Réponses aux reviews :
Majin Gaetan23 : Salut !
Eh bien, pour répondre à tes questions, tu en sauras plus dans les prochains, et je pense très lointain, chapitres ! Je t'assure que je réserve un chapitre entier en révélations, mais malheureusement il n'arrivera pas pour maintenant.
Bon et bien… rien à dire de plus non plus xD
Le silence de sa chambre l'agaçait. C'était un son sourd, qui pesait sur son corps. Il n'arrivait pas à dormir, alors, dans un élan d'inconscience, il décida de sortir de sa chambre. Deux semaines. Deux semaines qu'ils s'ignoraient royalement, et deux semaines qu'ils étaient rongés par l'incompréhension qui e bouffait de l'intérieur. Réclamant de l'air frais, il entreprit de sortir un peu dehors. Ils n'en avaient pas vraiment le droit, mais sur le moment, le jeune homme ne pensait qu'à souffler un peu. Posté devant l'entrée de son dortoir, Todoroki pris une énorme bouffée d'air. Ce soir-là, c'était une demi-lune qui recouvrait le ciel. Elle illuminait la noirceur de la nuit par la lumière du jour. Il faisait froid. Ils approchaient des vacances d'hiver, alors la température ne dépassait à présent plus les dix degrés. Shoto ne portait que son pyjama, habitué au froid. Bien qu'il fût tolérant au faible ou au fort niveau de chaleur, son corps ne pouvait pas sortir sans vêtements chauds à moins de cinq degrés, et ne supportait pas les chaleurs de plus de vingt-huit degrés sans avoir besoin d'eau fraîche. Alors il profitait du temps que l'automne et le printemps lui offrait ?
« Todoroki ? »
Shoto baissa le regard pour retrouver les yeux argentés de la jeune Suzuki qui le regardait avec curiosité. Elle était habillée d'une simple tenue de sport, qui le fit comprendre d'où elle venait. Son entraînement avec Eraser Head devait s'être terminé. Et elle rentrait de toute évidence au dortoir, encore suante de transpiration, les cheveux relever en une couette derrière sa tête. Une brise de vent s'éleva dans l'air, faisant virevolter ses mèches sombre. Son teint blanchâtre était rougi par l'effort, éclairé par la lueur de l'astre lunaire.
« Pourquoi es-tu sorti ? Et dans cette tenue en plus ?! Tu veux attraper la crève ? Allez viens, rentre ! »
L'attrapant par la main, elle l'entraîna avec lui à l'intérieur du bâtiment. Soupirante, elle finit par l'entrainer vers la salle à manger où elle lâcha sa main pour aller se chercher une bouteille d'eau fraîche. Elle la porta à ses lèvres et alors qu'elle avalait le contenu de sa bouteille, Shoto, le regard posé sur elle, s'exclama soudainement :
« Que s'est-il passé pour que tu détestes les héros à ce point ? »
Rui se retourna, le visage neutre. Elle lui sourit, espiègle et sournoise.
« Pourquoi tu veux savoir ? »
Il haussa les épaules, et ses yeux d'argent se voilèrent de souvenirs lointains, se plongeant dans son passé.
« Je ne déteste pas les héros, commença-t-elle. Ils me sont indifférents. J'adorais ma mère, quand j'étais petite. Elle était ce genre de personne respectable, avec le cœur sur la main, et elle m'aimait de tout son cœur. Je le sais, ça se voyait quand elle venait me chercher à l'école, ou lorsqu'elle me préparait mon goûter. Mes parents n'étaient pas des héros. Ma mère était fleuriste, et mon père bossait à la banque. A l'époque, elle semblait heureuse. »
Rui s'assit sur une chaise qu'elle avait prise et placé face à Todoroki.
« Puis un jour, comme ça, elle est partie. Sans aucune explication. J'avais huit ans, je ne comprenais pas bien ce qu'il se passait. La seule chose que j'avais compris, c'était qu'elle s'en était allée avec un héros dont elle était tombée amoureuse. En bref, ma mère m'avait abandonnée. J'ai essayé de la revoir, mais elle ne voulait rien savoir sur moi. Alors j'ai abandonné. Puis elle est morte. Lorsque j'avais douze ans, dans un incendie de sa nouvelle maison. Je ne l'avais pas revu depuis qu'elle s'était enfuie, et j'apprenais qu'elle était morte. Aussi bêtement que lorsqu'elle s'en était allée. »
Suzuki eu un sourire amer puis renchérit d'une voix froide :
« Le héros dans tout ça ? Parti. On ne l'a jamais revu depuis l'incendie. On suppose même que c'est lui qui l'a provoqué. Il s'est enfuit, avec tout l'argent qu'avait gagné ma mère. »
Elle plongea son regard dans le sien, puis sourit hypocritement.
« Je ne déteste pas les héros, plaida-t-elle sans grande conviction mais avec sincérité. Je sais qu'il en existe des bons. Mais qu'on ne me demande pas de les aimer. J'en serais incapable. »
Shoto n'osa piper mot. Il comprenait. Il comprenait le pourquoi du comment, comprenait son histoire et imaginait parfaitement ce qu'elle avait pu ressentir.
« Désolé…, souffla-t-il. »
Son cœur battait doucement, comme apaisé d'un poids qu'il avait lourdement porté. Puis elle rit, s'esclaffa devant ses yeux. Il était trop gentil. Il ne cessait de s'excuser pour des broutilles sans importance. Là encore, elle ne comprenait même pas pourquoi il se sentait désolé. Pour leur dispute ? Même si elle ne cautionnait pas sa façon de la juger ainsi, elle avait déjà oublié. Son histoire ? Elle n'était pas dramatique, et elle en connaissait des pires. Non, elle ne comprenait décidément pas ce garçon. Tellement étrange. Si compliqué pour elle.
Alors écartant les coins de ses lèvres, elle lui offrit un sourire quelque peu crispé auquel il répondit. Il lui sourit aussi. Soudain, elle s'avança vers lui, son sourire de nouveau rempli d'amusement.
« Dis… Pourquoi t'être soudainement intéressé à moi ainsi ? »
Rui le regardait de ses yeux pétillants de curiosité et de malice. Shoto, lui, se contenta d'hausser un sourcil. Où voulait-elle vraiment en venir ? Depuis le temps qu'ils avaient commencé à se parler régulièrement, il avait bien réussi à cerner une partie de sa personnalité qu'elle ne dévoila qu'à lui, qu'à lui seul. Il l'avait remarqué : elle n'était pas la même avec les autres comme quand elle était avec lui. Et ça, il devait l'avouer, le rendait quelque peu privilégié.
« Tu vois où je veux en venir, fit-elle naturellement en levant les yeux au ciel.
-Je n'en sais rien.
-Pourquoi être venu me parler, ce jour-là, dans les escaliers ?
-Je n'en sais rien, se contentait-il de répéter.
-Pourquoi t'être soudainement rapprochée de moi comme ça ? »
La conversation tournait un peu bizarrement, pour le fils d'Endeavor qui ne fit que fixer le mur blanc face à lui, un tant soit peu gêné.
« Dis-moi pourquoi. »
Il se contenta de rapidement hausser les épaules. Elle le fixa longuement, sans un mot avant d'ajouté avec assurance :
« Tu sais, Shoto. Tu l'as compris. J'étais bizarre, n'est-ce pas ? il ne répondit pas. A quoi pouvais-je bien ressembler à tes yeux pour soudainement attiser ta pitié ? »
Les yeux vairons du jeune garçon scintillèrent légèrement en se retournant vers sa camarade.
« Tu ne me faisais pas pitié, dit-il avec une telle conviction que cela perturba un instant l'adolescente.
-Ne me fais pas rire, lança-t-elle avec sarcasme.
-Tu ne me faisais pas pitié. Tu m'intriguais. »
Son regard l'incita à développer sa réponse.
« Tu n'étais pas comme les autres. Tu avais cette bulle qui te protégeait. Cette bulle dans laquelle tu t'enfermais. Tu semblais mettre tellement de force dans l'idée de nous éviter, nous, les héros, que cela m'avait intrigué. J'ai alors pensé que tu étais des vilains, mais j'ai vite découvert qu'il n'en était rien. J'aurais pu m'arrêter là, ne plus chercher de réponses, ne plus me poser de questions. Mais c'était plus fort que moi. Tu ne le vois peut-être pas, mais tu mets tellement d'énergie dans ce que tu ne souhaites pas faire, qu'inconsciemment, tu fais le contraire. Comme ce soir-là, en acceptant l'invitation des filles. Tu auras beau essayé de fuir tes démons, ceux-ci reviendront toujours à la surface. Tu auras beau essayer de te cacher, ils te hanteront toujours. Car ils seront toujours une partie de toi. Alors le seul moyen de leur échapper est de leur faire face. Ça, je l'ai compris en rencontrant Midoriya. »
Le regard de la jeune fille s'était voilé, et la noiraude regardait à présent le mur d'un air pensif. Son cœur battait à un rythme régulier dans sa poitrine, comme apaiser. Parler avec Shoto, c'était simple. Elle était comme libérée d'un poids avec lui. C'était simple. Il ne la jugeait pas. Et même s'il était parfois d'un stéréotype agaçant, c'était plus simple avec lui qu'avec un autre. Ces derniers jours, elle avait eu peur. Peur de ne plus pouvoir parler en sa compagnie. Sans le vouloir, leurs petites discussions quotidiennes étaient devenues peu à peu une partie indispensable de leurs journées à Yuei, à l'un comme à l'autre. C'était facile ensemble. Ils exposaient leurs idées sans gêne, sans réfléchir à la portée de leur mot sur la morale de l'autre. C'était quelque chose de simple et maladroit. C'était quelque chose d'intense et de vrai dans leur quotidien effarouchement hypocrite.
La jeune Suzuki se surprit à sourire. Elle ne s'attendait pas à un tel paragraphe. Elle avait réussi sans difficulté à cerner la personnalité de son camarade de classe : discret, sérieux, extrêmement gentil, aux mots aussi tranchants de vérité que bienfaisant dans leur sens. Shoto était un cliché. Le cliché parfait de l'homme torturé voulant devenir parfait. Cependant, il ne l'était pas totalement. Peut-être était-ce pour cela qu'elle avait plus de facilité avec lui. Parce qu'il était buté, assez froid et pensait qu'il n'y avait qu'une seule vision du monde : la sienne. Parce qu'il n'était pas aussi parfait qu'il aimait prétendre être. Et s'il avait réussi à sortir un aussi gros paragraphe sur elle alors qu'il détestait parler trop pour en revenir toujours à la même chose, cela prouvait bien qu'elle comptait un minimum pour lui. Il le fallait bien, après tout ce temps à blablater l'un avec l'autre !
« Alors tu ne peux pas comprendre, balbutia inconsciemment la jeune femme dans un murmure au vent.
-Je le peux, affirma-t-il têtu. Je comprends. Je te comprends, Rui. »
Il attrapa sa main en la serrant légèrement dans la sienne. Ce contact les fit perdre tous les deux la notion du temps et du lieux. Ils se regardèrent tous les deux dans le blanc des yeux, comme perdu dans le regard de l'autre. Aucun d'eux ne bougea. Aucun d'eux ne voulait bouger, même en se rendant compte de leur position aussi absurde qu'un cliché d'adolescent. Mais ce n'était pas un cliché. C'était quelque chose de naturel entre eux, d'instinctif. C'était quelque chose de vital pour eux, comme ils le savaient toxique. Tout ça allait loin. Plus loin que ce qu'ils avaient prévu au départ.
« J'ai détesté mon père, souffla-t-il en une confidence. Je l'ai haï de tout mon être. J'ai haï ce qu'il était. J'ai haï ce pouvoir qui me venait de lui. J'ai haï ce que j'étais, ma venue au monde. Pendant dix ans, j'ai haï ce qui faisait de moi un Todoroki, mon existence toute entière. Mais c'est justement grâce à cette haine envers ce type de héros qui m'a fait voir les meilleurs d'entre eux : All Might, Monsieur Aizawa, Midoriya… et toi, Arinna. »
Ses yeux s'agrandirent de surprise, et elle le regarda comme s'il avait perdu la raison. S'entendait-il au moins parlé ? Était-il malade ? Rui n'était pas une héroïne. Elle ne l'avait jamais été. Depuis le départ, elle n'était entrée ici que pour son père. S'il n'avait pas été là, elle n'aurait jamais vu aucun avenir dans ce métier qui n'était, en réalité, pas fait pour être sien. Elle ne pensait pas au bien-être de la population, ne pensait pas à la menace des vilains, ne pensaient pas au futur de leur pays. Elle n'était pas Izuku Midoriya, ni Shoto Todoroki. Elle n'était pas faite pour pencher dans la balance du bien. Elle était trop neutre pour ça.
« Je ne suis pas une héroïne, To-
-Tu en ai une, contredit Shoto d'un ton sans appel. Sans t'en rendre compte, tu en es une. Je te ferais croire en ces personnes, en ces vraies personnes honnêtes et justicières. Je te montrerais celles qui en valent la peine. »
Son cœur n'avait jamais battu aussi vite pour quelqu'un. Ces réponses avaient fait palpiter sa cage thoracique. A tel point qu'elle avait l'impression qu'elle pourrait en mourir.
« Ma mère est celle qui m'a élevée. Qui m'a aimée. »
Il avait toujours été là depuis le départ.
« Et celle qui m'a abandonnée. »
Toujours depuis ce fameux jour où elle déprimait seule dans cette cage d'escalier.
« Tu n'es pas le seul à prétendre avoir souffert, Todoroki. T'es vraiment capable d'être une personne écœurante parfois. »
Peu importe ce qu'elle avait fait ou dit pour s'éloigner de lui, il était toujours revenu à ses côtés, s'accrochant à elle presque désespérément. Sa lèvre inférieure tremblait sous l'émotion de cette vérité. Shoto était son allié le plus cher. Le plus important. Celui qui comptait le plus. Et pour la première depuis son arrivée dans ce lycée, Shoto pu la voir sourire. La voir sourire sincèrement, sans malice et sans moquerie. Juste un simple sourire, sans artifice. Aussi éclatant que sa personne. Juste magnifique.
Todoroki resta là pantois, sa main toujours dans la sienne, alors que la jeune lycéenne entreprit de se lever de sa place pour se diriger vers sa chambre.
« Shoto. »
Elle se retourna pour lui faire face une dernière fois avant d'aller se coucher.
« Je ne sais pas si ce sera suffisant. Mais je pense croire déjà suffisamment en toi pour éviter que tu organises un blind-date avec d'autres héros. Bonne nuit. »
Puis elle le laissa là, lui et sa stupide surprise collée bêtement sur les traits de son visage.
Bonjour, Bonsoir !
Vous allez bien ?
Et voilà, petit moment de complicité entre Rui et Shoto, Rui qui se calme de son côté, Shoto qui tente de comprendre… Enfin, le même cheminement que depuis le départ mais c'est normal ! Vous allez voir, tout va se compliquer dans les prochains chapitres qui vont être une révélation pour la petite noiraude ! Des prochains chapitres qui, je l'espère, seront fort en émotions pour vous !
Je voulais aussi vous dire que je posterais donc trois chapitres cette semaine, comme en chaque début de mois ! J'ai décidé que ça sera mon rythme de publication jusqu'à ce que je finisse d'écrire cette fanfic et heureusement pour vous, je l'espère, je suis déterminée à la terminer très prochainement ! J'ai une quinzaine de chapitre en plus dans mes documents Word, et en tout, je pense que cette histoire fera environs une trentaine-quarantaine de chapitres.
Bon, je ne vous dérange pas plus et vous laisse donc ici !
Je vous dis à tous au revoir et une bonne fin de journée/soirée !
Bien à vous,
Motaku.
