Et voilà un nouveau chapitre de pondu ! Bon celui a quand même vraiment mis du temps à venir.
Sorry ?
Ouai nan pas vraiment mais un peu tout de même...

Vous connaissez la flemme ? Elle est belle hein ?

nikkouyoku : Hé hé ! Merci pour ta review ! Comme tu peux le voire, après un long très long combat, j'ai battu la flemme ! Je ne sais pas pour combien de temps mais c'est déjà ça. Dans ce chapitre tu pourras voir quelle est la punition de Gabie et bien plus encore... ^w^

croco. paul : Merci pour ta review et voici la suite !


XVIII. La vengeance est un plat qui se lave froid

Gabrielle grommela dans sa barbe en plongeant de nouveau l'assiette qu'elle tenait dans la main dans l'eau chaude. À ses côtés, la dizaines de pirates qui étaient avec elle lui jetaient un regard goguenard en exécutant les mêmes gestes qu'elle. La jeune fille se retint de leur lancer n regard noir, sachant parfaitement que cela ne ferait que les amuser un peu plus.

En tant que sous-commandante, Johanna avait pu la punir en lui donnant des corvés en plus et c'était pourquoi elle était de vaisselle ce soir là avec la septième division. Et au vu du sourire qu'avait eu Oyaji quand cela avait été choisi, le fait qu'elle soit au même rang hiérarchique que sa soeur n'y changeait rien. C'était totalement injuste ! Elle n'avait jamais signé pour faire la vaisselle d'un équipage de plus de 600 personnes.

Un peu plus loin, tranquillement affalé sur une une des armoires de la cuisine, Argaïl l'observait en agitant paresseusement sa longue queue rayée.

Insupportable.

D'un geste furieux, Gabie lança une des fourchettes qu'elle était en train d'asticoter en direction du félin dernier l'évita habilement et se réinstalla sur ue autre étagère sans y prêter plus d'attention que cela. Gabrielle se remis à grommeler.

- Bon tu vas t'en remettre ? Intervint finalement l'homme le plus proche de la jeune fille.

Cette dernière se stoppa dans son activité pour le fixer. Il ne lui accorda pas un regard, la marmite contre laquelle il se battait à coups d'éponge lui prenait toute son attention.

- Tu ne cesses de râler depuis tout à l'heure. Poursuivit le plus vieux. Mais tes ondes négatives plombent un peu l'ambiance. Gabie pinça les lèvres mais ne répliqua pas, sachant qu'il avait raison. Si tu es ici c'est que tu l'as méritée donc tu dois assumer ta faute et faire ta pénitence.

Un autre ricana au haussement de sourcil de la blonde puis expliqua en voyant que celui qui venait de parler ne s'expliquerait pas plus.

- N'en veux pas à Nathanaël, il est né et a vécu toute sa vie dans une secte et parfois ça ressort dans son langage.

- Oh. Fut tout ce que pu dire Gabie. Il y avait des sectes dans One Piece ? Enfin pourquoi pas. Mais elle était un peu étonnée tout de même.

- En attendant j'ai raison. Intervint de nouveau le nommé Nathanaël sans se départir de son sérieux.

- Euh... Oui. Et je suis désolée si je t'ai importuné mais j'aime bien râler tu vois. Et comme en plus c'est ma sœur qui m'a puni pour une raison stupide, ça me donne encore plus envie de râler.

- Johanna ? S'étonna Nathanaël en relevant les yeux vers elle pour la première fois. Gabie fut étonnée de tomber dans deux puits d'or pétillants. Elle ne donne que rarement des corvées pourtant. Tu es sûre que la raison de ta peine est si stupide que cela ?

Un blanc s'installa quand la blonde ne répondit pas immédiatement. Ce fut le petit rire d'Argaïl dans son esprit qui l'a fit redescendre sur terre.

- Non ! S'exclama précipitamment Gabie quand elle compris qu'il attendait toujours sa réponse. Enfin si. J'ai juste touché à ses affaires quoi... Marmonna-t-elle.

En l'entendant Nathanaël rigola, bien vite suivi par les autres pirates qui écoutaient leur conversation depuis le début. Mais Gabrielle gardait ses yeux fixés sur Nathanaël son rire était étrangement... charmant. Sa voix était grave mais douce et son rire restait discret. Elle se mit alors à détailler un peu plus son interlocuteur. Il était svelte et un peu plus grand qu'elle, avait des cheveux châtains aux reflets miel qui s'assortissaient à merveille avec ses yeux. Sa peau était légèrement halée, sa musculature discrète, ses doigts longs et fins et son sourire presque invisible mais suffisant pour faire rayonner son visage aux traits délicats.

Il était très mignon.

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Quelques heures plus tard, Gabrielle ressortie de la cuisine beaucoup plus joyeuse qu'elle n'y était entrée et avec maintenant la certitude que finalement, faire la vaisselle n'était pas si terrible que cela. Elle avança sur le pont et respira un grand bol d'air frais. Il faisait nuit et le bateau voguait tranquillement sur les eaux calmes de Grand Line. C'était apaisant.

Argaïl lui passa devant en se frottant à ses jambes, la poussant à le suivre. Ce qu'elle fit après s'être arrachée à sa contemplation de l'horizon. Sur le chemin vers leur chambre ils croisèrent plusieurs pirates plus ou moins sobres jusqu'à tomber sur Vista, son sous-commandant Byuquai, Johanna et Marco en pleine conversation. Ne voulant pas les déranger mais souhaitant voir un peu sa sœur avant d'aller se coucher, Gabrielle se stoppa et attendit qu'ils finissent. Le quatuor parla encore pendant quelques minutes puis Johanna pris congé rapidement en voyant que sa sœur l'attendait. Elle salua son commandant et se dirigea vers elle avec un petit sourire narquois.

- Tu as passé une bonne soirée très chère sœur ? Demanda-t-elle en arrivant à son niveau.

- Hum... Fut la seule réponse qu'elle reçut.

Surprise de la voir si pensive, Johanna suivit son regard et tomba sur Marco qui discutait toujours avec les deux autres hommes.

- Tu vas bien ? S'enquit-elle alors.

- Oui oui ne t'inquiètes pas, je réfléchissais. Expliqua Gabrielle quittant alors le phoenix des yeux pour les poser sur sa sœur avec un sourire moqueur.

Celle-ci fronça les sourcils et se promit de rester sur ses gardes pour les heures voir les jours à venir. Ce sourire ne disait jamais rien de bon.

- Parce que ça t'arrive ? Attaqua tout de même la plus âgée bien qu'intriguée par le comportement de la blonde.

- Aussi étonnant que cela puisse paraître oui.

La voyant toujours à moitié perdue dans ses pensées et ne voulant pas savoir ce qu'elles étaient, Johanna se tut et commença à avancer en direction de la cabine de sa cadette pour l'y accompagner. Cette dernière la suivie automatiquement alors qu'un plan se mettait en place dans son esprit.

- De quoi parliez vous avec Vista et Byuquai ? Finit-elle par demander en revenant à l'instant présent.

Johanna se méfia instantanément du faux visage innocent qu'affichait Gabrielle. La voyant hésiter à lui répondre, Gabie précisa rapidement.

- Si tu peux me le dire bien sûr. Johanna secoua la tête en réponse.

- C'est juste Marco qui nous donnais l'itinéraire qu'il avait vu avec Oyaji. Comprenant qu'il n'y avait pas que ça Gabie lui fit signe de continuer. Et on va passer tout près de l'île où j'ai débarqué. Je disais juste à Marco que j'allais demander à Père si on pourrait s'y arrêter.

- Pourquoi ?

- Parce que même si je compte bien rester ici, surtout maintenant que tu es avec moi, j'ai besoin de réponses. Et c'est peut être là bas qu'on trouvera quelque chose.

Gabrielle acquiesça. Il était vrai que la question du pourquoi du comment de toute cette histoire l'avait taraudée pendant un bon moment. Elle restait curieuse de savoir comment une telle chose pouvait être possible. Parce que bon, dans leur monde l'existence de différentes dimensions restaient une des hypothèses les plus farfelues qui n'étaient jamais prise au sérieux par quiconque.

- Peut être que en fait on a eu un accident, qu'on est dans le coma et que tout ça n'est qu'une construction de notre esprit. Lança Gabrielle à mi-figue mi-raison.

- Oui t'as raison. Railla Johanna. En attendant je ne sais pas toi mais la sensation de douleur créé par notre esprit est drôlement bien foutue parce que j'ai déjà eu très très mal.

- Tu as raison. Marmonna Gabie en se souvenant de son entraînement avec Rayleight.

Johanna lui jeta un regard moqueur, devinant sûrement à quoi elle pensait. Mais après tout pourquoi pas ? Au point où elles en étaient, toutes les suppositions qu'elles pouvaient faire paraissaient plausibles. Aussi folles soient-elles.

- Ou alors on est des sortes de déesses et des pouvoirs qui nous étaient jusque là inconnus sont apparus.

- Et notre mission désormais est de conquérir toutes les dimensions !

- Pour qu'enfn on reconnaisse notre magnificence absolue ! Finirent-elles presque en même temps.

Elles explosèrent toutes les deux de rire devant leur bêtise sans se rendre compte que quelqu'un s'approchait silencieusement dans leur dos.

- Rien que ça.

Les deux jeunes filles se retournèrent sur leur garde en direction de la voix grave qui avait coupé leur rire sous le coup de la surprise. Elles tombèrent sur Marco qui leva les mains en signe de paix avec un sourire ironique. Le reconnaissant, les deux sœurs se détendirent.

- Tu allais voir Oyaji ? Demanda-t-il en direction de Johanna. Celle-ci hocha la tête en guise d'acquiescement. Bien. Je t'accompagne.

Gabie se rendit alors compte qu'elles étaient arrivées devant la porte de sa cabine et que Argaïl avait déjà pris la peine de s'affaler sur le lit. Il ressemblait vraiment à une grosse peluche comme ça.

Qui est-ce que tu traites de grosse peluche !?

Elle ricana mais ne répondit pas en se tournant de nouveau vers Johanna et Marco.

- Bon on va te laisser te coucher, nous on va voir Père. Fit sa sœur en l'embrassant tendrement sur le front. Bonne nuit.

- Bonne nuit. Répondit la blonde en fermant les yeux sous la marque d'amour de sa sœur. Ce qu'elle avait pu lui manquer !

Marco lui répondit par un hochement de la tête puis ils s'éloignèrent dans les couloirs. Lorsqu'elle fut sûre que les deux plus vieux étaient assez loin, Gabrielle referma la porte de sa cabine et parti de l'autre côté. Elle fit un grand détour, se perdant plusieurs fois, pour être sûre de ne pas les recroiser. Puis elle arriva finalement à destination, dans le couloir des Commandants, et toqua à l'une des portes. Elle n'eut pas à attendre bien longtemps avant qu'elle ne s'ouvre sur un Ace... nu.

- Ah ! S'écria Gabrielle. Mais habille toi bon sang ! Déjà que tu te balades toujours à moitié à poil !

Ace se fit repousser dans sa cabine sans ménagement.

- Quelle idée aussi d'ouvrir ta porte sans mettre quelque chose ?

Gabrielle entendit un bruit de chute et un grognement inintelligible mais elle se retourna pas jusqu'à ce qu'elle l'entende dire de sa voix grave et agacée :

- C'est bon... Elle releva les yeux vers lui en tentant de faire disparaître le rouge de ses joues. Il avait remis son bermuda. Qu'est-ce que tu me veux ?

- Je suis désolée de te réveiller, commença-t-elle avec un air tout sauf désolé, mais j'ai quelque chose à te proposer.

- Ah ?

- Et je suis sûre que ça va te plaire.

Apercevant l'éclat démoniaque dans les yeux verts en face de lui, Ace sourit et s'effaça de l'encadrant de la porte pour laisser entrer la jeune fille. Si ce soir là on entendit des rires machiavéliques sortirent de la cabine du commandant de la seconde flotte, personne ne trouva assez de courage pour en faire la remarque. Et tous se promirent de rester sur leur garde.

Plus que jamais !