Hello !
Je vois que vous avez tous été un peu chamboulés par la fin du dernier chapitre... oh, c'est rien franchement, je vous réserve bien pire ! (je plaisante, je plaisante...)
Voici le chapitre 17 ! Je fais une petit ellipse d'un mois entre le dernier chapitre et celui-ci. Je ne vais quand même pas faire 10 chapitre sans Bellamy quand même !
Bonne lecture !
CHAPITRE XVII
Nous sommes aujourd'hui le 17 septembre. Cela fait un mois pile que Bellamy est à New York.
Je me penche et prends le pinceau le plus petit à côté de moi. Je prends ma palette de couleurs et pioche dans la couleur rouge. J'apporte quelques touches de peinture ici et là sur ma toile alors que le professeur de ma classe passe derrière moi. Il croise les bras et j'attends quelques secondes.
- Ce n'est pas si mal, me dit-il. Tu peux tout de même t'améliorer. Tu n'as pas assez fait les nuances de couleur sur le côté de l'arbre. Les ombres sont mauvaises, il faut que tu corriges ça au prochain cours.
Je hoche la tête et pousse un soupir de soulagement lorsqu'il s'éloigne. Cela fait deux semaines que j'ai commencé mes cours dans cette école d'art. J'hésitais à reprendre mes cours de médecine, puisque la motivation n'y était plus. J'en ai parlé calmement à Octavia et elle m'a dit de suivre mon cœur. Le soir même, j'ai appelé Bellamy sur son portable et il m'a conseillé de faire ce qu'il me plaisait, ce que je voulais vraiment devenir : médecin ou artiste ? La réponse m'est venue naturellement à l'esprit. Je voulais continuer mon art, c'est ce que j'aime le plus. J'ai arrêté la fac et je me suis inscrite dans une école d'art près de chez moi. Heureusement pour moi, ma mère a été complètement d'accord avec mon choix. Elle me soutient dans tous mes choix et ça me soulage. Me voilà donc depuis deux semaines dans une école d'art, plutôt bien réputée. Je suis pressée de voir la suite.
Je prends mon sac à côté de moi et commence à ranger mes affaires lorsque le professeur annonce la fin du cours. Je regarde mon t-shirt blanc et soupire. Il n'est plus aussi blanc qu'avant, puisque des tâches rouges, marrons et bleus s'étalent un peu partout dessus. Il va falloir que je cherche dans mes anciennes affaires pour ne pas risquer d'abîmer de nouveaux vêtements. Je prends l'élastique situé jusqu'alors autour de mon poignet et me fais rapidement un chignon. Je fourre mes affaires en vrac dans mon sac et le mets sur mon épaule. Je m'apprête à sortir lorsqu'un de mes camarades, Nathan Miller, pose sa main sur mon épaule.
- J'ai adoré ta toile, Clarke, ne t'en fais pas pour le professeur.
Je lui souris franchement et acquiesce devant ses mots. Nathan est la personne la plus adorable que je connaisse. C'est la première personne à m'avoir parlé, ici. Il a une peau mate, une barbe de quelques jours et de jolis yeux bleus. Il est vraiment très beau et il doit le savoir puisque sa première parole envers moi a été : « Ne tombe pas amoureuse de moi, je suis entièrement et complètement gay. » J'avais éclaté de rire à sa remarque et nous sommes directement devenus amis. Il soutient mon art et je l'en remercie pour ça. Lors de nos premières discussions, nous avons bien évidemment parlés de Bellamy. Il nous avait vu dans les magazines. J'avais envie de lui dire la vérité, que tout ceci est faux, mais je ne le connais pas assez. Je préfère attendre avant de divulguer ce genre de choses.
- Merci Nathan, répondis-je tout naturellement. Je pense qu'il a tout de même raison. Je vais devoir m'améliorer si je veux réussir cette année.
- Ne t'inquiète pas, c'est tranquille.
- Bien-sûr, surtout pour le premier de la classe, dis-je en riant.
Il rit avec moi et pose son bras en travers de mon épaule. C'est ce qui est bien, avec le fait que Nathan soit homosexuel. Je ne prends pas peur à chacun de ses contacts, puisqu'il le fait en tout bien tout honneur. Nous commençons à marcher en dehors de l'école lorsque je reçois un texto d'Octavia.
Octavia B. : « Est-ce que tu pourrais passer chez moi à la fin de ton cours ? Je suis en train de faire un Skype avec Bellamy et il aimerait bien te voir toi aussi. Stp viens, c'est rare quand il est libre, tu le sais aussi bien que moi. À tout de suite Clarkey ! »
Je soupire en voyant le surnom qu'elle m'a donné. Elle a pris ça de Jasper... il faut d'ailleurs que j'aille voir celui-ci pour lui dire d'arrêter.
- C'est de qui ? me demande Nathan.
- Octavia, répondis-je. Elle veut que je passe chez elle... elle parle par vidéo avec Bellamy.
- C'est super ça ! Ça fait longtemps que tu ne lui as pas parlé, non ?
- Oui, justement, ça me rend nerveuse.
- C'est ton petit ami ! dit-il en riant. Tu n'as pas à t'inquiéter, franchement !
J'essaye de lui faire le sourire le plus convaincant et hoche la tête. La dernière fois que j'ai parlé à Bellamy, c'était il y a deux semaines, par téléphone. Cela me fera bizarre de le revoir par écran interposés alors que nous étions proches il y a un mois. Très proches, me murmure une voix intérieure que je fais immédiatement taire. Je décide de répondre à Octavia.
Clarke G. : « Je dois passer chez moi pour me changer et je viendrais après »
Je dis au revoir à Nathan et rentre dans ma voiture. Je règle l'autoradio et mets la clé dans le contact. J'attends quelques secondes pour une réponse d'Octavia.
Octavia B. : « On s'en fiche complètement de ta tenue, ramène tes fesses tout de suite »
Je soupire et démarre ma voiture. Tant pis, je vais y aller dans mon plus simple appareil. Je conduis prudemment jusqu'à son immeuble et me gare sur le parking. Je sors de ma voiture et me dirige vers son hall d'entrée. Je décide d'éviter l'ascenseur et de prendre l'escalier. Je monte les marches deux par deux et entre directement dans son appartement.
Octavia se trouve sur le canapé, son ordinateur portable posé sur la table basse. Elle est penchée en avant et sourit lorsqu'elle me voit.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- La ferme, Bell. Clarke est rentrée.
- Montre-là moi !
Je fronce les sourcils alors qu'Octavia prend son ordinateur et le tourne complètement vers moi. Dès que je vois le visage de Bellamy sur l'écran, mes yeux s'illuminent et je commence automatiquement à sourire. Je ne m'étais pas rendue compte à quel point il me manquait. À quel point j'avais envie de le revoir. Il me sourit également.
- Ça va, princesse ?
- Ça va plutôt bien et toi Bellamy ?
- Je suis à New York, je pense que ça peut être pire.
Je ris alors qu'Octavia racle sa gorge et replace l'ordinateur devant elle. Je secoue la tête et m'assois sur le canapé à côté d'elle. Bellamy hausse un sourcil.
- Quoi ? demandais-je.
- Tu as de la peinture sur le visage, madame.
Je me tourne vers Octavia avec un regard interrogateur et celle-ci commence à chercher quelques secondes derrière elle. Elle déniche un mouchoir et me frotte la joue avec.
- Tu n'imagine pas à quel point j'aimerai être ce mouchoir...
- HEY ! s'exclame Octavia. T'es mon frère je te signale, tu n'as pas à dire ce genre de choses alors que je suis présente dans la pièce !
- Tu sais très bien que je t'ai tout raconté, lui chuchotais-je.
- Venant de ta bouche ça va, me répond-elle.
- Faites comme si je n'étais pas là...
- C'est un peu le cas, non ? demandais-je en me tournant vers l'écran et en souriant ironiquement.
- Très drôle, dit-il. Je suis mort de rire, tu le vois sur mon visage non ?
Je souris malicieusement et le regarde à travers l'écran. Il me fixe également et son sourire s'étire au fur et à mesure. Nous restons silencieux, nous regardant longuement.
- Oh mon dieu, dit Octavia en soupirant. C'est vraiment bizarre.
- Quoi ? dis-je en me tournant vers elle.
- Trop de tension émane de vous deux, me dit-elle. Tension sexuelle, tension amoureuse, tension artérielle... y'a de la tension.
- Il n'y a pas de tension, dis-je rapidement, en tournant ma tête pour fixer la cuisine.
- De son côté en tout cas, parce que pour moi...*
- Bellamy ! m'exclamais-je.
- Je vais vous laisser, nous dit Octavia en se levant. Je serai dans la chambre.
- Tu peux rester O', lui dis-je.
- Oui laisse-nous tranquille quelques minutes.
- BELLAMY ! m'écriais-je.
Il commence à ricaner alors qu'Octavia se baisse vers l'écran et lui montre son majeur. Il lui envoie un bisou par l'écran alors qu'elle s'éloigne pour finalement s'enfermer dans sa chambre. Je regarde de nouveau Bellamy.
- Tu n'es vraiment pas croyable... murmurais-je.
- C'est pour ça que tu m'aimes. Alors, princesse... comment se passent tes cours ?
- Ça va aller... enfin je ne crois pas que mon professeur soit un fan de mon art. Il n'arrête pas de critiquer ce que je fais.
- C'est un professeur, il aura toujours envie de critiquer le travail de ses élèves.
- Je sais, c'est ce que Nathan me dit, le problème c'est qu'il ne...
- Qui est Nathan ?
- Oh... c'est un de mes camarades de classe. Enfin bref. En tout cas, il m'a dit que le professeur nous critiquait seulement pour qu'on progresse.
- C'est sûr.
- D'accord, mais le fait de me critiquer ne m'aide absolument pas ! Ça me rabaisse complètement.
- Arrête de faire la faible un peu.
- Quoi ? m'exclamais-je. Je ne suis pas faible, j'ai...
- Justement, tu ne l'es pas, alors n'agis pas comme si tu l'étais.
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse alors ? demandais-je.
- N'écoute pas ce que te dis ton prof, tu n'en as rien à faire de lui.
- Plus facile à dire qu'à faire, marmonnais-je en baissant la tête.
- Maintenant, dis-moi... qui est Nathan ?
Je relève rapidement la tête et lui fais des gros yeux. Il est à plus de 3,000 kilomètres de moi, je ne vois pas en quoi il peut se permettre des commentaires de ce genre.
- Je te l'ai dis, c'est un de mes camarades.
- Comment est-il ?
- Doué au pieu.
Je me surprends moi-même par ma répartie. Je vois le regard de Bellamy se durcir et sa mâchoire se serrer. Bingo, j'ai eu l'effet escompté. Il fronce les sourcils et se pince l'arrête du nez.
- Clarke...
- Quoi ? demandais-je, avec désinvolture. Tu crois quoi Bellamy ?
- Je te demandais juste comment est-ce qu'il était, je ne...
- Il est adorable, si tu veux tout savoir. Il me protège des réplique cinglantes du professeur, en tout cas.
- Et est-ce qu'il serait... intéressé ? Par toi ?
- Bien-sûr, répondis-je.
Je vois de la tristesse et de la peine passer sur son doux visage. Je suis vraiment une personne cruelle, il faut que j'arrête d'être comme ça. Il faut que je casse cette carapace autour de moi.
- Enfin... continuais-je. Si j'avais plus de poils aux jambes et une pomme d'Adam.
- Quoi ?
- Il est gay, Bellamy !
- Oh...
Il y a du soulagement dans son regard ainsi que dans son ton de voix. Ce type n'est pas croyable, franchement. Je commence à rire en le regardant.
- Arrête de rire, ce n'est pas drôle ! Je suis désolé Clarke.
- C'était vraiment drôle... tu es trop mignon quand tu es jaloux.
- Je n'étais pas jaloux, d'accord ? Je voulais juste savoir s'il te traitait bien, au cas où il pouvait devenir... plus qu'un ami.
- Je croyais qu'on était d'accord, lui dis-je en haussant l'un de mes sourcils. Je croyais que l'on devait attendre ton retour avant de savoir ce qu'on ferait.
- Bien-sûr, en tout cas c'est ce que je vais faire. C'est pour ça que j'ai eu peur lorsque tu m'as parlé de ce Nathan.
- Je suis sûre que tu vas l'adorer, lui dis-je en souriant à pleines dents. Il est vraiment drôle, il profite pleinement de la vie.
- J'imagine, princesse, dit-il en souriant puis en regardant sa montre. Il va falloir que j'y aille, Gustus m'attend.
- L'architecture se passe bien ? lui demandais-je avant qu'il puisse partir.
- Très bien, même, dit-il tout sourire. Nous avons déjà conçu le dessin, il faut seulement qu'on créer la maquette et qu'on en parle à des investisseurs.
- Tu penses que ça va durer encore longtemps ? demandais-je en mordant ma lèvre.
- Comme ce qui était prévu, encore un peu plus d'un mois.
Je hoche la tête doucement Il faut ré-itérer le temps d'attente d'un mois, voir plus. Je n'en peux plus d'être seule, sans avoir personne à câliner ou même à embrasser.
- Tu me manques, Clarke Griffin.
Sa voix et ses paroles me réchauffent le cœur. Il me manque à un point inimaginable, je n'aurais jamais cru ça possible. Je suis devenue dépendante de lui.
- Tu me manques aussi, Bellamy Blake.
- Ça passe vite un mois, nous avons déjà parcouru la moitié du voyage.
- Tu as raison, ça va aller, dis-je rapidement en lui souriant. Allez, va construire une belle maquette, et sois encore plus connu qu'avant.
- Bien chef !
- D'ailleurs, Bellamy. Il y a quelques rumeurs comme quoi on ne serait plus en couple, vu qu'ils ne nous voient plus ensemble. Tu veux qu'on arrange ça ?
- Pas de problème... attends une seconde.
Je le regarde se relever de son siège et fouiller sur son bureau. Finalement, il se rassoit et sort son téléphone portable. Il le pointe vers moi.
- Qu'est-ce que tu fais ? lui demandais-je.
- Je prends une photo de toi, puisqu'il y a la petite vignette avec ma figure aussi... les gens verront qu'on se parle en vidéos interposés.
- Très ingénieux, lui dis-je.
- Je sais. Souris maintenant.
Je lui fais mon plus grand sourire alors qu'il fait la même chose de son côté. Il prend tellement de temps à prendre la photo que je commence à éclater de rire. Le flash apparaît et finalement Bellamy nous prend tous les deux en photo.
- Non ! m'exclamais-je. Je n'étais pas prête !
Il la regarde quelques secondes en souriant et me fait un signe du pouce pour me dire que la photo est jolie. Je soupire d'agacement.
- À plus, princesse.
- Au revoir, dis-je en riant.
Je referme l'application Skype et mets en veille l'ordinateur d'Octavia. Je prends la télécommande à côté de moi et allume la télévision, histoire de me calmer un tant soi peu. Ma conversation avec Bellamy était courte mais j'en avais besoin. Octavia débarque soudainement dans le salon.
- C'est bon ? me demande-t-elle. C'est enfin fini ?
- Arrête, nous ne nous sommes pas parlés très longtemps.
- Vu qu'il y a un an vous ne vous parliez que pour insulter l'autre, je trouve que c'est un très grand progrès. Tu te rappelle la fois où tu lui a jeté un verre à la figure ?
- Je ne... il... le verre m'a glissé des mains, d'accord ?
- Bien-sûr... et la poignée de frites que tu lui as lancé ?
- Quelle poignée de frites ?
- Il y a deux ans environ, quand nous sommes venus manger chez toi.
- En même temps tu savais très bien que je ne le supportais pas et tu l'as invité chez moi !
- C'était pas une raison pour...
- Il a insulté ma lampe de chevet.
- Justement. C'était seulement une lampe.
- Je m'en fiche, rétorquais-je. Il n'avait pas à insulter mon mobilier.
Je me relève et m'affale sur l'un des tabourets hauts de l'îlot de sa cuisine. Je me tourne vers elle et lui explique la journée qu'il vient de se passer. Octavia a rencontré une fois Nathan et elle l'adore déjà. Elle le trouve très gentil et très... joyeux.
- On s'en fiche de ton professeur, me dit-elle. J'adore ton art, tu sais toi-même que tu es douée. Puis, je te rappelle qu'il y a un mois tu étais exposée dans l'une des plus grandes galeries d'art du pays. Tu devrais en être fière.
- Je le suis, dis-je en souriant. C'est vrai que c'est classe.
- Voilà, c'est ce que j'aime entendre. Par contre, tu voudrais bien reprendre ton portable ? Il est sous mon postérieur et il n'arrête pas de vibrer.
Je ris et la dispute gentiment alors qu'elle cherche sous son fessier et me donne mon portable. J'ai reçu une centaine de notifications Twitter. J'ouvre le tweet que Bellamy vient de poster en me mentionnant.
Même à 3,000 kilomètres d'elle, je ne peux m'empêcher de penser à elle et vouloir lui parler. ClarkeGriffin, tu me manques.
Je souris en voyant la photo qu'il a posté pour accompagner ce message. C'est bien évidemment celle qu'il vient de prendre sur Skype. On me voit en train de rire alors qu'il sourit. Sur la photo, il regarde devant lui comme s'il était fier de moi. Comme s'il était fier que je sois sa petite amie, en public.
Je me tourne vers Octavia et lui montre la photo. Elle me regarde et me sourit, sans dire un seul mot. Je reprends mon portable et reste figée quelques secondes devant la photo.
- Il te rend tellement heureuse, Clarke.
Je regarde Octavia, n'étant pas sûre des mots qu'elle ait pu prononcé. Je pensais qu'elle allait faire une petite blague sur nous ou une grimace d'exaspération, mais non. Elle vient de parler sérieusement.
- Tu me rends heureuse toi aussi, lui dis-je en souriant.
- En même temps je suis géniale, me dit-elle en riant.
- On dirait Raven lorsque tu dis ce genre de choses.
- Raven est géniale elle aussi.
- C'est vrai, dis-je en souriant.
Je suis contente qu'elle ne répète pas sa phrase. Je n'ai pas envie de me confronter à ce genre de conversation avec elle. Depuis un mois, elle évite le sujet « Bellamy » et je l'en remercie. Je sursaute violemment lorsque la porte d'entrée s'ouvre.
- On va au Grounder ce soir ! s'exclame fortement Raven en entrant dans l'appartement.
- Tu sais que les sonnettes d'appartement existent ? lui dit Octavia.
- C'est mon appartement autant que le tien.
- Pas du tout...
- Tais-toi. Alors, Clarke, le Grounder ce soir. Ça te tente ?
- Non merci, j'ai des cours demain. Et je dois aussi aller à New York.
Dès que cette phrase sort de ma bouche, je réalise mes propos... et je cours directement dans la chambre d'Octavia avant qu'elles ne puissent dire quelque chose. Je mets ma tête entre mes mains en marchant dans toute la pièce. Est-ce que je viens vraiment de dire ce genre de choses ? Raven et Octavia me rejoignent dans la chambre et me regardent, les poings sur les hanches.
- PARDON ? s'exclament-elles.
- Je suis amoureuse de lui !
Elles me regardent et écarquillent toutes les deux les yeux. Ma respiration commence soudainement à s'accélérer et mon cœur cogne violemment contre ma poitrine. Je mets mes mains contre mon cœur et me plie en deux pour essayer de mieux respirer. Les filles accourent près de moi.
- Respire Clarke, respire.
- Tout va bien, me dit Raven.
Je me replace debout et mets mes mains juste devant moi en gesticulant à toutes mes paroles.
- Tout va bien ? m'exclamais-je. NON ! Tout ne va PAS BIEN. Je suis... merde ! Je suis amoureuse de ce petit... ce petit...
- Con ? demande doucement Octavia.
- CE PETIT CON ! Pourquoi ? Ce n'est pas possible, je ne peux pas... je suis tellement faible ! Je tombe amoureuse de lui alors que je ne le devrais pas... Et tu sais pourquoi je ne le devrait pas ? Parce que toute cette histoire n'est qu'un PUTAIN DE JEU !
Je me retourne et remets ma figure entre mes mains. Des larmes de colère apparaissent au coin de mes yeux alors que je les essuie rageusement. Je ne suis qu'une faible. Je me retourne de nouveau vers les filles.
- Je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça ! continuais-je à dire. Ça faisait deux ans que je n'avais pas eu de vraies relations donc bien-sûr je tombe amoureuse du premier qui pose ses mains sur moi. Je suis pathétique, je n'arrive même plus à me regarder dans une glace. Il m'a tellement... il m'a fait ressentir tellement de choses. JE LE DÉTESTE !
Je ramasse l'oreiller posé jusqu'alors sur le lit d'Octavia et le balance violemment en travers de la pièce. Quelques plumes s'échappent de celui-ci. Je regarde les filles, essoufflée par mes gestes et mon discours. Elles me regardent et commencent à me sourire. Finalement, elles éclatent de rire et moi avec. Elles foncent vers moi et nous basculons toutes les trois sur le lit, sur le dos. Elles se mettent toutes les deux sur moi et m'enlacent férocement.
- Les filles vous m'étouffez ! dis-je.
- C'est ton amour pour Bellamy qui va bientôt t'étouffer, me dit Octavia en riant.
- Ouais, sans doute, dis-je en riant à mon tour.
Octavia et Raven posent leurs têtes sur mes épaules et nous restons quelques minutes sans parler, en écoutant seulement les respirations des autres. Octavia brise le silence.
- Tu penses vraiment aller à New York ? me demande-t-elle.
- Non. J'ai dis ça sur un coup de tête.
- Je pense que tu devrais y aller.
- Quoi ?
Elle se relève sur son coude et me regarde quelques instants. Raven fait de même et jette au passage un coup d'œil à Octavia.
- Octavia et moi pensons que Bellamy et toi... ça pourrait vraiment marcher.
- Ah oui ? demandais-je en haussant l'un de mes sourcils.
- Nous vous avons observés ces derniers mois, continue Octavia. Je connais par cœur mon frère... il n'a jamais été aussi heureux de toute sa vie ! Tu le rends heureux et je pense que c'est le principal. Pas vrai ?
- Je ne suis pas sûre qu'il pense à moi de cette façon. Il m'a avoué qu'il voulait peut-être construire quelque chose avec moi, mais je...
- QUOI ? s'exclame Octavia.
Je ferme rapidement ma bouche. Je n'ai jamais eu le temps de leur dire ce qu'il s'était passé ente Bellamy et moi durant la dernière soirée avant son départ. Je ne leur ai pas raconté l'Italie non plus.
- En fait, nous nous sommes embrassés en Italie.
- Vous étiez censés faire croire à votre couple, bien-sûr que vous...
- Dans notre chambre. Sans aucun témoin.
- Oh...
- On allait sans doute aller plus loin mais Jasper nous a interrompu. Nous n'en avons plus parlés jusqu'à la fameuse soirée que vous avez organisés, le mois dernier. Nous en avons parlés et il m'a plus ou moins dit qu'il savait qu'il y avait plus que de l'amitié entre nous. Ensuite... je l'ai embrassé.
- Beaucoup trop de baisers, me dit Raven en grimaçant.
- Je sais. Quand on a appris pour sa mutation, on a décidé d'en rester là jusqu'à son retour... même si nous nous sommes embrassés une dernière fois à l'aéroport. Voilà, c'est tout.
- C'EST TOUT ? s'écrie Octavia.
- O', MOINS FORT ! m'écriais-je à mon tour en plaquant mes mains contre mes oreilles.
- Bellamy n'est pas du genre bisous, Clarke ! Il est complètement fou de toi ! Je le savais avant mais encore plus depuis que tu nous as dit tout ça !
Elle se relève tout à coup et me tend sa main. Je la prends et elle me tire jusqu'à ce que je sois debout. Elle commence à sortir une valise de ses placards et me la tend.
- Euh... Octavia ? demandais-je.
- Je sais que tu n'as pas de valises, me répond-elle. Maintenant, tu rentres chez toi et tu achètes un billet pour New York. Il faut que tu lui avoues tes sentiments.
- Non, je ne peux...
- Tu vas le regretter si tu ne le fais pas tout de suite, me dit-elle en posant ses mains sur mes épaules. Il faut que tu y ailles.
Je regarde profondément dans ses yeux chocolatés. Ses cheveux noirs, ses yeux, son sourire. Tout me fait penser à Bellamy. Je prends une profonde inspiration.
- D'accord, acceptais-je. J'achèterais un billet pour ce week end.
- Non, maintenant !
- J'ai des cours, je ne vais pas tout larguer pour aller rejoindre Bellamy.
- Mais il vaut le coup, pas vrai ? me demande-t-elle, un sourire au coin des lèvres.
Je souris en retour en acquiesçant lentement. Elle commence à rire et me pousse en dehors de sa chambre. Je me dirige vers sa porte d'entrée en soupirant et entendis-je les filles me suivre. Juste avant de partir, je les prends toutes les deux dans mes bras.
- Merci beaucoup, leur murmurais-je à l'oreille.
- Profite bien de ton voyage, me dit Raven en me souriant.
J'acquiesce et ouvre la porte d'entrée. Je leur fais un dernier signe et ferme leur porte. Je m'adosse à celle-ci quelques secondes, en essayant de réaliser ce qu'il m'arrive. Je vais rejoindre Bellamy. Il faut qu'on ait une véritable discussion.
* Citation du film « Nos Étoiles Contraires »
Petite révélation pour Clarke, j'espère que vous l'appréciez ! Sinon, j'ai enfin inclus Miller ! J'adore son personnage et je me suis dis : allez, il va être parfait dans ma fiction. VOILÀ.
Le prochain chapitre sera sur son petit séjour à New York, qui ne se passera peut être pas comme prévu... on verra bien !
Sinon, mes épreuves de bac se sont plutôt bien passés pour le moment ! Je ne peux jamais être sûre avec la philosophie mais ça aurait pu être pire. Il me reste la littérature, l'italien et le droit et je serais enfin débarrassée de tout ça.
À la semaine prochaine, passez une bonne fête des pères !
- Amandine.
