Bonjour à tous !

Nouveau chapitre dans lequel figure LA discussion entre Bellamy et Clarke ! Alors j'aimerais vous informer de quelque chose : je viens de commencer à traduire cette fiction en anglais, donc quand elle sera terminée sur FF en français je la publierais de nouveau pour les anglais ! J'ai envie de me confronter à eux pour savoir s'ils sont aussi adorables que vous !

Sinon, j'ai que j'avais ému beaucoup de personnes à la fin du chapitre 14... je ne savais pas qu'il y aurait ce genre de réactions franchement ! Au moins ma fiction donne des émotions donc je suis très contente !

+ merci au guest qui a corrigé mes fautes en italien ! C'était vraiment adorable, ça m'a fait très plaisir !

+ bravo à Perrine, qui est la 100ème followers de cette fiction ! C'est juste incroyable de savoir que 100 personnes lisent mes écrits, ça m'émeut énormément !


CHAPITRE XV

PDV de Bellamy

Je sers les cafés aux deux jolies filles devant moi et leur souhaite une bonne soirée. Je prends la serviette posée en travers de mon épaule et commence à essuyer le comptoir. Il est un peu plus de 18 heures, je vais devoir partir. Je me dirige vers Wick.

- Je dois aller aider Octavia à préparer la soirée, lui dis-je en m'adossant au comptoir.

- D'accord, pas de problème. Dis-lui que j'arriverais dans deux à trois heures. Je dois me trouver un remplaçant.

- Fais-vite. Je n'ai pas envie de me retrouver seul avec elle.

- Tu n'es pas censé aimer ta petite sœur ? me demande-t-il en riant.

- Je l'aime... mais pas quand elle organise une soirée.

- Tu sera seul une à deux heures tout au plus, me dit-il. Les invités arrivent vers quelle heure ?

- Dans les 20 heures. Mais je la connais, elle doit déjà être stressée.

- On ne sera pas beaucoup, de toute façon ?

- Non. Mes collègues et quelques uns de ses amis.

- Et Finn aussi non ?

Je lève les yeux au ciel. J'avais complètement oublié le fait que Clarke l'ai invité. C'est la pire chose qu'elle ait pu faire.

- Ne me parle pas de lui, dis-je en croisant mes bras et en soufflant.

- Tu vas être insupportable toute la soirée. Dès que Clarke se retrouvera seule avec lui, je suis sûr que tu...

- Clarke ne se retrouvera pas seule avec lui. Je ne laisserai pas ça passer.

- Bellamy. Elle n'est pas du genre à aimer les personnes jalouses, crois-moi.

- Depuis quand est-ce que tu la connais ? demandais-je en haussant mes sourcils.

- Tu vois ? dit-il en levant les bras en l'air. Tu commences déjà à être jaloux.

- Je suis désolé, marmonnais-je. Je sais que tu es en couple avec Raven, je ne sais pas pourquoi j'ai dis ça.

- Excuses acceptées. Maintenant, file. Tu restes un peu trop dans mes pattes.

Je grommelle tout seul et traverse le bar en évitant les regards que les femmes me lancent. J'en ai assez de ce quotidien, je ne veux plus être ce genre de personne. Cela fait plus de trois mois que c'est comme ça, que je n'ai pas ramené une seule femme chez moi. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive.

Je sors du bar et entre directement dans ma voiture. J'allume l'autoradio et chante à tue-tête en pensant à la soirée en perspective. Elle risque d'être fort intéressante si Jasper et Monty sont présents. Leur présence me rassure, ce sont quand même les premières personnes que j'ai connu au bureau. Ils sont devenus mes meilleurs amis, au même titre que Wick. Je suis entouré des bonnes personnes.

J'arrive en bas de l'immeuble d'Octavia et monte automatiquement à son étage. Je rentre sans prendre la peine de frapper à sa porte et la vois, comme à son habitude, paniquée.

- Bellamy ! Enfin ! Tu étais où ? Tu te rends compte que j'ai dû tout faire TOUTE SEULE !

- Alors, premièrement, tu te calmes. Deuxièmement, tu te calmes.

- Je vais te frapper, Bell. Tu vas mourir.

- Depuis quand est-ce que tu me menaces ? lui demandais-je en haussant l'un de mes sourcil.

- Tu ne fous rien ! Allez, bouge toi !

- Ma vie s'est vraiment arrêté le jour où tu es née... *

- HEY ! s'écrie t-elle en me lançant un coussin en pleine figure alors que je commence à rire. Elle n'avait jamais commencé avant **, arrête de dire le contraire !

- Tu es vraiment chiante quand tu t'y mets...

- Bon, viens m'aider au lieu de rester planté là.

- Tu veux que je fasse quoi ? lui demandais-je en approchant.

- Je prépare le salon et toi tu fais la cuisine.

- Je ne sais pas cuisiner.

- ET BIEN MET JUSTE DES PETITES SAUCISSES À CUIRE !

Elle me lance un nouveau coussin au visage alors que je contourne rapidement l'ilot central. Faire la cuisine alors qu'elle me regarde, c'est vraiment déstabilisant. Quand elle est comme ça, elle me fait peur. Octavia, ma toute petite sœur, me fait peur. Elle est vraiment très forte.

J'ouvre le frigidaire et sors les fameuses saucisses dont elle m'a parlé. Je prends la pâte feuilletée et commence à l'étaler sur le plan de travail. Je vais faire quelques petits-fours, ça va la calmer un peu. Je ne comprends pas pourquoi elle range tout comme ça, ce n'est pas comme si c'était sale. C'est vrai quoi, Lincoln est maniaque !

Une trentaine de minutes après, Octavia s'affale dans le canapé et commence à regarder la télévision. Je la regarde en haussant l'un de mes sourcils.

- Tu ne veux pas m'aider ? lui demandais-je.

- Non, dit-elle en me regardant. Je n'ai pas envie de salir ma robe.

- Arrête de jouer la princesse un peu, on dirait Clarke.

- En parlant d'elle... elle ne m'a toujours pas confirmé sa présence d'ailleurs.

- Appelle-là.

- Non, tant pis si elle ne vient pas.

- Allez, appelle-là.

- C'est surtout toi qui as envie qu'elle vienne, dit-elle en riant et en sortant son portable de sa poche.

Je fronce les sourcils et décide d'ignorer sa remarque. Je prends le bacon situé derrière moi et le mets dans la poêle. Je croise les bras en attendant la cuisson.

- Allo, Clarke ? C'est moi. Tu viens à ma soirée, j'espère ?

- [...]

- Tu te fiches de moi ?

- [...]

- Allez, on va bien s'amuser. Il y aura Monty et Jasper ! Je sais que tu les adores.

- [...]

Je regarde Octavia froncer ses sourcils de la même façon que moi alors que j'entends la voix de Clarke à l'autre bout du fil. Si elle ne vient pas, je ne sais pas pourquoi je suis ici. Je voulais juste la voir et lui parler. Il faut qu'elle vienne.

- Arrête de t'inventer des excuses et viens, lui dit Octavia.

- [...]

- Il y aura Bellamy.

Je n'entends plus rien. Je crois que Clarke est en train de réfléchir à ce qu'elle vient de dire. Est-ce que c'est un bon ou un mauvais signe ? Je ne le sais même pas moi-même.

- [...]

- Super. À tout à l'heure.

Elle se tourne vers moi et me lance un sourire victorieux. Elle avance son pouce vers moi pour m'indiquer que Clarke vient à la soirée. Je soupire de soulagement et porte l'une de mes mains contre mon cœur. Je n'avais pas remarqué à quel point il battait si vite et si fort. Je crois que je suis sérieusement en train de tomber raide dingue de la princesse... très mauvaise chose. Très mauvaise.

- Maintenant va te changer, me dit ma petite sœur. Il faut que tu sois présentable.

- Je suis présentable.

- Tu portes un t-shirt et un jean, comme tous les jours.

- Tu veux que je mette quoi ? lui demandais-je ironiquement. Des talons hauts et des paillettes dans le décolleté ?

- Va te changer.

Je soupire d'agacement et me dirige dans la chambre d'Octavia. Heureusement, elle possède toujours un tiroir dans sa commode avec des anciennes affaires à moi. Je passe plus de la moitié de mon temps chez elle donc elle prévoit toujours quelque chose. Je déniche un pantalon couleur bleu marine et l'enfile rapidement. Je cherche ensuite quoi mettre comme haut. Je sors du tiroir une ancienne chemise en jean. Je l'enfile à son tour et me regarde dans le miroir. La chemise en jean est plutôt claire, j'aime bien la couleur. Ça me va bien. Vendu.

Je retourne dans le salon et regarde l'horloge. Il est un peu plus de 19 heures, les invités arriveront dans quelques minutes. Octavia me regarde et me félicite sur ma tenue, disant je cite « tu vois quand tu veux tu peux être beau ». Je m'affale à ses côtés et lui prends la télécommande des mains.

- Hey ! Je regardais la télévision je te signale !

- Une émission de tatouage ? C'est quoi cette connerie ?

- Clarke et moi la regardons tout le temps ! Ils se disputent 24h/24, c'est plutôt drôle.

- Je n'aime pas, dis-je en mettant finalement un programme à la télévision.

- Friends ? me demande-t-elle, surprise. Je ne savais pas que tu aimais bien cette série.

- Tout le monde aime cette série, O'. Mais ça ne doit pas être pour les mêmes raisons que toi et Clarke. Je regarde pour l'humour de Chandler, c'est tout.

- Nous aussi !

- T'es mignonne, dis-je en faisant une petite moue. Je vous ai entendu la dernière fois, tu sais.

- Ah oui ? Et de quoi parlions-nous ?

- « Est-ce que tu es du côté de Ross ou de Rachel pour la pseudo-séparation ? Parce que, franchement, ils étaient séparés mais... »

- Arrête avec cette voix de fille, me dit-elle alors que je continue.

- « Ils jouent un peu trop au jeu du chat et de la souris quand même, les scénaristes s'amusent vraiment avec nos nerfs, tu ne trouves pas ? »

- C'est bon, j'ai compris, me dit-elle. Maintenant la ferme.

- « Puis, ce sont censés être des homards quoi ! »

Octavia prend le petit oreiller à côté d'elle et l'appuie fortement contre mon visage alors que je crie plusieurs citations de la série Friends. Finalement, au bout de quelques minutes, nous regardons tranquillement la télévision en attendant nos invités, elle dans mes bras.


Elle n'est toujours pas là. Il est 22 heures et elle manque toujours à l'appel. Je soupire en mettant l'un des petits-fours dans ma bouche.

- Fais attention mon vieux, tu vas enfler si tu continues comme ça, me dit Lincoln en s'adossant à l'îlot central à côté de moi.

- Je m'en fiche, j'ai de la marge pour l'instant.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? me demande-t-il. Octavia a ramené beaucoup d'amies à elle, pourquoi est-ce que tu n'irais pas les draguer comme à ton...

- Je suis censé être en couple auprès de mes collègues, lui dis-je. De toute façon je n'en aurais même pas envie. Je ne suis pas d'humeur.

- Ou tu en as seulement une en vue.

- Arrête, Lincoln, ne commence pas. Je n'ai pas envie d'en parler. Clarke n'est même pas venue.

- Qui t'as dis que je parlais de Clarke ?

Je soupire en m'éloignant de lui. Je commence à partir vers le couloir lorsque Thélonious m'intercepte.

- Bellamy ! Tu es seul ? me demande-t-il.

- Clarke n'est toujours pas arrivée, lui dis-je en essayant de rester le plus calme possible.

- J'espère qu'elle arrivera bientôt, me dit-il en souriant.

Je lui souris en retour et me retourne. Je me dirige vers la chambre d'Octavia lorsque quelqu'un m'interrompt une nouvelle fois.

- Hey ! me lance Jasper. Ça va mon pote ?

- Très bien et toi ? lui demandais-je en serrant les dents.

- Ça va. Et le retour, depuis l'Italie ?

- Qu'est-ce que tu veux, Jasper ? demandais-je en soupirant.

- Maya s'ennuie puisqu'elle ne connaît personne, me dit-il. Je voulais juste savoir où était Clarke, pour lui tenir compagnie.

- Comme tu peux le voir, elle n'est toujours pas là.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et passe derrière lui. J'ouvre la porte de la chambre d'Octavia et la claque derrière moi. Je me laisse tomber sur le lit et roule sur le dos. Je passe mes mains dans mes cheveux en essayant de réguler ma respiration. Je ne sais pas ce que j'ai. Je suis en colère contre elle, puisqu'elle ne va pas venir. Je suis en colère parce que nous n'avons toujours pas pu parler, alors que j'en ai besoin. Peut-être qu'elle pensait que ce baiser ne valait rien mais je ne suis pas d'accord. C'était quelque chose de spécial, de différent. J'ai ressenti quelque chose que je n'avais jamais ressenti pour personne auparavant. Ça ne peut pas être anodin, c'est impossible.

Je déplace mes mains vers mes paupières et ferme les yeux. Je veux juste que cette soirée se termine le plus vite possible pour que je puisse rentrer chez moi et dormir jusqu'au petit matin.

- Je te dérange ?

Je sursaute en enlevant mes mains de mes yeux. Je tourne la tête vers la porte et je vois Clarke. Elle est venue. Elle est adossée contre l'encadrement de la porte, les bras croisés. Elle porte une jolie robe bleue cintrée au niveau de la taille et arrivant au milieu de ses cuisses. C'est un peu court mais ça reste joli. Elle a laissé ses cheveux lâchés sur ses épaules comme je les aime.

- Bellamy ? demande-t-elle en fronçant les sourcils devant mon absence de réponse.

- Tu es venue, murmurais-je.

- Bien-sûr que je suis venue, dit-elle en me souriant.

Je souris à mon tour et me place en position assise sur le lit. Je la regarde quelques secondes et me relève. Je reste quelques pas loin d'elle, sans oser rompre ce silence apaisant. Elle s'avance un peu et referme la porte de la chambre derrière elle. Elle fait un pas vers moi en restant à une bonne distance.

- Il fallait qu'on parle, dit-elle avec une petite voix.

- Oui, répondis-je. Clarke, je...

- Est-ce que je peux commencer ? me demande-t-elle.

Je la regarde quelques secondes et hoche lentement la tête. Et si ce qu'elle disait ne me plaisait pas et n'était pas ce que j'attendais ? Comment vais-je réagir ?

- Tu me connais, commence-t-elle à dire. Tu sais très bien que je ne suis pas le genre de personne à embrasser quelqu'un au hasard, juste pour le plaisir... pourtant tu m'as embrassé en Italie. Il faut qu'on arrête, Bellamy. On se fait beaucoup trop de mal l'un à l'autre. Tu ne veux pas d'une relation, je le sais.

- Et si j'avais changé d'avis ? demandais-je, la voix plus grave qu'à l'habitude.

- Tu... tu n'as pas changé d'avis. Tu es Bellamy, tu...

- « Je » quoi ? Personne ne peut changer, surtout pas un enfoiré dans mon genre ?

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, dit-elle en grossissant ses yeux. Je ne sais pas ce que tu penses de toute ça, je...

- Il y a plus que de l'amitié entre nous, Clarke.

Je vois ses yeux se diriger automatiquement vers mes lèvres alors que je humidifie mes lèvres avec ma langue. Ses joues commencent à rosir.

- Je ne t'ai pas embrassé pour rien, continuais-je à dire. Je pense qu'on pourrait tenter quelque chose, tous les deux.

- C'est de la folie, dit-elle en me regardant, un air désespéré sur le visage.

- Je ne vois pas en quoi. Je te connais depuis tellement de temps... et ces trois derniers mois passés avec toi m'en ont beaucoup plus appris sur moi-même également.

- C'est à dire ? demande-t-elle.

- C'est la première fois que je ressens ce genre de chose pour quelqu'un. Je n'aurais jamais cru que ça allait être envers toi, je dois l'avouer. Mais c'est le cas. Et rien ni personne ne pourra changer ça, donc si tu...

Cette fois, ce n'est pas moi qui l'empêche de finir sa phrase. C'est elle.

Elle se précipite vers moi et emprisonne mon visage entre ses mains. Elle pose violemment ses lèvres contre les miennes et j'entrouvre sans réfléchir les miennes. Je passe mon bras gauche dans son dos et mon autre main dans ses cheveux en l'attirant plus fortement contre ma bouche. Je veux sentir chaque centimètre de sa peau. Je veux sentir l'odeur de ses lèvres. Je veux Clarke et personne d'autre. Lorsque j'entends son gémissement contre ma bouche, je ne me contrôle plus et enroule mes deux bras autour d'elle en la soulevant de terre. Elle passe ses bras derrière mon cou sans rompre notre baiser. Je commence à reculer vers le lit.

- Bella... Clarke !

J'interromps notre baiser. Je repose rapidement Clarke sur le sol en gardant mes bras autour d'elle et nous regardons la personne qui nous a interrompu. Est-ce que c'est surprenant si je dis que c'est Jasper, encore ?

- Jasper... dis-je en soupirant, dépité.

- J'ai vraiment un très mauvais timing, dit-il en commençant à rire.

- C'est bon, tu as fini ?

- Non. Clarke, va dans le salon retrouver Maya. Octavia n'arrête pas de lui parler de produits cosmétiques, elle n'en peut plus. Bellamy, toi, tu vas parler à Jaha.

- Tu n'as pas l'impression de nous avoir dérangés ? lui demande Clarke.

Elle dit ça d'une voix irritée alors que je baisse la tête et souris. Elle a l'air aussi frustrée que moi d'avoir été coupée dans son élan.

- Ça fait 8 mois que vous êtes ensemble, il va falloir vous calmer un jour ! dit-il en s'exclamant.

- Bon, écoute moi bien, lui dit Clarke en se séparant de moi et en s'avançant vers lui. Si je me suis mise en robe, ce n'est pas pour tes beaux yeux mais ceux de mon petit-ami. Dégage de cette chambre.

- Non, répond-il en riant.

- D'ACCORD ! s'écrie-t-elle en le poussant et en sortant de la chambre.

- Je crois qu'elle avait vraiment envie de toi, me dit-il en riant de nouveau.

Je suis énervé contre lui mais je ne peux pas empêcher mon sourire. Clarke est énervée parce que nous n'avons pas pu continuer ce qu'on faisait. Je savais qu'elle allait craquer un jour... Je pousse Jasper sur le côté et sors de la chambre. J'analyse la pièce autour de moi et aperçois Clarke en compagnie de Maya et d'Octavia. Je cherche dans tous l'appartement et vois Jaha parler avec quelqu'un que je ne connais pas. Il me fait un petit signe comme quoi il faut que j'attende un peu avant de lui parler.

Je regarde autour de moi en soupirant et m'affale dans le canapé pour patienter. Je regarde autour de moi et vois Lincoln en train de se faire disputer par Octavia. Apparemment, si j'entends bien leur conversation, il met beaucoup de miettes par terre. Je soupire et ris en voyant Wick et Raven s'embrasser langoureusement dans un coin de la pièce.

- Salut ! dit soudainement Murphy en s'écroulant à côté de moi.

- Depuis quand t'es là toi ? demandais-je, surpris. J'avais dit que je ne voulais pas que tu sois invité.

- Bah merci, t'es sympa toi ! Je te pardonne quand même, dit-il en pinçant ma joue.

- Dégage Murphy ! m'exclamais-je en frappant sa main.

- C'est Clarke qui m'a invité, si tu veux tout savoir.

- Mais bien-sûr... dis-je en roulant les yeux.

- Il y a de la jalousie dans l'air... dit-il en chantant ses paroles.

- Tu sais quoi ? Je vais te laisser seul, ça va te faire du bien.

- Non, trouve moi quelqu'un pour te remplacer ! Tout de suite !

Je soupire et me lève du canapé. Je regarde autour de moi et trouve la personne qu'il me faut pour Murphy. Elle a du caractère, elle va pouvoir me le calmer. Je m'approche d'elle et prends directement sa main sans lui décrocher un mot. Elle commence à se débattre mais j'arrive à la tirer jusqu'à Murphy.

- Murphy, je te présente Emory. Emory, voici John Murphy. Amusez-vous bien les enfants.

Je pars en entendant derrière moi Murphy lui dire « Ça va poupée ? » et elle lui répondre « Tu te prends pour qui toi ? ». Je ris en pensant à la situation que je viens d'imposer à Murphy. Il va en voir de toutes les couleurs avec elle.

Je parcours l'appartement du regard et sens mes mains trembler lorsque j'aperçois Clarke. Elle n'est pas seule.

- Bellamy ! s'exclame ma sœur en nouant l'un de ses bras au mien. Tu t'amuses bien ?

- Ça va, dis-je d'une petite voix. Enfin, jusqu'à ce que je vois Clarke et Finn discuter ensemble.

Octavia fronce les sourcils et regarde dans la direction que je lui donne. Sa bouche s'ouvre en formant la lettre « O ». Clarke et Finn ne rient pas ensemble mais ils sont proches l'un de l'autre et face à face.

- Ce n'est rien, me dit précipitamment Octavia. Il doit encore lui dire qu'il est désolé, tout son baratin quoi. Tu le connais.

- Pourquoi est-ce qu'elle ne le repousse pas ? demandais-je. Je ne comprends pas pourquoi elle s'acharne avec lui de cette façon !

- Elle ne l'aime plus, tu le sais bien ! Puis c'est toi qui t'acharne sur lui je te signale.

- C'est un mauvais gars, c'est pour ça.

- Ne te voiles pas la face. Tu as complètement la trouille parce que tu es fou amoureux d'elle. Ne le nies pas.

- Tu m'as déjà vu amoureux, Octavia ? lui demandais-je.

- Non, mais...

- Voilà. Je ne serais jamais amoureux. C'est compris ?

- Ce n'est pas une mauvaise chose, l'amour, me dit-elle, effarée.

- L'amour conduit à tout sauf au bonheur, Octavia. Au début tu es heureux, bien-sûr, mais qu'est-ce qu'il se passe quand tout éclate ? Tu deviens un moins que rien. Tu n'existes que pour l'autre. L'amour est une putain de faiblesse.

- Pourtant c'est ce qu'il se passe avec Clarke. Tu essayes de te dire que tu ne l'aimes pas mais c'est déjà trop tard, grand frère. Tu existes pour elle, désormais.

- J'existe pour toi.

- Plus maintenant.

Elle me sourit et retourne aux côtés de Lincoln. Je grommelle tout seul dans ma barbe et regarde Finn et Clarke. Elle lui dit quelque chose et lui hoche la tête. Elle se retourne et part. Elle se hausse sur la pointe des pieds et cherche autour d'elle. Son regard se pose sur moi et elle me sourit. Je ne retourne pas son geste. Elle s'approche et se place devant moi.

- Je te cherchais, me dit-elle.

- Je ne l'avais pas deviné, lui dis-je. Tu avais l'air occupée avec Finn.

- Bellamy... il me parlait juste. Il était triste.

- Pour quelle raison ? demandais-je en haussant l'un de mes sourcils.

- Harper et lui ont rompu hier, me dit-elle. Je pense qu'il l'aimait vraiment. Il a l'air dévasté.

- Ils ont rompu le lendemain de ton invitation, comme par hasard, crachais-je à son attention.

- Arrête de réagir comme ça, me dit-elle en souriant.

- Pourquoi est-ce que tu souris ?

Elle passe l'un de ses bras derrière mon cou et met son visage contre ma mâchoire. Je me raidis, n'oubliant pas ma colère envers elle. Elle chuchote les mots « tu es jaloux » en plantant quelques baisers le long de ma peau. J'attends quelques secondes en essayant de me vider l'esprit mais ses baisers commencent à être insistants. Je déplace ma tête de la sienne et prends son visage entre mes mains.

- Clarke, ça fait plus de trois mois que je n'ai couché avec personne.

- Si je te dis que ça fait plus d'un an pour moi, j'ai le droit au respect ?

J'écarquille les yeux alors qu'elle commence à rire. Elle enroule ses deux bras autour de mon cou. Je me redresse et m'apprête à l'embrasser lorsque Jaha commence à appeler mon nom plusieurs fois de suite. Je grogne et me penche vers elle en l'embrassant furtivement. J'entrelace ensuite mes doigts avec les siens et l'entraîne à ma suite.

- Bellamy, j'ai à peine eu le temps de te voir aujourd'hui, me dit Jaha en me voyant.

- Oui, je suis désolé, j'ai été un peu distrait, répondis-je en souriant.

- Vous vous êtes bien remis de l'Italie ? nous demande-t-il.

- Oui, répond Clarke. Merci encore, Thélonious, pour tout ce que vous avez fait pour nous.

- De rien ! s'exclame-t-il en riant. J'ai encore une petite nouvelle pour vous... enfin pour Bellamy surtout.

- Je vous écoute, dis-je en souriant.

- Je t'ai obtenu une mutation de quelques semaines.

Je le regarde quelques temps sans savoir quoi faire. Je hausse mes sourcils et grossis mes yeux. Je sens la main de Clarke se resserrer sur la mienne et je prends mon courage à deux mains.

- Une mutation ? demandais-je doucement.

- Je sais que c'est inattendu, pour moi aussi ça l'est, me dit-il. Je l'ai appris seulement à mon retour d'Italie.

- Mais comment c'est possible ?

- Gustus Walker aimerait travailler avec toi.

Je bloque ma respiration quelques secondes. Gustus Walker est l'architecte le plus réputé du pays. Ce serait plus qu'un honneur de travailler en sa compagnie.

- Il souhaite collaborer avec toi sur la maquette d'un nouveau building, continue-t-il. Tu devra te rendre entre 8 à 10 semaines à New York pour travailler en collaboration avec lui.

Je me tourne vers Clarke, qui continue à regarder Jaha, la bouche ouverte. Je sais à quoi elle pense. Je vais partir deux mois à plus de 3,000 kilomètres d'elle. Je regarde de nouveau mon patron, ne comptant pas accepter son offre.

- Est-ce que je suis obligé d'accepter ? lui demandais-je fermement.

- Non, répond-il, un air surpris sur le visage. Bellamy... tu devrais vraiment reconsidérer la chose. Cette occasion ne se représentera pas deux fois.

- Je le sais, dis-je. Seulement je ne peux pas partir comme ça, je...

- Il va y réfléchir, dit précipitamment Clarke en me coupant la parole.

- D'accord, répond Jaha en hochant la tête. Si tu acceptes, tu partira samedi.

- De cette semaine ? m'exclamais-je.

- Oui, Bellamy. J'espère que tu prendra la bonne décision.

Je hoche la tête alors qu'il s'éloigne vers Mia. Je regarde Clarke et lâche sa main.

- Suis-moi, lui dis-je, une pointe de colère dans la voix.

Elle soupire alors que je me dirige vers la chambre où, quelques minutes auparavant, nous nous embrassions. J'entends ses pas me suivre alors que je rentre dans la chambre d'Octavia. Elle ferme la porte à clé derrière moi et met ses poings sur ses hanches.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ? me demande-t-elle.

- J'allais refuser la proposition ! m'exclamais-je. Je ne veux pas de cette mutation, d'accord ? Je suis très bien ici !

- Tu ne peux pas la refuser !

- Tu m'as serré la main quand tu as appris pour la mutation. Tu as aussi peur que moi !

- Bien-sûr que oui ! s'écrie-t-elle. J'ai paniqué quand j'ai entendu ça mais je ne voulais pas être égoïste, alors tu vas accepter cette proposition.

- Je ne peux pas, murmurais-je.

- Pourquoi ? me demande-t-elle.

- Je n'en ai pas envie, c'est tout !

- Est-ce que tu te rends compte que c'est une opportunité incroyable pour toi ? Tu ne peux pas refuser, je ne vois même pas ce qui te pousse à...

- TOI !

J'ai hurlé ce mot et maintenant je le regrette. Je n'aurais pas dû dire cette chose, ça en dévoile beaucoup trop sur moi et mes sentiments. Je baisse la tête et prends de lentes inspirations. Je relève finalement la tête et vois son regard rempli de tendresse. Elle s'approche lentement de moi.

- Je ne peux pas partir, lui dis-je doucement alors qu'elle s'arrête devant moi. Si je pars, peut-être que notre relation changera et je ne veux pas. Je ne veux pas gâcher ça.

- Rien ne sera gâché, me dit-elle en posant ses deux mains sur mes joues. Tu vas y aller.

- Qu'est-ce que ça veut dire sur notre relation ? demandais-je. Qu'est-ce que nous sommes ?

- Nous sommes plus que des amis, répond-elle en souriant. Je ne sais pas quoi dire d'autre pour l'instant.

- Ça me va.

Elle hoche la tête et je pose mes lèvres doucement contre les siennes. Nous nous embrassons le plus lentement possible, sachant que nous devons profiter l'un de l'autre le plus possible.

Je sais qu'elle est amoureuse de moi. Je le suis sans doute également. Le problème c'est que nous n'avons pas encore le courage de nous l'avouer. Nous sommes beaucoup trop bornés et têtus pour ça.

Je sens une larme tomber sur nos lèvres alors que je me recule doucement. Je pose ma main droite sur la joue de Clarke et essuie avec mon pouce sa joue mouillée.

- Deux mois, murmure-t-elle. Ça va passer vite.

- Bien-sûr, princesse. On s'appellera.

- J'espère bien.

Je ris et étale mon bras gauche sur ses épaules. Je la tire vers la porte de la chambre, la déverrouille et nous sortons tous les deux vers le salon. Nous allons en profiter.


* The 100, épisode 1x06 : «My life ended the day you were born »

** The 100, épisode 1x13 : « The truth is it didn't start until then »

J'ai passé mon oral d'anglais LV1 hier après midi... qui ne s'est pas très bien passé, malheureusement. Ce n'était pas catastrophique mais j'ai fais beaucoup d'incohérences, je crois... mais bon, j'avais dit la même chose l'année dernière pour l'oral de français et j'avais eu 13. On verra bien ! J'espère que je réussirais mieux ma LV2 italien vendredi et ma LV3 espagnol lundi prochain !

- Amandine.