Bonjour !

Bellarke, quel enthousiasme envers ce dernier chapitre, j'adore ! Je suis contente que ma fiction te plaise alors, ça me fait très plaisir !

Vous avez tous réellement été A FOND pour ce dernier chapitre ! Je sais que tout ça est dû à mon côté psychopathe... je suis désolée. Surtout que ce chapitre ci finit sur un petit cliffhanger... ne m'en voulez pas !

Bisous et bonne lecture !


CHAPITRE XIX

Je me réveille au doux son de mon téléphone portable. Je me roule sur le côté et regarde l'heure sur mon réveil. Il est seulement 10 heures du matin, qui ose me réveiller à cette heure ? Je regarde l'écran et soupire en voyant le nom de Bellamy. Cela fait environ un mois que nous échangeons quelques textos mais j'essaye de ne plus trop m'accrocher à ce qu'il me dit. Je ne veux pas être en froid avec lui donc je vais continuer à lui parler, mais les gestes tendres et les bisous entre nous sont terminés. Je ne veux pas m'attacher encore plus à lui.

Je réponds d'une voix légèrement ensommeillée.

- Que me vaut le plaisir, Bellamy ? demandais-je en fermant les yeux.

- Tu te fiches de moi ? Est-ce que tu sais quel jour on est aujourd'hui ?

- Euh... lundi ?

- On s'en fiche de ça, dit-il en riant. Clarke...

J'essaye de me concentrer mais j'entends soudainement un rire féminin derrière lui. Quoi, il a récidivé avec une autre ? Je me rassois et commence à m'énerver.

- Tu m'appelles alors que tu es en train de flirter avec une fille ? Tu te prends pour qui, Bellamy ? Je ne suis pas une fille faisant partie de ton harem, d'accord ? J'ai un peu plus de dignité que ça et je...

- C'est Octavia.

- Qu... Quoi ?

- La fille derrière moi, c'est Octavia... enfin, tu l'aurais su si tu étais venue me chercher à l'aéroport.

Je sens la déception derrière sa voix et je me sens très mal. J'avais complètement oublié que nous étions déjà en mi-novembre. J'ai eu énormément de travail dernièrement et je n'ai pas eu le temps de regarder la date. Je commence tout de suite à culpabiliser mais essaye de repenser à mon court voyage à New York. Ça m'aide à beaucoup moins culpabiliser, heureusement.

- Je suis vraiment désolée, dis-je doucement. J'étais tellement occupée ces derniers jours... j'ai oublié que tu revenais aujourd'hui.

- Tu te soucie énormément de moi, ça fait très plaisir.

- Dis-moi comment me racheter.

- Je suis chez Octavia alors viens tout de suite me faire un câlin. J'en ai besoin.

Je mords ma lèvre inférieure. Il est tellement mignon, je ne peux pas lui dire non, c'est carrément impossible pour moi. C'est au dessus de mes forces. De toute façon c'est seulement un câlin, ce n'est pas la mort. C'est quelque chose que deux amis peuvent se faire en toute innocence. C'est tout.

- J'arrive.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et raccroche le téléphone. Je me lève et file directement sous la douche. Je me lave le plus rapidement possible en utilisant mon gel douche à la noix de coco. Dès que je sors de la douche, je me fais un chignon et saute dans mes sous-vêtements. J'enfile rapidement un jean foncé et un t-shirt bien trop grand pour moi, laissant l'une de mes épaules découverte. Je sors de mon appartement et descends les marches de mon immeuble. Je rentre dans ma voiture et la démarre.

- Calme-toi, Clarke, murmurais-je pour moi même.

Est-ce que je suis stressée ? Complètement. Au fond de moi, j'ai seulement envie de l'enlacer et rester dans ses bras toute la journée, sans penser à rien d'autre. Le problème, c'est que je ne peux pas. Il faut que je conserve absolument ma dignité, je ne peux pas agir de cette façon. Heureusement, j'ai dis à Octavia de ne pas lui parler de ma petite escapade à New York. Premièrement, je n'ai pas envie qu'il me croit folle à lier. Deuxièmement, c'est à lui de me parler de toutes ses petites tromperies.

Je gare ma voiture sur le parking de l'immeuble d'Octavia et Lincoln et me dirige vers son appartement. Je monte rapidement les marches et m'arrête devant sa porte d'entrée. J'ai l'impression d'être une adolescente en manque de son petit copain, c'est n'importe quoi. Je sais ce que je vais faire. Je ne vais pas répondre à son étreinte. Dès qu'il va ouvrir les bras dans ma direction, je n'irai pas. Je ne lui ferais pas ce plaisir. Je souffle un bon coup et ouvre la porte d'entrée. Je la referme derrière moi alors que je regarde la scène devant moi. Octavia a le sourire aux lèvres et est contre le frigidaire tandis que Bellamy est devant elle, sur l'un des tabourets de l'îlot central. Il porte une chemise blanche remontée au niveau des coudes. Dès qu'il me voit, son visage s'illumine.

- Clarke, dit-il d'une voix intense.

Il se lève automatiquement en ouvrant ses bras dans ma direction.

J'oublie tout. J'oublie la femme dans son appartement, j'oublie ses remarques sarcastiques, j'oublie ses allusions sexuelles. J'oublie tout.

Je pince mes lèvres et sens les larmes arriver dans mes yeux alors que je m'avance vers lui. Je tends les bras comme un enfant et les enroule autour de son cou, alors qu'il noue les siens autour de mon corps. Il me soulève légèrement et j'en profite pour enrouler mes jambes autour de sa taille. Il rigole dans mes cheveux alors que je plaque mon visage dans son cou. Je respire son odeur qui me manquait.

- Enfin réunis, princesse, murmure-t-il à mon oreille.

Je souris contre son cou et joue avec les cheveux à la base de sa nuque. Il me plante une multitude de baisers dans mes cheveux alors que je renforce ma prise sur lui. Il fait courir ses doigts le long de ma colonne vertébrale et commence à embrasser mon épaule nue. Je ferme les yeux et reste dans ses bras, sans réfléchir une seule seconde à la présence d'Octavia à côté de nous. Je sens son souffle chaud sur ma peau. Je ne veux pas le lâcher, je ne veux pas affronter la vraie vie. Je vais devoir me montrer froide envers lui et je ne veux pas.

Je frotte mon nez une dernière fois contre son cou. J'essaye de me ressaisir et déroule mes jambes de sa taille. Il me repose sur le sol mais me garde dans ses bras. Je ne sais pas comment je vais faire pour l'éviter, dorénavant. Nous nous regardons intensément et il commence à approcher ses lèvres des miennes. Alors qu'il les frôle, je tourne ma tête sur le côté et il me plante finalement un baiser sur la joue. Il rit et me relâche.

- Tu as pris combien de kilos pendant mon absence ? me demande-t-il en riant.

- Hey ! m'exclamais-je. Je me suis pesée hier soir, je n'ai même pas grossis !

- Pourtant j'ai failli me casser le dos à cause de toi là.

- Arrête de mentir, dis-je en haussant les sourcils. Tu n'avais qu'à me laisser tomber !

- Je n'avais pas envie de te faire mal.

- Mais bien-sûr.

Je me sépare de lui et lève les yeux au ciel en prenant sa place sur le tabouret. Octavia me fait un petit sourire de compassion. J'essaye de la rassurer en lui retournant. Bellamy s'assoit à côté de moi et soulève l'une des mèches de son front.

- Où est passé Lincoln ? demande-t-il à Octavia.

- Il travaille.

- Tu penses qu'il pourra passer me voir au bar ce soir ?

- Quoi ?

Il pose son menton sur sa main et soupire.

- Wick m'a appelé et m'a dit qu'ils avaient besoin de moi ce soir au bar, nous dit-il.

- Tu te fiches de moi ? s'exclame Octavia. Tu viens juste de revenir et tu dois déjà travailler ?

- Il m'a presque supplié. Atom ne travaille pas ce soir, il n'avait vraiment personne d'autre.

- Tu es parti plus de deux mois ! Tu devrais rester toute la soirée avec moi.

- Vous n'avez qu'à venir au bar, lui dit-il. J'aurai beaucoup de clients au début mais après ça se calmera.

- D'accord, dit Octavia. On viendra.

- Oh non, répondis-je. Tu y vas si tu veux mais je n'ai pas la tête à ça.

- Pourquoi ? me demande Bellamy.

- On sera en public, il faudra encore une fois qu'on passe pour un couple.

- Et alors ? C'est ce qu'on fait d'habitude, je ne vois pas où est le prob...

- Je n'en ai pas envie, c'est tout, répondis-je froidement.

Plus personne ne parle après ma réplique. Je regarde Octavia, qui baisse le regard et se mord la lèvre du bas. Je regarde Bellamy, qui regarde le plafond et contracte sa mâchoire. Je sais que je n'aurais pas du réagir de cette façon mais il faut que je détache de lui, surtout après le câlin qu'on a fait.

- Qu'est-ce qui te prend ? me demande Bellamy en me regardant, une lueur de peine dans le regard.

- Moi ? demandais-je en haussant les sourcils. Rien. J'en ai juste marre de jouer ce petit jeu, c'est aussi simple que ça.

- Je croyais qu'on devait avoir une discussion à mon retour sur ce que nous devions faire tous les deux ?

- À propos de quoi ?

- De la conversation qu'on a eu avant que je parte. Sur le fait qu'on pouvait peut être faire un bout de chemin ensemble et...

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée finalement, lui dis-je en me levant.

Il me suit du regard et fronce ses sourcils. Je commence à voir une tristesse indéfinissable dans ses yeux et je dois prendre sur moi pour ne pas sauter dans ses bras. Je me tourne vers Octavia.

- Je suis aussi venue pour récupérer mon porte-feuille dans ta chambre. Je reviens.

Elle me lance un regard qui veut dire « calme-toi » et hoche la tête. Je me dirige directement vers sa chambre et cherche dans sa table de nuit mon porte-feuille. J'entends Bellamy lui demander ce qu'il se passe alors qu'elle ne répond pas. Je prends mon porte-feuille et reviens dans le salon. Ils sont tous les deux en train de me regarder.

- Je repars chez moi, dis-je en regardant Octavia. Je dois finir l'une de mes peintures et appeler Nathan sur le chemin, il doit me donner les cours de la dernière fois.

- D'accord...

- Je passerai sans doute ce soir au bar, dis-je en regardant Bellamy.

Il me regarde une seconde et tourne sa tête vers la porte d'entrée, qu'il commence à fixer sans me décrocher un seul mot.

- Bien, dis-je en soupirant.

Je m'approche d'Octavia et lui plante un baiser sur la joue, en lui murmurant à l'oreille « Ne lui dis rien ». Elle hoche subrepticement la tête alors que je m'éloigne d'elle. J'ouvre la porte d'entrée et fais un petit signe de la main à Bellamy sans me retourner. Je descends sur le parking et active mon kit main libre dès que je rentre dans la voiture. J'appelle Nathan et démarre.

- Clarke ?

- Bellamy est revenu.

- Quoi, déjà ? Et est-ce que tu l'as vu ?

- Oui, à l'instant. Je lui ai fais un long câlin mais je me suis ressaisie à la fin. Je lui ai parlé froidement...

- Clarke, je t'avais dis de ne pas réagir de cette façon tant que tu ne sais pas le fin mot de l'histoire.

- C'est bon, ça va. Je lui ai donné son petit plaisir puis je l'ai fait redescendre sur terre. Il va bien.

- Pourquoi est-ce que tu m'appelles ?

- Il travaille au Grounder ce soir et il nous a proposé, à Octavia et moi, de venir avec lui.

- Tu comptes le faire ?

- Je ne voulais pas au début mais il ne faut pas que je reste cloîtrée chez moi. Ça ne te dérangerais pas de m'accompagner ?

- Non, pas de problème. Je ramènerais Monty dans ce cas.

- Super, à ce soir.

Je conduis prudemment jusqu'à chez moi et m'affale directement dans le canapé lorsque je suis arrivée. Je mets la télévision et regarde mon téléphone. Octavia m'a déjà envoyé un message.

Octavia B. : « J'ai adoré ce que tu as fais, franchement. Il est en train de se demander ce que tu as. C'est parfait et c'est bien fait pour lui. »

Clarke G. : « J'ai eu beaucoup de mal, il me faisait de la peine... j'avais simplement envie de faire comme si de rien n'était. »

Octavia B. : « N'abandonne pas Clarke. Tu as retrouvé une nana dans son appartement, tu as tout à fait raison de réagir comme ça. »

Clarke G. : « Je tiens tellement à lui... »

Octavia B. : « Je le sais, mon cœur... raison de plus pour continuer à être froide avec lui. Il va courir derrière toi maintenant. »

Je repose mon portable et prends le plaid posé à côté de moi. Je me roule en boule et ferme les yeux en regardant un film que j'ai déjà vu des centaines de fois. Je m'endors lentement.

BOUM BOUM BOUM !

Je me réveille en sursaut et me frotte les yeux en regardant la porte d'entrée. Quelqu'un est en train de frapper plusieurs coups à la porte. J'entends la voix fluette d'Octavia.

- Clarke ! Mais qu'est-ce que tu fabriques ? On doit y aller !

Je me tourne vers le réveil et grimace. Il est 22 heures. Je grogne et ouvre la porte de l'appartement, les cheveux en bataille. Octavia, Lincoln, Nathan et Monty me regardent.

- Quoi ? demandais-je en haussant les sourcils.

- Tu comptes y aller comme ça ? me demande Octavia.

- Je me suis endormie, mais c'est bon on peut y aller.

- Tu es en jean et en t-shirt, il en est hors de question. Retourne te changer, mets toi une jolie robe.

- Non, j'en ai pas envie.

Elle me pousse dans l'appartement et me tire jusqu'à ma chambre tandis que les garçons s'écrasent dans le canapé. Octavia commence à fouiller dans mon armoire alors que je la regarde faire, en esquissant un bâillement. Elle sort finalement une jupe noire taille haute ainsi qu'un top sans manche rouge. Je ne cherche même pas à argumenter et enfile ce qu'elle me tend. Je laisse mes cheveux retomber sur mes épaules et me regarde dans la glace. Octavia a très bien choisi, je me trouve très jolie, pour une fois. Elle me tire de nouveau par le bras et se met devant moi en sortant ma trousse de maquillage. Elle me maquille très légèrement les yeux en faisant attention à ne pas trop en mettre. Finalement, elle me sourit.

- Tu es magnifique, me dit-elle.

- Merci, dis-je en souriant.

- Tu vas en faire tourner des têtes...

- Nous sommes en public, tout le monde pense que je suis en couple avec Bellamy... je ne peux pas faire tourner de têtes.

- Tout le monde ne connaît pas Bellamy, ne t'inquiète pas. C'est ta soirée, tu fais ce qu'il te plaît.

Je lui souris alors qu'elle place l'une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille. Je lui tends mon portefeuille pour qu'elle puisse le mettre dans son sac à main et me dirige dans le salon. Lincoln se lève et m'enlace en me murmurant le mot « courage » à l'oreille. Je dis bonjour à Nathan et Monty et nous partons tous dans la voiture d'Octavia. Je commence déjà à avoir chaud et je suis soulagée lorsque nous sommes déjà arrivés quelques minutes après. Octavia me prend par la main et nous entrons dans le bar. Mes yeux se dirigent automatiquement vers le bar et j'aperçois Bellamy, en t-shirt gris clair, en train de préparer des cocktails. Octavia me tire par la main et nous nous arrêtons devant lui pour le saluer.

- Bellamy ! s'exclame Lincoln.

En entendant son nom, celui-ci se tourne vers nous et fait un grand sourire lorsqu'il aperçoit Lincoln. Cependant, lorsque son regard dévie vers moi, il perd immédiatement son sourire et se tourne vers la cliente qu'il servait. Super, maintenant il me déteste. Il s'excuse auprès de la cliente et fait passer un torchon sur son épaule. Il se dirige vers nous et salue Lincoln.

- Merci de t'être occupé d'Octavia pendant mon absence, lui dit-il en riant.

- Hey ! s'exclame la principale intéressée. Je suis assez grande pour m'occuper de moi-même, merci.

- Oui, si tu le dis. Raven est en train de danser sur la piste avec Wick, si vous voulez aller la voir.

- Clarke ? demande Octavia en se tournant vers moi. Tu veux danser ?

Je regarde une dernière fois Bellamy, qui me lance un regard perçant en secouant un peu la tête. Apparemment, il ne veut pas que j'aille danser... il a peut être envie de parler. Le problème, c'est que j'ai 21 ans et je suis assez grande pour prendre mes propres décisions. Je me tourne vers Octavia.

- Bien sûr, allons-y.

Je regarde une dernière fois Bellamy en haussant mes sourcils et prends la main d'Octavia pour la guider sur la piste de danse. Nous rejoignons Raven et Wick, qui nous serrent tour à tour dans leurs bras. Nous commençons tous à danser au rythme de la musique, comme une vraie bande d'amis. Nathan et Monty nous rejoignent et nous nous balançons tous épaules contre épaules. Lorsqu'un morceau de salsa retentit, Octavia et moi commençons à balancer nos hanches de gauche à droite. Elle s'approche de mon oreille.

- Ils sont tous en train de te regarder, me dit-elle.

- Plutôt toi, tu veux dire.

- J'ai passé une dizaine de minutes à embrasser Lincoln, je pense qu'ils ont compris le message.

- Lequel me regarde ? lui demandais-je en regardant autour de moi.

- Lui.

Elle tourne mon corps et ma tête vers un très beau mec attablé au bar. Celui-ci me regarde et me fait un signe de la main. Je lui réponds et il commence à avancer vers moi. Octavia me lance un petit clin d'œil et s'éloigne un peu de moi. L'homme s'approche de moi et me tends sa main droite. Je la serre alors qu'il la porte à ses lèvres et embrasse le dos de ma main. Il s'approche de mon oreille.

- Je m'appelle Atom, enchanté !

- De même ! Je m'appelle Clarke.

- Un prénom magnifique, pour une femme magnifique.

Je suis censée être flattée par cette phrase ? Parce que je la déteste. Ça sonne faux dans sa bouche. Bellamy s'est toujours moqué de mon nom, qui est plutôt un nom masculin. Je crois que c'est ce que j'aime le plus chez lui. Il n'a pas peur de me blesser, il dit les choses simplement.

Je souris à Atom et lui propose d'aller danser. Il accepte et prend doucement ma main. Une autre chanson de salsa passe et nous commençons tous les deux à danser. Au bout de quelques secondes à peine, il se rapproche considérablement de moi et nous dansons finalement collé-serré. Je trouve ça plutôt gênant devant toutes ces personnes mais je décide de continuer lorsque je vois le regard noir de Bellamy au loin. Atom pose ses mains sur mes hanches et nous nous balançons au rythme saccadé de la musique. Atom commence à descendre ses mains et les pose soudainement sur mes fesses. J'ai un petit mouvement de recul mais il renforce sa prise sur moi et louche dans mon décolleté. Je soupire. Les mecs sont tous pareils, c'est complètement incroyable. Je rapproche ma bouche de son oreille.

- Je vais aller prendre un rafraîchissement au bar, attends-moi.

- Pas de problème poupée.

Je lève les yeux au ciel lorsque j'entends ses mots. Les filles ne sont pas des objets, ils n'ont pas à nous appeler de cette manière. Je m'éloigne de lui et me dirige seule jusqu'au bar, où je m'assois sur l'un des tabourets. Je mets ma tête dans ma main et essaye de respirer calmement. Je relève la tête et regarde la piste de danse.

- Ce n'est pas vrai... marmonnais-je.

Atom n'a même pas attendu trente secondes avant de trouver une autre victime, qu'il est directement en train d'embrasser. Il se fout de ma gueule ? Je me tourne vers le bar et regarde autour de moi si un serveur est disponible. Ils sont tous en train de parler à un client, sauf Bellamy, bien évidemment. C'est ma veine. Il se rapproche de moi dès qu'il m'aperçoit.

- Qu'est-ce que je te sers ? me demande-t-il d'une voix non chaleureuse.

- Un Sex on the beach, répondis-je, refroidie par son ton de voix.

Il se retourne et commence à verser plusieurs liquides dans un shaker. Alors qu'il a le dos tourné, il se décide enfin à me parler.

- Qu'est-ce que tu as fais d'Atom ? me demande-t-il.

- Comment tu sais son nom ? demandais-je, surprise.

- C'est le collègue dont je te parlais ce matin. Tu ne m'as pas écouté, comme toujours.

Je ne réponds rien à sa remarque et lui lance un regard noir, même s'il ne peut pas le voir. Il se tourne vers moi et commence à secouer de haut en bas le shaker.

- Heureusement pour moi que tu te fondais dans la masse, me dit-il. On est encore censés être en couple, tu n'as pas à faire ça.

- Alors tu m'interdis de m'amuser maintenant ?

- Tu es censée t'amuser avec moi.

- Et si je n'en avais pas envie ?

Il place un verre devant moi et verse la mixture dedans. Il met une rondelle de citron sur le côté et plante un petit parapluie dedans.

- Mon porte-feuille est dans le sac d'Octavia, il faut que je...

- Ne sois pas bête, me répond-il. Tu n'as pas à payer les boissons ici.

- J'y tiens.

- Je t'ai dis non.

- Pourquoi ?

- Parce que ça voudrait dire que nous n'avons plus aucun lien tous les deux.

Je hoche la tête, comprenant enfin sa réaction. Je goûte le cocktail et souris. Il est très bon.

- Est-ce que tu veux enfin m'expliquer ta réaction de ce matin ? me demande-t-il.

- Pas la peine.

- Clarke, quelque chose ne va pas chez toi. On s'est quittés en très bons termes et depuis mon retour tu... tu m'évites complètement. Qu'est-ce qu'il se passe ?

- J'ai juste réalisé que toute cette histoire était fausse.

Je baisse mon regard après ces paroles, puisque je ne les pense pas. J'aimerais tellement qu'il me parle de ce qu'il s'est passé à New York, mais je sais pertinemment qu'il ne peut pas le deviner tout seul.

Il contracte sa mâchoire et se dirige vers l'un des serveurs du bar. Il lui dit quelque chose à l'oreille et le serveur en question hoche la tête. Bellamy enlève alors le torchon de son épaule et disparaît de mon champ de vision. Je commence à le chercher du regard alors qu'il apparaît soudainement à côté de moi. Il se gratte l'oreille d'une main et de l'autre prend ma main et me tire en avant. Je laisse mon cocktail sur le comptoir.

- Qu'est-ce qu'il te prend ? m'exclamais-je en essayant de tirer sur ma main.

- Ne discute pas, me répond-il froidement.

- Lâche-moi !

Nous sortons finalement à l'air frais et il continue à me tirer jusqu'à sa voiture. Il tire d'un coup sec sur mon bras et je me retrouve coincée entre lui et la portière de la voiture. Il met ses mains de part et d'autre de mon corps.

- Explique-moi tout, me dit-il.

- Ce n'est pas parce que tu te fais rejeter que tu dois t'accrocher de cette façon, dis-je en pinçant mes lèvres.

- Merde, Clarke ! s'exclame-t-il. C'est quoi ce comportement que tu as avec moi ?

- Quel comportement ? demandais-je innocemment.

- CE comportement. Tu me traites comme un chien depuis mon retour et je ne sais même pas pourquoi !

- Tu ne le sais pas ? demandais-je en haussant mes sourcils.

- Non !

Je tourne ma tête sur le côté et essaye de ravaler mes larmes. Je déglutis et finalement regarde Bellamy dans le blanc des yeux. Ses yeux sont suppliants.

- S'il te plaît, me dit-il. Parle-moi.

Je ne sais pas si je dois tout lui déballer de cette façon. Ça ne serait pas juste pour lui, sur un parking. Tout ce que je veux, c'est me rouler en boule dans mon lit et remonter le temps. Supprimer tous ces moments passés avec lui. Ne plus souffrir.

Je le regarde en essayant de renforcer mon regard.

- J'étais là, Bellamy.

- Quoi ?

- Je suis allée à New York pour te voir.

Il fronce les sourcils et enlève ses bras de la voiture. Il s'éloigne un tout petit peu de moi et me regarde. J'attends quelques secondes avant de parler à nouveau.

- J'ai pris un vol pour New York. Je me suis un peu perdue dans la ville mais j'ai réussi à trouver ton immeuble. Je suis montée pour te parler... mais ce n'est pas toi qui a répondu à la porte. Une femme était présente dans ton appartement alors que tu étais sous la douche.

Il fronce les sourcils d'incompréhension tout le long de mes paroles mais je vois à la fin de mon discours dans son regard qu'il a compris où je voulais en venir. Il sait.

Je le regarde et avance d'un pas dans sa direction. Je plisse mes yeux.

- À toi de parler maintenant.


Alors, pressés d'être au chapitre 20 ? Vous allez avoir la petite explication de Bellamy, des larmes, des cris et même un coup échangé... impatients ou non ?

Si je reçois assez de reviews, PEUT-ÊTRE, je dis bien PEUT-ÊTRE que je publierais le prochain chapitre lundi et non mercredi prochain... à vos claviers !

+ Pour vous faire patienter je vous renvoie vers mon autre fiction, Nuances de Bellarke. Je publie beaucoup plus régulièrement, tous les 3/4 jours donc ça pourrait peut être combler un peu les publications de PQJ ! Bisous !

- Amandine.