Merci pour les reviews ! Je vois que vous avez légèrement peur de la suite de la relation entre Clarke et Bellamy... et bien voici la réponse !


CHAPITRE XVIII

Je suis complètement perdue, c'est officiel. Je regarde désespérément le GPS que j'ai installé sur mon portable et je regarde les rues autour de moi. Je ne sais absolument pas où je suis, c'est juste incroyable.

J'ai attendu une semaine avant de prendre mon vol pour New York. Il me fallait encore un peu de temps pour réfléchir à tout ça, si j'en avais réellement envie... et la réponse est apparue automatiquement dans mon esprit. Dès que j'étais sûre de mes sentiments pour Bellamy, j'ai sauté dans le tout premier avion. J'ai dû doubler ma dose de médicament pour le voyage, puisque cette fois Bellamy n'était pas là pour me rassurer. Et voilà que je suis à New York depuis une heure et que je ne sais toujours pas où aller. Les New Yorkais sont vraiment très stressés par leur travail... j'ai essayé d'accoster plusieurs personnes mais ils m'ont tous envoyé balader, sous prétexte qu'il n'avaient pas le temps.

Je soupire et sors mon portable de la poche. Il faut absolument que j'appelle quelqu'un pour savoir ce que je dois faire. J'appuie sur le nom de Wick et attends quelques secondes. Il décroche enfin à la troisième sonnerie.

- Clarke ? Qu'est-ce qu'il se passe ? me demande-t-il, une inquiétude dans la voix.

- Je ne comprends rien à cette ville, je veux rentrer chez moi !

- Calme-toi, tout va bien !

- Non, c'est faux. Je suis dans une ville que je ne connais pas, avec des passants super méchants, juste pour avouer mon amour à ton meilleur ami qui peut tout simplement me foutre un RÂTEAU. TOUT NE VA PAS BIEN, WICK !

- Clarke !

- COMMENT EST-CE QUE JE VAIS FAIRE, WICK ?

- Respire.

Je prends une longue et grande inspiration, qui me calme sur le champ. J'ai 21 ans, il faut que j'agisse comme tel. Je dois être une personne censée.

- Pourquoi est-ce que tu n'as pas pris de taxi ? me demande-t-il.

- Je n'en vois aucun ! dis-je, la voix suppliante. Normalement New York est réputé pour ses taxis mais il n'y en a aucun.

- Et le portable, tu sais que ça existe ?

Je laisse passer quelques secondes de silence au téléphone. Je suis stupide, comme toujours. J'ai juste à appeler l'agence des taxis, pas vrai ? Est-ce que ça existe ce genre de choses ?

- Bon, continue Wick. Dis-moi exactement où tu es et j'en appelle un pour toi.

- Je suis au pied d'un grand magasin qui s'appelle Century21. Juste devant le métro 24.

- D'accord, je vais les appeler. Je pense que tu devra attendre une bonne dizaine de minutes et ils vont venir te chercher. Est-ce que tu as toujours l'adresse de l'appartement que Bellamy loue ?

- Oui, je crois que je l'ai, dis-je en souriant. Wick... merci beaucoup, je ne sais pas comment te remercier.

- Ne te fais pas agresser et ne te perds pas, ça sera un bon début.

- Pas de problème, je vais essayer en tout cas. À plus.

- Salut, Clarke. Amuse-toi bien.

Je raccroche et range mon portable dans ma poche de jean. Je soupire et attends au pied du magasin. Je suis tellement une fille casanière... je ne suis pas habituée à voyager comme ça, surtout toute seule. J'aurais adoré qu'Octavia et Raven m'accompagnent et elles me l'ont même proposé... mais il fallait que je fasse ça seule. Le moment où je vais me retrouver devant Bellamy sera spécial, je l'espère.

Quelques minutes après, un taxi jaune se gare juste devant moi. La conductrice baisse la vitre passager et me regarde.

- Clarke Griffin ? me demande-t-elle d'une voix blasée.

- Oui, c'est moi, répondis-je.

- Vous pouvez monter.

Je monte à l'arrière de la voiture. Il y a une forte odeur de café et de sueur. Je donne l'adresse de l'appartement de Bellamy et regarde sur son GPS combien de temps cela pouvait prendre. Apparemment, une bonne quinzaine de minutes. Je me réinstalle confortablement dans le siège et entends mon portable vibrer. Je décroche directement.

- Clarke, c'est bon, tu y es ? me demande Octavia.

- Je suis dans le taxi, expliquais-je.

- D'accord. Tu ne t'es pas trop perdue ?

- Si, j'ai dû appeler Wick pour savoir où aller...

- Tu es vraiment un boulet, dit-elle en riant. Est-ce que tu es prête pour la « confrontation » ?

- La confrontation, vraiment ? C'est juste Bellamy, je pense qu'il ne va pas me manger...

- À moins que tu ne lui demandes...

- Je vais te frapper, Octavia. Maintenant, laisse-moi tranquille, il me reste un bon quart d'heure de route avant d'arriver chez lui.

- D'accord, tu lui dira bonjour de ma part lorsque vous... aurez fini vos petites affaires.

- Octavia...

- C'est bon, j'arrête. Enfin, une dernière chose... une célèbre personne m'a sorti cette phrase, dans un bar à karaoké, un jour : « Sortez couverts ».

- Ah parce que je suis une célèbre personne maintenant ?

- Comment tu l'as su ?

Je ris et raccroche mon téléphone, sans dire un mot de plus. Je pose ma tête contre la vitre et ferme les yeux, en attendant d'arriver en bas de son immeuble. La conductrice augmente le son de la musique et je commence à m'endormir en entendant le morceau de piano diffusé à la radio. Au bout de quelques minutes, celle-ci commence à me secouer l'épaule. Je la regarde, surprise.

- Nous sommes arrivés, madame.

- Déjà ? demandais-je.

Je regarde autour de moi et fixe l'immeuble près duquel nous sommes garés. Il est très grand et très moderne. Si je me rappelle bien, son étage est le douzième... il va falloir que je prenne l'ascenseur. Je remercie la conductrice, lui donne un pourboire imposant et sors de la voiture. Elle m'interpelle rapidement à travers la vitre passager.

- Est-ce que je devrais vous attendre ?

Je fronce les sourcils et réfléchis à sa proposition. Ce n'est pas le genre de Bellamy de me jeter à la porte, je ne pense pas. Dans tous les cas, même s'il ne partage pas les mêmes sentiments que moi, il me laisserait passer une nuit chez lui. J'espère que tout se passera bien.

- Je pense que ça ira, lui dis-je en souriant.

Elle hoche la tête et je tourne les talons. Je replace mon sac sur mon épaule et ouvre la porte de l'immeuble. J'hésite à prendre les escaliers... mais finalement me dirige vers l'ascenseur. Il faut que j'y arrive, ça ne va pas me tuer. J'entre dans l'ascenseur et ferme les yeux lorsque les portes se referment. La petite musique d'accompagnement ne m'apaise pas pour le moins du monde.

Dès que j'arrive au douzième étage, je lâche un long soupir et sors sur le palier. J'avance jusqu'à la porte portant le nom 12-D. Je me mets devant et inspire longuement. Qu'est-ce que je vais devoir dire ? « Salut. Tu vas bien ? » ou directement « Salut, je crois que ça pourrait marcher entre nous. » ? Il faut que j'arrête de réfléchir, je dois enfin prendre mon courage à deux mains. Je frappe à la porte et attends quelques secondes. La poignée s'active.

- Bonjour.

Je reste figée quelques secondes devant la femme devant moi. Elle est grande, brune et doit avoir une vingtaine d'années. Elle porte un short plutôt court et a l'air d'avoir une grande gueule de bois. Dès que je l'aperçois, je sais que je ne vais pas aimer la tournure de la conversation.

- Je... bonjour, répondis-je. Je suis bien au 12-D ?

- Oui c'est ça, me répond-elle d'une voix pateuse. Que puis-je pour vous ?

- Est-ce que Bellamy Blake habite ici ?

Réponds non. Dis moi que je me suis trompée d'appartement. Dis moi que tout ceci n'est qu'un rêve. Je t'en supplie.

- Oui c'est ça, dit-elle en me souriant. Il est sous la douche en ce moment. Je peux prendre un message ?

- Je...

Il est sous la douche. Il est sous la douche. Il est sous la douche. Il est sous la douche.

- Non, dis-je en sentant ma voix trembler. Je voulais juste m'assurer qu'il allait bien.

- Oh... et bien c'est le cas, dit-elle en riant avec une petite voix adorable.

- D'accord... donc je vais y aller. Est-ce que tu pourrais ne pas lui parler de mon passage, s'il te plaît ? C'est sans importance.

- Si tu veux...

- Merci. Bonne journée.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et fonce en direction des escaliers. Je commence à dévaler les marches le plus vite possible sans m'arrêter. Je percute violemment quelqu'un sur le passage mais ne me retourne pas. Je continue jusqu'à sortir à l'air frais. J'essaye de réaliser ce qu'il vient d'arriver.

Je mets mes avants bras contre mon front et laisse mes larmes couler le long de mes joues. Je m'accroupis en plein milieu de la rue en gémissant comme une enfant. J'entends les pas autour de moi, j'entends les plaintes autour de moi, mais je ne bouge pas. Je reste dans cette position, pleurant et pleurant encore. J'ai l'impression qu'un trou béant vient de prendre sa place à l'intérieur de mon cœur. Je n'arrive plus à réfléchir, je n'arrive plus à respirer. Je ne me suis jamais sentie aussi humiliée de toute ma vie. J'ai l'impression que mon monde vient soudainement de s'écrouler, comme si plus rien n'avait de sens.

Je sens subitement une main sur mon épaule. La conductrice du taxi. Elle m'a attendu.

- Vous avez besoin d'un taxi ? me demande-t-elle avec un regard peiné.

Je hoche la tête et me relève doucement, sans même penser à essuyer mes larmes. Je me précipite vers la porte arrière de la voiture et me réfugie dans les sièges moelleux du taxi.

- Où est-ce que je vous emmène ? me demande-t-elle avec un regard dans le rétroviseur.

- L'aéroport, dis-je avec la voix cassée.

Elle doit connaître elle-même la route puisqu'elle ne prend pas la peine de mettre son foutu GPS. Je pose mon coude droit contre la vitre et étale le dos de ma main contre mon front, en essayant de me calmer. Je ne sais pas si je devrais appeler Octavia ou Raven. Je pense que c'est la bonne solution. Je sors de nouveau mon portable de ma poche et compose le numéro d'Octavia.

- Clarke ? Déjà ?

- O'... dis-je, en éclatant en sanglot dès le son de sa voix.

- Clarke ? demande-t-elle avec une lueur inquiète dans la voix. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Qu'est-ce qu'il t'as fait ?

- Je...

- Respire.

- Je... je vais à l'aéroport. Je rentre à la maison.

- Tu es sûre de ne pas vouloir m'en parler tout de suite ?

- Oui, soufflais-je doucement.

Je raccroche et pose mon front contre la vitre. Je vois les rues de New York défiler au fur et à mesure et ferme les yeux. Il faut que je me dise au fond de moi que Bellamy et moi n'étions pas en couple lorsqu'il est parti pour New York, donc il avait tous les droits de coucher avec cette fille. Il avait tous les droits... mais ça fait mal. Ça fait très mal. Je me ronge les ongles et n'essuie même plus les larmes coulant sur mon visage. Je me fiche de tout.

C'est de cette façon que, deux heures après cet appel, je prends le vol retour pour Los Angeles, pour retrouver mes deux meilleures amies.


Raven me regarde, adossée contre l'îlot de la cuisine d'Octavia. Je vois de la tristesse dans son regard mais, heureusement, aucune pitié. Je n'ai pas besoin de compassion ou de pitié. Octavia s'assoit à côté de moi dans le canapé et me plante une tasse de chocolat chaud dans les mains. Elle me tend un paquet de guimauve et s'adosse contre son canapé.

- Peut-être que tout est un malentendu, me dit-elle. Peut-être que c'est seulement une amie.

- Depuis quand Bellamy a des amis ? demandais-je en reniflant. Surtout de si belles amies.

- Clarke...

- Je ne suis pas dupe. Il est dans une ville inconnue pendant deux mois. Bien-sûr qu'il en profite, bien-sûr qu'il couche avec toutes les new yorkaises à l'heure qu'il est.

- Je sais que c'est un connard, me dit Octavia, mais il reste mon frère. Je voyais à quel point il tenait à toi. Je suis sûre qu'il y a une explication derrière tout ça. Tu m'as bien dit qu'elle avait une gueule de bois ?

- Oui.

- Et bien ils étaient bourrés.

- L'alcool n'excuse pas tout, Octavia. Même s'il n'était pas lui même cette nuit-là, il l'a fait. Je débarque chez lui pour avouer mon amour pour lui et une magnifique personne m'ouvre la porte. Je me suis sentie si nulle et si pathétique à côté d'elle. Je ne suis rien à côté d'elle.

- Ce n'est pas vrai, rétorque Raven. Tu es magnifique !

- Regardez-vous, leur dis-je tour à tour. Vous êtes toutes les deux parfaites et je ne suis que le vilain petit canard de la bande.

- Je te signale que Finn m'a trompé avec toi, me dit Raven en riant. Je pense que ça veut vouloir dire beaucoup de choses.

Je la regarde et n'essaye même pas de rire avec elle. Je suis complètement fatiguée, j'ai l'impression de ne plus avoir aucune force. J'ai fait 7 heures de vol aller-retour pour au final rien du tout. Je crois que j'ai le droit d'être de mauvaise humeur.

- Je me suis rendue compte aujourd'hui, lorsque j'ai vu cette femme, à quel point je tenais à ton frère Octavia. C'est dingue comment un événement peut dévoiler tous les sentiments que tu caches en toi. J'ai eu envie de la tuer sur le moment, de lui faire ravaler ses extensions.

- Elle portait des extensions ? demande Raven.

- Non.

Nous nous regardons toutes les trois, un sourire aux lèvres, puis explosons en même temps de rire. Je pose ma tasse sur la table basse et m'affale le long du canapé en me tenant les côtes. J'avais grandement besoin de rire je crois. Mon sourire s'efface peu à peu de mon visage et mes larmes de joies deviennent des larmes de peine. Les filles me sautent dessus sur le canapé et me prennent dans leurs bras, en me frottant les joues et les bras. Elles me murmurent des mots doux à l'oreille, des mots réconfortants.

- Merci les filles, murmurais-je doucement.

- Tu as envie de faire quoi maintenant ? me demande Raven.

- Je crois que je vais rentrer chez moi et regarder un film.

- Pitié, pas un film romantique ?

- Bien-sûr que oui. Tout dégoulinant d'amour, avec un happy end mémorable.

- Peut-être que tu aura un happy end avec Bellamy, me dit Octavia en me regardant et en me souriant légèrement.

- S'il a vraiment couché avec cette fille, O', je ne pourrais pas lui pardonner. Pas après ce qu'il s'est passé avec Finn.

- Mais imagine qu'il te dise qu'il ne l'a pas fait... est-ce que tu le croirais ?

- Sans doute, s'il se montre convaincant. Mais j'attendrais avant de lui pardonner complètement.

- J'espère que c'était un malentendu, murmure-t-elle.

- Moi aussi, répondis-je.

Je me relève doucement et leur fais tour à tour un long et grand câlin. Ces filles sont toujours là pour moi, elles sont ma raison de me lever tous les matins. Je leur fais un dernier signe d'au revoir et sors de son appartement. Je dévale les marches et monte dans ma voiture le plus rapidement possible. J'ai juste envie de rentrer chez moi, je n'ai besoin de rien d'autre en ce moment. Enfin si, j'ai besoin de lui, mais c'est impossible. Je conduis prudemment jusqu'à chez moi, n'ayant eu aucune encombre sur le chemin.

J'ouvre la porte de chez moi et traîne les pieds jusqu'à ma cuisine. Je prends le grand pot Ben & Jerry's et prends au passage une converture. Je m'assois sur le canapé en m'enroulant dans ma couverture et en allumant mon téléviseur. Je mets Netflix et voyage dans la catégorie « films romantiques ». Je choisis de regarder le film Le temps d'un automne et enfourne une grosse cuillerée de glace dans ma bouche. Je ne sais pas si j'ai envie de rester seule dans mon désespoir ou d'avoir de la compagnie... je décide de la deuxième solution. Je prends mon téléphone et appelle Nathan.

- Allo ? répond-il après deux sonneries.

- Chez moi, tout de suite, dis-je. Netflix. Glace.

- Tu crois qu'avec ces deux mots tu vas me convaincre ? dit-il en riant.

- On va parler de garçons.

- Je suis en route.

Je raccroche mon portable et souris fièrement quelques minutes. C'est une dure tâche de faire déplacer Nathan donc je suis plutôt contente de la tournure des événements. Heureusement pour moi, Nathan n'habite qu'à trois minutes à pied de chez moi. Lorsque j'entends un frappement à la porte, je lui crie d'entrer. Il s'affale sur le canapé juste à côté de moi et me prend le pot de glace des mains.

- Hey ! m'exclamais-je à son encontre. C'est le mien, tu n'as pas le droit d'y toucher. J'ai léché la cuillère en plus.

- Je m'en fiche, dit-il en enfournant une grosse cuillerée dans sa bouche.

- C'est comme si tu venais de m'embrasser là. Nous partageons notre salive.

- Et bien je suis bisexuel alors !

Je pouffe de rire en reprenant le pot de glace dans mes mains. Nathan regarde quelques secondes l'écran puis prend la télécommande dans ses mains. Je proteste mais il décide de mettre une comédie intitulée Comment tuer son boss.

- C'était vraiment un film de nunuche ce que tu avais mis.

- N'importe quoi ! Je pleure à chaque fois devant ce film.

- C'est ce que je disais.

Je soupire alors qu'il se tourne vers moi sur le canapé.

- Raconte-moi tout, me dit-il. J'ai envie de savoir ce qu'il s'est passé. J'ai posé un lapin à mon copain rien que pour toi.

- C'est vrai ? demandais-je, en commençant à culpabiliser. Tu n'aurais pas du faire ça !

- Nous sortons ensemble que depuis deux mois, ce n'est pas grand chose.

- Pourquoi est-ce que tu ne m'as jamais dis comment il s'appellait ?

- Parce que son nom n'est tellement pas commun que tu vas te moquer.

- Essaye toujours.

- Monty, ne rigole PAS ! Et j'ai même une photo si tu veux.

J'écarquille les yeux en entendant le nom de son petit-copain. S'il s'avère que SON Monty est MON Monty, je suis complètement foutue. Nathan fouille dans son téléphone et tourne finalement son écran vers moi. Je vois un selfie entre lui et Monty... mon ami. Je lui souris.

- Je le connais, lui dis-je. C'est l'un des collègues de Bellamy.

- C'est vrai ? me demande-t-il, une lueur d'amour dans les yeux. Il me parle souvent de ses collègues de bureau et j'avais cru entendre une fois le prénom de Bellamy mais je n'ai pas fait le rapprochement...

- Le monde est petit, dis-je en souriant tristement.

- Raconte-moi tout maintenant.

J'ouvre la bouche pour tout lui dire mais m'interromps un moment. Je pensais tout lui dire depuis le début... mais je ne peux plus faire ça. Je fais confiance à Nathan mais il ne peut pas savoir que l'histoire entre Bellamy et moi est complètement fausse. Je ne peux pas prendre le risque qu'il le dise à Monty. Je ne peux que lui parler des derniers événements.

- Je pense qu'il m'a trompé alors qu'il était à New York.

Je lui raconte mon escapade à New York ainsi que ma visite chez Bellamy. Il m'écoute sans m'interrompre et je finis en larmes mon discours. Il me caresse doucement la paume de ma main pour me calmer, ce qui marche automatiquement.

- Peut-être que ce n'est qu'un malentendu.

- Tout le monde me dit ça, répondis-je. Je sais que c'est faux. Je ne vois pas pourquoi une femme était dans son appartement si ce n'est pas pour... tu sais.

- Tu es magnifique Clarke. Tu sais, je me suis un peu documenté sur vous récemment... j'ai vu vos photos sur Internet et sur Twitter. Vous avez l'air d'un couple très comblé. Il faut que tu le laisses s'expliquer à son retour.

- Non, dis-je. Je ne vais pas lui en parler, je veux que ce soit lui qui le fasse. Il va juste trouver mon éloignement un peu étrange, c'est tout.

Mon portable vibre dans ma poche. Je le regarde et mon souffle se coupe lorsque je vois son nom s'afficher sur l'écran. Il vient de m'envoyer un message.

Bellamy B. : « Salut ! Gustus et moi avons bien avancés sur notre maquette et normalement je serai à tes côtés dans un mois pile. Je suis pressé de te revoir princesse, tu me manques affreusement. Même Lincoln me manque, donc c'est pour dire... »

Je souris en lisant ses derniers mots. Je lui manque, bien sûr... mais il n'a qu'à se consoler dans les bras de sa pouf. Nathan lit par dessus mon épaule le message et sourit à son tour.

- Tu vois, me dit-il, tout semble s'arranger. Réponds lui la même chose et oublies tout ce qu'il s'est passé. Je suis sûr que ce n'était qu'une amie.

Je secoue la tête et répond à son message le plus gentiment mais le plus froidement possible.

Clarke G. : « C'est super, je suis contente pour toi. Tu me manque aussi. À plus. »

J'appuie sur la touche envoyer et pose mon portable sur la table basse. Je m'appuie contre le canapé et tourne ma tête vers Nathan. Il me regarde et pose son bras en travers de mes épaules. Il dépose un baiser sur ma tempe.

- Pourquoi est-ce que t'es gay ? demandais-je en grognant.

Il commence à rire et me serre fortement contre lui. Je regarde le film qu'il nous a mis à la télévision et rigole à plusieurs reprises. Mon portable vibre de nouveau.

Bellamy B. : « Tu vas bien ? »

Clarke G. : « Oui, pourquoi ça n'irai pas ? »

Je pose ma tête contre l'épaule de Nathan et soupire. Même par message Bellamy me comprend parfaitement. Je ne sais pas comment il a fait pour s'insinuer dans ma peau comme ça. Il doit avoir des pouvoirs, ce n'est pas possible autrement.

Bellamy B. : « Tu avais l'air bizarre, tu ne m'as même pas mis d'émoticône cœur. »

Clarke G. : « Désolée, je ne savais pas que c'était obligatoire à chaque message. »

Bellamy B. : « Mais qu'est-ce qu'il te prend ? »

Je souffle quelques temps tandis que Nathan regarde les messages par dessus mon épaule. Il me dit de me calmer et de répondre gentiment à ses message tant que je ne sais pas la vérité.

Clarke G. : « Tu as raison, je suis désolée... je suis juste un peu malade, je pense que j'ai attrapé la grippe. »

Bellamy B. : « Tu as envie qu'on s'appelle ? »

Clarke G. : « Non, c'est bon. Je vais sans doute me reposer, ça va aller. »

Bellamy B. : « Je peux t'envoyer de la soupe par avion si tu veux... même si elle ne supportera sans doute pas le voyage. »

Clarke G. : « C'est très tentant... mais je pense qu'une bonne nuit de sommeil me suffira. Bonne nuit, Bell. »

Bellamy B. : « Rêve bien de moi princesse. »

Clarke G. : « Va te faire voir. »

Bellamy B. : « Là je retrouve ma Clarke ! »

Mes yeux s'illuminent lorsqu'ils rencontrent les mots « Ma Clarke ». Ce pronom possessif me fait légèrement plaisir, je dois l'avouer. Je ris et montre les messages à Nathan. Il me dit que j'ai bien agis et que Bellamy a l'air de beaucoup m'aimer. Je lève les yeux au ciel et enfouis mon visage dans son épaule. Nous sommes restés comme ça toute la nuit, à nous parler de tout et de rien. Je ne connais Nathan que depuis trois semaines mais c'est comme s'il était déjà tout pour moi. Un ami à qui parler et qui me rassure.

Lorsque je me réveille, le lendemain, je ne suis sûre que d'une seule chose. Bellamy va en baver à son retour. Il va falloir qu'il ait une bonne explication. Il faut que je devienne beaucoup plus forte.


J'espère que je n'ai pas brisés vos petits cœurs... Bellamy a-t-il réellement couché avec une autre fille ?

Sinon, je suis enfin en vacances ! J'ai passé toutes mes épreuves de bac et maintenant je n'ai plus qu'à attendre les résultats, le 07 juillet. Priez pour moi !

+ J'ai crée une nouvelle fiction sur Bellarke nommée « Nuances de Bellarke ». J'espère que vous allez aimer le principe, qui est assez différent de toutes les fictions ! Faites-moi confiance, c'est tout ce que je dois dire ;D.

- Amandine.