre.
À ces mots, il étale sa main mouillée le long de mon visage. C'est devenu un jeu pour lui : lorsqu'on se lave les mains ou on se tâche, on se tourne vers la personne à côté de nous et on étale notre main contre son visage en disant « T'as le bonjour de la pieuvre ». Bellamy semble s'amuser avec ça.
Je balance ma jambe dans sa direction pour le frapper mais il l'attrape au vol.
- Allez, je sais que tu adores quand je fais ça.
- C'est sûr, j'adore lorsque tu me mouilles les cheveux et le visage. C'est ma passion !
- Brave princesse.*
Je roule des yeux alors qu'il relâche ma jambe et monte vers notre chambre. C'est le moment ou jamais. Je me dirige vers Mel et Murphy.
- Je peux te parler ? demandais-je à celle-ci.
Murphy me regarde et part automatiquement après avoir vu mes yeux noirs. Je croise les bras en regardant Mel.
- Je t'ai vu embrasser Bellamy il y a quelques minutes, lui dis-je.
- Oh, dit-elle en souriant. Ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça mais à lui.
- Il t'a repoussé, c'est ce qui compte le plus. C'est toi la coupable dans toute l'histoire.
- Tu n'es qu'une passade, Clarke, me dit-elle. Il me l'a dit. Tu n'es rien pour lui.
- Nous sortons ensemble, ce qui est déjà beaucoup plus évolué que ton ancienne relation avec lui, pas vrai ? Il n'était avec toi que pour le sexe.
- Le sexe, c'est 50% dans un couple. Nous étions très fusionnels, tu sais.
- Je ne veux pas avoir cette conversation avec toi, dis-je froidement. Tout ce que je veux, c'est que tu arrêtes tout de suite ton petit jeu avec lui.
- C'est un Dieu au lit, pas vrai Clarke ?
- Bien-sûr. C'est dommage que ce soit moi qui profite de lui et non toi.
- Plus pour longtemps. Il ne pourra pas résister éternellement à moi. Tu n'es qu'une simple distraction pour lui, tu n'es qu'un jouet. Il est sorti avec toi parce que vous vous détestiez. C'est la passion qui vous a réunis. D'ici quelques mois, votre histoire ne mènera à rien.
- On pari ?
- Tout ce que tu veux. Il ne supportera plus longtemps ton visage de pitbull.
On ne s'attaque pas au physique. C'est ma règle de vie.
Je lance mon poing droit en avant et la frappe le plus violemment possible au visage. J'entends son nez craquer et je commence à voir du sang en sortir, mais je ne me sens pas coupable. Je secoue de haut en bas ma main, qui est un peu endolorie.
- Crois-moi, ça valait le coup d'attendre, lui dis-je en souriant.
Elle commence à crier des injures envers moi alors que Bellamy descend rapidement l'escalier. Il voit Mel se tenir le visage et prend automatiquement une serviette pour la lui mettre sous le nez.
- Mais qu'est-ce qu'il t'a pris, Clarke ! s'exclame Bellamy en me regardant.
FIN DU FLASHBACK
Je hausse la tête en essayant de jauger sa réaction. Il a l'air énervé mais je vois tout de même une lueur d'amusement dans son regard. Je lui souris.
- Allez, Bell... elle va bien.
- Je sais et je m'en fiche. Pour tout te dire, je suis content que tu l'ai fait.
- Alors quel est le problème ?
- Tu ne m'as pas fait confiance une fois de plus, Clarke !
- Il n'y a aucun rapport ! rétorquais-je.
- Bien-sûr que si ! Tu l'as vue par toi-même, je l'ai repoussé. Ça servait à quoi de faire ce genre de chose, franchement ? Tu aurais pu ne pas réagir, tout simplement.
- Qu'elle garde ses mains loin de toi alors, marmonnais-je en croisant mes bras.
- Princesse... là n'est pas le problème. La réelle question est : où est-ce que nous en sommes, tous les deux ?
Il parle avec un ton suppliant, comme s'il était déjà dépité. Je le regarde, surprise par sa voix. Est-ce qu'il veut qu'on ait LA conversation ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? murmurais-je.
- Vu ton agissement, tu semblais jalouse... Le problème, c'est que ça fait des semaines que j'essaye de me rapprocher de toi, Clarke ! Je fais à longueur de journée des allusions comme quoi tu me plais et tu ne réagis pas ! Je multiplie les mots doux et les gestes tendres, je repousse une jolie fille qui m'embrasse, je...
- Comment ça je ne réagis pas ?! m'écriais-je en décroisant mes bras. Je te montre tous les jours mon affection pour toi !
- Ah oui ? Et comment ? En baptisant un tableau que tu as détruis de mon nom ?
- Justement ! Je l'ai fais après que tu m'ai embrassé pour les paparazzis, Bellamy.
- Ce n'est pas...
- On ne va pas avoir cette conversation de nouveau, je t'ai pardonné, tu le sais bien.
Il se retourne et se passe ses deux mains dans ses cheveux. Je me mords la lèvre inférieure et regarde autour de moi sans savoir quoi dire. Je regarde les muscles de son dos se tendre derrière son t-shirt gris. Il se retourne finalement et ouvre ses bras sur le côté, de façon excedé.
- Qu'est-ce que tu veux de moi ? s'exclame-t-il tout à coup.
- Je veux que l'on soit proches ! m'exclamais-je à mon tour. J'attends tout de toi, Bellamy ! Lorsque tu me dis que je ne tiens pas assez à toi, ça me révolte ! Je t'ai invité chez moi, j'ai chanté pour toi, j'ai rencontré tous tes collègues, j'ai fais semblant devant les paparazzis, je t'ai raconté des éléments personnels de ma vie et maintenant je viens de frapper ton ex par jalousie ! Qu'est-ce que tu veux de plus ?! Je ne sais plus quoi...
Je ne finis pas ma phrase puisque Bellamy se précipite vers moi, place ses mains de part et d'autre de mon cou et écrase ses lèvres contre les miennes. Je sens le goût légèrement salé de ses lèvres sur les miennes et ça me rend folle. Je voulais faire ça depuis plusieurs semaines.
Je ne réfléchis pas à mes actes et glisse mes mains dans ses boucles brunes en l'attirant plus fortement contre moi. Nous nous embrassons fougueusement en reculant vers le lit. Mes genoux touchent le matelas. Bellamy se sépare de moi, me soulève rapidement dans ses bras et me lâche violemment sur le lit. Mon souffle se coupe lorsque j'atterris sur le lit mais je ne m'en inquiète guère lorsque Bellamy s'allonge sur moi et m'embrasse de nouveau. Ma respiration s'accélère lorsqu'il descend sa bouche vers mon cou. Je passe mes mains dans ses cheveux alors qu'il rit dans mon cou, m'envoyant une salve de frissons dans tout le corps.
- Bellamy... dis-je en gémissant.
- Patience, princesse, dit-il en continuant à rire.
- Embrasse-moi, ordonnais-je, ma respiration saccadée.
- De quel droit tu me donnes un ordre ?
Je souris lorsqu'il prononce cette phrase qui m'est familière. Je repense à notre toute première rencontre.
FLASHBACK
J'hésite en regardant la maison devant moi. Je vérifie le papier que j'ai fourré dans ma poche. Je suis bien à la bonne adresse. J'ai seulement parlé à Octavia deux ou trois fois au lycée et elle m'invite déjà chez elle... C'est très intimidant.
Ma mère n'était pas d'accord au début, me disant des phrases telles que « Tu ne la connaît presque pas » ainsi que « Tu n'as que 15 ans ! ». Ma mère ne fait confiance qu'à Wells, je le sais... Mais j'ai un bon pressentiment en ce qui concerne Octavia.
Je souffle un grand coup et cogne contre la porte trois petits coups. J'entends quelqu'un courir à l'intérieur de la maison et je souris. La porte s'ouvre.
- Salut.
Je perds mon sourire, voyant quelqu'un d'autre qu'Octavia ouvrir la porte. Et ce quelqu'un d'autre n'est pas n'importe qui. Il me regarde, les sourcils froncés. Il est grand, musclé, avec de nombreuses taches de rousseurs sur le nez. Il est vraiment mignon... Je baisse la tête vers mon t-shirt Taylor Swift. Il va me prendre pour une groupie maintenant.
- Bellamy ? demandais-je.
- On se connaît ?
Je rougis violemment. Quelle idiote je fais ! Il ne me connaît même pas et je prononce déjà son prénom. En même temps, Octavia ne fait que me parler de lui : « Mon frère de 19 ans il... » ou encore « Bellamy... ».
- Non, dis-je en rougissant encore plus. Mais tu dois être le frère d'Octavia ?
- Donc je présume que tu es l'une des amies de ma sœur.
- C'est ça.
- Elle est dans sa chambre. Rentre, princesse.
Je rentre dans la maison en fronçant à mon tour les sourcils. Comment est-ce qu'il vient de m'appeler ?
- Tu montes l'escalier et sa chambre est la première porte à gauche, me dit-il en m'indiquant l'escalier avec sa tête.
- Merci. Et je m'appelle Clarke.
- D'accord, princesse.
- Clarke.
- Princesse.
- Ne m'appelle pas comme ça.
- De quel droit tu me donnes un ordre ?
- Je fais ce que je veux. Ne m'appelle pas comme ça.
Sans attendre sa réponse, je me retourne et me dirige vers l'escalier. Je monte deux à deux les marches, sans voir le sourire au coin qu'il possède en me regardant disparaître à l'étage.
FIN DU FLASHBACK
Je commence à rire et à glousser toute seule alors que le visage de Bellamy est toujours contre mon cou. Il se redresse et me regarde alors que je pose ma main sur ma bouche et continue de rire comme une folle. Il fronce ses sourcils, geste que je trouve adorable. Je pose mes doigts sur le creux froncé entre ses sourcils et lui souris.
- Qu'est-ce qui te fais rire de cette façon ? me demande-t-il.
- Notre première rencontre.
- « Ne m'appelle pas comme ça », dit-il en souriant tendrement.
- Tu te rappelles exactement mes paroles ? demandais-je, surprise.
- Tu m'avais complètement déstabilisé. Depuis quand est-ce qu'une femme me parle de cette façon ?
- Macho, dis-je en frappant son épaule.
- Je suis ton macho, dit-il en se penchant de nouveau vers moi.
Il m'embrasse de nouveau sur la bouche. J'intensifie le baiser et commence à caresser son torse par dessus son t-shirt.
- Clarke ? Bellamy ?
Je grogne et Bellamy soupire alors que nous nous séparons. Jasper est en train de frapper à la porte comme un fou.
- Vous ne vous êtes pas entre-tués, j'espère ? continue-t-il à dire. Si vous n'ouvrez pas d'ici une minute, je défonce la porte. Nous devons partir bientôt !
- CINQ MINUTES ! crie Bellamy en se penchant de nouveau vers moi.
- Non ! Ouvrez la porte maintenant !
Je ris contre les lèvres de Bellamy et le repousse doucement. Il se met sur un coude et approche sa bouche de mon oreille.
- On va devoir avoir une discussion à notre retour, princesse.
- Je sais, dis-je, un sourire au coin des lèvres.
Il se lève du lit alors que je reste allongée. Il déverrouille la porte et Jasper entre en furie dans la chambre. Il me regarde automatiquement.
- J'ai eu peur un moment que Bell t'ai tué et découpé en rondelle, dit-il. Attends... cheveux décoiffés, lèvres rouges, problème de respiration... ENCORE ?
- Jasper...
- Vous êtes vraiment des chauds lapins, c'est pas croyable !
- On va ranger nos sacs, dis-je en me relevant. Tu peux nous laisser, ne t'inquiète pas.
- Tu plaisantes ? Dès que je sortirai de la chambre vous allez vous sauter dessus ! Je reste. Nous partons dans quelques minutes à l'aéroport.
- Tu fais vraiment chier, grogne Bellamy en allant dans la salle de bain.
Je marmonne quelques insultes à l'encontre de Jasper et commence à ranger mes affaires traînant un peu partout. Je fourre tout en vrac dans mon sac et vocifère quelques injures lorsque mon portefeuille tombe sur le sol. Je le prends dans ma main et une photo de Raven tombe de celui-ci. Je souris tristement en pensant à ma rencontre avec elle. Cette fille est l'une de mes meilleures amies mais notre rencontre n'a pas été très joyeuse.
FLASHBACK
Je ris quelques minutes avec Octavia en sortant du lycée. Elle vient de me raconter une blague qui vient de faire son effet sur moi. Nous nous dirigeons vers la voiture de son frère, qui nous attends sur le parking.
- Si la princesse veut bien se dépêcher, dit-il en soupirant.
- La ferme, Blake !
Alors que nous atteignons la voiture, une jolie fille de mon âge arrive devant moi. Elle a une queue de cheval et semble très fatiguée.
- Tu es Clarke Griffin ? me demande-t-elle avec un regard dur.
- Oui, dis-je en fronçant les sourcils. Je te connais ?
- Non, mais tu connais mon petit-ami, apparemment. Finn Collins.
- Quoi ?
- Je suis désolée de te l'apprendre comme ça...
Je tire lentement sur la manche d'Octavia et elle tourne sa tête vers moi. Elle ne dit rien mais semble aussi bouleversée que moi. Je regarde la fille en face de moi et sens mes yeux s'embuer de larmes.
- Ça a été un choc pour moi aussi, continue-t-elle, crois-moi. Je m'appelle Raven Reyes et je suis en couple avec lui depuis plus d'un an.
- C'est une blague ? demande Octavia alors que je reste sans voix.
- Malheureusement non, dit-elle en me regardant. J'ai appris ton existence hier, si tu veux tout savoir. Ce connard me trompait avec toi.
Je ne dis pas un mot mais je sens une larme rouler le long de ma joue. C'est impossible, elle doit se tromper de personne.
- Finn ne ferait pas ce genre de chose, dis-je avec la voix brisée.
- Je le pensais aussi... Est-ce que vous avez du temps libre, toutes les deux ? J'aimerais qu'on en parle dans un endroit plus... privé.
J'accepte sa proposition et nous nous sommes ensuite retrouvés dans une crêperie à côté du lycée. Octavia a du batailler avec Bellamy pour qu'il nous laisse partir avec une simple inconnue.
Raven m'a raconté toute son histoire avec Finn. Elle avait des doutes, récemment, sur le fait qu'il la trompe. Elle a fouillé son portable la veille et a découvert les messages qu'il m'envoyait.
- Au début, tout ce que je voulais c'était venir te voir et te frapper. Seulement, j'ai peut-être pensé le fait que tu ne sois pas non plus au courant.
- C'est le cas, dis-je doucement. Je n'aurais jamais fait ça. Je ne suis pas ce genre de fille.
Depuis ce jour, Raven et moi sommes devenues amies. Nous avons confrontées Finn toutes les deux, main dans la main. Depuis, nous affrontons tout ensemble.
FIN DU FLASHBACK
Je cours le plus vite possible dans l'aire d'aéroport, main dans la main avec Bellamy. Nous sommes tous en train de courir vers les portes d'embarquement.
- C'est de votre faute ! s'écrie Jasper en courant, essoufflé comme un bœuf. Vous n'aviez qu'à pas vous disputer !
- Mel n'avait qu'à pas l'embrasser ! m'écriais-je à mon tour.
- Oh, tu ne vas pas recommencer toi ! dit-elle en évitant quelques personnes au passage. Je te signale que c'est moi qui ais le nez cassé !
- Il n'est pas cassé, je n'ai pas autant de force que ça !
- Tu n'es qu'une faible de toute façon ! rétorque-t-elle.
- JE VAIS TE TUER, MEL !
Elle rit alors que nous courons toujours tous ensemble. J'éclate à mon tour de rire. Je m'en fiche de nos querelles, le plus important c'est de ne pas rater notre avion. Nous arrivons à la porte d'embarcation de notre avion alors qu'une jeune femme vient juste de fermer la porte.
- S'il vous plaît ! dis-je en m'approchant d'elle. Nous sommes désolés pour le retard mais nous devons embarquer dans cet avion.
- La porte vient de se fermer, dit-elle en me lançant un regard hautain.
- Il n'y a pas moyen de rentrer ?
- Avant la fermeture de la porte vous auriez pu. Maintenant c'est trop tard.
Elle se détourne de moi et s'assoit derrière son bureau d'accueil. Je me retourne, exaspérée, vers mon groupe d'amis.
- J'ai déjà pris plusieurs avions, nous dit Jaha. Après la fermeture des portes, ils peuvent encore faire entrer des personnes durant 15 minutes.
- Alors pourquoi est-ce qu'elle ne nous fait pas entrer ? demandais-je en soupirant.
- Elle vient de passer une mauvaise journée, voilà tout.
- C'est juste une frustrée du cul ! s'exclame Jasper.
- Jasper, ton langage ! le réprimande Maya.
- Tu es un génie ! dis-je à Jasper.
- Pourquoi ?
Je me tourne vers Bellamy, qui me regarde en fronçant ses sourcils. Je me penche vers lui.
- Chéri... Va la draguer.
- Quoi ? demande celui-ci en écarquillant les yeux.
- Oh, allez ! Tu es sans doute l'homme le plus beau que je connaisse ! Elle va tomber comme une mouche.
- Tu ne vas pas la frapper elle au moins ? demande Mel en me regardant.
- AH AH, HILARANT Mel.
Après une minute de négociation, Bellamy soupire et se dirige vers le bureau d'accueil. Je le regarde de loin, les bras croisés. Il pose ses coudes sur le comptoir et se penche vers la réceptionniste, en commençant à parler. J'entends le rire de Bellamy d'ici alors que la réceptionniste rit à son tour et entortille l'une de ses mèches entre ses doigts. Elle est en train de marcher, ça se sent à plein nez. Au bout de cinq minutes, je la vois se lever et nous ouvrir la grande porte d'embarcation. Nous la remercions tous et entrons dans l'allée, Bellamy à notre suite.
J'entends soudainement le rire de la réceptionniste à nouveau et je me retourne. Elle a son bras posé sur celui de Bellamy et lui tend un papier. Je roule des yeux et suis les autres dans l'avion. Nous nous excusons auprès des personnes que nous dérangeons, jetons nos sacs dans les cases au-dessus de nos sièges et nous asseyons à notre place. Au bout de quelques minutes, Bellamy arrive à son tour et s'écroule à côté de moi en soupirant.
- Tiens, dit-il en me tendant un bout de papier.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Le numéro de Sara.
- Tu l'appelles par son prénom maintenant ? demandais-je en riant.
- On est devenus intimes en quelques minutes, voilà tout, dit-il en riant à son tour.
« Mesdames et messieurs, l'avion va décoller dans quelques secondes. Quelques perturbations sont à prévoir. Veuillez vous rassoir sur vos sièges en bouclant vos ceintures. Merci de votre compréhension. »
Je regarde Bellamy, apeurée. Il tourne également sa tête vers moi, le visage amusé. Il se penche et boucle ma ceinture avant de faire la même chose avec la sienne.
- Oh non, oh non, oh non... répétais-je plusieurs fois d'affilé.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? me demande-t-il.
- Je n'ai pas pris les médicaments !
- Sérieusement ? dit-il en commençant à rire.
- Ce n'est pas drôle ! J'avais complètement oublié avec l'euphorie de cette journée... je ne vais pas pouvoir le faire, Bell. Il faut que je sorte.
- Bien-sûr, princesse.
- Je ne rigole pas ! Attends, je dois juste déboucler ma ceinture.
- Pas question, dit-il en retenant mes mains qui étaient posées sur ma ceinture.
- Non, lâche moi !
- Et quoi ? Tu vas rester toute ta vie en Italie ?
- Exactement ! Parlo fluentemente italiano !
Je sens l'avion trembler et je regarde par le hublot. L'avion bouge. On est en train de bouger. Ça bouge.
- Je crois que c'est un peu trop tard pour partir, princesse.
- Je vais mourir.
Il rit alors qu'il prend ma main droite dans la sienne. Je me tourne vers lui et pose ma tête contre son épaule, en fermant les yeux et en priant pour ne pas mourir. Heureusement, Bellamy dépose quelques baisers sur le haut de mon crane. La difficulté du voyage va être atténuée par sa présence.
Je pense que ce chapitre vous a plu, notamment la fin ! J'ai adoré l'écrire, franchement, j'ai trouvé sympa le fait de mettre un chapitre avec plusieurs flashback. Bon, Bellamy et Clarke... c'est peut être le début de quelque chose entre eux... (à moins que ce soit seulement le début de tous les ennuis ? on ne sait jamais... ;D)
*Tout le monde se souvient bien-sûr de l'épisode 1x02 de The 100 avec le célèbre « Brave princess » de Bellamy Blake !
- Amandine.
