OUAH !
J'ai reçu une vingtaine de reviews rien que pour le chapitre 19, c'était réellement incroyable, vous m'avez tous impressionné ! C'est sans doute pour cette raison également que je poste ce chapitre vraiment tôt, c'est à dire trois jours après le dernier chapitre.
J'ai un petit mot pour Lu : Merci beaucoup de m'avoir défendu ! Lorsque j'ai vu ton commentaire envers cet Anonymous, j'étais vraiment heureuse parce que c'était adorable ce que tu as dis. Mais ne t'inquiète pas, cet Anonymous est une de mes amies que je pousse à lire ma fiction mais qui ne veux toujours PAS. Donc Juliette, si tu regardes ce petit texte, j'arrête de te parler jusqu'à ce que tu lises le chapitre 1 ! Nah ! Voilà donc Lu ne t'inquiète pas, elle n'a toujours pas lu mon chapitre... (et nous adorons nous traiter de moche xD)
+ Merci à cliahs, qui a l'air vraiment à fond sur ma fiction puisqu'elle n'arrête pas de faire ma pub sur Twitter, et va même jusqu'à faire une création avec le titre de ma fiction ! Tu es adorable !
Allez, place au chapitre !
CHAPITRE XX
PDV de Bellamy
Elle s'avance vers moi et me regarde en plissant des yeux.
- À toi de parler maintenant.
Je la regarde quelques secondes, bouche-bée. Je viens tout juste d'apprendre qu'elle est allée à New York pour me voir et en plus elle en rajoute une couche en parlant de cette fille qu'elle a trouvé dans mon appartement.
- Qu'est-ce que tu crois ? lui demandais-je la voix cassée. Tu crois que j'ai couché avec elle ?
- Elle m'a dit que tu étais sous la douche et que...
- Ah oui, c'est un motif valable pour croire ce genre de choses.
- Non ! s'exclame-t-elle. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, mais...
- Le problème dans tout ça, Clarke, c'est que tu n'as aucune confiance en moi !
Elle me regarde quelques secondes et croise ses bras en baissant la tête. Je l'entends marmonner quelque chose que je ne comprends pas.
- Répète, lui dis-je.
- Je ne te le demanderai qu'une seule fois : est-ce que tu as couché avec elle ?
- C'est pas vrai, Clarke !
Je n'avais aucunement l'intention de hausser le ton mais je ne peux m'en empêcher en cet instant. Elle a osé me demander si j'avais couché avec cette fille. Bien-sûr que non, comment est-ce qu'elle peut croire une telle chose ? Après tout ce que je lui ai dis à propos de Finn, je pensais qu'elle m'accorderait sa confiance. Je ne tromperai jamais une personne, jamais. Je suis une personne honnête.
Clarke regarde plusieurs fois de suite à gauche et à droite, s'assurant le fait que personne ne puisse entendre notre conversation. Elle me regarde et je la vois avaler sa salive.
- Je ne partirai pas d'ici tant que tu ne m'aura pas dit la vérité, me dit-elle.
- Tu veux vraiment la vérité ?
Elle hoche lentement la tête alors que je m'approche d'elle en lui jetant un regard noir. Nos corps sont si proches l'un de l'autre que je peux presque la toucher.
- Je suis allé en soirée avec Gustus et cette fille est l'une de ses amies. À la fin de la soirée, elle était tellement bourrée que j'ai dû l'héberger chez moi. Fin de l'histoire.
- Et comment est-ce que je peux être sûre de ce que tu me dis ?
- C'est une question de confiance envers moi... que tu n'as apparemment pas.
Je me recule d'elle et la regarde durement. Elle a les larmes aux yeux et se mord la lèvre, mais je ne peux pas m'arrêter sur ce si bon chemin. Je ne peux pas.
- Je pensais qu'on avait passé un cap tous les deux ! m'exclamais-je. Je pensais qu'on avait établi une relation d'amitié et même beaucoup plus, en tout cas en ce qui me concerne. À ce que je vois, je me suis trompé, puisque tu en tires des conclusions hâtives. Tu n'as pas une seule fois pensé au fait qu'il y avait une explication derrière tout ça ?
- Bien-sûr que si ! s'exclame-t-elle à son tour. Je me suis repassée la scène des centaines de fois et à chaque fois je te trouvais une nouvelle excuse, mais mets-toi à ma place Bellamy ! J'arrive à New York parce que tu me manquais et une fille en short et avec la gueule de bois ouvre la porte à TA place ! Qu'est-ce que j'aurais dû faire ?
- Tu aurais dû RESTER !
Elle laisse tomber ses bras le long du corps et ouvre grand la bouche à mes paroles. Son visage est baigné de larmes. Elle s'apprête à parler lorsque je place ma main devant son visage pour l'arrêter.
- Tu aurais dû rester, répétais-je calmement. Tu es venue à New York pour moi et finalement tu repars juste parce qu'il y avait une personne dans mon appartement. Comme toujours, tu as agis sans réfléchir une seule seconde à tes actes. Et bien tu sais quoi ? J'en ai marre, Clarke.
Elle attend quelques secondes et me regarde.
- Je suis désolée, me dit-elle. Je... je n'aurais pas dû réagir comme je l'ai fait.
- Ouais, dis-je en tournant la tête sur le côté.
- Je te crois lorsque tu me dis que rien ne s'est passé entre vous. Je te fais confiance.
- C'est trop tard, dis-je en la regardant. Je ne peux plus, je n'y arrive plus...
Je murmure la fin de ma phrase en la regardant dans les yeux. Elle secoue la tête et fait un pas vers moi. À son grand étonnement et ainsi que le mien, je me recule. Je ne veux plus qu'on soit proches physiquement, pas maintenant, pas après tout ça.
- Je te crois, me répète-t-elle.
- Ce n'est pas ça ! rétorquais-je. Tu me crois maintenant parce que tu as écouté ce que je t'ai dis. Le problème c'est que tu ne me croyais pas avant !
- Les circonstances ont...
- On s'en fiche de tout ça ! Je ne peux pas continuer à faire ce que je fais avec toi si tu n'as pas confiance en moi. Une relation se base avant tout sur ça, pas vrai ? On ne peut plus redevenir comme avant !
Elle porte ses deux mains devant son visage et écrase ses paumes quelques secondes sur ses paupières. J'en profite pour essuyer la seule larme présente sur mon visage, rageusement. Elle relève la tête vers moi et attend que je finisse ce que je dis. Je parle à nouveau, la voix tremblante d'émotion.
- Je pensais qu'on était tous les deux au-dessus de ça et qu'on allait pouvoir être quelque chose. Quand tu m'as enlacé, chez Octavia, j'ai cru renaître. J'étais soulagé et euphorique à l'idée de te revoir. Seulement, une minute après, tu deviens froide et distante. Tu ne te rends même pas compte du mal que tu fais autour de toi !
- Tu ne sais pas tout ce que j'ai vécu en revenant ici, après mon passage à New York, me dit-elle. Tu as passé deux mois géniaux à New York tandis que je pleurais toutes les larmes de mon corps à t'imaginer dans les bras de cette fille ! J'étais complètement détruite alors que tu m'envoyais de doux messages sans te douter une seule fois de ce qu'il se passait.
- Comment j'aurais pu le savoir, puisque tu t'es comportée comme une lâche ?
Dès que je prononce ces mots, je sais immédiatement que je suis allé trop loin. Toute cette conversation va beaucoup trop loin.
- Alors qu'est-ce qu'on fait ? me demande-t-elle d'une voix brisée.
J'ouvre la bouche pour lui répondre lorsque mon portable vibre dans ma poche. Elle tourne la tête en soupirant alors que je le sors et lis le texto que je viens de recevoir. C'est un texto de Jaha. Je serre les dents en lisant son message et replace mon portable dans ma poche. Je regarde Clarke.
- On continue notre petit couple parfait jusqu'à samedi.
- Qu'est-ce qu'il se passe samedi ? demande-t-elle en fronçant les sourcils.
- J'ai une remise de prix. Celui de l'architecte de l'année, selon le message que vient de m'envoyer Jaha. J'ai le droit d'inviter quelques personnes. Est-ce que tu acceptes de m'accompagner ?
- Bien-sûr, répond-elle rapidement.
- Merci.
Je roule ma langue à l'intérieur de ma bouche et la regarde. Il faut que je mette un terme à toute cette histoire. Il faut qu'on arrête tout ceci.
- Cette soirée sera la dernière dans laquelle nous allons nous montrer en public, lui dis-je. Il fallait qu'on mette un terme à notre faux couple, cette soirée sera notre échappatoire. Notre dernier acte.
- Est-ce que tu en es sûr ? me demande-t-elle en mordant l'intérieur de sa joue.
- Absolument. Tout ça a assez duré. Je t'ai aidé en premier lieu avec ta famille et tu m'as aidé pour mon travail. C'était du donnant-donnant, je pense que nous sommes quittes.
- Et après, qu'est-ce que nous allons faire ?
- Nous allons redevenir comme avant, avant que toute cette histoire ne se passe.
- Donc tu me balancera des répliques à deux balles alors que j'essaierais de t'éviter ?
- Oui.
- Je ne veux pas que ça se passe comme ça, Bellamy.
Elle s'avance vers moi et pose sa main droite contre mon cœur. Je ferme une micro-seconde les yeux et la regarde. Ses yeux sont remplis de larmes et je vois beaucoup de tristesse dans son regard. Je dois prendre sur moi pour ne pas l'enlacer sur le champ et l'embrasser. J'aimerais effacer sa tristesse, j'aimerais effacer la mienne. J'aimerais être avec elle.
Elle a tout gâché.
- Je ne peux pas être avec quelqu'un qui ne me fais pas confiance.
- Je suis désolée de m'être comportée comme ça, murmure-t-elle en pleurant.
- Ça ne suffit pas, murmurais-je à mon tour.
Elle pince ses lèvres et baisse la tête en la hochant. Je prends délicatement son poignet entre mes doigts et le laisse retomber le long de son corps. Elle ferme les yeux alors que je tourne ma tête pour ne pas voir ses larmes. Je me racle la gorge et pioche mes clés de voiture dans ma poche arrière de jean.
- Est-ce que tu as besoin que je te raccompagne ? lui demandais-je doucement.
Toute cette scène est ridicule. Nous ressemblons à un couple venant de rompre alors que nous n'étions même pas ensemble. C'est du n'importe quoi. Elle me regarde et secoue la tête.
- J'attendrais Octavia, ne t'en fais pas pour moi.
- Ne dis pas de bêtises. Tu la connais, elle va prendre des heures avant de vouloir partir. Je t'accompagne jusqu'à chez toi.
Elle me regarde et hésite quelques secondes avant de lâcher un léger « d'accord ». Je tends le bras devant moi pour ouvrir sa portière et frôle ses hanches. Elle sursaute comme si notre contact l'avait brulé alors que j'ouvre la porte de la voiture et attends qu'elle y entre. Elle s'assoit à sa place sans un seul regard vers moi et ferme elle-même sa portière. Je me frotte le nez d'énervement et passe devant le capot pour rentrer à mon tour dans la voiture. J'allume l'autoradio et la regarde.
- Tu as froid ? demandais-je d'une voix neutre.
- Non merci, ça va.
Elle porte une jupe ainsi qu'une sorte de débardeur, bien-sûr qu'elle a froid. Je secoue la tête et allume le chauffage. Je démarre la voiture et m'engage sur la route, sans un bruit. Nous ne parlons pas tout le long du voyage et nous écoutons simplement la musique. Des tas de pensées me viennent à l'esprit pour la soirée de samedi mais j'essaye de les éloigner de moi. Je ne sais pas comment je vais pouvoir faire alors que nous nous parlons à peine. Je continue de conduire et décide enfin de briser le silence.
- Je compte inviter Lincoln et Octavia au gala, lui dis-je.
- D'accord, répond-elle.
J'attends quelques secondes puisqu'elle semble vouloir me dire quelque chose à nouveau.
- Tu sais ce que tu vas devoir faire à cette soirée ?
- Je pense qu'ils me remettront le prix sur scène et que je vais devoir faire un discours. Rien de plus.
Elle hoche la tête en soupirant légèrement d'une façon exaspérante. Qu'est-ce qui lui prend, encore ?
- Ça sera la dernière soirée, lui dis-je. Tu pourrais faire des efforts.
- Est-ce que tu m'as entendu parler et dire quelque chose ? demande-t-elle en se tournant vers moi. Non. Je n'ai rien dit.
- Je t'ai devancé.
- Si tu le dis.
C'est extraordinaire. Clarke et moi n'allons jamais redevenir comme avant. Avant, même si nous nous supportions pas, nous nous parlions. Maintenant... cela semble déjà être impossible.
Je tourne le volant et me gare sur une place de parking vacante. Je laisse quelques secondes mes mains sur le volant et coupe le moteur.
- Merci, me dit-elle en regardant devant elle.
- De rien, répondis-je avant de me tourner vers elle. Clarke, nous ne sommes pas obligés de redevenir de simples inconnus.
- Je pense que c'est mieux ainsi, pas vrai ? me demande-t-elle en me regardant. Si nous continuons à agir comme avant, nous n'irions jamais de l'avant.
- Je...
Je m'apprête à lui dire que c'est faux, que je me suis beaucoup trop habitué à sa présence... mais je ne peux pas lui dire ce genre de chose. Il faut que je la laisse partir.
- Tu as peut-être raison, murmurais-je en adossant l'arrière de ma tête contre le siège.
Je contracte plusieurs fois d'affilé ma mâchoire et regarde la rue devant moi. J'attends qu'elle se décide à sortir. Au bout de quelques secondes, je sens sa main gauche glisser dans ma main droite. Je m'apprête à la retirer lorsqu'elle entrelace ses doigts aux miens et les serre. Elle soulève nos mains et les porte à sa bouche alors que je la regarde, voulant retirer ma main de la sienne.
- Clarke...
- Une dernière fois. Juste une dernière fois.
Je la regarde et hoche la tête. Elle porte le dos de ma main contre ses lèvres et ferme les yeux quelques secondes. Je la regarde faire, en admiration devant ses expressions de visage. Une larme roule sur sa joue et s'écrase sur ma main. Elle ouvre les yeux et dépose un long baiser sur le dos de ma main, en laissant quelques temps ses lèvres. Elle lève les yeux vers moi et me regarde en chuchotant quelques mots.
- Mes sentiments envers toi ne sont pas qu'amicaux, dit-elle en reniflant légèrement. Je voulais que tu le saches avant que tout soit fini.
Je ne réponds pas à ce qu'elle me dit et ne me penche pas pour essuyer sa larme. Je la regarde et je sens moi-même mes yeux se remplir de larmes. Elle tourne la tête et libère nos mains rapidement, faisant violemment tomber la mienne sur le levier de vitesse. La douleur physique n'est rien comparée à la douleur que je ressens lorsqu'elle descend de la voiture. Je la regarde marcher jusqu'à son appartement et rentrer dans le hall d'entrée. Je continue de fixer la porte, pensant qu'elle changerait d'avis et reviendrait me voir. Mais ce n'est pas le cas.
Je remets ma clé dans le contact et démarre doucement la voiture. J'hésite à rentrer chez moi ou revenir au bar pour continuer mon service. Je décide de la dernière solution pour pouvoir m'occuper l'esprit. Je prends la route direction le Grounder et arrive sur place quelques minutes après. Je descends et reprends tranquillement ma place derrière le bar, sans que quiconque ne puisse m'apercevoir. Apparemment, personne ne s'était rendu compte de mon absence. Au bout de quelques minutes, Octavia s'approche et s'assoit sur un tabouret juste en face de moi.
Je commence à préparer son cocktail sans qu'elle me le demande. Octavia prend toujours la même chose depuis sa majorité. Une embuscade, bien évidement.
- Est-ce que tu passes une bonne soirée ? lui demandais-je en posant son verre devant elle.
- Je me suis fait draguer par trois garçons et à chaque fois Lincoln a dû les repousser. C'était plutôt drôle, je dois l'avouer.
- N'abuse pas trop Octavia, tu sais à quel point il t'aime.
- Justement, c'est ce qui est le plus amusant. D'ici quelques mois il me demandera en fiançailles, c'est automatique.
- Octavia...
- Je rigole, grand frère !
- Tu n'as que 22 ans, il en est hors de question, tu m'as compris ?
- Espèce de rabats-joie, tu ne comprends rien à l'amour.
- Ça c'est le cas de le dire... grommelais-je.
Je m'occupe d'un client juste à côté d'elle et lui prépare seulement une bière. Je retourne devant Octavia et commence à essuyer le comptoir devant elle.
- Je t'ai vu partir avec Clarke tout à l'heure, me dit-elle. Tu veux m'expliquer ce qu'il s'est passé ?
- Il n'y a pas grand chose à dire, répondis-je. Nous nous sommes expliqués et je l'ai raccompagnée chez elle.
- Pas de bisous et de frottis-frottas sur le chemin ? demande-t-elle en me faisant un clin-d'œil.
- Non, rien de tout ça. En fait, je qualifierais notre échange en deux mots : cris et larmes.
- Quoi ?
Je commence à lui raconter ma discussion avec Clarke en lui demandant de ne pas m'interrompre. Je lui raconte toutes nos paroles en détail.
- Attends... dit-elle au bout d'un moment. Ça veut dire que c'est fini ?
- Oui. J'ai mis fin à tout ce qu'il se passait entre nous.
CLAP !
- OCTAVIA !
Je porte ma main gauche à ma joue et ouvre grand la bouche. Je ne pensais pas que ma sœur allait me frapper et surtout pas qu'elle avait autant de force en elle. Je n'arrive pas à y croire. Ma toute petite sœur vient de me frapper.
- Tu n'es qu'un abruti ! commence-t-elle à crier.
- Baisse le ton, veux-tu ? demandais-je en restant calme.
- Tu sais très bien que Clarke et toi êtes faits pour être ensemble, je n'arrive même pas à comprendre ta décision. Vous êtes complètement amoureux l'un de l'autre mais vous êtes trop têtus et bornés pour vous l'avouer. On se croirait dans un putain de tragédie.
- Et même si c'est le cas, qu'est-ce que je peux y faire ? Elle ne me fait pas confiance et apparemment ça ne changera pas. Je ne veux pas de ce genre de relation.
- Ce n'est pas une question de confiance. Elle a directement pensé le mal, je suis d'accord, mais elle en avait tous les droits. C'est une fille, Bellamy, tu sais comment nous sommes.
- Pourquoi est-ce que je ne suis pas gay ? soupirais-je bruyamment.
Octavia commence à rire à ce que je viens de dire et se tourne vers la piste de danse. Je la vois froncer les sourcils alors que je suis son regard. Je ris devant la scène qu'il se passe devant moi. Une jolie femme est en train de parler à Lincoln et de lui toucher les biceps d'un air intéressé. Celui-ci semble gêné mais répond sans doute à ses questions. Je regarde Octavia qui se tourne vers moi rapidement.
- Je vais aller étriper cette fille et je reviens.
- Fais attention, je n'ai pas l'argent pour ta caution si tu finis en prison.
- Je suis ta petite soeur, bien-sûr que tu as l'argent.
Elle me fait un petit signe de la main et se dirige à grandes enjambées vers la piste. Je la vois soudainement prendre Lincoln par la nuque et l'embrasser sauvagement devant la pauvre fille. Je ris mais commence à changer mon rictus en une grimace lorsque ma sœur continue à l'embrasser. C'est horrible à voir pour un grand frère, je vous l'assure.
- Hey ! Est-ce que je pourrais avoir un rafraîchissement ?
Je secoue légèrement la tête et regarde l'homme au bar. Il doit avoir mon âge et a la peau un peu mate. Je me dirige vers lui.
- Je suis désolé, lui dis-je gentiment. Je ne t'avais pas vu.
- C'est pas grave, dit-il en riant. Tu dois être Bellamy non ?
- Oui c'est ça, dis-je en fronçant les sourcils.
- Je suis Nathan. Nathan Miller.
Il me tend sa main que je sers automatiquement. Je me rappelle avoir entendu son nom dans la bouche de Clarke. Si je me souviens bien, c'est donc le petit ami de Monty.
- Enchanté d'enfin connaître le meilleur ami de ma... petite amie, dis-je.
Plus pour longtemps.
- Elle m'a beaucoup parlé de toi en tout cas, me dit-il en souriant.
- J'imagine en pas très bien...
- Oh non, franchement, ça va ! Bon, on a bien sûr parlé de l'histoire de New York...
- Nous nous sommes expliqués il y a une à deux heures, lui dis-je. Je lui ai dis toute l'histoire et elle m'a cru... même si nous sommes un peu en froid en ce moment.
- Comment ça se fait ?
- Ça ne sert à rien de rester ensemble s'il n'y a pas de confiance dans notre couple.
- Tu as raison.
Je le regarde en haussant les sourcils. Clarke est censée être son amie non ? Je ne comprends pas pourquoi il n'essaye pas de la défendre.
- Je pense que vous devriez tout vous dire tous les deux, me dit-il. Mettre les choses au plat.
- Je ne sais pas quoi faire, lui avouais-je en posant mes coudes sur le comptoir.
- Est-ce que tu l'aimes ?
Je fronce les sourcils. Clarke et moi sommes censés être en couple aux yeux de Nathan, il doit penser que nous sommes amoureux, pas vrai ?
- Nous sommes en couple, donc...
- Tous les couples ne sont pas amoureux au début de leur relation. Alors ?
Je baisse le regard et réfléchis à sa question. Je ne me suis jamais posé la question à vrai dire, tous mes faits et gestes envers elle ont toujours été irréfléchis et instinctifs. Je sais qu'elle me manque lorsqu'elle n'est pas là et que tous ses défauts deviennent des qualités à mes yeux. Je réalise jour après jour mes sentiments pour elle, mais est-ce qu'ils sont amoureux ?
- Je pense que oui, me dit-il.
Je n'avais pas réalisé que j'avais dis mes paroles à voix haute. Je suis amoureux de Clarke. Je le suis.
- Alors qu'est-ce que tu attends ? Va la chercher, fais quelque chose.
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
- Elle vaut le coup, je te le garantie. Est-ce que je peux te demander juste une petite chose avant de partir ? demande-t-il en se levant.
- Vas-y.
- Je peux être ton témoin au mariage ?
Je commence à rire et à lui mettre un léger coup de torchon sur l'épaule. Il rit également et commence à partir dans les bras de Monty sur la piste de danse. Je comprends maintenant pourquoi Clarke l'aime autant.
Je finis de nettoyer le comptoir alors que Wick vient me voir et me dit que mon service est terminé. Je le remercie et me dirige vers la piste de danse pour dire au revoir à Raven et Lincoln. J'enlace longuement ma petite sœur et l'invite par la même occasion au gala de samedi prochain.
- Il faut que je m'achète une robe ! Et un costume pour Lincoln ! Et comment je vais pouvoir me coiffer ? Et le...
Je la laisse paniquer toute seule sur la piste de danse et me dirige vers le parking. J'entre dans ma voiture et démarre. Tout ce dont j'ai envie, c'est de m'enfoncer dans mon lit et dormir jusqu'au petit matin. Cette journée m'a complètement épuisé.
Quelques minutes après, je pousse la porte de mon appartement et m'écroule dans le canapé. Je n'ai même pas la force d'aller jusqu'à ma chambre. J'allume la télévision et regarde quelques minutes les programmes jusqu'à ce que mon portable vibre dans ma poche. C'est Murphy. Pourquoi est-ce que Murphy m'appellerait ?
- Allô ?
- Bellamy ? Est-ce que c'est vrai cette histoire du prix que tu vas recevoir ?
- Apparemment ça l'est. Comment es-tu au courant ?
- Jaha nous a tous invités.
- Quoi ? m'exclamais-je. Mais pourquoi ?
- Il veut qu'on te soutienne, une connerie dans le genre.
- Qu'est-ce que tu veux, John ? soupirais-je.
- J'aimerais m'assurer que Clarke sera présente, autrement je ne viendrais pas. Je m'entends beaucoup mieux avec ta petite amie qu'avec toi. En plus, Emory a envie de la rencon...
- Emory ? demandais-je, surpris. Tu connais Emory ?
- Tu te fiches de moi ? Tu me l'as présenté il y a un peu plus de deux mois, à notre retour d'Italie.
- Mais je rigolais en faisant ça ! Je pensais qu'elle allait te recaler !
- Que veux-tu, elles tombent toutes sous mon charme...
- Ça veut dire que tu es en couple ?
- On va dire ça comme ça... Bref, est-ce que Clarke sera présente ?
- Oui elle sera là. Maintenant laisse-moi.
Je ne lui laisse pas le temps de répondre et raccroche le téléphone. Emory et Murphy ? Je suis un vrai cupidon. Je me relève et me dirige dans ma chambre. Je retire mon t-shirt ainsi que mon pantalon et me glisse dans le lit. Je m'apprête à poser mon portable sur la table de nuit lorsque je repense à Clarke. Je lui envoie un dernier message.
Bellamy B. : « Je passerai te prendre samedi à 20 heures chez Octavia. Je ne pense pas que ce soit un repas donc il faudrait que tu manges avant. »
Clarke G. : « Bien chef. »
Je repose mon téléphone à côté de moi et m'allonge sur mon lit. Je m'enfonce la tête dans l'oreiller et me tourne de l'autre côté. J'ouvre une dernière fois les yeux et sursaute soudainement. Sur ma deuxième table de nuit se trouve un petit cadre photo avec une photo de Clarke et moi. Je fronce les sourcils et prends le cadre dans ma main. Je le retourne et l'ouvre, découvrant un petit mot derrière la photo.
Une partie de moi est toujours avec toi,
Le jour, la nuit, à chaque moment de ta vie.
- Clarke.
Je souris en remettant la photo dans son cadre et en la regardant. C'est la photo qu'Octavia a prise lors de l'exposition de Clarke. J'ai l'un de mes bras autour de sa taille. Nous sommes tous les deux très souriants et nous semblons heureux.
Clarke a dû l'encadrer et la déposer sur ma table de chevet alors que j'étais à New York.
Je serre mes dents et lève les yeux au ciel pour que les larmes s'évaporent de mes yeux. Je repose le cadre sur la table de nuit et m'allonge sur le dos, les yeux ouverts. Je sais ce que je vais faire. Ma décision est prise.
Est-ce que ça vous a plu ? Je dois vous avouer que, lorsque j'ai écris la dispute entre Clarke et Bellamy, j'ai eu les larmes aux yeux. Je m'imaginais vraiment la scène et ça m'a brisé le cœur. J'espère que vous avez pleuré les larmes de votre corps, oui oui.
Alors, le prochain chapitre sera LE chapitre crucial de toute la fiction mais vous allez devoir attendre ! Le prochain chapitre dénouera un peu tout ce que j'ai crée depuis le début donc je pense que vous allez adorer. Rappelez vous qu'il y aura 25/26 chapitres à cette fiction, nous approchons doucement de la fin, donc à vos reviews !
+ Je veux ABSOLUMENT que vous passiez voir la super fiction bellarke de Estellech, parce qu'elle vaut largement le coup ! Le Bellarke est du vrai bon slow burn, l'action est omniprésente et l'écriture est parfaite. Tous sur : Together ?
- Amandine.
