Nous voici déjà avec l'avant dernier chapitre de cette fiction. Je ne vais pas m'étancher pour l'instant sur le fait que ça soit bientôt fini parce que ça va me miner le moral toute la journée !
En tout cas je souhaite remercier la merveilleuse Géraldine (GoodGame) pour avoir lu ce chapitre en exclusivité et me dire ce qu'elle en a pensé. J'en profite pour vous diriger vers sa première fiction Bellarke : « Heal Me Kill Me ». J'ai l'honneur d'être la correctrice de sa fiction et elle en vaut le détour, je vous le promets !
Allez, je vous laisse avec de la lecture… notamment la première nuit entre Bellamy et Clarke ! J'ai changé le rating en "T" (+ de 13 ans) mais c'est vraiment au cas où, puisque tout n'est pas réellement décrit. Cette scène ne devrait pas vous choquer.
CHAPITRE XXIV
- Non maman, ne t'en fais pas.
Je ne prends même pas la peine de frapper à la porte et entre dans l'appartement d'Octavia. Celle-ci et Bellamy sont debout autour de l'îlot central de la cuisine. Bellamy s'apprête à venir m'embrasser mais je lui montre mon portable collé contre mon oreille.
- Je t'ai dit que je fêtais le nouvel an avec mes amis, je n'ai pas besoin que tu t'inquiètes de cette façon.
- [...]
- Je viendrais vous voir la semaine prochaine, c'est promis.
- [...]
- Moi aussi je t'aime. À la semaine prochaine.
Je raccroche en soupirant. Je fais rapidement le tour de l'îlot central et plante un bisou sur la joue à Octavia. Je pioche dans le panier à fruit devant moi et croque une grosse bouchée dans une pomme.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? me demande Bellamy.
- Rien, répondis-je en avalant mon morceau de pomme. Ma mère pensait que je passais le nouvel an avec elle.
- Si Marcus et elle sont seuls on pourrait rester avec eux, me dit-il.
- Quoi ? Non, hors de question ! Ils vont le passer avec Jaha et Mia.
Il hoche la tête et prend la pomme que je tenais dans la main. Octavia me contourne et s'assoie sur le canapé. Bellamy commence à manger la pomme alors que je porte ma main à mon collier pour me déstresser. Ce collier est très récent.
Bellamy m'a offert un magnifique pendentif à Noël, qui a dû lui coûter très cher. Je sais qu'il a l'argent grâce à son travail mais ça me gêne toujours autant, surtout lorsque je lui ai seulement offert un cadre photo avec une vingtaine de photos de ses amis... J'étais très embarrassée par ce cadeau mais lorsqu'il l'a vu, il était très ému. Je sais que ses amis sont très importants pour lui.
Je lui souris avant d'aller rejoindre Octavia sur le canapé. Je passe mon bras gauche autour de ses épaules.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? lui demandais-je.
- Lincoln est en retard.
- Je ne vois toujours pas où est le problème...
- Et s'il me trompait ?
- Quoi ? dis-je en commençant à rire.
- Arrête, ce n'est vraiment pas drôle ! En ce moment il est vraiment secret, je ne sais pas ce qui lui arrive. Ça me fait peur, je ne...
Nous nous tournons toutes les deux automatiquement vers la porte lorsque la poignée s'active. Lincoln entre et sourit immédiatement lorsqu'il nous voit.
- LINCOLN ! m'écriais-je.
- Clarke !
J'éclate de rire et me lève du canapé. Je m'élance vers lui et saute alors qu'il me rattrape au vol. J'accroche mes bras autour de son cou et mes jambes autour de son corps comme un singe.
- Je ne t'ai pas vu depuis longtemps ! dis-je avec une petite voix toute fluette.
- Tu m'as manqué petite sœur, répond-il en plantant un baiser dans mes cheveux.
- Toi aussi gros nounours.
Il rit et me dépose sur le sol. Il fait une accolade Bellamy pour le saluer.
- Tu te rends compte de la chance que tu as ? lui demande Bellamy.
- Pourquoi ? répond Lincoln en déposant un baiser sur le front de sa petite amie, toujours sur le canapé.
- Quand Clarke est entrée il y a dix minutes, je n'ai eu aucune embrassade de sa part.
- Sérieusement ?
- Rien. Même pas de bisous. Rien.
Je lève les yeux au ciel et tire sur son col de t-shirt sans qu'il puisse réagir. Je l'attire contre moi et l'embrasse sur les lèvres. Il ne répond pas à mon baiser au début, étant sans doute trop étonné de mon audace. Il se relaxe finalement et passe ses bras dans mon dos en me rendant mon baiser. Il pousse mon dos contre l'îlot alors que je passe mes bras autour de son cou. J'entends les soupirs dégoûtés de sa sœur derrière mais il n'a pas l'air de s'en rendre compte jusqu'à ce qu'elle se lève et le tire en arrière.
- J'en ai MARRE de vos élans d'affection. On arrête !
- Elle ne m'avait pas dit bonjour, rétorque Bellamy, il fallait bien qu'on se rattrape !
- Il y a trop de tension sexuelle entre vous, couchez ensemble qu'on en finisse !
Je hoche la tête avec un regard désespéré. C'est de la faute de Bellamy, je n'y suis pour rien. Celui-ci tourne sa tête vers moi et me regarde quelques secondes. Il balaye mon corps du regard alors que je hausse les sourcils.
- Très bien, dit-il. Clarke, ça te dirait que notre troisième rendez-vous se passe ce soir ?
J'écarquille les yeux. Il veut que notre rendez-vous se passe le jour de l'an, avec tous nos amis autour de nous, chez Murphy ? Oh que oui.
Je souris et lève mes bras en l'air dans un signe de victoire. Je me jette au cou de Bellamy qui rit et me fait tourner sur moi-même.
- J'accepte, dis-je à son oreille. On va privatiser le lit de Murphy ?
- Je ne suis pas sûr qu'il soit d'accord, me répond-il en riant. Mais si tout va bien, on va tous leur faire boire BEAUCOUP d'alcool et on aura la maison pour nous tous seuls.
- J'ai hâte, dis-je en mordant ma lèvre.
- Vous prévoyez votre première nuit ensemble ? nous dit Octavia en levant les yeux au ciel. C'est dégueulasse.
- On prendra une vidéo, lui dit Bellamy. Tu verras que ce n'est pas si dégueulasse.
- BEURK !
Elle plaque ses mains contre ses oreilles et retourne sur le canapé, en enfonçant son visage dans le torse de Lincoln.
- Octavia ? demandais-je doucement. Octavia ? OCTAVIA !
- Quoi ? grommelle-t-elle en me regardant.
- Je n'ai pas de robes pour ce soir... est-ce que tu veux m'aider ?
Son visage s'illumine lorsqu'elle entend mes paroles. Je savais que cette technique allait la convaincre, je n'avais pas besoin d'en dire plus. Elle se lève subitement et me prend la main en me conduisant dans sa chambre.
- Il n'est que 17 heures, lui dis-je. Nous partons seulement dans deux heures !
- Tant pis, au moins tu seras prête en avance ! Je te maquillerais pendant ce temps.
- Pendant deux heures ?
- Arrête de te plaindre !
Elle sort devant moi trois robes. Une très longue orange que je décline directement, la couleur étant trop agressive pour moi. J'ai ensuite le choix entre une robe bustier rouge ainsi qu'une mignonne petite robe noire.
Avant que je ne puisse donner ma réponse, Bellamy entre rapidement dans la chambre et croise les bras.
- Range tout de suite cette robe rouge, Octavia.
- Pourquoi ? chouine celle-ci. Je l'aime beaucoup !
- Elle n'a pas de manches donc elle peut facilement tomber. De plus, elle est trop courte. C'est hors de question.
- Elle sera facile à enlever pour toi... répond sa sœur en lui faisant un clin d'œil.
- Oui mais pour les mains de Murphy aussi.
- C'est n'importe quoi, tu sais très bien qu'il est en couple avec Emory.
Je regarde les deux robes qu'elle me montre et réfléchis. La robe rouge est magnifique mais c'est vrai que je n'ai jamais été vraiment à l'aise avec les robes bustiers. Il faut toujours vérifier qu'elle tienne en place, c'est invivable.
- Je vais choisir la noire, répondis-je en souriant.
Je vois le sourire s'installer sur le visage de Bellamy juste avant qu'il parte de la chambre. Octavia fait une petite moue mais m'aide tout de même à enfiler la robe. Je souris en me voyant devant le miroir. La robe m'arrive en bas des cuisses et est cintrée vers la taille. Les bretelles sont épaisses, me permettant de cacher un minimum mes épaules.
- Voilà, c'est bon ! m'exclamais-je.
- Non, je dois encore te maquiller !
- NON ! s'écrie Bellamy depuis le salon. LAISSE-LA AU NATUREL !
- Le monsieur vient de parler, on va l'écouter, dis-je en retournant dans le salon.
Je m'écroule sur Bellamy sur le canapé et regarde la télévision. Au bout d'une heure de visionnage, Bellamy à l'air de s'ennuyer et commence à jouer avec l'ourlet de ma robe. J'essaye de le repousser en frappant ses mains mais le laisse finalement continuer. Il trace le contour de chaque strass collé en bas de la robe sans savoir l'effet qu'il me procure. Je me racle la gorge en essayant de compter tous les carreaux au plafond. Est-ce qu'il sait qu'il est en ce moment même en train de caresser ma cuisse ? Apparemment non. J'essaye de me visualiser des grands pères, des tas de grands pères.
- Ça va ? me demande-t-il en fronçant les sourcils.
- Oui je... hum... si tu pouvais arrêter ce que tu... fais... ça serait bien.
- Quoi ? demande-t-il, ne comprenant pas ma situation. Qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est comme si je trouvais soudainement les boutons de ton pantalons fascinants et que je commençais à jouer avec. Ça te va ?
- Oh...
Il commence à rire tout seul durant quelques minutes alors que je roule les yeux et me gratte le front. Il enfonce son visage contre mon épaule et continue alors que je soupire et frappe l'arrière de son crâne.
- Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? demande Octavia en revenant habillée d'une robe bleu.
- Je fais de l'effet à Clarke, dit Bellamy en la regardant et en riant.
Je le frappe à plusieurs reprises alors qu'il essaye d'éviter mes coups. Je me lève finalement et me prends un verre d'eau dans le frigidaire, alors que je le vois s'écrouler dans le canapé, son corps pris de soubresauts. Bellamy est vraiment un enfant, je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire de lui.
Je vois Octavia pousser violemment Bellamy et le faire tomber du canapé. Elle prend sa place à côté de Lincoln alors que Bellamy reste sur le sol, sur le dos. Octavia se niche contre Lincoln et celui-ci commence à jouer avec ses cheveux en lui murmurant des choses à l'oreille. Je souris. Pour moi, c'est complètement impossible qu'il la trompe. Il est beaucoup trop amoureux d'elle, ça se voit. Ils sont vraiment complémentaires tous les deux et très sérieux dans leur couple...
- PRINCEEEEEEEEESSE VIENS ME FAIRE UN MASSAGE !
… Ce qui n'a pas encore l'air d'être le cas avec Bellamy. On a encore du chemin à parcourir avant de devenir un couple aussi beau qu'eux.
Je grogne toute seule et m'avance vers lui en tendant mes bras pour l'aider. Alors qu'il agrippe mes mains, il donne un peu de poids sur ses bras et me fait tomber sur lui. Je le frappe sur le sol alors qu'il rit et me prend dans ses bras. Je soupire et le laisse me faire un câlin, sans lui retourner.
- Ta sœur et Lincoln sont trop mignons, lui dis-je à l'oreille.
- Et alors ? Nous aussi on est mignons.
- Oui bien sûr, dis-je en m'esclaffant.
Il me regarde en fronçant les sourcils et relâche son étreinte. Il semble blessé par mes paroles alors que ce n'était pas méchant. Nous sommes en couple depuis un mois, nous ne pouvons pas être aussi parfaits que Lincoln et Octavia.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, lui dis-je en fronçant à mon tour les sourcils, ne comprenant pas sa réaction.
- C'est bon, c'est rien, grommelle-t-il.
Il se relève et m'aide également à me lever. Je m'apprête à l'embrasser pour m'excuser mais il détourne sa tête rapidement et trouve une excuse.
- Je vais aller me changer dans la chambre d'Octavia. Je n'aime pas ce pull.
Je hoche la tête alors qu'il se gratte l'arrière de son crâne et s'enferme dans la chambre de sa sœur. Mais qu'est-ce que j'ai fait à la fin ? Ce n'était pas méchant !
- Idiote, me dit Octavia, toujours sur le canapé.
- Quoi, c'est moi l'idiote maintenant ? demandais-je, sur la défensive. Il vient de s'offusquer pour rien !
- Tu ne comprends pas... Bellamy n'a jamais eu de petite amie, Clarke !
- Et alors ?
- Il fait tout pour se rendre parfait à tes yeux et faire marcher son couple mais tu viens juste de lui dire que vous n'étiez même pas un couple mignon.
- Bon d'accord, je n'aurais pas dû dire ça, mais ça ne veut pas dire pour autant que je ne l'aime pas !
- Allez, va te rattraper. On part bientôt.
Je grommelle quelques mots incompréhensibles et me dirige vers la chambre d'Octavia. Je frappe trois fois à la porte.
- Bellamy... Bellamy... Bellamy...
- Clarke ! s'exclame-t-il de l'autre côté de la porte. Tu n'es pas Sheldon Cooper !
- Désolée... je peux entrer ?
- Oui.
J'actionne la poignée de porte et entre dans la chambre. Bellamy est en train de fouiller dans l'armoire à sa petite sœur, torse-nu. Je m'approche de lui et encercle sa taille de mes petits bras. Je pose mon front contre son dos.
- Je suis désolée, murmurais-je.
- Clarke, c'est bon, ce n'est rien.
Il secoue légèrement ses hanches, refaisant retomber mes bras sur mes côtés. Bon. Il est vraiment en rogne.
- Tu sais très bien que ce n'est pas ce que je voulais dire.
- Je le sais, pas la peine de t'excuser. Je ne voulais pas réagir de cette façon moi non plus. Tu as raison, ne précipitons pas les choses.
- Alors c'est quoi le problème ?
- Rien.
Je me mords la lèvre en hochant la tête, même si je sais qu'il ne me voit pas. Il pioche un t-shirt gris et l'enfile rapidement. Il se retourne vers moi et me regarde.
- Promets-moi quelque chose.
- Oui.
- Si je te répète la même chose au bout d'un an de relation, ne ris pas.
- Un an ?
Cette question s'échappe de ma bouche sans que je ne puisse l'en empêcher. Je le vois soupirer en secouant la tête devant moi.
- Tu as l'air surprise d'entendre ces mots sortir de ma bouche apparemment. Tu penses qu'on ne durera pas un an ?
- Quoi ? Bien sûr que si !
- Ouais.
- Bell !
Je m'approche rapidement de lui et noue mes bras autour de son cou. Il sourit doucement alors que je lui fais une petite moue.
- Pardonne-moi.
- Ne fais pas cette tête, me dit-il. Tu sais très bien que je n'arriverais pas à résister.
- C'est pour ça que je la fais, dis-je avec un sourire rayonnant.
- Allez, c'est bon, on y va.
Il m'embrasse sur les lèvres et nous retournons tous les deux dans le salon. Je pince les lèvres et commence à rire dans ma barbe lorsque je vois Octavia et Lincoln s'embrasser goulûment sur le canapé, Octavia à moitié affalée sur lui.
- LES GARS ! s'exclame Bellamy en se cachant les yeux alors que j'éclate de rire. ARRÊTEZ-ÇA !
- Désolée, dit Octavia en se remettant droite et en s'essuyant le coin des lèvres.
- Non mais un peu de tenue quand même, vous savez que... CLARKE, arrête de rire !
Je mets ma main sur ma bouche et me stabilise en mettant mon autre main sur le dossier du canapé. Je croise le regard noir de Bellamy mais cela ne m'empêche pas de rire à nouveau en croisant le regard amusé de Lincoln.
- J'en peux... plus... dis-je en essayant d'arrêter de rire.
Bellamy lève les yeux au ciel et soupire. Il s'approche soudainement de moi et pose ses deux mains sur ma taille, en me regardant profondément dans les yeux. J'arrête soudainement de rire et approche mon visage du sien. Il sourit et se recule vers la porte d'entrée. Je grogne en avançant.
- Ça marche toujours avec toi, dit-il en ouvrant la porte.
- Tu sais que tu n'as pas le droit de faire ça, lui dis-je en franchissant avec Octavia et Lincoln la porte d'entrée.
- Je ne vois pas pourquoi.
- C'est trop excitant.
- Ne commencez pas non plus tous les deux ! dit Octavia en nous regardant. Je n'ai pas le droit d'embrasser mon copain avec qui je suis depuis 5 ans mais par contre, vous...
- Tu es ma petite sœur, je me dois de te protéger, dit Bellamy.
Je vois Octavia grommeler dans sa barbe alors que je secoue légèrement la tête. Nous descendons tranquillement les escaliers et allons dans la voiture. Octavia et Lincoln se mettent à l'arrière alors que je me mets à la droite de Bellamy. Je tripote l'autoradio tandis que Bellamy frappe ma main. Je réitère l'opération mais il continue à m'éloigner.
- Arrête ! m'exclamais-je.
- Si c'est pour mettre une chanson venant de High School Musical c'est hors de question !
Je me retourne vers Octavia et lui fais un clin d'œil complice. Nous rions toutes les deux alors que Lincoln et Bellamy commencent à dire qu'ils n'en « peuvent plus » de High School Musical. En fait, Octavia et moi avons fait une soirée en regardant les trois films d'affilé... et nous avons forcé les garçons ainsi que Wick et Raven à regarder avec nous. Ils sont encore traumatisés par quelques scènes.
- Je ne comprends toujours pas la scène de la cafétéria, dit Lincoln en secouant la tête. Comment est-ce qu'ils peuvent tous connaître la chorégraphie ?
- Tu peux dire ça pour toutes les scènes, dit Bellamy en riant. Ce film est une grosse blague.
- C'est n'importe quoi ! dit Octavia en s'avançant et en frappant l'arrière de son crâne. Tu as failli pleurer devant leur rupture dans le deuxième film.
- J'avais une poussière dans l'œil ! rétorque-t-il avant de se tourner vers moi. Je te jure, Clarke, c'était une poussière.
- Je te crois chéri, dis-je ironiquement en caressant sa joue.
Il secoue la tête pour faire retomber ma main alors que je ris. Je lui demande sur la route qui sera présent à la soirée.
- Il y aura tout le monde, franchement. Même Raven et Wick, alors que Murphy les a seulement vu qu'une seule fois.
- Je suis pressée de voir la maison où vit Murphy, dis-je en regardant par la fenêtre. Ça a vraiment l'air grand.
- C'est le cas de le dire... dit-il en regardant par le pare-brise.
Je suis son regard et écarquille les yeux devant la grande villa qui apparaît devant nous. Je crois n'avoir jamais vu une maison aussi grande que celle-ci. Je savais que les parents de Murphy étaient riches mais à ce point...
Bellamy se gare dans l'allée et nous sortons de la voiture. Je ne sens même pas la main de Bellamy prenant la mienne ni le rire d'Octavia. Je suis seulement impressionnée par l'immensité de la maison.
Bellamy me tire jusqu'à la porte d'entrée et appuie sur la sonnette. Murphy ouvre immédiatement la porte.
- Bienvenue à tous ! dit-il avec un sourire.
- Depuis quand est-ce que tu es joyeux ? demande Bellamy en haussant un sourcil.
- Emory m'a dit de me montrer courtois, répond-il en roulant les yeux. Bon, entrez, faites comme chez vous.
- Merci, répondis-je en plantant un rapide baiser sur sa joue.
Il nous laisse entrer et Raven pousse un petit cri lorsqu'elle me voit. Elle accourt vers moi et m'enlace longuement alors que Wick éclate de rire derrière elle.
- Tu es déjà beaucoup alcoolisée toi, dis-je dans ses cheveux.
- Vous êtes en retard, murmure-t-elle. J'avais soif !
- Oui, ça se sent à ton haleine.
Elle se sépare de moi et s'écrase dans les bras de Wick. Je regarde autour de moi et vois Emory, Jasper et Maya déjà bien alcoolisés. Je m'approche de Bellamy et chuchote à son oreille.
- D'ici une à deux heures du matin on a le champ libre, lui dis-je.
- On a juste à corser leurs cocktails, me dit-il. J'ai déjà réussi à prendre la clé de la chambre de Murphy.
- Bien joué, dis-je en riant.
Maya vient devant nous et nous plante un verre dans les mains. Elle en donne également à Octavia et Lincoln qui s'empressent de les boire. Je regarde Bellamy et secoue la tête. Il comprend ce que je veux lui dire et nous posons nos verres à côté de nous sans y toucher. Nous ne voulons pas être saouls.
- Regardons tous des vidéos de Murphy bébé ! s'écrie Emory en se levant du canapé.
Tout le monde se lève et s'écrie en entendant ses mots. Elle met ses bras autour du cou de Murphy alors que celui-ci grogne et lui dit de ne pas mettre les cassettes vidéo. Emory chuchote quelque chose à son oreille alors qu'il rougit et hoche la tête. Je souris devant ce spectacle. Ils sont vraiment mignons.
Emory met les cassettes de Murphy et nous voyons directement un petit Murphy de trois ans jouant dans son bain. Nous rigolons devant les images de lui faisant du foot ainsi qu'à la piscine. L'alcool coule à flot entre tout le monde et je vérifie constamment ma montre. À minuit une nouvelle année commencera. Une année que je compte passer entièrement avec Bellamy.
- Il est bientôt minuit ! s'écrie Octavia en se levant du canapé, un verre dans la main. Que tout le monde s'embrasse !
- Doucement Octavia, dit Bellamy alors qu'elle tangue légèrement.
- Tu tiens vraiment bien l'alcool grand frère, dit-elle, étonnée.
Bellamy secoue la tête en riant alors que nous mettons la télévision et nous voyons un compte à rebours commencer. Tout le monde se lève lorsque les dix dernières secondes retentissent. Je me mets face à Bellamy et mets mes bras autour de son cou.
- Tu sais que les personnes avec qui l'on passe le jour de l'an seront toujours à tes côtés toute l'année ?
- C'est vrai ? dit-il en me souriant.
- J'ai lu ça dans un magazine, dis-je en haussant les épaules.
Il rit alors que tout le monde autour de nous crie le célèbre « BONNE ANNÉE ! » Nous nous regardons en souriant jusqu'à ce qu'il s'approche de moi et pose ses lèvres contre les miennes. Je souris dans notre baiser et l'autorise à l'approfondir lorsque je sens sa langue sur ma lèvre inférieure. Je fais passer mes mains de sa nuque vers ses joues, que je caresse lentement en sentant sa légère barbe. Il me caresse les cheveux et nous nous séparons doucement en posant notre front l'un contre l'autre.
- Bonne année, princesse.
- Bonne année, Bell.
Nous sourions en nous embrassant une dernière fois et regardons autour de nous. Ils ont tous arrêté de s'embrasser et sont en train de danser comme des petits fous. Lexa croise les bras et fait la tête en nous regardant tour à tour.
- C'est vraiment injuste, nous dit-elle. Je n'ai eu personne à embrasser pour la nouvelle année moi !
Je secoue la tête et m'avance vers elle alors que tout le monde se fige et me regarde. Je mets ma main à l'arrière de son crâne et l'attire contre mes lèvres. Je l'embrasse durant une à deux secondes et me sépare d'elle en riant.
- Maintenant c'est fait ! dis-je en souriant.
- Je ne sais pas si je suis prête à voir une relation avec quelqu'un, dit-elle en me faisant un clin d'œil.
J'éclate de rire. Les autres autour de moi commencent à pousser des petits cris joyeux alors que je me replace à côté de Bellamy. Celui-ci baisse la tête vers moi et sourit.
- C'était vraiment érotique, me dit-il. Tu crois que...
- Non Bellamy, dis-je en secouant la tête. On ne fera pas de plans à trois.
- J'aurais essayé.
Je pousse son épaule avec la mienne alors qu'il met son bras autour de ma taille, me rapprochant contre lui. Je ferme lentement les yeux en sentant la chaleur de sa main contre moi. Il me faut cette main partout sur mon corps.
- Je pense qu'on devrait commencer à remplir leurs verres, proposais-je.
- Tu as complètement raison.
Il part vers les garçons alors que je me dirige vers les filles. Elles ont toutes un verre vide dans la main et parlent en dansant légèrement. Je prends la bouteille de vodka à côté de moi et m'approche d'elles. Maya vient directement vers moi et m'enlace.
- Clarke ! dit-elle avec une voix alcoolisée. Tu es toujours avec Bellamy, c'est super !
- Oui, dis-je en riant.
- Mais ce n'est plus un jeu maintenant, vous ne faites plus semblant ?
- Non Maya.
- C'est promis, hein ? Promis promis promis ?
Après une minute de négociations et de promesses, Maya décide de me lâcher. Je remplis doucement le verre des filles qui le boivent directement. Je vois Bellamy faire la même chose avec Lincoln et Murphy. Wick et Jasper sont déjà allongés sur le sol, semblant dormir comme des bébés.
Vers deux heures du matin, j'allonge Raven près de Wick, sur le sol. Elle me demande de lui chanter une petite berceuse et j'essaye de faire mon mieux pour que ça ne sonne pas faux. Je regarde sur le côté et vois Bellamy soupirer en chantant une chanson d'High School Musical à Octavia. Je rigole légèrement en me relevant, voyant tout le monde assoupi sur le sol, la télévision diffusant des spots publicitaires. Je m'approche de Bellamy.
- Je crois qu'on mérite un verre, lui dis-je en soupirant.
- Je crois surtout qu'on a besoin de repos.
Je ris alors qu'il prend ma main et se dirige vers les escaliers. Nous montons à l'étage et il sort une clé de sa poche. La chambre de Murphy. Il enfonce la clé dans la serrure et ouvre la porte, me faisant passer devant lui. Je souris devant la beauté et l'immensité de cette chambre. Un grand lit se trouve tout au fond de la pièce, un dressing se trouve à ma gauche. Quand je tourne la tête à ma droite, je porte ma main droite contre mon cœur.
- C'est magnifique, murmurais-je.
Je m'approche du grand balcon situé en extérieur. J'ouvre la porte fenêtre et regarde les lumières de la ville s'étendre devant moi. Bellamy me rejoint et sourit également devant mon regard rempli d'admiration. L'air est plutôt frais mais pour le premier jour de janvier c'est très supportable.
Je me tourne vers Bellamy et jette mes bras autour de son cou en l'embrassant. Il rit et me serre plus fortement contre lui. Je me détache rapidement de lui.
- Notre troisième rendez-vous vient de se terminer, murmurais-je d'une voix sensuelle.
Il comprend tout de suite où je veux en venir et me soulève en me jetant sur son épaule droite. J'éclate de rire alors qu'il rentre dans la chambre en fermant la porte fenêtre. Il s'approche de la porte et la ferme rapidement à clé. Il se dirige vers le lit et me jette sur celui-ci, me coupant le souffle.
- Violent, murmurais-je en souriant.
Il rit et s'allonge rapidement sur moi. J'attire son visage contre le mien et l'embrasse avec toute la passion que je possède. Il fait dériver sa bouche vers la ligne de ma mâchoire et me plante de nombreux baisers sur celle-ci. Il commence à s'attaquer à mon cou et reste longtemps sur la même zone. Trop longtemps.
- Je te tues si tu me fais un suçon, lui dis-je.
- Si tu crois que j'allais faire les choses à moitié.
Je souris alors qu'il continue à marquer son territoire sur mon cou. Il fait courir sa main droite le long de mon corps et arrête ses doigts à l'ourlet de ma robe. Je lâche un petit gémissement lorsqu'il caresse doucement ma cuisse. Je m'agrippe à ses cheveux et attire de nouveau sa bouche contre la mienne, faisant passer mes mains sur son torse. J'arrive jusqu'à l'ourlet de son t-shirt et m'arrache de sa bouche le temps de l'enlever. Il le jette sur le côté du lit et s'attaque désormais à ma robe. Il enlève doucement la fermeture éclair alors que je me tortille pour l'enlever plus rapidement.
- Sois patiente un peu ! dit-il en riant.
- Dépêche-toi !
- Je savais dès le début que ma première fois avec toi ne serait pas romantique de toute fa...
- RETIRE-MOI CETTE ROBE, BELLAMY !
Il continue à rire et fait glisser ma robe le long de mon corps. Il la prend dans ses bras et se dirige vers le bureau alors que je le regarde, éberluée.
- Mais qu'est-ce que tu fiches ?
- Je la plie.
- Sérieusement ?
- Elle est super jolie, je ne veux pas qu'elle soit froissée !
J'applique mes paumes de mains contre mes paupières et commence à rire. On est tous les deux dans un moment très intime et il décide de plier ma robe. C'est incroyable.
Je sens de nouveau ses lèvres contre les miennes, étouffant mon rire dans sa bouche. Il m'embrasse la gorge et descend sa bouche vers le creux entre mes seins. Je sens ses dents contre mes seins alors que j'essaye de respirer calmement. Je passe mes mains dans ses boucles brunes et caresse le haut de ses épaules. Il commence à planter des baisers le long de mon ventre et autour de mon nombril. Il se relève soudainement et plaque mes deux bras des deux côtés de ma tête.
- Tu ne bouges pas tes mains, me dit-il.
- Pourquoi ? demandais-je.
- Je te connais, tu es capable de me frapper, dit-il en souriant. C'est un ordre.
- Tu te prends pour qui ? Christian Grey ?
Il secoue la tête en riant alors qu'il relâche mes bras. Je fais ce qu'il me dit et ne les bouge pas d'un centimètre. Il recommence à embrasser mon ventre et descend dangereusement sa bouche. Je baisse la tête et le regarde dans les yeux alors qu'il attrape les côtés de mon shorty et le descend doucement le long de mes jambes. Il baisse les yeux une seconde et me regarde de nouveau, me lançant un regard des plus érotique qui soit.
Il descend alors sa bouche et pose ses lèvres sur mon point sensible. J'écrase ma tête dans l'oreiller et serre la couverture de lit avec mes mains. Je me tortille en avançant mes hanches vers lui alors qu'il tient fermement mes cuisses. Il suçote lentement mon endroit d'excitation alors que je laisse un long gémissement s'échapper de ma bouche.
- Oh merde, gémissais-je. Je n'avais pas ça avec Finn...
Bellamy s'écarte légèrement de moi alors que je laisse une complainte sortir de mes lèvres. Il me regarde.
- Finn n'est rien à côté de moi, princesse.
- Bellamy... gémissais-je en poussant mes hanches vers son visage.
Il rit tout contre moi, provoquant un frisson qui me parcourt toute l'échine. Il avance sa main et fait jouer de ses doigts sur moi. Il continue à faire courir sa langue le long de mon intimité alors que je resserre mon emprise sur les draps. Je me cambre et lâche un râle. Je parviens à esquisser plusieurs mots.
- Bellamy, gémissais-je. Arrête, je te veux maintenant. Tout de suite.
Il fait une dernière fois tourner sa langue sur mon intimité et se relève, plantant plusieurs baisers jusqu'à ma poitrine. Je l'attire contre mes lèvres et l'embrasse lentement. Grâce à un mouvement de jambe, j'arrive à le basculer sous moi. Il rit et passe ses mains dans le creux de mes reins en m'allongeant sur lui. Nous nous embrassons et je passe mes mains derrière mon dos en dégrafant mon soutien-gorge. Je le jette à l'autre bout de la pièce et le regarde en mordant ma lèvre.
- Tu es magnifique, me dit-il.
Je souris et l'embrasse de nouveau. Je laisse courir mes lèvres le long de sa ligne de mâchoire et commence à embrasser son torse. J'entends ses gémissements alors que je me relève et déboutonne son pantalon. Il se soulève légèrement du lit pour que je puisse l'enlever facilement. Il ne reste plus que le boxer. D'un coup de main habile, le boxer se retrouve très rapidement sur le sol. Je le regarde en grossissant les yeux.
- Je n'avais pas ça avec Finn non plus...
J'entends Bellamy éclater de rire alors que je souris et ris à mon tour. Ma phrase casse toute l'ambiance mais je m'en fiche. Je regarde Bellamy dans les yeux en souriant et commence à approcher mon visage de lui.
- Oh non, l'entendis-je dire.
Sans avoir le temps de réagir, Bellamy me bascule de nouveau sous lui. Je le regarde, une expression de choc sur le visage.
- Pourquoi ? demandais-je en boudant. J'avais envie de te faire plaisir.
- Peut être une autre fois, princesse, me dit-il. Je ne sais vraiment pas si j'aurais pu supporter là maintenant.
- Vraiment ? dis-je en riant.
- Tu n'imagines pas à quel point j'ai envie de toi.
Je souris en plantant mes mains sur ses joues. Il m'embrasse passionnément sur la bouche. Le baiser s'intensifie et devient soudainement plus sauvage, alors que nous frottons nos bassins ensemble. Je pousse mes hanches vers lui. Il comprend ce que je veux et me donne immédiatement satisfaction. Nos corps ne font maintenant plus qu'un.
Quelques minutes plus tard, Bellamy niche sa tête contre mon cou alors que j'essaye de reprendre ma respiration. Il roule sur le côté en m'attirant contre lui. J'embrasse doucement sa mâchoire alors qu'il essaye de calmer son souffle.
- C'était... vraiment pas mal, dis-je.
- Vraiment pas mal ? dit-il en riant.
- Vraiment... très, très, très bien.
- Merci, dit-il.
- Je ne parlais pas de toi bien sûr, je parlais de moi.
Il roule sur moi en commençant à me chatouiller. J'essaye de me libérer de son emprise alors qu'il éclate de rire et m'embrasse à la place. Je passe ma main dans son dos en y plantant mes ongles.
- Ne m'embrasse pas comme ça, lui dis-je en me séparant, à part si tu comptes finir le travail.
- Pas de problème, dit-il en m'embrassant le cou.
- Quoi ? Finn était complètement mort juste après le...
- Ne parle pas de Finn, dit-il en mettant sa main sur ma bouche, autrement je vais réellement me comporter comme Christian Grey.
- Chiche ?
Il lève les yeux au ciel et m'embrasse.
Je sens ses lèvres se poser sur mon épaule nue. Il fait remonter sa bouche jusqu'à sous mon oreille alors que je garde les yeux fermés. Je grogne et bouge mon épaule alors que j'entends son rire à mon oreille.
- Je te jure Bellamy, murmurais-je la voix étouffée dans l'oreiller, si tu continues à faire ça je te tues.
- Lève-toi, murmure-t-il à son tour.
- Tu te fiches de moi ? On l'a fait toute la nuit, je suis fatiguée.
- Ça va te prendre deux petites minutes.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Mets mon t-shirt et lève-toi.
Je grogne et m'assois sur le lit, en ouvrant les yeux. Je vois au réveil qu'il est 5h45 du matin. Qu'est-ce qu'il veut bien pouvoir faire à 5 heures du matin ?
Je frotte mes yeux et prends le t-shirt gris de Bellamy sur le lit. Je l'enfile le plus rapidement possible et me lève. Il m'arrive au milieu des cuisses et tombe légèrement sur mon épaule droite. Je me frotte les yeux et baille en me tournant. Je me fige en voyant Bellamy dehors, sur le balcon, portant seulement son pantalon. Ce n'est pas ce qui m'interpelle le plus.
Je m'avance et entre à mon tour sur le balcon, regardant devant moi l'un des plus beaux lever de soleil jamais vu. Les nuages sont oranges et je vois des nuances de rouge ainsi que de rose dans le ciel. La ville est illuminée par ce lever de soleil.
Je sens les bras de Bellamy m'encercler la taille par derrière et son menton se poser sur le haut de ma tête.
- Tu m'avais dit que ton rêve ultime serait de regarder un coucher de soleil avec l'homme de ta vie. Je sais que ce n'est qu'un lever de soleil et non un coucher mais... j'ai pensé que ça allait te plaire.
- Quand est-ce que je t'avais dit ça ? demandais-je.
- Il y a quelques années. Je m'étais moqué de toi à ce moment-là.
- Tu t'en es souvenu... murmurais-je doucement, les larmes aux yeux.
Je pince mes lèvres alors que je pose mes mains sur celles de Bellamy. Je sens une larme rouler le long de ma joue que je n'essuie pas. Je suis dans les bras de l'homme que j'aime.
Je me retourne dans ses bras et enroule mes bras autour de son cou. Il passe ses bras autour de moi et me plante un baiser dans les cheveux. Je garde mes bras autour de lui et le regarde dans le blanc des yeux.
- Merci, lui dis-je en souriant légèrement.
- Ce n'est pas…
- Tais-toi, lui dis-je en posant mon doigt sur ses lèvres. Je voulais juste te dire que... tu es la meilleure chose qui me soit arrivé. Jamais je n'aurais pu penser avoir quelqu'un d'aussi parfait que toi.
Il me sourit lorsque je lui dis ses paroles. Je retire mon doigt de ses lèvres et le remplace par mes lèvres. Il met une main à l'arrière de ma tête et m'embrasse tendrement. On se sépare.
- Je t'aime, me dit-il.
- Je t'aime aussi, dis-je avec un sourire rayonnant.
Il prend ma main dans la sienne et nous retournons dans notre chambre. Nous décidons d'aller vérifier si les autres vont bien et dévalons rapidement les escaliers. Nous entrons dans le salon et voyons la moitié de nos amis la tête dans leurs mains, gémissant doucement.
- Je n'aurais jamais dû boire autant, murmure Octavia.
Bellamy me dit de me taire et s'éloigne de moi. Il s'approche de sa petite sœur tout doucement et met sa tête juste derrière la sienne. Oh non. Je sais ce qu'il va faire.
- OCTAVIA !
Celle-ci sursaute et tombe violemment du canapé en gémissant. J'éclate de rire en courant vers Bellamy et en sautant dans ses bras. Nous rions à gorge déployés alors que tout le monde commence à se réveiller et à gémir.
- C'est bien d'avoir la gueule de bois ? demandais-je en regardant Murphy se lever.
- Pourquoi vous êtes en forme vous ? dit-il d'une voix pâteuse. Pourquoi t'es dans le t-shirt de Bellamy ?
- Pourquoi toutes ces questions dès le matin ? dis-je en souriant.
- Pourquoi est-ce que vous êtes heureux ?
Je souris en haussant les sourcils, ne comprenant pas sa question. Je tourne la tête vers Bellamy qui rit et plante un baiser sur mon nez. Je regarde Murphy qui écarquille les yeux.
- Vous l'avez fait. Je n'arrive pas à y croire. Vous l'avez fait !
- Quoi ?
- VOUS AVEZ COUCHÉS ENSEMBLE !
Il se précipite vers l'escalier et monte en courant dans sa chambre. Je regarde Bellamy en lui murmurant à l'oreille « On est morts ». J'entends soudainement le cri de Murphy alors qu'il redescend très rapidement.
- VOUS AVEZ COUCHÉS ENSEMBLE DANS MON LIT ! s'écrie-t-il. Il y a des plumes d'oreiller partout ! Vous êtes des SAUVAGES !
- Ne crie pas trop, lui dis-je. Tu vas avoir mal à la tête.
- JE VOUS DÉTESTE !
Il s'enferme dans la cuisine et claque la porte alors qu'Emory se réveille soudainement et lève la tête vers nous, un œil encore fermé.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demande-t-elle.
- On a fait l'amour dans votre lit, lui dit Bellamy.
- C'était bien ? demande-t-elle, curieuse.
- EMORY ! s'écrie Murphy de l'autre côté.
Celle-ci soupire et se laisse retomber sur le canapé. Je ris et m'enfonce dans les bras de Bellamy, riant tout contre lui.
J'ai essayé de ne pas trop décrire de ce qu'il se passait dans le lit de Bellamy et Clarke… j'espère que vous avez aimé et que ça n'en a choqué aucun ! J'ai rajouté beaucoup d'humour parce que ces personnages ont la joie de vivre et sont drôles, c'est un fait !
Alors, ça me ferait énormément plaisir de recevoir des reviews… En fait, cette fiction est bientôt finie donc c'est le moment pour en laisser une, non ? On oublie le fait que certains n'en ont laissé aucune, je m'en fiche ! Mieux vaut tard que jamais, pas vrai ? Au taquet pour les chapitres 24 et 25 ! ON FAIT PETER LES REVIEWS !
Il faut que je prépare mon chapitre 26 d'ailleurs, qui sera seulement un chapitre d'adieu (comme pour mon ancienne fiction « un nouveau départ »). Bonne journée à tous, on se retrouve bientôt pour le dernier chapitre !
- Amandine.
