Hello !

Je vois que vous êtes tous énervés contre Jasper, je trouve ça très drôle ! J'ai aimé créer son personnage, je pense qu'il fait un très bon « briseur de couple » en les interrompant à chaque fois !

Ne t'inquiète pas MelleWata, « Ils se quittent pour mieux se retrouver » ;D

Merci beaucoup Lu pour tes compliments, ça me fit plaisir !


CHAPITRE XVI

La sonnette de mon appartement retentit alors que j'essaye désespérément de fermer la fermeture éclair de ma robe. Pourquoi mettre ce genre de chose dans le dos, franchement ? Ils n'avaient pas pensé aux femmes célibataires ou quoi ? La sonnette retentit une nouvelle fois alors que je grogne.

Je cours jusqu'à la porte en tenant ma robe contre ma poitrine, pour ne pas qu'elle retombe le long de mon corps. J'ouvre la porte et grogne de nouveau en voyant Bellamy.

- Ton grognement me fait franchement plaisir, dit-il en me lançant un sourire narquois.

- Je suis légèrement occupée, mais vas-y entre.

- Quel honneur.

Je me pousse de la porte et il entre en m'embrassant au passage le front. Je sens mes joues commencer à brûler et je me détourne de lui. Je passe mes bras derrière ma robe et essaye de reprendre la fermeture éclair.

- Qu'est-ce que tu fiches ? me demande-t-il en fronçant les sourcils.

- J'ai mon exposition dans une heure, lui rappelais-je.

- On est déjà vendredi soir ? Je perds complètement la notion du temps.

- Je vois ça.

- Je viens de finir de faire mes valises pour demain. Tu es toujours d'accord pour m'accompagner à l'aéroport ?

Je me fige quelques instants en entendant ses mots. Il part demain midi et je suis censée l'accompagner en voiture à l'aéroport. J'avais oublié son départ, ça m'envoie soudainement une vague de panique dans le corps. Je m'étais habituée à sa présence... je pense qu'il va beaucoup me manquer.

- Pas de problème, lui dis-je en tordant mes bras derrière mon dos.

- Tu comptes batailler avec cette fermeture combien de temps au juste ? me demande-t-il.

- Jusqu'à ce que tu proposes de m'aider, rétorquais-je.

Il soupire et me fait signe avec son doigt d'approcher de lui. Je me mets dos à lui et attends quelques secondes, avant de sentir ses doigts sur moi. Il prend mes cheveux et les fait passer du côté de mon épaule droite. Ensuite, il prend la fermeture éclair dans sa main en parcourant mon dos de ses doigts au passage. Il profite de la situation. Il fait lentement remonter la fermeture et ferme ma robe. Elle est grise, sans manches et m'arrive juste au dessus du genou. Bellamy reprend mes cheveux disposés sur le côté et me les replace dans le dos. Il met finalement ses mains sur mes hanches et dépose quelques baisers sur le haut de mon bras.

- Bellamy... dis-je doucement.

- Quoi ? demande-t-il, innocemment.

- On s'était mis d'accord, lui dis-je. Pas de contact physique jusqu'à ton retour de New York.

- Je ne suis pas encore parti donc on peut encore profiter l'un de l'autre.

À ces mots, il pousse légèrement sur ses mains et me retourne face à lui. Il me plaque contre son torse alors que je passe mes mains derrière sa nuque. Il me regarde dans le blanc des yeux.

- Est-ce que tu penses toujours ce que tu viens de me dire ? me demande-t-il en s'humidifiant les lèvres.

- Oui, dis-je le plus assurément possible.

- Donc je n'ai pas le droit de t'embrasser ?

- Non.

- D'accord.

Il lâche ma taille et se dirige vers mon frigidaire. Je reste debout, sans bouger, les mains toujours en l'air. Je me décide enfin à bouger et le vois se servir un verre d'eau.

- Tu abandonnes aussi facilement ? lui demandais-je, choquée.

- Tu m'as dis non.

- Oui mais... enfin...

- Tu voulais que je continue, princesse ? me demande-t-il, un sourire au coin des lèvres. Déçue ?

- Pas du tout, mentis-je.

Il commence à rire et me contourne pour s'installer dans le canapé. Il prend vraiment ses aises dans mon appartement alors que ce n'est pas mon petit-ami. Pas encore. Jamais. Je ne sais pas. Je m'accoude sur le canapé.

- Je vais devoir y aller, Bellamy, lui dis-je.

- Tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne ? me demande-t-il en fronçant les sourcils.

- Non, ça va aller, répondis-je. Il faut que j'affronte toute seule ce monde.

- D'accord. J'espère que ta toile va trouver un acheteur.

- J'espère aussi. Est-ce que tu sera toujours là quand je rentrerais ?

- Ouais. Je pense que je dormirai ici, comme ça nous partirions directement demain.

- Bien, répondis-je. Mais dans le canapé.

- Pourquoi ? demande-t-il en faisant la moue. J'ai déjà dormi avec toi !

- Oui, mais c'était avant tout ce qu'il s'est passé.

- Ah, j'ai compris... tu ne penses pas pouvoir résister à mon corps d'apollon maintenant que tu sais qu'il t'appartient ?

- Il ne m'appartient pas, dis-je en rougissant.

- Il est tout à toi, dit-il en souriant et en fermant les yeux.

Je souris derrière lui et vais dans ma salle de bain pour prendre mon sac à main. Quand je retourne dans le salon, Bellamy est toujours sur le canapé et regarde la télévision. Je m'apprête à partir lorsqu'il tend ses bras vers moi. Je soupire et frappe ses mains le plus violemment possible pour les faire retomber le long de son corps. Il fait une petite moue, comme à son habitude. Je lui souris et sors de mon appartement, le laissant seul livré à lui-même. Du moment qu'il ne mette pas le feu à l'appartement, ça me va.

Je rentre dans ma voiture et commence à conduire prudemment vers la galerie d'art. J'écoute la musique et essaie de ne pas stresser à la perspective de voir mon tableau exposé. Ce serait vraiment un rêve que quelqu'un achète cette toile, ça pourrait m'ouvrir beaucoup de portes dans l'art... je suis censée faire médecine, mais si j'ai une opportunité dans la peinture ça ne serait pas négligeable.

Je me gare sur le parking de la galerie et sors de la voiture. Je resserre mon blazer noir autour de mes épaules et m'avance vers l'entrée du bâtiment. Je suis stupéfaite par le monde autour de moi. J'aperçois automatiquement la personne en charge de cette exposition. Elle vient vers moi.

- Clarke ! s'exclame-t-elle. Je suis contente de te voir !

- Moi aussi Karen, dis-je en l'enlaçant. Merci beaucoup d'avoir choisi mon œuvre.

- De rien, tu sais que ça me fait plaisir. Viens avec moi.

Elle me prend la main et me tire vers l'un des bouts de la galerie. Je me fige lorsque je vois ma grande toile exposée, avec une dizaine de personne la regardant. En dessous de la toile, un panneau est présenté avec écrit les mots : « Clair-obscur », peinture sur toile de Clarke Griffin. La toile représente une femme, de profil, sous un parapluie. Nous ne voyons pas son visage, qui est caché par un parapluie rouge vif. Le parapluie est le seul élément de couleur de la toile. Le paysage du fond est fait de façon abstraite, avec beaucoup de bleu et de gris.

J'ai peins ce tableau après ma dispute avec Bellamy, au sujet du baiser échangé au Grounder.

- Je pense qu'ils l'adorent, me dit Karen à l'oreille.

- Je l'espère, chuchotais-je, émue.

- Je te laisse quelques minutes seule, me dit-elle. Je vais aller voir les ventes des autres tableaux.

Je hoche la tête et la laisse partir. Je croise les bras devant mon tableau en regardant autour de moi pour visualiser les autres tableaux. Ils sont tous magnifiques, je fais un peu tâche au milieu de toutes ces œuvres. Je soupire et prends une coupe de champagne dans ma main. Je la vide d'une traite et la repose sur la table basse.

Je patiente en regardant toutes les cinq minutes ma montre. Cela va faire une heure que je suis ici et je ne sais toujours pas si ma toilé a été acheté ou non. Je me ronge les ongles jusqu'à ce que j'entende une voix familière derrière moi.

- Griffin !

Je me retourne brusquement en entendant la voix mélodieuse de ma meilleure amie. Je suis stupéfaite de la voir ici. Elle porte une robe verte magnifique et me saute dans les bras. Je la serre fortement contre moi et regarde Lincoln et Bellamy par dessus son épaule.

Lincoln est habillé avec une chemise bleu et Bellamy porte une chemise blanche. Il a relevé ses manches jusqu'aux coudes et il porte une cravate un peu dénouée autour du cou. Il est magnifique. Je me détache d'Octavia et la prends par les épaules.

- Qu'est-ce que tu fiches ici, O' ? demandais-je, toute souriante.

- Tu pensais vraiment qu'on allait te laisser toute seule ici ? Hors de question !

- Merci beaucoup, dis-je, les larmes aux yeux.

- De plus Bellamy n'a pas arrêté de me dire sur le chemin que ta robe était trop courte.

Je lève les yeux au ciel alors qu'il commence à dire à sa sœur que ce n'est pas vrai. Je m'approche de Lincoln et lui et passe mes bras autour d'eux. Je leur fais un long câlin et les remerciant. Je me sépare d'eux.

- Alors, tu nous montres ta toile ? me demande Bellamy.

- C'est celle juste devant toi, dis-je en souriant.

Nous nous approchons tous les trois de ma toile et nous arrêtons devant elle. Bellamy me demande de raconter l'histoire de cette peinture et je dévoile tous mes secrets. Lorsqu'il comprend le fait que je l'ai fait à cause de son ancien comportement, il prend ma main dans la sienne et m'embrasse la joue.

- J'ai le droit sur la joue ? me demande-t-il après en souriant.

- Si tu ne descends pas jusqu'au cou ça peut aller, dis-je en riant.

- Je ne garantie rien.

Octavia revient près de nous et sort son portable de son sac. Elle le pointe vers nous en nous disant de faire une photo pour Twitter. Je ris avec Bellamy et nous prenons la pose pour elle. Il passe son bras autour de ma taille alors que je fais de même avec lui, et nous rapprochons nos têtes l'une contre l'autre en souriant le plus franchement possible. Octavia prend la photo et commence à sautiller partout, disant qu'elle nous mettrait même en fond d'écran. Je roule des yeux lorsque mon portable commence à vibrer à plusieurs reprises. Je décide de l'ignorer et me consacre sur Octavia et Bellamy, qui semblent avoir un débat sur... Friends ?

- Je suis team Ross, dit Bellamy. Ça ne peut pas être autrement, je ne...

- Vous êtes sérieux les gars ? dis-je soudainement en riant. On va vraiment parler d'une série télévisée ?

- De toute façon je suis team Karl, dit Lincoln après mon intervention.

- Lincoln... dit Octavia en posant sa main sur son bras. Il n'y a pas de Karl dans Friends.

- T'es sûre ?

Nous éclatons de rire après l'intervention de Lincoln et bavardons de tout et de rien. Bellamy s'éclipse quelques minutes alors que Karen vient me parler de l'exposition. Elle est plutôt fière du travail des artistes. Lorsque Bellamy revient près de moi, je lui présente en tant que mon ami.

- J'ai vu les magazines people, Clarke, je sais que c'est ton petit ami, me dit-elle avec un clin d'œil.

Je ris, légèrement gênée par sa remarque. Bellamy semble être à son aise et pose son bras sur mon épaule alors que nous attendons la fermeture de l'exposition. Au bout de quelques minutes, Karen revient vers moi.

- Tu as eu plusieurs demandes pour ce tableau mais l'un des acheteurs s'est montré plus convaincant.

- C'est vrai ? demandais-je toute sourire.

- Ton petit ami semble t'aimer, dit-elle en souriant.

Je me tourne vers Bellamy, qui me fait un sourire franc et sincère. Il a acheté mon tableau ? Et apparemment il a dû se battre avec les autres pour pouvoir l'obtenir...

- Pourquoi as-tu fais ça ? demandais-je, émue par son geste.

- Je voulais avoir un souvenir de toi dans mon appartement, dit-il en souriant. Puis je ne voulais qu'aucun de ces mecs puissent avoir une œuvre de la célèbre Clarke Griffin.

- Tu es parfait, tu le sais ça ?

J'enroule mes bras autour de sa nuque et le serre fortement contre moi. Il resserre son étreinte et rit dans mon cou, alors qu'il me soulève légèrement de terre. Je relâche mon emprise sur lui et lui plante un tout petit baiser sur les lèvres, le plus discrètement possible. Il me sourit et j'entrelace mes doigts aux siens.

- On rentre ? demandais-je en souriant. Ça commence à devenir barbant.

- Tu n'es pas censée aimé l'art toi ? demande-il en riant.

- Seulement le mien, mais vu que quelqu'un vient de l'acheter...

- Allez, on y va.

Nous nous dirigeons vers Octavia et Lincoln et leur disons au revoir. Je reste sur le côté pendant que Bellamy lui fait un long câlin en lui murmurant des choses à l'oreille. C'est la dernière fois qu'elle le voit avant deux mois. Elle est habituée par son absence, normalement, mais ils s'étaient vraiment rapprochés ces derniers mois. J'embrasse Lincoln sur la joue et Bellamy me rejoint. Il entrelace ses doigts aux miens et nous sortons de la galerie.

Malheureusement, nous voyons quelques flashs d'appareils photos autour de nous. Les paparazzis n'ont toujours pas lâchés l'affaire apparemment. Nous continuons notre chemin en baissant la tête tandis qu'ils crient nos noms. Bellamy m'ouvre la portière de la voiture et monte derrière le volant. Nous démarrons dans le silence alors que je dessine quelques dessins sur la vitre passager.

- Je suis contente que tu sois venu, lui dis-je en le regardant.

- Ce n'était pas prévu au départ, me dit-il. J'attendais dans ton appartement et j'ai voulu le proposer à Octavia. Je n'aimais pas l'idée que tu sois seule là-bas.

- Tu as eu une bonne idée. Au départ je voulais vraiment être seule, mais c'était ennuyant à mourir. Puis j'avais peur que personne n'aime ma toile.

- Ne t'en fais pas pour ça, elle est vraiment jolie. J'ai donné les coordonnés de l'appartement de Lincoln et Octavia pour qu'ils la réceptionnent à ma place. Lincoln va être chargé de la placer dans mon appartement où bon lui semble.

- Tu vas devoir garder toute ta vie un souvenir de moi, dis-je en riant. Tu n'as pas peur ?

- Je pourrai toujours la brûler.

Je laisse une exclamation s'échapper de ma bouche et le frappe doucement, tandis qu'il éclate de rire et s'excuse. Je regarde par la fenêtre et aperçois déjà mon immeuble. Je suis vraiment très près de la galerie, je ne l'avais même pas remarqué jusqu'alors. Je déboucle ma ceinture et sors alors que Bellamy attend et verrouille la voiture. Nous marchons jusqu'à mon immeuble et je m'apprête à prendre l'escalier.

- L'ascenseur c'est fait pour quoi à ton avis ? me demande Bellamy.

- On est jeunes, prenons les marches !

- Clarke, ne fais pas ton bébé. Viens prendre l'ascenseur.

- Tu sais très bien que j'ai peur ! m'exclamais-je en chuchotant, de peur qu'un de mes voisins nous entende.

- Je serai avec toi.

Il me fait une petite moue adorable auquel je ne peux résister. J'accepte la main qu'il me tend et nous nous arrêtons devant cette boite grise qui me terrifie. La petite sonnette d'ouverture retentit alors que je sursaute. Bellamy rit et dit « À ce point ? ». J'entre à sa suite et j'attends, debout à ses côtés. Je fais taper mon pied rapidement sur le sol alors que les portes commencent à se fermer. Dès qu'elles se referment sur nous, j'ai à peine le temps d'avoir peur que Bellamy me plaque contre l'une des parois de l'ascenseur.

Il enfouit son visage dans mon cou et commence à sucer ma peau longuement. Il veut me faire un suçon, je le sais. Je m'apprête à l'en empêcher mais je ne trouve pas la force de le faire. Il embrasse chaque parcelle de peau au niveau de mon cou.

- Oh mon dieu, gémissais-je.

Il rit contre mon cou, m'envoyant une salve de frissons dans tout le corps. Je ne devrais pas avoir cette envie soudaine de l'embrasser, il faut que j'essaye de me contrôler. Quand est-ce que cet ascenseur arrive à mon étage ? Oh et puis zut.

Je passe mes mains dans ses cheveux et les tire jusqu'à ce qu'il relève la tête vers moi. J'attire son visage contre le mien et écrase ses lèvres sur les miennes. Nous gémissons tous les deux dans notre baiser lorsque nous l'approfondissons. Toute cette histoire entre nous deux va beaucoup trop long, c'est définitivement plus qu'un jeu. Ses lèvres se font plus pressantes sur les miennes et il mordille légèrement ma lèvre inférieure. La sonnerie de l'ascenseur retentit alors qu'il se stabilise. Je pousse gentiment le corps de Bellamy en arrière. Nous nous regardons quelques secondes, tous les deux la respiration haletante. Il me sourit.

- Tu vois que ce n'est rien l'ascenseur.

Je mets mes mains sur mes yeux et commence à rire. Il rit à son tour et prend l'une de mes mains dans les siennes. Nous sortons tous les deux de l'ascenseur et je prends ma clé d'appartement dans la main. J'ouvre la porte et allume la lumière. Je pose mon blazer et mon sac sur le côté et me dirige automatiquement vers le frigidaire, sans parler à Bellamy. Il m'a embrassé dans le cou, je l'ai embrassé sur les lèvres. C'est donnant-donnant, je ne peux pas lui en vouloir. Je me verse un verre d'eau et le regarde s'affaler en travers du canapé. Je bois une gorgée de mon verre.

- Ça ne se reproduira pas avant ton départ, dis-je en l'avertissant.

- Si tu le dis, princesse.

- Je suis sérieuse. Tu pars deux mois, on ne peut pas se permettre de s'attacher à l'autre de cette façon, ce n'est pas possible.

- Tu ne penses pas que c'est un peu trop tard ? me demande-t-il en me regardant.

Je ferme soudainement ma bouche, en attendant de trouver une réponse. Est-ce qu'il veut dire par là qu'il est déjà attaché à moi ? Je déglutis et le regarde.

- Peut-être. Mais n'aggravons pas les choses.

- Bien.

- Tu es fâché ? demandais-je en approchant du canapé.

- Non. Enfin, techniquement si, puisque ça veut dire que je ne vais plus pouvoir te toucher de toute la soirée.

- Embrasser. Tu n'as pas le droit de m'embrasser.

Il me regarde avec un regard coquin alors que je ris et me dirige dans la salle de bain. Je commence à mettre mon pyjama en lui criant les mots « Mets toi à l'aise... mais pas trop ! » alors qu'il commence à protester mes derniers mots.

Je me change rapidement en mettant un t-shirt et un pantalon de survêtement. Je noue mes cheveux en un chignon et retourne dans le salon. L'un des sacs de Bellamy est ouvert sur le sol. Il a déjà son pantalon pour dormir mais est toujours torse-nu.

- Tu comptes mettre un t-shirt ? demandais-je prudemment.

- Ce n'est pas comme si tu ne m'avais jamais vu torse-nu, dit-il en haussant ses sourcils.

- Mets un t-shirt.

Je prends le t-shirt blanc roulé en boule dans son sac et lui balance au visage.

- Trop de tentations, pas vrai ? demande-t-il en riant.

Je ne réponds pas à sa remarque et me dirige vers ma cuisine. Je mets un paquet de pop-corn au micro-onde et retourne dans le salon, devant la tonne de dvds que je possède. Je les regarde un à un et choisis mon préféré. Je me relève et le mets dans les mains de Bellamy. Je cours vers la cuisine pour qu'il ne proteste pas mais finalement il me suit dans la cuisine.

- N'oublie jamais ? s'exclame-t-il en mettant le dvd devant mes yeux. Tu te fiches de moi ?

- Quoi ? J'adore ce film !

- Je ne vais pas regarder un film pour petites filles, je suis désolé, c'est au-dessus de mes forces.

- Ce n'est pas pour les petites filles ! C'est une histoire d'amour profonde et romantique. C'est la...

- Clarke, il en est hors-de-question.

- Est-ce que je te l'ai proposé ? Non, je te l'impose. Tout de suite.

- Et si je ne le mets pas et que je choisis un autre film ?

- On regardera ton film, mais...

- Mais ?

- Je ne me mettrais pas à côté de toi sur le canapé. Tu n'aura pas le droit à ça.

Je mets mes mains devant moi et lève mes index vers mon corps. Je commence à rire alors que je le vois essayer de ne pas sourire. Peine perdue. Il commence à grogner et il sort de la cuisine. Je mets les pop-corn dans un saladier alors que je l'entends mettre le dvd dans le lecteur. J'ai gagné.

Je retourne dans le salon et pose le saladier sur la table basse. À peine posé sur la table, Bellamy s'en empare et le garde avec lui, en mettant des poignées de pop-corn dans sa bouche. Je m'affale à côté de lui et le regarde quelques secondes. On dirait qu'il n'a pas mangé depuis des semaines.

- Respire entre chaque bouchées, lui dis-je.

- Qchoi ?

Je ris alors qu'il essaye d'avaler les pop-corn qu'il a dans sa bouche. Je prends l'oreiller à côté de moi et le serre contre moi en regardant les premières minutes du film. L'histoire d'amour entre Allie et Noah est très passionnelle et me procure à chaque fois des frissons. Ils s'aiment mais se disputent énormément. Lorsque je commence à pleurer, vers le milieu du film, Bellamy commence à rire et à me serrer contre lui. Je me niche contre lui et écoute ce que dit le personnage de Noah.

- Pourquoi tu ne restes pas avec moi ?

- Rester avec toi ? Pour quoi faire ? Regardes-nous, on se dispute déjà !

- Mais c'est dans notre nature ! On se bagarre ! Toi tu me traites de salopard arrogant et moi je te dis que tu es une emmerdeuse. Ce qui est vrai. À 99% du temps. Ça a été plus fort que toi, tu n'as pas pu t'empêcher de revenir m'emmerder !

- Et alors ?

- Alors ça ne sera pas facile, ce sera même très dur. Il va falloir faire des efforts chaque jour mais je suis prêts à le faire parce que je suis amoureux de toi ! Et je te veux chaque jour, près de moi. Toi et moi pour toujours.

Je pleure toutes les larmes de mon cœur durant ce discours. L'amour que Noah porte à Allie est incommensurable, je ne savais pas qu'un tel amour était possible. Ils sont tellement opposés l'un à l'autre, comment est-ce possible d'aimer quelqu'un de cette façon ?

Je tourne ma tête sur le côté et regarde Bellamy, qui fronce les sourcils devant l'écran de la télévision. Je vois une petite moue se former sur son visage alors qu'il soupire aux paroles dites par les personnages. Je regarde sa mâchoire, son nez, ses taches de rousseurs.

Si, je le sais.

- Arrête de me regarder, me dit Bellamy sans se tourner vers moi.

- Désolée, dis-je en me tournant vers l'écran de télévision.

Je le vois me regarder à son tour du coin de l'œil. J'essaye de rester impassible mais je sens la chaleur monter en moi. Il se rapproche de moi et me dépose un baiser sur la tempe. Je souris et pose ma tête sur son épaule. Nous finissons le film en silence alors que je pleure de plus belle durant la dernière minute.

- Clarke, ça ne se finit pas si mal !

- Tu te fiches de moi ? Il... puis elle... tous les deux ils...

- Je crois que tu as eu assez d'émotions pour aujourd'hui. Allons nous coucher.

- D'accord...

Je me dirige vers mon lit et commence à soulever les draps. Je plisse les yeux et voyant Bellamy venir de l'autre côté.

- Tu comptes faire quoi là ? lui demandais-je.

- Quoi ? Attends... je dois vraiment dormir sur le canapé ?

- Ouais !

- Mais on dormait ensemble en Italie !

- En Italie on devait faire croire aux autres qu'on était en couple, je te signale.

- Et alors ? On est presque en couple là !

- N'importe quoi ! Nous... nous...

- J'ai tout mon temps Clarke, dit-il ironiquement.

- Nous nous plaisons mutuellement parce que nous sommes tous les deux jeunes et beaux. C'est tout.. pour l'instant.

- Je retiens seulement le « pour l'instant » dans ta phrase en fait.

- Ta gueule.

Il commence à grogner alors que je souris. Il me regarde avec des yeux de chien battus.

- Princesse...

- Bellamy...

- Je vais être sage. Je te le promets.

Je me tourne en grommelant un « d'accord ». Je regarde se former sur son visage un sourire victorieux alors que je le pointe du doigt en lui disant d'arrêter. Nous nous glissons tous les deux sous la couette et éteignons les lumières. Je ferme les yeux et essaye de vider ma tête. Demain, il part pour une durée de deux mois et demi.

Je soupire et me retourne complètement, mettant ma tête contre son cou. Je mets rapidement mon index sur ses lèvres qu'il commençait à ouvrir.

- Pas un mot, lui dis-je. Serre moi dans tes bras.

Ce qu'il fit, toute la nuit.


Bellamy n'aime pas prendre ses avions à l'heure, apparemment.

Je sors de la voiture le plus rapidement possible et me dirige vers le coffre. Je l'ouvre alors que Bellamy prend ses sacs dans ses bras. Je verrouille ma voiture et nous commençons à courir vers le hall réunissant tous les départs d'avions. Comme toujours, Bellamy est en retard. J'ai essayé de lui dire qu'il allait manquer son avion mais il aime vraiment traîner chez moi. Je commence à m'essouffler sur le chemin mais il prend ma main dans la sienne et nous continuons notre sprint jusqu'à la porte menant à son avion. Elle est toujours ouverte, heureusement.

Je mets mes mains sur mes genoux et essaye de reprendre ma respiration. Bellamy dépose ses sacs violemment sur le sol et se tourne vers moi.

- Tu vas bien ? me demande-t-il.

- Très bien, dis-je en me remettant debout. Je suis contente que tu ne l'ai pas raté.

- Moi aussi, dit-il en me souriant. La porte se referme dans une à deux minutes je pense.

- Oh... dis-je, en fronçant les sourcils.

J'aurais aimé avoir plus de temps pour lui dire au revoir. Il me sourit légèrement et s'approche de moi. Il prend mon visage entre ses mains et dépose un long baiser sur mon front. Je ferme les yeux et essaye d'apprécier la chaleur de sa peau sur la mienne. Sans que je ne m'y attende, une larme tombe de mon œil. Depuis quand suis-je devenue si émotive ?

Il s'éloigne un peu de moi et sourit en essuyant ma larme.

- J'ai seulement repensé au film d'hier, lui dis-je en essayant d'expliquer mes larmes.

- Tu es vraiment la pire des menteuse, dit-il en riant. Ça va aller ?

- Oui, ne t'inquiète pas, je...

- Monsieur ? dit une voix à côté de nous. Nous nous retournons vers l'hôtesse de l'air. Il faut y aller. C'est maintenant ou jamais.

- J'arrive, laissez-moi trente secondes.

Elle hoche la tête et s'éloigne près de l'entrée de la porte. Bellamy reprend mon visage entre ses mains alors que je place les miennes sur ses côtes.

- Je t'attendrais, lui dis-je.

Il sourit et m'embrasse doucement sur les lèvres. Je le laisse faire et intensifie le baiser en déplaçant mes mains vers ses joues. Il me serre tout contre lui et m'embrasse comme il ne m'a jamais embrassé. Mon corps s'enflamme. J'aimerais ne jamais le laisser partir, lui demander de rester avec moi. J'ai peur de ce que son absence pourrait signifier. Est-ce que cela signifiera notre éloignement ou le contraire ? J'ai peur d'affronter mes sentiments lorsqu'il ne sera plus là. J'ai peur qu'il me manque trop. Je ralentis le baiser et nous nous séparons doucement.

- À dans deux mois, princesse.

Il s'éloigne lentement et reprend ses sacs sur le sol. Je croise les bras alors qu'il se dirige vers la porte d'embarcation et montre son billet à l'hôtesse de l'air. Il regarde par dessus son épaule, me sourit et continue son chemin.


Je suis désolée de faire partir Bellamy ! Mais ne vous inquiétez pas... vous me connaissez, il ne sera pas parti très longtemps, je ne peux pas vous faire ça. Sinon, est-ce que cet éloignement sera bénéfique pour eux ou au contraire ?

+ J'ai passé mon oral d'italien vendredi qui s'est très très bien passé ! Mon examinatrice m'a directement mis à l'aise et elle était d'accord avec tout ce que je lui disais donc je suis heureuse !

Et j'ai passé ce matin celui d'espagnol ! J'ai plus parlé italien mais bon, heureusement pour moi c'est facultatif !

Sinon, j'ai remarqué le fait que sur 100 followers je ne reçois qu reviews... pour l'instant je mets ça sur les examens de fin d'année, je peux comprendre le fait que vous ne pouvez pas laisser autant de reviews qu'avant... Mais au taquet pour le mot de juillet alors ! Je vous fais confiance !

- Amandine.