Alors Ferdinand1234 a soulevé un GRAND problème auquel il faut que je remédie immédiatement... il m'a demandé pourquoi Mel était présente au voyage alors que je dis qu'elle est esthéticienne dans le chapitre 11. Alors, ma réponse est « JE NE SAIS PAS ». Non, franchement, je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça. Elle est censée être une collègue de travail de Bellamy DONC architecte et j'ai divagué dans le chapitre 11. Je vais donc corriger dans quelques jours ce problème. Mel est bel et bien architecte comme les autres.

De plus, Chlo (merci beaucoup pour ta review très sympathique et constructive) m'a dit qu'elle trouvait que mes personnages ne respectaient pas vraiment ceux de la série et je comprends parfaitement. C'est vrai que je divague beaucoup en écrivant et ils ne réagissent pas toujours comme ils l'auraient fait dans la série... j'essayerais vraiment de corriger ce défaut dans ma prochaine fiction (s'il y en a une).


CHAPITRE XIV

Je gambade dans un pré avec quelques chevaux autour de moi. Je ris aux éclats et plonge tout à coup dans une rivière. Pourquoi est-ce qu'il y a une rivière près de moi ? Puis des chevaux ? Et pourquoi est-ce que je gambade dans un pré ?

- Réveille-toi Clarke, nous sommes arrivés.

Je grogne et repousse la main posée sur ma joue gauche. Je sais que Bellamy essaye de me réveiller gentiment mais je n'en ai pas envie. Mon rêve était très agréable ! Je cligne plusieurs fois des yeux et regarde la route devant moi. Je grogne de nouveau en reposant ma tête contre la vitre de la voiture.

- On est encore dans la voiture, dis-je en essayant de me rendormir.

- Je pense que des paparazzis vont nous attendre en bas de l'immeuble d'Octavia. Ils savent que nous rentrons aujourd'hui.

- Et alors ? Tu contournera la voiture et tu me prendra dans tes bras.

- Pour qu'ils commencent eux aussi à t'appeler princesse ?

Je soupire et essaye de me redresser dans mon siège. Je tapote mes deux joues plusieurs fois d'affilé pour essayer de me réveiller. Nous sommes à peine sortis de l'aéroport et je suis déjà complètement fatiguée.

- Quel heure est-il ? demandais-je en baillant bruyamment.

- Tu parles de l'heure d'Italie ou l'heure d'Amérique ? demande-t-il en riant.

- L'heure d'Amérique, dis-je en levant mes yeux au ciel.

- Un peu plus de 15 heures de l'après-midi.

- Quoi ? Donc il faut qu'on réussisse à tenir toute la journée avant de pouvoir aller dormir ?

- C'est ce qui s'appelle le décalage horaire, ma chère.

- Je déteste ça.

- Vu ta tête en ce moment, le décalage horaire ne doit pas t'aimer non plus.

Bellamy tourne le volant vers la droite et nous tournons sur le parking de l'immeuble d'Octavia. Je laisse une exclamation s'échapper de ma bouche lorsque je vois la dizaine de paparazzis assemblé autour de l'immeuble. Ils nous remarquent immédiatement alors que nous nous garons.

- Il va falloir qu'on fasse vite, me dit Bellamy.

Je hoche la tête et agrippe la poignée de la portière. Je l'ouvre et sors le plus rapidement possible en me dirigeant directement vers le coffre. Bellamy me suit et l'ouvre, prenant les plus gros bagages dans ses mains. Je prends les quelques derniers sacs qui restent et nous verrouillons la voiture. Nous commençons à nous diriger vers l'immeuble lorsque les paparazzis se précipitent vers nous.

- Clarke ! Bellamy ! Comment se sont passées vos vacances ?

- C'était bien pour votre travail, ce voyage en Italie, ou juste une lune de miel à deux ?

- Est-ce que vous avez officialisés votre relation aux yeux de tous ?

Bellamy passe devant moi et les pousse pour me permettre de passer sans encombre. Soudainement, l'un des photographes m'agrippe violemment le bras.

- Êtes-vous au courant pour le contrat avec la galerie d'art, Clarke ?

- Lâchez-moi !

- Avez-vous entendu la bonne nouvelle ?

- Vous me faites mal !

- HEY !

Bellamy lâche les sacs qu'il tient et enlève la main de mon assaillant de mon bras. Le photographe semble se rendre compte de sa maladresse et s'excuse de la façon la plus gentille qui soit. J'accepte ses excuses alors qu'il m'aide à reprendre les sacs dans mes bras. Je rentre à la suite de Bellamy dans l'immeuble et nous rentrons dans l'ascenseur avec nos sacs. Je respire doucement, essayant de cacher ma peur de l'ascenseur. Les portes se referment.

- C'est quoi cette histoire de galerie d'art ? me demande Bellamy.

- Aucune idée, je ne vois pas de quoi il parle... aucun galerie ne m'a contacté.

- Peut-être qu'ils ont appelé Octavia. Une de tes toiles leur a plu si ça se trouve.

- Je leur ai envoyé une photo de mes toiles il y a quelques jours, avant qu'on parte en Italie. Je ne pense pas qu'ils répondraient aussi rapidement.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent devant la porte d'appartement d'Octavia. Je récupère les sacs par terre et sors de l'ascenseur, Bellamy derrière moi. Je frappe à la porte. Je me tourne vers Bellamy lorsque la porte s'ouvre violemment. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'il se passe lorsqu'une tête brune saute dans mes bras, me faisant lâcher toutes mes affaires sur le sol.

- Octavia ! m'exclamais-je en la serrant contre moi. Toi aussi tu m'as manqué !

- Je suis tellement contente de vous revoir, dit-elle en s'éloignant de moi et en enlaçant son frère. Entrez !

Nous la suivons dans son appartement et lâchons nos sacs sur le sol. Je me dirige automatiquement vers Lincoln et le prends dans mes bras.

- Tu n'as pas fait de conneries pendant mon absence ? lui demandais-je, la tête contre son épaule.

- J'ai juste dit que tu étais enceinte, rien de plus.

- QUOI ?

Je me recule de lui et m'apprête à le frapper lorsqu'il éclate de rire.

- C'était une blague ! dit-il en continuant à rire. Tout va bien !

- Tu as failli me tuer, abruti !

Je pose ma main droite sur ma poitrine et essaye de contrôler mes battements de cœur. Je connais Lincoln, il aurait été capable de faire ce genre de chose. Bellamy s'approche de lui et lui serre la main de façon amicale. Je souris alors qu'Octavia revient dans la pièce avec un téléphone dans la main. Elle me le tend.

- Octavia, j'apprécie ton geste mais j'ai déjà un téléphone portable...

- La galerie d'art a appelé il y a deux jours. Il faut que tu les rappelles.

- Qu... Quoi ?

Elle me lance un grand sourire alors que je sens mes jambes trembler. Si la galerie d'art a appelé, c'est parce qu'ils ont choisi l'un de mes tableaux. Je ne vois rien d'autre.

- Vas-y, me dit-elle.

Je souris et prends le téléphone qu'elle était en train de me tendre. Je compose le dernier numéro inconnu et attends quelques secondes alors qu'Octavia rejoint Lincoln et Bellamy sur le canapé. Je m'enferme dans la chambre d'Octavia.

- Galerie d'art Weather de Los Angeles, à votre écoute. Que puis-je pour vous ?

- Bon... Bonjour. Je suis Clarke Griffin.

- Clarke ! Vous êtes enfin rentrée d'Italie, à ce que je vois. Nous avons essayé de vous joindre sur le téléphone fixe de votre appartement.

- Oui, je suis désolée.

- Ce n'est pas grave, heureusement qu'une personne a décroché à votre place.

- Oui, cela devait sans doute être ma meilleure amie.

- Exactement. Nous vous l'annonçons donc : l'une de vos œuvres a été sélectionnée.

Je laisse passer quelques secondes sans parler. J'avais raison.

- C'est une merveilleuse nouvelle, dis-je avec de l'émotion dans la voix. Puis-je savoir laquelle ?

- « Clair-obscur »

Ah... ça me pose un léger problème. En fait, j'ai commencé à peindre « Clair-obscur » la nuit où Bellamy et moi nous sommes disputés, après la soirée au Grounder avec ses collègues. Mon cœur était balancé entre la joie d'avoir été dans ses bras et la déception quelques secondes après, lorsque son baiser était un jeu.

Je suis très heureuse que cette toile soit retenue même si elle ne part pas réellement d'un bon sentiment.

- Nous souhaitons exposer votre toile lors de l'exposition de vendredi prochain, si vous n'y voyez pas d'inconvénients. Ce serait le temps d'une soirée.

- D'accord ! m'exclamais-je. Merci beaucoup, c'est une occasion unique pour moi.

- Si vous vendez votre toile durant cette soirée, peut-être qu'on aura de nouveau l'occasion de collaborer ensemble.

- Je ne peux que l'espérer alors, dis-je en souriant.

- On se voit donc vendredi prochain ?

- D'accord, à vendredi !

- Bonne fin de journée.

Je mets fin à l'appel et retourne lentement dans le salon. Je porte le téléphone contre mon cœur et continue de sourire. Octavia se tourne vers moi et comprend la situation. Elle se lève immédiatement du canapé et vient une nouvelle fois me serrer dans ses bras.

- Elle va être exposée, murmurais-je dans son oreille.

- Je savais que ça allait arriver un jour ! Je suis tellement fière de toi !

- Merci, O'.

- Maintenant, tu vas tout me raconter de votre voyage en Italie.

Elle se sépare de moi et tire sur mon bras. Elle me pousse sur le canapé et me place à côté de Bellamy. Elle tire soudainement sur la main de Lincoln et le fais asseoir sur le grand fauteuil, elle sur ses genoux. Je la regarde en haussant l'un de mes sourcils.

- Bah quoi ? demande-t-elle. Je voulais te voir à côté de Bellamy, c'est tout.

- Comme si je ne voyais pas tes arrières pensées, lui dis-je en riant.

J'appuie plus fortement mon dos contre le canapé et laisse mon bras gauche toucher le bras droit de Bellamy. Désormais, dès que nous sommes côte à côte, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous toucher. Nous avons besoin de ces contacts, aussi minimes soient-ils. Je croise les bras ainsi que les jambes.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ? lui demande Bellamy.

- La Toscane. La plage. Les musées. Les...

- Arrête Octavia, lui dit-il en riant. Tu veux juste avoir des informations sur Clarke et moi.

- Touché, dit-elle en souriant.

- Et bien ils ne nous ont pas découverts, lui dis-je en souriant. Tout s'est très bien passé.

- Et encore ?

- Rien, dit-il en me lançant un petit regard.

- Arrêtez de vous jouer de moi ! Depuis que vous êtes rentrés je sens la tension sexuelle émaner de vous !

- N'importe quoi, dis-je en riant.

- En tout cas Finn semblait très intéressé par votre histoire...

Bellamy commence à tousser violemment. Je lui frappe un peu le dos alors que je regarde Octavia, les yeux écarquillés.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? lui demandais-je.

- Il est passé à la maison, me dit-elle en haussant les épaules. C'est tout.

- Comment ça c'est tout ? m'exclamais-je. Explique-moi !

- C'était juste après l'appel que tu as fais alors que tu étais dans l'avion. Il est venu pour me dire que j'ai été inconsciente de t'avoir laissée partir avec Bellamy en Italie.

- Quel connard... murmure celui-ci.

- Je l'ai flanqué à la porte. D'ailleurs, ça m'étonne qu'il ne soit pas déjà ici, en train de tambouriner à la porte...

- Il n'est pas censé savoir que nous rentrons aujourd'hui.

- Non mais je te signale que les paparazzis ont sans doute déjà publié les photos de votre arrivée.

- Probablement, grommelais-je.

Je m'enfonce dans le canapé en soupirant. Il va falloir que je m'habitue aux paparazzis si je veux continuer ce petit jeu avec Bellamy.

- D'ailleurs, dit Lincoln en regardant Octavia. Tu leur as dis ?

- Oh, c'est vrai ! On compte faire une fête dans deux jours pour votre retour.

- Qui y aura-t-il ? demandais-je, surprise.

- Les collègues de Bellamy. Monty, Jasper, Lexa, Jaha...

- Murphy aussi ? demandais-je.

- Mais qu'est-ce que tu as avec lui ? me demande Bellamy, exaspéré.

- Rien mais tu ne lui laisses aucune chance ! Il est chouette.

- D'accord, on l'invite si tu veux, me dit Octavia.

- Merci.

- Invite Mel aussi, sort soudainement Bellamy.

- Tu te fiches de moi ? m'exclamais-je en me tournant vers lui.

- Tu ne lui laisses aucune chance, dit-il en haussant l'un de ses sourcils.

- Abruti, murmurais-je.

Je me lève du canapé, énervée par ses propos, et me dirige vers l'îlot de la cuisine. J'ouvre le frigidaire et regarde quelques secondes à l'intérieur. Pourquoi est-ce qu'Octavia ne fait jamais de courses, sérieusement ?

- Qu'est-ce que tu cherches, princesse ? me demande Bellamy.

- Surtout pas des pancakes et des lardons, marmonnais-je.

- Hey ! Au fond de toi tu les as aimés.

Je lève les yeux au ciel alors qu'Octavia demande quelle est l'histoire des pancakes aux lardons. Je prends un carré de chocolat et le mange en revenant au salon. La sonnette de la porte d'entrée retentit alors que je regarde Octavia.

- Je parie 20 dollars que c'est lui, dit-elle, sérieuse.

- Je prends le pari ! dis-je en riant.

Je me précipite sur la porte et l'ouvre brusquement. Finn se tient devant moi, un bouquet de fleurs dans les mains. Je le regarde une à deux secondes et referme la porte sur lui. J'ai le temps d'apercevoir rapidement son regard étonné. Je m'adosse à la porte en regardant mes amis.

- Je n'arrive pas à y croire ! Il habite loin, comment est-ce qu'il a fait ? demandais-je.

- Je vais aller lui parler, dit Bellamy en se levant.

- Non ! Je gère, t'inquiète.

- Hors de question que tu lui parles.

- La ferme, je suis une grande fille.

Je souffle un coup et ouvre de nouveau la porte. Finn mord sa lèvre du bas et tend son bouquet de fleurs vers moi. Des roses rouges. Je croise mes bras et le regarde.

- Ces fleurs signifient notre trêve, commence-t-il à dire. Je souhaiterais que nous enterions la hache de guerre.

- Pourquoi ?

- J'aimerais qu'on soit amis. Je m'excuse pour cette soirée dans le bar.

Je le regarde quelques secondes en hésitant. Finalement, je soupire et prends dans ma main les fleurs qu'il me tend. J'ouvre plus grandement la porte et lui fais signe de rentrer. Je me dirige automatiquement vers le placard dans la cuisine et sors un vase. Finn reste debout entre le salon et l'îlot central alors que mes amis le regardent, la bouche grande ouverte.

- Alors... commence à dire Finn. Comment c'était l'Italie ?

- Bien, répond froidement Bellamy.

- Je vois... Octavia, je suis désolé pour la dernière fois. Je ne voulais pas tambouriner à ta porte de cette façon.

- T'aurais pu appeler Clarke à la place, mais ça va, c'est bon.

- Je savais qu'elle ne répondrait pas.

Je mets les fleurs dans le vase et contourne l'îlot pour me placer devant lui.

- Finn, merci beaucoup pour ton bouquet de fleurs, mais... je voulais que tu saches que je ne pourrais jamais te pardonner pour ce que tu as fais.

- Je le sais et je n'y compte pas. Je veux réellement devenir ami avec toi.

- Jamais de la vie, grogne Bellamy.

Finn me fait de la peine, à me regarder de cette façon. Je ne pourrai jamais être amie avec lui mais je dois lui accorder une seconde chance.

- C'est d'accord, dis-je à Finn en ignorant la remarque de Bellamy. Alors je t'invite officiellement à la fête pour notre retour d'Italie !

- PARDON ? s'écrie Bellamy alors que je lui lance un regard noir.

- C'est dans deux jours, dis-je à Finn. Tu pourra emmener Harper.

- D'accord, dit-il en me souriant. Je suis content de repartir du bon pied avec toi.

- On peut toujours essayer.

Il hoche la tête et se recule vers la porte. Il l'ouvre, me regarde une dernière fois et sort de l'appartement. Je soupire et souris, soulagée de la tournure des événements. Il n'y a pas eu de disputes ainsi que de déclarations d'amour.

- Je ne te comprends pas, me dit Bellamy en se levant et se mettant devant moi.

- Il veut faire une trêve. Tout le monde mérite une seconde chance.

- Non, je ne suis pas d'accord !

- Ah oui ? Alors je ne sais pas ce que je fais ici, à te parler.

- Parce que j'avais besoin d'une seconde chance, moi ? demande-t-il en haussant ses sourcils.

- Tu m'insupportais au début, j'ai dû mettre mes rancœurs de côté et heureusement...

- Quel honneur tu me fais, madame la princesse.

- Va te faire foutre. J'invite qui je veux quand je veux, c'est compris ?

- N'invite pas Finn !

- Et bien n'invite pas Mel !

- Tu penses vraiment qu'elle oserait tenter quelque chose avec moi alors que tu lui as cassé le nez ?

- ELLE A FAIT QUOI ? s'écrie Octavia.

- Je connais ce genre de fille, dis-je à Bellamy sans me soucier de la remarque de sa sœur. Elle n'abandonnera pas.

- Parce que Finn oui ? Regarde la vérité en face, Clarke. Il t'a offert des roses. Des roses ROUGES.

- Il est complètement amoureux de moi alors, c'est clair que les fleurs ont parlés, dis-je ironiquement.

Nous nous regardons quelques secondes avec un regard noir, les joues rouges. J'ai envie de le frapper plusieurs fois sur le visage et le corps et j'ai également envie de l'embrasser. Ce n'est pas un sentiment très sain, je crois.

- Je vais y aller, dis-je en me tournant vers Octavia et Lincoln. Je suis vraiment fatiguée à cause du décalage horaire. On se voit à la fête.

Je me détourne de lui et me dirige vers la porte d'entrée lorsqu'il m'attrape le bras. Je le regarde.

- Quoi ?

- Je t'avais dit qu'il fallait qu'on parle, Clarke.

- On parlera à la fête.

- Tu te fiches de moi ? dit-il en approchant son visage et en baissant la voix. Ce qu'il s'est passé, avant qu'on parte à l'aéroport, c'était important. Pas vrai ?

Je fonds devant le regard qu'il me lance. Il semble affecté par le baiser qu'on a échangé, lui aussi. Je souris légèrement devant ses yeux de chien battus. Je me penche vers lui et lui embrasse furtivement la joue.

- On parlera à la fête, lui répétais-je.

Il hoche la tête et lâche mon bras. Je porte mes deux sacs, prends une petite inspiration et me tourne vers la porte. Je l'ouvre et sors dans le couloir alors que j'entends Octavia crier « C'ÉTAIT QUOI CE BISOU ? » dans tout l'appartement. Je rigole toute seule et descends l'escalier le plus rapidement possible.

J'essaye de traverser la nuée de photographes, jusqu'à ce que je m'arrête en plein milieu. Il faut que je le fasse. Je prends le micro d'un photographe et me place face à eux.

- Je m'appelle Clarke Griffin. J'ai 21 ans et je connais Bellamy Blake depuis l'âge de 15 ans. Nous sommes tombés amoureux et nous sommes maintenant en couple depuis plus de 7 mois. Nous souhaiterions garder notre vie amoureuse pour nous deux, sans aucune interférence des paparazzis. Merci.

Je lâche son micro et les pousse pour pouvoir atteindre l'arrêt de bus.


Je sors mes clés de ma poche et esquisse un bâillement en les entrant dans la serrure. Je pousse la porte en me frottant les yeux et la referme derrière moi. Je m'avance vers ma chambre et me fige à son entrée.

- RAVEN ! m'écriais-je.

Raven, à califourchon sur Wick, tombe sur le côté en me découvrant. Je les regarde alors qu'ils se lèvent et qu'elle remet en place son t-shirt. Wick ne bouge pas et met l'une de ses mains dans ses cheveux, l'air gêné.

- Je suis désolée, me dit Raven en mettant ses mains devant son visage. J'avais complètement oublié que ton retour était prévu pour aujourd'hui.

- Je n'arrive pas à y croire... vous alliez vraiment le faire ? Dans mon lit ?

- Non, bien-sûr que non... murmure-t-elle les joues rouges et le regard gêné.

- Bizarrement, j'ai un peu de mal à te croire, dis-je en commençant à sourire. Wick, est-ce que tu pourrais remettre ton t-shirt s'il te plaît ?

- Oh, oui, tout de suite !

Il se baisse pour le ramasser alors que je fixe ses abdominaux et ses muscles le plus longuement possible. J'aimerais que ce moment dure le plus longtemps possible. Attendez... je pense ça de Wick ? Un de mes amis ?

- Clarke ? demande Raven en commençant à rire.

- Je crois que je suis fatiguée, murmurais-je en continuant de regarder Wick enfiler son t-shirt, obnubilée par sa peau.

- Je crois surtout que tu as besoin de sexe, dit-elle en éclatant de rire.

- Ça aussi...

Wick rigole en s'approchant de moi. Il pose son bras sur mon épaule.

- Allez, Clarke, tu sais aussi bien que moi que Bellamy et toi ce n'est plus qu'une question de temps.

- Il n'y a que toi qui est au courant de ça alors. De toute façon je ne parlais pas de lui... dis-je innocemment.

- Non, bien-sûr que non... on te croit.

- Dégage.

Je repousse son bras de mes épaules et m'allonge sur mon lit en riant. Ils s'assoient tous les deux à côté de moi.

- Vous aussi vous venez à la fête d'après demain ? leur demandais-je.

- Bien-sûr. Enfin, je n'étais pas au courant avant que tu en parles, mais c'est sûr qu'on vient.

- Tu ne sais même pas c'est pour quoi, dis-je.

- Je m'en fiche. Dès que tu as dis le mot « fête » j'étais sûre de venir.

- Raven... j'ai invité Finn.

- Tu as quoi ?

Je vois son regard inquiet et lui explique calmement la situation. Wick reste aux côtés de Raven et lui prend la main en plein milieu de la conversation.

- Ouah... je n'arrive pas à croire que tu l'ai invité, me dit-elle.

- Raven... si ça te gêne, j'annule tout de suite.

- Non, c'est bon. Il est en couple et moi aussi. Je pense que ça ira.

- Je suis contente de ta réaction alors, lui dis-je en souriant. Maintenant, allez-vous en, il faut que je dorme.

Ils commencent tous les deux à rire et à se lever. Raven me fait un long et grand câlin alors que je ferme les yeux. Wick se penche et me fait un léger baiser sur le front. La porte d'entrée se claque quand ils partent. Je réfléchis quelques secondes à ce qu'elle vient de me dire. Depuis quand est-ce qu'elle est en couple avec Wick ? J'ai loupé beaucoup de choses apparemment...

Je me tourne sur le ventre et enfonce ma tête dans l'oreiller, jusqu'à ce que mon téléphone commence à sonner. Je suis trop fatiguée, je n'ai pas envie de répondre. Je le laisse sonner jusqu'au bout, alors que le répondeur se déclenche. La voix de Bellamy résonne dans tout l'appartement.

« Clarke ? Je sais que tu es chez toi alors réponds au téléphone. Clarke ? Allez, princesse... Bon, c'est quoi cette histoire avec les paparazzis ? Tout le monde parle de ta petite « interview » sur Internet. Tu as vraiment fait ça ? Tu aurais pu me prévenir quand même ! »

Je grogne et me lève de mon lit. Je prends le téléphone dans ma main et réponds.

- Je fais ce que je veux. Laisse-moi dormir.

- Clarke !

- Oui, c'est moi, enchantée.

- Pourquoi avoir parlé aux paparazzis ? Tu sais très bien comment ils sont.

- Ils allaient divulguer un tas de rumeurs, encore et encore. Maintenant, ils sont fixés sur notre relation et je leur ai dis d'arrêter. Fin de l'histoire.

- D'accord, mais la prochaine fois dis-le moi. Je n'aime pas apprendre les choses sur Internet.

- Bien papa.

- Clarke, grogne-t-il. Un père n'aurait pas ce genre de pensées envers sa fille, crois-moi.

- Tu me dégoûtes. Au revoir, Bellamy.

Je raccroche le téléphone et cours jusqu'à mon lit. Je m'étale de tout mon long sur celui-ci et commence à m'enrouler dans les couvertures. Je souris en pensant au sommeil que je vais pouvoir rattraper. Cependant, je le perds tout de suite en pensant à la soirée dans deux jours. Il va falloir que je confronte Bellamy alors que je n'en ai pas encore envie. Je ne sais pas ce que je veux de lui. J'ai des sentiments plus qu'amicaux pour lui mais est-ce qu'ils sont assez forts ? Je me sens perdue, je ne sais plus où j'en suis. En ce moment, tout ce que je voudrais c'est parler à mon père. Parler à Wells. Parler à quelqu'un.

Je réfléchis quelques secondes et prends mon téléphone portable dans ma main. Je compose un numéro et porte le portable contre mon oreille.

« Vous êtes sur le répondeur de Wells. Je ne suis pas là pour le moment donc laissez-moi un message après le bip. »

- Wells ? demandais-je doucement, la voix tremblante. Je ne sais pas pourquoi je t'appelle, puisque tu ne répondra plus jamais au téléphone. J'avais juste envie d'entendre ta voix. Tu me manques, tu n'imagines pas à quel point... tout est très dur pour moi depuis que tu n'es plus là. J'ai besoin de tes conseils, j'ai besoin de toi. Tu étais toujours là, à me réconforter après ma rupture avec Finn, après la mort de mon père.

Je sens une larme rouler le long de ma joue et lève ma main droite pour l'essuyer rapidement. Est-ce que vous savez à quel point c'est dur de perdre un être cher ?

- Je n'ai toujours pas trouvé quelqu'un comme toi. Bien-sûr, il y a Bellamy... mais pour l'instant tout est beaucoup trop compliqué. Je lui ai parlé de toi alors que nous étions en Italie. Je n'en avais parlé à personne en dehors d'Octavia. Je lui fais confiance. Est-ce que tu l'aurais apprécié ? Je suis sûre que oui. Tu voulais seulement mon bonheur.

J'éclate en sanglots en mettant ma main gauche sur mes yeux. Je souffle.

- J'en ai marre de parler de toi au passé. J'en ai marre. Pourquoi est-ce que tu m'as laissé ? Pourquoi ? Je m'en veux tellement Wells, je suis désolée. Bellamy m'a dit qu'il ne fallait pas que je culpabilise, que tu ne m'en voulais pas... Je ne sais plus qui croire. Ça ne devient pas plus facile. Le temps ne guérit pas les blessures. Je n'arrive plus à me souvenir de ta voix ou même de ton rire. J'ai peur d'oublier tous mes moments passés avec toi, tous mes souvenirs. Je n'ai pas eu le temps de te dire que je t'aimais avant ta mort. J'espère que tu le sais. Je t'aime.

Je cligne des paupières. Je mets fin à l'appel et repose le téléphone sur ma table de chevet. J'essuie les larmes inondant mes joues et me tourne sur le côté. Je dois tourner la page.


Ce chapitre ne bouge pas beaucoup mais c'est pour prévoir la soirée dans le prochain... qui sera du PDV de Bellamy !

Je posterais le chapitre 15 mardi puisque j'ai mon oral de bac d'anglais LV1 lundi (souhaitez-moi bonne chance). Bisous !

- Amandine.