Hey ! Je suis contente de vous retrouver pour ce chapitre très spécial... puisqu'il fait tout de même 6000 mots, ce qui n'est pas rien ! Posez vous tranquillement avec un bon petit Coca-Cola avec vous pour lire ce chapitre. Vive l'été !
Alors nous voici avec le premier et le second rendez-vous de Clarke et Bellamy ! Le premier rendez-vous sera beaucoup plus long que le second. C'est tout beau, c'est tout rose... mais ils l'ont bien mérités, pas vrai ? Bonne lecture !
CHAPITRE XXIII
Rencard numéro 1 : PDV de Clarke
J'appuie pour la deuxième fois sur la sonnette de l'appartement de Nathan. Je n'ai pas dormi de la nuit et il commence à m'énerver. Nous sommes censés avoir cours de 14h30 à 16h30 mais il ne semble pas se préoccuper d'être en retard. Je sais qu'il est chez lui, j'entends quelques bruits étouffés à travers la porte.
Je soupire et rentre dans l'appartement sans sa permission. Je me fige à l'entrée et écarquille les yeux. Je vois Monty et Nathan en train de s'embrasser goulûment sur le canapé, leurs t-shirts traînant sur le sol. Ils tombent du canapé dès qu'ils m'entendent.
- Vous êtes sérieux ? m'exclamais-je en m'avançant vers eux. Nathan, je te signale qu'on a cours dans trente minutes !
- Clarke !
Ils se relèvent tous les deux et enfilent rapidement leurs t-shirts. Je croise les bras et les regarde avec des yeux noirs. Monty a les joues complètement rouges.
- J'avais oublié pour les cours, me dit Nathan. Je crois que je ne vais pas y aller. C'est tellement rare quand Monty ne travaille pas...
- Oh non, tu ne vas pas me faire ce coup là ! Tu sais très bien que ma voiture est au garage en ce moment, tu es mon seul chauffeur !
Il soupire et porte ses mains dans ses cheveux. Il semble réfléchir quelques secondes et me regarde finalement.
- Tu n'as qu'à demander à Bellamy de te déposer.
- Il travaille ! Il en faut bien au moins un qui fasse quelque chose...
- Hey ! s'exclame Monty.
Je soupire et sors mon téléphone portable de ma poche. J'hésite à l'appeler.
Bellamy et moi sommes en couple depuis deux semaines. J'attends désespérément qu'il me propose un rencard... puisqu'on attend le troisième rendez-vous pour aller plus loin physiquement. Franchement, je ne suis pas une fille facile mais je le connais depuis presque six ans ! Je lui fais entièrement confiance, je ne vois pas pourquoi nous devrions attendre de cette façon.
Je vais dans la liste de mes contacts et appuie sur le nom de Lincoln. Malheureusement pour moi, il travaille également et ne prend même pas la peine de décrocher. Je grogne et finalement appuie sur le nom de Bellamy. Il décroche au bout de deux sonneries.
- Clarke ? demande-il.
- Salut, je suis désolée de te déranger, lui dis-je.
- Tu n'es pas censée ne pas utiliser ton téléphone en classe ?
- Tu n'es pas censé ne pas utiliser ton téléphone au travail ?
- Bon d'accord, je me tais.
Je commence à rire, complètement détendue. C'est dingue comment la voix de Bellamy me relaxe. J'avais besoin de l'entendre, cela fait trois jours que je ne l'ai pas vu.
- Écoute, commençais-je à dire, je sais que tu es en train de travailler... mais j'ai besoin que quelqu'un m'accompagne à l'université.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Miller ?
- Il se trouve que c'est l'une des seules journées de congé pour Monty... je les ai surpris dans une fâcheuse position.
- Tu m'appelles si tu fais des cauchemars cette nuit.
- La ferme, dis-je en riant. Je me demandais si tu pouvais demander à quelqu'un de ton boulot de me déposer ? Jasper ou Murphy ?
- Non, je vais venir te chercher, ne t'inquiète pas.
- Tu dois travailler, je ne pense pas que...
- Jaha ne va rien dire. Je suis là dans dix minutes.
Il ne me laisse pas la possibilité de répondre et raccroche le téléphone. Nathan et Monty me regardent alors que je commence à ranger mon portable dans ma poche et à piocher de la nourriture dans le frigidaire.
- Tu te mets à ton aise ? me demande Nathan.
- Tais-toi. Tu as de la chance que Bellamy soit gentil.
- C'est ton petit-ami, bien-sûr qu'il allait venir te chercher. De toute façon il travaille dans un cabinet d'architecte, il n'a presque rien à faire.
- Qu'est-ce que tu en sais ? demandais-je en haussant l'un de mes sourcils.
- Monty me parle de ses journées.
Je lève les yeux au ciel et me regarde dans la glace. Je commence à porter mon manteau gris foncé en ce moment puisque nous sommes en début décembre. Le 12 décembre pour être exacte.
Je regarde quelques secondes ma montre.
- Il doit être là, leur dis-je. Bonne journée les garçons.
- Merci maman, disent-il en chœur.
Je ris en leur faisant un long et gros câlin. J'ouvre la porte d'entrée et sors sur le palier. Je descends rapidement les escaliers et sors dehors. Je regarde autour de moi et remarque Bellamy dans sa voiture devant l'immeuble. Apparemment aucun paparazzi ne l'a suivi.
Je cours jusqu'à sa voiture et ouvre la portière passager. Je m'assois à ma place en enlevant mon écharpe et en la posant sur le tableau de bord.
- Il m'énerve tellement ! m'exclamais-je à peine installée. Il aurait quand même pu me prévenir ! C'est vraiment un enfant des fois, il savait très bien que ma voiture était indisponible. Je me dois d'aller à ces cours... s'il veut sécher il fait ce qui lui plait mais il n'a pas à m'embarquer dans ses combines.
- Bonjour...
J'arrête de parler et tourne ma tête rapidement vers lui. Il a son coude gauche posé contre sa vitre et sa tête sur son poing. Il me sourit avec une petite lueur d'amusement dans son regard. Je commence à sourire en secouant la tête de gauche à droite.
- Je suis désolée, lui dis-je.
Je me penche vers lui. Je place ma main droite contre le côté de son cou et attire ses lèvres contre les miennes. Il sourit dans mon baiser alors que j'en profite pour l'approfondir encore plus. Ses mains viennent se mettre dans mon dos et il me plaque contre lui. Je passe ma main droite dans ses boucles brunes et éloigne légèrement ma bouche.
- Bonjour, dis-je en gloussant comme une adolescente.
Il rit et embrasse rapidement mon front avant de s'éloigner de moi. Je continue de le regarder en mettant le côté gauche de mon corps contre mon siège alors qu'il met sa clé dans le contact. Il se tourne rapidement vers moi.
- Quoi ? me demande-t-il.
- Tu es beau, dis-je en mordant ma lèvre.
- Depuis le temps qu'on se connaît tu ne le remarques que maintenant ?
- Non mais avant je ne pouvais pas en profiter.
Il rit et m'embrasse rapidement sur les lèvres. Il se remet en position et démarre la voiture. Je me mets droite dans mon siège et attache ma ceinture. Je commence à dessiner des formes sur ma vitre embuée.
- Tu fais quelque chose ce soir ? me demande-t-il.
- Non, répondis-je. Je n'ai pas cours demain.
- Très bien, je passe chez toi après tes cours d'aujourd'hui alors.
- Est-ce que ce serait un rencard Monsieur Blake ?
- Peut-être bien.
Je le regarde en souriant le plus possible. Il me jette un coup d'œil en haussant l'un de ses sourcils.
- Tu es si heureuse d'avoir un rendez-vous avec moi ? me demande-t-il.
- Encore plus que deux avant d'obtenir ce que je veux...
- Espèce de perverse.
Nous arrivons quelques minutes après devant mon université. Bellamy se gare alors que je regarde les étudiants devant nous. Certains regardent à travers le capot et nous pointent du doigt. Tout le monde nous connaît maintenant en tant que « Bellarke », le couple le plus en vogue du moment.
Quelques personnes sortent discrètement leurs téléphones portables et nous prennent en photo. Je soupire.
- Je suis désolé de te mettre dans cette position, me dit Bellamy en suivant mon regard.
- Je vais m'y habituer.
- Ils ne me reconnaissaient pas tout le temps avant ton arrivée.
- Je t'ai rendu encore plus célèbre, dis-je en souriant. Tu devrais vraiment me remercier en fait.
- C'est surtout ce qu'on a fait qui nous a rendu célèbre, dit-il en riant. Mais je vais faire comme si tout était grâce à toi.
- Merci, dis-je en plissant du nez.
Je prends mon sac de cours qui était jusqu'alors à mes pieds et déboucle ma ceinture. Je me tourne vers Bellamy.
- Est-ce que tu as besoin que je vienne te chercher dans deux heures ? me demande-t-il.
- Non, je vais prendre le bus pour rentrer. Je serais chez moi vers 17 heures.
- Je travaille jusqu'à 18 heures, je passerai chez toi juste après.
- D'accord, à tout à l'heure.
Je me penche de nouveau et l'embrasse sur les lèvres. J'ouvre la portière de la voiture et sors en mettant mon sac sur mon épaule. Je marche et baisse la tête lorsque je croise les regards des élèves. Ils voient en moi une menteuse ou une profiteuse. Le pire reste le regard des femmes. Oui, je suis en couple avec Bellamy Blake. Et alors ?
J'entre en furie dans le bâtiment d'art et me précipite vers ma classe. Heureusement pour moi, j'arrive pile à l'heure. J'entre et m'installe directement à mon chevalet tandis que le professeur rentre dans la salle.
- Aujourd'hui nous allons faire du nu, nous dit-il en posant son sac sur son bureau.
Je sens mes joues rosir légèrement. Je n'ai jamais fait de nu, je ne sais pas comment je vais pouvoir me concentrer sur mon dessin. C'est plutôt gênant mais je vais devoir faire au mieux. La porte derrière le professeur s'ouvre et un homme seulement en peignoir rentre dans la pièce. Quelqu'un que je connais parfaitement.
- Vous vous foutez de ma gueule ? m'exclamais-je.
Toute la classe se retourne vers moi et me regarde en étant surpris. Je croise les bras en fixant la personne devant moi. Combien y'a-t-il de chances pour que Finn soit en ce moment même devant moi ?
Celui-ci se tourne vers moi et semble aussi surpris que moi. Je me lève et m'approche de mon professeur.
- Je suis désolée monsieur mais je ne peux pas faire ça. Je connais cet homme.
- Je ne vois pas en quoi ce serait mon problème.
- C'est mon ex petit copain.
Il croise les bras et me regarde attentivement. Il commence à me sourire d'une façon narquoise. Je déteste mon professeur.
- Je ne vois toujours pas quel est le problème. Vous n'êtes pas censée être en couple avec ce Bellamy Blake ? À moins que ce ne soit un nouveau mensonge.
Je sens mon sang remonter vers mon visage et je souffle par les narines. Je sais que mon professeur ne m'aime pas. Il ne cesse de me rabaisser depuis toute cette histoire.
- Retournez vous asseoir, Mademoiselle Griffin.
- Bien monsieur.
Je fais volte-face et retourne m'asseoir sur mon tabouret. Je fais face à la toile et attends quelques secondes. Finn se place au milieu de la pièce et enlève son peignoir. Je regarde les autres autour de moi commencer à le dessiner alors que je ne détourne pas le regard de ma toile. Le professeur commence à marcher vers moi.
- Vous ne peignez pas ? me demande-t-il.
- Non.
- Pourquoi ça ?
- Je n'aime pas la situation à laquelle je suis confrontée.
- Et moi je n'aime pas votre attitude.
Il se retourne.
Sur un coup de tête, je me lève subitement et pose mon sac sur mon épaule. Sans jeter un seul regard derrière moi, je sors de la salle de classe. Je marche le plus vite possible dans les couloirs et sors au grand air. Je sais que Bellamy est déjà reparti donc je me dirige le bus.
Installé au fond de celui-ci, je décide d'appeler Octavia pour tout lui raconter.
- Clarke ? T'es en cours ? me demande-t-elle directement.
- Je suis partie, dis-je en soupirant. On devait peindre un homme nu.
- Et alors ? À ta place j'aurais louché sur lui !
- Pas quand c'est Finn.
Elle laisse passer quelques secondes au téléphone sans rien dire. Au bout d'un moment, je commence à entendre son rire enfantin à mon oreille.
- Ce n'est pas drôle, grommelais-je.
- Franchement, je pense que vous êtes destinés à être en couple. Tu te rends compte de toutes vos rencontres sans le faire exprès ?
- La ferme, O' ! J'en ai marre, je vais l'accuser d'espionnage.
- Comment tu vas faire pour tes cours ? me demande-t-elle.
- Je ne sais pas...
- Fais-le de mémoire, dit-elle en commençant à rire de nouveau.
- Au revoir, Octavia.
Je soupire en raccrochant le téléphone. Je suis pressée de rentrer chez moi.
J'ouvre ma porte d'appartement et jette mon sac de cours sur le sol. Je mets ma main dans mes cheveux et me dirige vers la cuisine. J'espère vraiment que l'incident qu'il s'est passé aujourd'hui ne se répercutera pas sur toute l'année.
Je m'approche de mon calendrier et regarde scrupuleusement ce qui est inscrit. J'ai une exposition d'art prévue la semaine prochaine. J'ai un rendez-vous chez mon dentiste. Et ensuite il y a Noël et le jour de l'an.
Je soupire et allume la télévision. Je prends mon portable et commence à traîner quelques minutes sur Twitter. Je clique sur les mentions #Bellarke et observe ce qui peut être dit sur mon couple.
J'écarquille les yeux lorsque je vois des photos de Bellamy et moi dans la voiture, quelque heures avant. Je n'arrive pas à y croire. Les étudiants qui sont passés devant nous et qui nous ont pris en photos les ont postés sur Twitter. Je ne peux même plus avoir d'intimité.
Je lance mon portable sur la table basse et essaye de me concentrer sur la télévision. Mes paupières commencent à devenir lourdes au fur et à mesure. Je suis fatiguée alors que je n'ai rien fait de la journée.
TOC TOC
Je gémis et roule sur le côté. J'enfonce ma tête dans mes bras et garde mes yeux fermés. Je commence à retourner dans mon rêve lorsque de nouveaux coups à la porte retentissent.
- Clarke ? Tu es là ?
J'ouvre les yeux et me lève en trombe de mon canapé. Je reste en plein milieu du salon et fixe la porte. Je regarde ma montre et roule les yeux. Il est déjà 18 heures 30 alors que j'ai seulement voulu faire une petite sieste. Et merde.
Je me suis endormie alors que j'avais mon rendez-vous avec Bellamy.
- Clarke ?
- J'arrive ! m'exclamais-je.
Je me regarde dans le miroir et essaye de démêler mes cheveux. Mon mascara a légèrement coulé et j'ai une trace rouge sur la joue droite à cause de ma petite sieste. C'est la honte.
Je soupire et ouvre la porte d'entrée. Je fais un grand sourire dès que je vois Bellamy avec deux cartons de pizzas dans les bras. Il rit.
- Je savais que tu allais apprécier cette soirée, me dit-il.
Il entre et pose directement les deux pizzas sur la table basse. Il se retourne vers moi alors que je ferme la porte d'entrée et croise les bras en faisant une petite moue.
- Je suis désolée de ne pas être présentable, lui dis-je.
Il lève les yeux au ciel en s'approchant de moi et m'embrasse longuement sur les lèvres. Il s'éloigne doucement de moi le temps de me dire « magnifique » et continue ses baisers. Je passe mes mains derrière sa nuque en l'embrassant passionnément.
- Clarke, attention, grogne-t-il.
- Quoi ? demandais-je innocemment.
- Ce n'est que le premier rendez-vous, dit-il en m'embrassant sur le front.
- Je ne t'ai pas vu depuis une semaine.
À ces mots, je prends de nouveau l'assaut sur ses lèvres et sens ses bras s'enrouler autour de ma taille. Il grogne dans ma bouche et me soulève de terre. J'en profite en mettant mes jambes autour de ses hanches. Il se recule vers mon canapé mais perd l'équilibre. Nous tombons tous les deux maladroitement sur celui-ci en riant.
- Arrête d'être un boulet, lui dis-je, on dirait Lincoln.
- C'est parce que tu es beaucoup trop lourde, dit-il en souriant.
- Ce n'est même pas vrai !
Je le frappe sur l'épaule alors qu'il rit en se reculant. Il se met en position assise et prend la télécommande pour allumer la télévision alors que je reste allongée. Je le regarde en haussant mes sourcils. Il ne fait même pas attention à moi et se penche en prenant une part de pizza. Il se tourne finalement vers moi.
- Quoi ? me demande-t-il.
- Tu te rends compte qu'on était en train de s'embrasser là ?
- Oui mais...
- Ne t'arrête pas !
- On va manger puis...
- JE VEUX QUE TU M'EMBRASSES !
- Non mais quel bébé !
Il se penche vers moi et au lieu de m'embrasser enfourne une part de pizza dans ma bouche. Il se remet à sa place et change de chaîne de télévision.
- Mange, me dit-il, ça va refroidir.
- C'est moi qui suis refroidie...
Je mange la part de pizza en m'asseyant alors qu'il rit et embrasse ma tempe. Je le repousse gentiment et déguste la pizza qu'il a apporté. Il vient de m'énerver. J'ai envie de le tuer. Et de le faire souffrir.
- Arrête Clarke, on dirait que tu as envie de me tuer avec ton regard, me dit-il.
- C'est le cas, j'attends juste de savoir si je veux le faire avec un couteau ou un pistolet.
- Pistolet s'il te plaît. Ça fait vraiment moins souffrir.
- Oui mais je veux que tu souffres moi.
- Qu'elle est mignonne.
Il se lève et fouille quelques instants dans sa mallette de travail. Je continue de regarder Top Chef alors qu'il sort deux films de celle-ci et revient s'asseoir à côté de moi.
- Alors soit Jackass, soit Batman Begins.
- Non, pas Batman... il n'y a que Spider-Man que j'aime bien en super-héros, tu le sais bien !
- Batman n'est pas un super-héros mais je vais laisser couler... Bref, donc Jackass. Mais en fait ça ne me tente pas.
- Si tu veux j'ai Twilight en dvd.
- Clarke...
- Bon d'accord, je me tais.
Il se lève de nouveau et fouille encore une fois dans sa mallette. Il grommelle des mots comme quoi il avait prévu un dvd de secours. Il sort de celle-ci un nouveau dvd. Je souris.
- HARRY POTTER ! m'exclamais-je. Mets-le tout de suite, sans négociations possibles !
- Normalement j'aurais dit non, mais je suis OBLIGÉ de te faire plaisir si je veux t'avoir dans mon lit.
- Tu te fiches de moi ? Ça fait deux semaines que je te supplie d'aller dans mon lit.
Il rit alors qu'il met le dvd dans le lecteur. Je me positionne tout à gauche du canapé contre l'accoudoir et me roule en boule. Bellamy appuie sur le bouton play et se dirige vers mon frigidaire. Il pioche deux canettes de Coca-Cola.
- Tu te rends compte que Ron et Hermione se détestaient au tout début ? demandais-je. L'évolution de ces deux personnages est incroyable.
- Je n'ai jamais réellement été fan de ce couple.
Je me retourne vers lui dès qu'il prononce cette phrase. J'écarquille les yeux et mets ma main devant ma bouche. Il n'a pas osé dire ça quand même ?
- Ne me dis pas que tu préfères Hermione et Harry s'il te plaît, dis-je en murmurant. Non, tout sauf ça.
- Non, me dit-il en me tendant une canette et en s'asseyant à droite du canapé. J'étais plus du style Victor et Hermione.
- Victor KRUM ? m'exclamais-je. Mais on ne le voit que dans le quatrième volet ! Il ne sert à rien en plus !
- Il est super viril et il casse sa carapace de gros dur pour pouvoir être avec elle. Je trouve ça plutôt mignon.
- D'accord, c'est adorable, mais la relation entre Hermione et Ron est beaucoup plus développée !
- Ouais, je ne suis pas trop d'accord.
Je secoue la tête en regardant la suite du film. Je croise les bras et fronce les sourcils. Je sais qu'il me regarde en ce moment même mais j'essaye de me tenir le plus loin possible de lui.
- Clarke...
Sans avoir le temps de protester, il étend son bras gauche et me tire vers lui. Je grogne mais pose tout de même ma tête contre son torse. Il enroule ses bras autour de moi alors que je continue à regarder le film.
- Tu es vraiment fan de ce couple ? me demande-t-il.
- Bien sûr.
- Et ça t'énerve que je ne le sois pas ?
- Bien sûr.
- Pourquoi ?
- Parce que leur histoire me fait penser à la nôtre, Bellamy. Ils n'arrivent même pas à se supporter au tout début et finalement commencent à développer des sentiments l'un pour l'autre ! Ils s'embrassent à la toute fin et se rendent compte qu'ils sont faits pour être ensemble.
- D'accord. Je retire ce que j'ai dit. J'adore ce couple.
- Pas la peine de dire ça pour me faire plaisir, dis-je en plissant du nez.
Je dérive de ses bras et finalement place ma tête contre ses cuisses en continuant à regarder le film. Bellamy commence à caresser mes cheveux de sa main droite et à jouer avec.
- J'aimerais avoir la pierre philosophale, murmurais-je doucement.
- Qu'est-ce que tu en ferais ?
- De l'or !
- Pourquoi te contenter d'or alors que tu peux avoir un Bellamy Blake ?
- Abruti.
Je lève ma main en l'air et le frappe au visage en l'insultant. Il commence à me chatouiller sur les côtes alors que j'essaye de m'extirper de son emprise. Je continue à rire en me tortillant et tombe finalement sur le sol. Je soupire violemment et m'étale sur le ventre en étoile de mer. Je tourne ma tête vers la télévision et continue à regarder le film.
- Tout pour Harry Potter, pas vrai ? me demande-t-il.
- Jusqu'à la fin*, répondis-je.
- Je n'arrive pas à croire que tu réussisses à placer une réplique du dernier film...
- Toujours.*
- Je ne sais vraiment pas pourquoi je sors avec toi.
- Oh c'est trop mignon comme expression, on dirait un enfant de 12 ans.
Je le sens m'envoyer violemment un coussin sur le dos alors que je ris. Je me relève finalement et m'écroule en travers de ses bras. Je niche ma tête contre sa clavicule et serre mes bras autour de son cou alors qu'il me caresse le dos.
- Bellamy... tu me promets de ne pas t'énerver d'accord ? demandais-je.
- Qu'est-ce qu'il y a ? me demande-t-il.
- J'ai vu Finn cet après-midi.
Il s'écarte doucement de moi et me regarde en fronçant les sourcils. Il me dit de continuer à parler.
- C'était le modèle nu que nous devions dessiner, lui dis-je.
- Sérieusement ? demande-t-il en commençant à rire.
- Arrête ce n'est pas drôle ! C'était super gênant même.
- Tu as du le dessiner ?
- Je devais mais je suis sortie de cours et je suis directement rentrée chez moi.
- Quoi ? demande-t-il en fronçant de nouveau les sourcils. Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?
- Je ne sais pas... je ne trouvais pas ça correct de le dessiner entièrement NU alors que c'est mon ex petit ami. Mon professeur n'avait pas à me demander ce genre de choses !
- Tu es une professionnelle Clarke, me dit-il. Même si quelque chose ne te plait pas ou t'embarrasse, tu dois le faire.
- Tu n'aurais même pas été en colère ?
- Non, dit-il en réfléchissant tout de même. Du moment que tu le vois de loin...
- Tu n'as pas à t'en faire, dis-je en riant.
Nous restâmes tous les deux enlacés sur le canapé en regardant la fin du film... même si Bellamy me déstabilisait plus qu'autre chose. Je souris en regardant les crédits de Harry Potter s'afficher sur l'écran.
- Est-ce que tu restes cette nuit ? demandais-je en le regardant. Sans rien faire, bien-sûr.
- Non, répond-il. Je fais dans les règles.
Je soupire alors qu'il commence à rire et à se lever du canapé. Je grogne et me lève également en le raccompagnant jusqu'à la porte. Il l'ouvre et sort sur le palier alors que je m'adosse contre la porte ouverte.
- Qu'est-ce que tu fais vendredi prochain ? me demande-t-il.
- Qu'est-ce que tu me proposes ? demandais-je en souriant.
- Notre deuxième rendez-vous. Dans un restaurant, bien évidemment.
- Un restaurant au deuxième rencard ? demandais-je en mordant ma lèvre. Je n'imagine pas ce que tu feras pour notre dernier.
- Tu verras bien.
Je secoue la tête en riant alors qu'il approche son visage du mien. Je lui fais un long baiser sur les lèvres.
- À vendredi, dis-je en refermant la porte.
Rencard numéro 2 : PDV de Bellamy
Je range la farine et le sucre dans le meuble au-dessus de l'évier de cuisine alors que Octavia range les légumes dans son frigidaire. Elle continue de me parler alors que je n'écoute qu'à moitié ce qu'elle me dit. Je prends le paquet de mouchoir à côté de moi et éternue bruyamment. Je me mouche alors qu'elle se tourne vers moi et croise les bras.
- Tu es malade.
- Je ne suis pas malade ! dis-je en jetant mon mouchoir à la poubelle.
- Non pas du tout, c'est seulement le troisième paquet de mouchoirs que tu prends de la journée.
- Ce n'est pas vrai !
J'éternue violemment sur le sol. Octavia lance un petit cri dégoûté alors que je m'excuse. Elle me pousse jusqu'au canapé en me donnant un paquet de mouchoir en plus. Je commence à regarder la télévision alors qu'elle caresse mes cheveux derrière le canapé.
- Tu dois aller voir un médecin, me dit-elle.
- C'est juste un petit rhume, ce n'est pas grand-chose.
- Tu n'es pas censé emmener Clarke au restaurant ? me demande-t-elle.
- Si, répondis-je. On va dans le centre.
- Tu ne crois pas que tu devrais annuler ? Reporte le dîner à la semaine d'après.
- Non ! J'attends cette soirée depuis une semaine, je ne vais pas me décommander.
- Oh mais couchez ensemble qu'on en finisse !
Je frappe ses mains alors qu'elle soupire et les enlève de mes cheveux. Elle se dirige vers son placard et grignote quelques gâteaux alors que je me mouche pour la énième fois. La porte d'entrée s'ouvre brusquement alors que Lincoln entre dans l'appartement. Il me fait un signe de tête en riant et embrasse Octavia. Je tourne le regard en poussant un soupir alors que je les vois s'embrasser plus longuement à ma droite. Je tousse bruyamment pour qu'ils se séparent enfin.
- Tu es vraiment un enfant, me dit ma petite sœur.
- Tu es malade ? me demande Lincoln en s'asseyant à côté de moi.
- Ça se voit tant que ça ?
- Tu ressembles seulement à un mort, rien de très grave.
- Octavia, tu vas devoir me maquiller pour ce soir !
- COMME LORSQU'ON ÉTAIT PETITS !
Je grogne alors qu'elle commence à rire et à chercher sa trousse de maquillage. Octavia adorait me maquiller alors que je dormais... ma virilité avait été bafoué.
Je prends la télécommande en face de moi et zappe les chaînes pendant que Lincoln reste sur son portable.
- Au fait, Octavia et moi partons dans dix petites minutes.
- Où ça ? demandais-je.
- Je l'emmène au restaurant et ensuite au cinéma.
- En quel honneur ?
- Tu le sais très bien... ça fait 5 ans aujourd'hui que nous sommes en couple.
Je tourne rapidement ma tête vers lui et écarquille les yeux. Ça fait déjà 5 ans que je le connais ? Ma sœur n'a que 22 ans, je n'arrive pas à y croire...
- Ouah, dis-je en souriant. C'est énorme. Je suis vraiment content pour vous.
- Merci, dit-il en baissant la tête et en rougissant un peu.
- Tu n'as pas prévu de... la demander en mariage ou un truc dans le genre quand même ? demandais-je en haussant l'un de mes sourcils.
- Quoi ? s'exclame-t-il en tournant rapidement la tête vers moi. Non, pas du tout !
- D'accord, tant mieux, grommelais-je.
- Enfin je... j'y ai pensé, bien sûr, mais pas aujourd'hui.
Je le regarde en grossissant mes yeux. Il détourne la tête, gêné, alors que je grommelle quelques mots incompréhensibles en regardant la télévision. Je sais qu'un jour ou l'autre Lincoln lui fera sa demande mais je veux que ce soit le plus tard possible. Je ne pourrais pas gérer ce genre de situation pour le moment. C'est ma petite sœur !
Octavia revient quelques minutes après dans le salon, dans une robe de soirée noire. Je la complimente sur sa tenue alors qu'elle sourit et qu'elle virevolte dans le salon.
- On y va ? demande-t-elle à Lincoln.
- D'accord, répond celui-ci en se levant. Tu restes ici ? me demande-t-il.
- Il est déjà 19 heures, dis-je en regardant ma montre. Je vais rester une petite demi-heure ici et je vais aller cherch...
J'éternue violemment en plein milieu de ma phrase et prends immédiatement un mouchoir à côté de moi. Je me mouche alors que ma petite sœur éclate de rire et franchit la porte en me disant au revoir. Je soupire et pose ma nuque contre le dossier du canapé. Il va falloir que je supporte cette soirée.
Au bout de dix minutes de film, je décide enfin de respirer par la bouche. J'étais en train de suffoquer à cause de ce maudit rhume. Je prends un mouchoir à côté de moi et me mouche dedans alors que des petits coups à la porte se font entendre.
- Qu'est-ce qu'il se passe encore... murmurais-je en fermant les yeux.
La porte d'entrée s'ouvre alors que j'ouvre les yeux et tourne la tête.
- Clarke ?
Celle-ci sourit et reste debout, en secouant la tête. Elle ne s'est même pas habillée pour aller au restaurant, elle porte seulement un t-shirt et un jean. Elle a des sacs en papier dans ses mains.
- Octavia m'a appelé, me dit-elle.
Je secoue la tête d'énervement alors qu'elle dépose ses deux sacs sur l'îlot central. Elle commence à sortir de la nourriture chinoise.
- Je te donne principalement la soupe, me dit-elle. C'est bon pour les malades.
- Je ne suis pas malade ! m'exclamais-je en me levant du canapé.
- Arrête un peu.
- Allons au restaurant, ça va.
Je m'avance mais vois la pièce autour de moi commencer à tourner. Je fronce les sourcils et divague de ma trajectoire alors que Clarke arrive vers moi et pose ses mains sur mes épaules pour me stabiliser. J'attends que ma vision redevient claire. Elle pose sa main sur mon front en me disant que j'ai de la fièvre. Je soupire.
- Tu t'assois sur ce canapé et tu ne bouges pas.
- Mais notre second rendez-vous...
- Ce n'est pas toi qui m'emmène à notre second rendez-vous mais moi qui te l'apporte. Assis.
Je m'assois en souriant alors qu'elle ramène la nourriture chinoise sur la table basse devant nous. Je la regarde faire quelques secondes. Ma petite amie est parfaite.
- On regarde quoi ? demande-t-elle en s'asseyant à côté de moi sur le canapé.
- Clarke, ne m'approche pas trop. Je dois être affreux et surtout contagieux.
Elle me regarde en haussant les sourcils. Elle se penche vers moi et coince mon menton entre ses doigts. J'essaye de m'extirper mais elle rit et m'embrasse longuement sur mes lèvres. Je m'écarte d'elle en grognant.
- Maintenant, quoi que je fasse, je serais malade !
- Pourquoi t'as fait ça ? Tu aurais pu éviter la contagion !
- Et ne pas t'embrasser de toute la soirée ? Jamais !
- T'es infernale.
Elle se penche en avant et me tend un bol de soupe chinoise. Elle prend un carton avec des nouilles et commence à manger en me tendant la manette de la PS4.
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec ça ? demandais-je.
- Mets Netflix. Tu choisis le film, c'est toi le malade.
- Quel honneur.
Je n'ajoute rien et me dépêche d'allumer la télévision. Je pioche dans les films et décide de mettre Very Bad Trip. C'est le genre de film que nous adorons tous les deux.
- Oh je t'aime ! s'écrie-t-elle en voyant le film que je mets.
Je la regarde en souriant. C'est la première fois depuis trois semaines qu'elle me dit ces mots. C'est sorti instinctivement, c'est que j'aime le plus.
Elle s'installe plus confortablement dans le canapé et se serre contre moi. Je passe mon bras droit autour d'elle et plante un baiser sur sa tempe.
- Je t'aime aussi, murmurais-je dans ses cheveux.
Elle me regarde en haussant les sourcils. Elle se penche néanmoins vers moi et m'embrasse doucement la joue, se replaçant ensuite dans mes bras.
- Arrête de me dire ça, on dirait un homme fragile.
- Je suis malade, bien sûr que je suis fragile. En plus tu viens juste de me le dire.
- C'est vrai ? Quand ça ?
- Quand j'ai mis Very Bad Trip, dis-je en riant.
- Je ne m'en suis même pas rendue compte...
Je ris alors qu'elle rougit violemment. Je passe ma main droite dans ses cheveux et commence à les caresser. Elle se détend contre moi.
- Je suis allée voir ma mère et Marcus tout à l'heure, me dit-elle au bout d'un moment.
- Ils vont bien ? demandais-je.
- Ma mère est stressée à cause de Noël...
- Mais c'est seulement dans... 5 jours. Oh non...
- Quoi ? demande-t-elle en levant la tête vers moi.
- Je ne t'ai toujours pas trouvé de cadeaux...
Elle commence à rigoler et à secouer la tête. Elle enfonce sa tête dans mon cou en commençant à m'embrasser sous l'oreille. Je la serre plus fortement contre moi et nous continuons à regarder le film.
Deux heures plus tard, juste après que Clarke et moi ayons finis de nous câliner sur le canapé, Clarke décide de me border dans le lit de ma sœur.
- Je ne suis pas un bébé, gémissais-je.
- Tu gémis comme un bébé en tout cas, dit-elle en rabattant la couverture autour de moi.
- Ce n'est pas vrai...
- Mais tu es MON bébé, c'est rassurant ?
- Un petit peu...
Elle rit alors que je commence à fermer les yeux. Elle s'apprête à sortir de la chambre mais je l'interpelle.
- Notre rendez-vous n'est pas terminé, lui dis-je.
- Tu vas t'endormir comme une masse.
- Reste.
Elle entre de nouveau dans la chambre en riant et s'écrase à côté de moi sur le lit, au-dessus des couvertures.
- Je ne peux pas te prendre dans mes bras tellement tu m'as bien bordé, lui dis-je.
- Nos enfants seront heureux alors.
- Donc je ne peux pas te dire « je t'aime » mais toi tu peux sortir à tout bout de champ les mots « nos enfants » ?
- Je suis une fille, j'ai le droit. Je suis beaucoup plus émotive que toi.
- N'importe quoi.
Elle passe une jambe en travers de mon corps et se colle contre moi, en posant sa tête sur mon épaule. Je grogne parce qu'elle m'encercle, ne me permettant pas de libérer mes bras de la couverture.
- Ça fait quoi d'être impuissant ? me chuchote-t-elle à l'oreille.
- Tais-toi.
Je tourne mon visage vers elle. Elle se rapproche et m'embrasse lentement sur les lèvres. J'essaye d'approfondir le baiser mais elle se recule.
- Tu es malade, me dit-elle.
- Tu viens de t'en rendre compte ?
- Je t'aime.
- Même dans la maladie ? demandais-je.
- Toujours.
* « Until the end » et « Always » dans Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2
Il fallait bien que je parle des films Harry Potter dans un de mes chapitres, étant ma saga préféré. Le chapitre 24 sera entièrement consacré au troisième rendez-vous entre Bellamy et Clarke et la chaleur va monter crescendo... je mettrais un ratine M, au cas où. Bonne semaine !
- Amandine.
