PATINAGE

- Je ne peux pas, Raven.

- Oh que si tu peux.

- Je vais tomber.

- Mais non !

Clarke fixe les gens sur leurs patins à glace devant elle. Tout semble facile pour eux, comme s'ils étaient déjà destinés à tenir juste sur des petites lames, sur DE LA GLACE. Clarke secoue la tête. Elle a toujours rêvé d'en faire, bien-sûr, mais ça semble si dur… Mais Raven y arrive bien, donc elle peut le faire elle aussi, pas vrai ?

- Met tes patins, lui dit son amie.

Raven lui fourre deux patins dans les mains. Clarke grogne avant de les prendre, de s'asseoir sur le sol et les enfiler. Elle fronce les sourcils.

- Comment on se relève maintenant ? demande-t-elle.

- En te tenant sur tes jambes, répond Raven en levant les yeux au ciel.

- Aide-moi !

Raven rit légèrement avant de prendre les mains de Clarke pour l'aider à se lever. Cette dernière s'accroche au bras de son amie en sentant ses jambes trembler. Raven la tire un peu en avant pour la faire avancer, mais Clarke se sent fébrile. Elle fait un pas, deux pas, et s'arrête devant le début de la piste de glace.

- Je reste près de toi pour l'instant, lui dit sa meilleure amie.

Clarke pousse un soupir avant d'acquiescer. Raven l'attire sur la piste. Clarke reste debout sur la glace, en commençant à sourire. Elle est sur la glace et elle ne tombe pas ! Elle avance son pied et s'appuie dessus et, finalement, s'étale sur le sol. Elle grogne en voyant Raven éclater de rire.

- Tu ne t'es même pas accrochée à moi, Griffin.

- Je croyais que j'allais devenir douée en quelques secondes.

- Je vois ça…

Raven tend les bras et aide Clarke à se remettre debout. Cependant, à peine un pas fait en avant, et Clarke tombe à nouveau. Elle gémit en sentant le froid sous ses fesses. La jeune femme regarde autour d'elle et croise plusieurs regards moqueurs, dont un jeune homme très mignon au fond. Elle soupire avant de se relever et accrocher ses mains au bord de la piste.

- Voilà, balade toi sur le bord pour le moment, lui dit Raven. Ensuite tu pourras t'en éloigner.

- Facile à dire.

Clarke agrippe le demi-mur avec sa main droite et avance très lentement tout du long. Elle fait quelques pas et commence à reprendre espoir, mais quelqu'un arrive subitement sur sa gauche et lui fait perdre l'équilibre. Elle tombe sur le dos, sa respiration se coupant sur le moment. Elle se met en position assise avant de se gratter la tête.

- Tu n'es pas douée, Griffin.

- No shit.

Raven l'aide une nouvelle fois à se relever. Clarke s'accroche en soupirant. Non, c'est décidé, elle ne bougera plus. Raven lui fait un coup de coude la minute suivant cette décision et lui montre quelqu'un au loin.

- C'est Harper, pas vrai ? Et Monty ?

- Oui.

- Je vais aller les voir. Je peux te laisser seule ici ?

- Au point où j'en suis… marmonne Clarke.

Raven dépose un baiser sur sa joue avant de fouler la piste et aller dire bonjour à ses amis. Clarke soupire en regardant tout le monde autour d'elle. Elle ne peut presque pas voir, puisqu'elle est de dos à la piste… Mais elle ne veut pas lâcher ses mains et se retourner au risque de tomber… Non. Elle préfère regarder les gens se balader dans la rue autour d'elle. C'est bien plus intéressant, elle est contente que cette patinoire éphémère soit placée dans le centre-ville. Clarke se fige cependant lorsqu'un homme s'arrête à côté d'elle et s'adosse au mur, face à la glace. Clarke grogne. Il a de la chance, lui.

- Ça ne fait que dix minutes que je fais du patin et je t'ai vue tomber sur la glace au moins trois fois.

Clarke lève un sourcil en entendant la voix moqueuse de l'homme. Elle tourne son visage vers lui. Manque de chance, c'est celui qu'elle trouvait très mignon il y a quelques minutes… Et il se moque d'elle. Super. C'est son jour de chance.

- Je l'ai fait exprès, répond-elle. Il y a des enfants autour de nous, je ne voulais pas qu'ils soient impressionnés par moi.

- Oui, je suis sûr que c'est ça. Aucune autre raison, non..

L'homme la regarde avec un petit sourire au coin des lèvres. Il tend sa main droite vers elle.

- Je m'appelle Bellamy.

- Et moi Clarke. J'aurais adoré te serrer la main mais je risque de tomber si je lâche cette rambarde.

- Je pense que tu préfèrerais regarder la piste, non ? Attends, je vais t'aider.

Clarke fronce les sourcils alors que Bellamy se rapproche d'elle. Il pose sa main sur la sienne et la regarde, comme pour lui dire de lui faire confiance. Clarke lâche sa main de la rambarde et la met rapidement dans celle de Bellamy. Il parvient à la retourner vers la piste, en gardant l'une de ses mains dans la sienne. Clarke garde l'emprise sur la rambarde avec l'autre.

- Tu peux me lâcher la main maintenant, lui dit Bellamy. Tu t'accroches juste avec l'autre.

- Oh non, hors de question. Tu m'as pris la main, maintenant tu assumes. Je ne te lâche pas.

Bellamy hausse un sourcil en la regardant et rit un peu. Il se repositionne finalement contre le demi-mur à ses côtés, en tenant sa main. Cela rassure Clarke. Au moins, si elle tombe, il aura peut-être le réflexe de la rattraper. Ils ne disent rien jusqu'à ce que Clarke soupire en voyant des enfants jouer au loin.

- C'est légèrement embarrassant, dit-elle. Des enfants de cinq ans sont beaucoup plus doués au patin à glace que moi.

- Tout est une question de pratique.

- Facile à dire, marmonne-t-elle. Je n'ai aucun équilibre, je tombe même sur du béton. Ce n'est juste pas pour moi.

Clarke pousse un nouveau soupir. Bellamy resserre sa main et elle tourne la tête pour le regarder.

- Tu sais quoi ? dit-il. On va réessayer.

- Quoi ? Non ! J'ai dit que j'abandonnais à mon amie !

- Oui mais tu ne me l'as pas dit à moi.

Bellamy se place juste devant elle en gardant sa main dans la sienne. Clarke secoue plusieurs fois de suite la tête mais voit au regard de Bellamy qu'il n'abandonnera pas, lui non plus. Elle grimace en hochant la tête.

- Je vais tomber, prévient-elle.

- Non, répond-il. Tiens-toi à moi et tu ne tomberas pas… À moins que je ne tombe moi aussi, alors là effectivement tu seras dans la merde.

Clarke relâche la main qui était sur la balustrade sans même y penser, pour donner un coup à Bellamy. Celui-ci rit alors qu'elle commence à perdre l'équilibre à cause de ça. Bellamy l'empêche de basculer en prenant ses avants bras et en la retenant.

- Pourquoi est-ce que tu fais ça ? demande-t-elle. Ça t'arrive souvent de venir aider des personnes à patiner ?

- Non, je suis ici avec des amis qui viennent de partir et qui savent patiner, eux. Pour tout t'avouer, je le fais seulement parce que tu es mignonne.

- Mais…

- Allez, on y va.

Clarke n'a même pas le temps de réfléchir à ce que Bellamy lui dit parce qu'il la tire en avant et l'éloigne du mur. Clarke perd tout de suite l'équilibre et tombe en avant, dans les bras de Bellamy. Elle s'accroche à son manteau et garde son visage dans son cou, tétanisée.

- Bien que ce soit très agréable, il faut avancer, Clarke, lui dit-il.

- Non. Je reste ici.

- Dans mes bras ?

- Oui. Je suis bien. Je ne bouge pas. Et toi non plus. S'il te plait.

Bellamy rit et Clarke sent son souffle dans son oreille. Ils doivent avoir l'air ridicules, mais elle n'a pas le choix. La jeune femme grogne cependant alors que Bellamy se recule et agrippe ses épaules pour ne pas qu'elle tombe.

- D'accord, dit Clarke. On le fait.

- Ici, devant tout le monde ? On pourrait attendre d'être dans mon appartement au moins…

- Ah !

Bellamy commence à rire à sa blague et en voyant les sourcils haussés de Clarke. Il descend finalement ses mains jusqu'à tenir celles de Clarke dans les siennes.

- Je vais patiner en arrière et toi en avant. Tu ne me lâches pas, et tout ira bien.

Clarke hoche la tête. Bellamy fait un pas en arrière alors que Clarke glisse le sien en avant. Bon, ça va, elle y arrive. La jeune femme est impressionnée après plusieurs pas sur la glace, sans tomber une seule fois. Elle tourne rapidement la tête vers Raven pour lui dire de la regarder mais elle glisse tout à coup. Heureusement pour elle, c'est dans les bras de Bellamy qu'elle s'écroule. Celui-ci rit en la repositionnant droite.

- Évite de regarder ailleurs la prochaine fois, ce serait pas mal.

Les deux continuent comme ça jusqu'à ce que Clarke parvienne parfaitement à rester debout. Elle lâche même une main de Bellamy au bout d'un moment, et ils patinent côte à côte, Clarke agrippant quand même l'un de ses bras.

- Tu me rends fier, tu le sais ça ? dit Bellamy en souriant.

- Ouais, enfin sans toi je m'écroulerai sur le sol…

- On travaillera sur ça la prochaine fois.

Clarke hume doucement en se sentant rougir. Ça veut donc dire qu'il y aura une prochaine fois ? C'est vrai qu'elle s'entend bien avec Bellamy, mais ils n'ont parlé de rien d'autre que du patinage, donc elle ne sait rien de sa vie. Clarke racle sa gorge pour lui poser une question.

- Je commence à fatiguer, dit-elle. Je crois que j'ai besoin d'un bon remontant et que je vais prendre un chocolat chaud sous la cabane à côté. Est-ce que tu veux venir avec moi ?

- Bien-sûr.

Clarke pince des lèvres pour s'empêcher de sauter en l'air tellement elle est heureuse. Elle crie le nom de Raven, qui la regarde, et lui explique ce qu'elle compte faire. Raven lève le pouce pour lui dire qu'elle a bien entendu et lui fait un clin d'œil. Bellamy prend la main de Clarke et l'entraine jusqu'à l'entrée de la piste. Il la relâche et commence à marcher sur le sol mou. Il s'arrête lorsqu'il se rend compte que Clarke ne le suit pas et la regarde.

- Quoi ? demande-t-il.

- Je n'arrive pas non plus à marcher sur le sol avec les patins.

- Oh c'est pas vrai…

Clarke fait une grimace alors que Bellamy revient vers elle en riant. Avant de comprendre ce qui ne lui arrive, Bellamy enroule ses bras autour de sa taille et la soulève de terre. Clarke pousse un petit cri de surprise et agrippe les épaules de Bellamy. Ce dernier commence à marcher avec elle dans ses bras.

- Tu aurais juste pu me tenir les mains, marmonne Clarke.

- Au risque que tu te foules la cheville ?

Bellamy la dépose sur le sol quelques secondes après, devant un banc. Clarke s'assoit sur le bois froid et retire ses patins. Elle se relève et pousse un soupir de soulagement. Oui, retrouver la terre ferme fait beaucoup de bien. Bellamy enlève également ses patins et baisse son visage vers elle. Clarke n'avait même pas eu le temps de remarquer à quel point il était plus grand qu'elle.

- Chocolat chaud ? demande-t-il.

Clarke hoche la tête et le suit vers le chalet qui sert des bons chocolats chauds. Bellamy en commande deux et paye pour elle, alors qu'elle essaye de négocier. Ils s'installent tous les deux à une petite table.

- Merci encore, lui dit Clarke. Raven m'a abandonnée donc sans toi je n'aurais même pas bougé du mur.

- Mais si, tu aurais simplement longé le mur.

- J'aurais été capable de tomber aussi…

Bellamy rit en buvant une gorgée de sa boisson. Ils continuent tous les deux à parler de patinage et du fait que Clarke soit très nulle.

- Pour l'instant j'ai appris à patiner mais avec toi, dit-elle. Je n'y arriverai jamais toute seule.

- Je vais t'apprendre la prochaine fois, ne t'inquiète pas.

- Quand tu dis la prochaine fois… C'est-à-dire demain ?

Clarke se sent rougir lorsqu'elle dit cette phrase mais ça veut bien dire qu'elle veut le revoir le plus tôt possible. Bellamy lui sourit avant de prendre sa serviette et sortir un stylo de son manteau. Il écrit quelque chose et le tend à Clarke. Celle-ci voit directement qu'il lui a écrit son numéro de téléphone.

- J'ai une question, demande Clarke.

- Je t'écoute.

- Est-ce que tu as quelqu'un dans la vie ? Est-ce que tu es en couple ?

- Je suis célibataire… Mais pourquoi poser cette question ? On va simplement patiner…

Lorsqu'il prononce cette phrase, Bellamy lui fait un clin d'œil. Clarke rit en baissant la tête. Il est intéressé par elle lui aussi, et ça la rassure. La jeune femme gratte légèrement la table en répondant.

- Oui, on va seulement patiner… Mais il se pourrait que je tombe plusieurs fois dans tes bras, donc je préfère être sûre que personne ne viendra frapper à ma porte plus tard, c'est tout.

- Essaye de ne pas tomber ailleurs que dans mes bras alors, il y aura des enfants près de nous, ce serait indécent.

D'accord, il vient de faire une blague sexuelle devant elle, tout va bien… Clarke racle sa gorge en terminant sa boisson et détourne le sujet en parlant de lui. Bellamy raconte toute sa vie, ce qui la fait rire. Il ne peut pas s'empêcher de parler.

- Tu leur fais des blagues sexuelles à tes élèves aussi ? demande Clarke.

- Non, les lycéennes sont déjà en train de me draguer parfois, ce serait sans doute pire…

- Oh, les lycéennes ont un petit coup de cœur pour leur enseignant ? Tu ne te venterais pas un peu, Bellamy ?

- Mais non, je te jure ! À la Saint Valentin j'ai déjà reçu des mots anonymes, je ne sais toujours pas de qui ça vient d'ailleurs…

Clarke éclate de rire en entendant les anecdotes de Bellamy. Elle lui parle de son métier – celui de fleuriste – et Bellamy lui pose de nombreuses questions sur les différents types de fleurs. Clarke regarde son portable au bout d'un moment et voit plusieurs messages de Raven datant d'il y a quelques minutes.

Raven R. : « Tu as fini de prendre un petit chocolat avec ton amoureux ? Je t'attends depuis tout à l'heure… »

Raven R. : « Clarke ! S'il te plait ! »

Raven R. : « Si je finis congelée ce sera de ta faute ! »

Clarke grimace.

- Je vais devoir y aller, Raven m'attend et c'est moi qui ai les clés de la voiture…

- Oh… D'accord.

Ils se lèvent tous les deux et sortent du chalet pour se diriger vers Raven. Celle-ci attend à la voiture, les bras croisés et regardant Clarke en haussant un sourcil. Bellamy s'arrête devant sa voiture à lui. Clarke met ses mains dans ses poches en le regardant.

- J'ai ton numéro donc je t'appelle la semaine prochaine pour qu'on prévoit de revenir ici ? Si tu en as envie, bien-sûr.

Bellamy lui sourit un peu avant de se pencher pour déposer un baiser sur sa joue. Clarke mord sa lèvre lorsqu'il murmure à son oreille les mots « J'ai hâte ». Clarke se retourne et part vers Raven en reprenant son souffle.

[…]

Bellamy B. : « J'aimerais acheter des fleurs. »

Clarke G. : « D'accord, je suis contente pour toi ! »

Bellamy B. : « Ce sera pour ma sœur, mais je ne sais pas ce qu'elle aime. Par exemple, c'est quoi tes fleurs préférées à toi ? »

Clarke G. : « Est-ce que tu es en train de me poser cette question pour m'en offrir ? »

Bellamy B. : « … Non. »

Clarke G. : « J'aime les œillets. »

[…]

- Est-ce que tu penses que ce serait plus facile si j'avais les pouvoirs de La Reine des Neiges ?

- Je ne pense pas, Clarke…

Clarke râle en restant accrochée au mur. Cela fait plus de vingt minutes que Bellamy et elle sont sur la glace mais elle ne veut toujours pas se lancer seule, elle a trop peur. Elle reste le dos contre le mur et attend. Bellamy garde les bras croisés et la toise de haut en bas.

- Tu vas tomber malade, dit-il.

- Quoi ?

- Tu n'es pas habillée assez chaudement.

- Je suis ravie de l'apprendre, merci papa.

Bellamy lève les yeux au ciel et se rapproche d'elle. Il retire son écharpe du cou alors que Clarke grogne. Elle a un pull, un manteau et des gants, elle pensait que ça allait être suffisant. Bellamy place son écharpe autour du cou de Clarke. Celle-ci soupire, mais sa proximité avec Bellamy reste quelque chose d'agréable. Bellamy fait un tour de cou et tire finalement sur les pans de l'écharpe pour pouvoir rapprocher Clarke de lui et déposer un baiser sur son front. Celle-ci oublie tout à coup qu'elle était accrochée à la rambarde et s'en détache pour nouer ses bras autour de la taille de Bellamy. Ce dernier rit contre son front.

- Tu vois, pendant une micro seconde tu étais toute seule sur la glace, dit-il. Tu peux te débrouiller.

- Ce n'est pas la même chose, marmonne-t-elle.

Bellamy ne répond pas et caresse lentement son dos de haut en bas. Clarke frotte son nez contre son cou sans rien dire, en profitant simplement du moment. Bellamy s'écarte finalement d'elle.

- Allez Elsa, c'est parti.

- Je savais que tu étais un fan de La Reine des Neiges.

- Oui, bien-sûr…

Bellamy l'entraine en avant et commence à patiner à ses côtés, comme la dernière fois. Au début, Clarke refuse de lâcher les doigts de Bellamy. Au contraire, elle resserre son emprise pour ne pas qu'il l'abandonne. Cependant, elle le sent se débattre pour qu'elle patine toute seule. Au début, Bellamy lui lâche les doigts seulement deux petites secondes. Il augmente le temps et Clarke parvient à patiner plus de dix secondes seule. Elle y arrive de plus en plus au fur et à mesure, et patine seule au bout d'une heure.

- Je suis si fier ! s'exclame Bellamy.

- La ferme et fais attention à moi !

- Mais je te regarde !

Les deux font plusieurs tours sur la piste. Clarke commence à prendre beaucoup de plaisir maintenant, ce qui la rassure. Elle savait qu'elle pouvait le faire… Mais tout ça, c'est grâce à Bellamy. Clarke tourne le visage et le regarde patiner, un sourire aux lèvres. Il est vraiment beau.

- Attention !

Clarke pousse un cri alors que quelqu'un manque de la percuter devant elle. La jeune femme bat des bras mais c'est peine perdu. Elle tombe violemment sur les fesses. Bellay s'arrête devant elle et s'accroupit. Il pose une main sur son visage.

- Tu vas bien ? demande-t-il. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je te regardais ! C'est de ta faute !

- Quoi ?

- Arrête d'être mignon !

Bellamy lève un sourcil et commence à rire. Il prend finalement les mains de Clarke dans les siennes et la relève, avant de la garder dans ses bras. Bellamy dépose un baiser dans son cou alors que Clarke hume.

- Je tomberais plus souvent si ça se passe comme ça à chaque fois… murmure-t-elle.

Il rit. Ils reprennent le patinage et Clarke se sent assez à l'aise pour patiner en arrière. Ils restent côte à côte tout en regardant les gens à côté d'eux et en les critiquant, l'activité favorite de Clarke. Bellamy pose son bras sur les épaules de Clarke au bout d'un moment.

- Que dirais-tu d'un rendez-vous demain soir ? demande-t-il.

- Un rendez-vous ? Pourquoi ça ? Nous ne sommes ici que pour patiner, pas vrai ?

Bellamy lève les yeux au ciel alors que Clarke éclate de rire.

- Je veux bien pour le rendez-vous, répond-elle. Où est-ce que tu veux aller ?

- Aucune idée… Il y a un restaurant dans lequel j'aimerais t'emmener, si ça te va.

- Tant que c'est avec toi ça m'ira.

Clarke ne pensait vraiment pas faire une rencontre à la patinoire, et pourtant… Elle est très confiante à propos de Bellamy. Elle est sûre que c'est quelqu'un de bien, et elle se sent très à l'aise à ses côtés. Bellamy semble bien l'aimer aussi, ce qui la rassure.

- Est-ce que ça veut dire que tu ne vas pas m'embrasser aujourd'hui et que tu vas attendre demain ? dit-elle.

- C'est exactement ça.

- Mais…

- On fait dans les règles, princesse !

Clarke râle en s'éloignant de lui quelques secondes pour lui faire comprendre qu'elle n'est en aucun cas d'accord avec cette décision… Mais elle a tout de même hâte d'être au lendemain.

[…]

Clarke G. : « Je dois annuler notre rendez-vous de ce soir. Crois-moi, je suis la personne la plus triste au monde en ce moment même. »

Bellamy B. : « D'accord… Est-ce qu'il y a une raison ? »

Clarke G. : « Oui… Mais je ne peux pas te la dire parce que tu vas m'engueuler. »

Bellamy B. : « Tu ne peux pas me laisser dans le mystère maintenant… »

Clarke G. : « Je suis malade. »

Clarke attend quelques secondes que Bellamy réponde à son message, mais non. Il n'est pas en train de répondre au message, il est en train d'appeler. Clarke grogne avant de décrocher.

- Allo ?

- Malade ? Vraiment ? Je pense savoir pourquoi…

- S'il te plait ne dis rien…

- C'est peut-être parce que tu n'étais pas assez habillée hier à la patinoire, tu ne penses pas ?

Clarke resserre son plaid sur son corps et pousse un soupir en entendant ce que lui dit Bellamy. Bon, de toute façon elle ne peut pas le contredire, il n'a pas tort… En tout cas elle regrette, puisqu'elle doit annuler son rendez-vous avec lui alors qu'elle avait hâte de le revoir et d'enfin l'embrasser. Malheureusement….

- Je ne sais pas du tout la cause de ce rhume, mais en tout cas je suis désolée pour ce soir… Je n'avais pas prévu ça…

- Est-ce que je peux venir chez toi ? demande soudainement Bellamy.

- Quoi ? J'ai peut-être mal compris, je…

- Est-ce que je peux venir chez toi ? répète-t-il. Je fais la meilleure soupe aux potirons de la terre, mais à toi de voir…

Clarke laisse passer un blanc de quelques secondes. Elle veut revoir Bellamy, surtout ce soir, mais elle est malade…

- Je veux te voir, répond-elle. Mais je te préviens, je suis hideuse.

- Je n'ai pas peur.

- Et je vais sans doute t'éternuer dessus.

- Ça assaisonnera la soupe.

La jeune femme rit au téléphone avant de dire que oui, elle veut bien qu'il vienne ce soir. Clarke lui donne son adresse et raccroche. Elle bascule sa tête sur son canapé en réfléchissant. Elle se sent vraiment malade mais elle peut le faire, elle peut y arriver. Elle veut juste passer une soirée normal avec un garçon qu'elle adore. C'est tout.

Clarke regarde l'heure. Il est déjà plus de dix-huit heures, il faut qu'elle essaye un minimum de se préparer. La jeune femme se lève et se regarde dans le miroir en grimaçant. Rien ne va. Elle se brosse un peu les cheveux et se met du fond de teint pour cacher son teint blafard. Elle abandonne au bout d'un moment et s'écroule avec un plaid sur le canapé.

Bellamy B. : « Je suis là dans une heure, est-ce que ça te va ? Je passe faire les courses avant. »

Clarke G. : « Pas de soucis. »

Bellamy B. : « Tu as besoin de quelque chose ? »

Clarke G. : « … Des mouchoirs ? »

Bellamy B. : « D'accord princesse. »

Clarke sait pertinemment qu'elle est en train de rougir en ce moment même juste parce que Bellamy lui a donné le surnom princesse. Elle est pathétique. La jeune femme met un film sur sa télévision en attendant patiemment. Elle ferme les yeux au bout d'un moment et finalement… s'endort.

Clarke se réveille en sursaut lorsqu'elle entend quelqu'un sonner à sa porte. Elle ouvre la porte les yeux à demi fermés et regarde Bellamy. Celui-ci sourit avant d'ouvrir la bouche.

- Tu ne ressembles à rien.

- Merci, c'est gentil, j'accepte le compliment, répond Clarke.

Bellamy rit légèrement alors que Clarke se place sur le côté pour le laisser entrer. Bellamy se penche vers elle et embrasse délicatement sa tempe avant d'entrer dans le salon. Clarke referme la porte et montre à Bellamy la cuisine pour qu'il dépose ses courses.

- Alors, je t'ai pris des mouchoirs, dit-il en lui tendant un paquet.

- Cool !

- Et je t'ai pris ça, aussi.

Bellamy lui tend une petite boite. Clarke fronce les sourcils en ouvrant la boite et commence à sourire en voyant un bracelet très simple, avec un pendentif avec une fleur.

- Un œillet, dit-elle en caressant le bracelet.

- Tes fleurs préférées.

Clarke pince des lèvres en hochant la tête. Elle ne sait pas si c'est parce qu'elle est malade, mais elle a soudainement des larmes aux yeux. Bellamy vient ici pour lui faire à manger et maintenant il lui offre un bijou… Clarke le regarde en reniflant.

- Tu n'imagines pas à quel point j'ai envie de t'embrasser, dit-elle.

- Je ne suis pas contre, répond-il en haussant les sourcils.

- Moi oui, je ne veux pas te transmettre la maladie donc… Pas de bisou. Par contre… Est-ce qu'on peut se faire un câlin ?

Bellamy sourit avant de hocher la tête et ouvrir ses bras dans sa direction. Clarke niche son visage dans le creux de son cou en respirant son odeur. Elle aime le fait que Bellamy la garde longtemps contre lui, et lui caresse le dos de haut en bas. Elle se sépare finalement de lui.

- J'ai faim, dit-elle.

- C'est parti.

Bellamy commence à préparer le repas tandis que Clarke l'observe. Ils épluchent tous les deux les potirons bien que Clarke se lave les mains toutes les minutes pour essayer de lutter contre la maladie. Elle n'aimerait pas que Bellamy tombe malade lui aussi et ait de la fièvre comme elle. Ils terminent de préparer le repas ensemble.

- Va aller t'installer et je t'apporte ça, lui dit Bellamy.

- Non, je peux transporter ça moi aussi !

- Laisse-moi prendre soin de toi, arrête d'être têtue.

Clarke grogne en hochant la tête et en allant s'asseoir sur le canapé dans le salon. Bellamy la rejoint et dépose un bol de soupe devant elle, et s'asseyant à côté d'elle. Clarke prend la télécommande et met un film en fond qu'ils puissent regarder tout en discutant ensemble.

- C'est tellement bon ! dit Clarke à la première gorgée.

- Ah, ça c'est gentil.

Ils mangent tous les deux en discutant du film qu'ils regardent. Clarke râle lorsque Bellamy reprend les bols vides et fait la vaisselle dans la cuisine. Elle aimerait l'aider mais elle ne parvient même pas à se lever du canapé tellement elle se sent faible. Elle parvient juste à se nicher contre Bellamy lorsque celui-ci s'assoit à côté d'elle. Il pose au bout d'un moment sa main contre le front de Clarke et hisse.

- Tu as vraiment de la fièvre, dit-il.

Bellamy se lève pour aller lui chercher un médicament pour faire passer sa fièvre. Il se rassoit à côté d'elle et la reprend dans ses bras, en déposant un baiser dans ses cheveux. Clarke soupire en fermant les yeux.

- Je déteste que tu doives me voir comme ça, marmonne-t-elle.

- Hé, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé comme dans la maladie.

- On n'est pas mariés, Bellamy.

- Pas ENCORE.

Clarke rit avant de tourner son visage pour pouvoir déposer un baiser sur sa mâchoire. Si elle n'avait pas été malade, elle sait qu'ils se seraient embrassés et auraient même couché ensemble. Elle le sait. Il le veut et elle le veut.

- Je peux même pas te sauter dessus parce que je suis en train de mourir, gémit-elle.

- Tu n'es pas en train de…

- Je suis en train de MOURIR.

Bellamy éclate de rire en resserrant ses bras autour d'elle. Clarke sait qu'elle a l'air d'un enfant mais elle hait être malade, surtout en devant combattre l'envie de sauter sur son presque-petit-ami.

- Est-ce qu'on peut retourner à la patinoire la semaine prochaine ? demande-t-elle en reniflant.

- Pourquoi ?

- Pour qu'on s'embrasse là-bas.

- Ça marche, répond Bellamy en commençant à rire.

Clarke sourit en levant la tête vers lui et en le regardant. Bellamy se penche vers elle pour déposer un baiser sur sa joue, et descend lentement sur sa mâchoire et dans son cou. Clarke gémit légèrement en mettant une main derrière sa nuque. Elle grogne au bout d'un moment et passe une jambe par-dessus les genoux de Bellamy, avant de se mettre à califourchon sur lui. Bellamy rit en posant ses mains sur ses hanches. Clarke dépose quelques baisers sur sa mâchoire et dans son cou.

- À ce stade tu m'as déjà refilé ta maladie, murmure Bellamy.

- Il n'y a pas eu d'échange de salive donc tu peux être chanceux !

- Allez, s'il te plait. Laisse-moi t'embrasser. Je m'en fiche d'être malade.

Bellamy lui lance un regard suppliant. Clarke est à deux doigts de craquer mais non, il faut qu'elle reste forte.

- Non, dit-elle.

- Pourquoi non ? soupire Bellamy.

- Parce que j'ai de la fièvre, j'éternue toutes les minutes et je ressemble à un zombie.

- Ça ne change pas de d'habitu… Aie !

Clarke le frappe une nouvelle fois après avoir entendu cette phrase. Elle mord sa lèvre avant de bouger légèrement son bassin contre celui de Bellamy. Ce dernier grogne en resserrant ses mains sur ses hanches pour l'empêcher de bouger.

- Ça c'était juste cruel, princesse.

- Tu n'avais qu'à pas dire ça alors, rétorque-t-elle.

Clarke décide d'arrêter ses tortures et positionne son visage dans son cou en fermant les yeux. Ouais, elle pourrait rester dans les bras de Bellamy à tout jamais.

[…]

Clarke G. : « J'ai perdu mes gants… »

Bellamy B. : « En quoi est-ce que ce serait mon problème ? »

Clarke G. : « Tu n'aimerais pas que j'ai mes doigts coupés à cause de la lame du patin, pas vrai ? »

Bellamy B. : « Toujours pas mon problème… »

Clarke G. : « Tu ne diras plus ça quand je ne pourrais pas faire tu-sais-quoi à ton tu-sais-quoi avec mes doigts… »

Bellamy B. : « Je te déteste, tu le sais ça ? »

Clarke G. : « Tu ne diras plus ça plus tard non plus… »

[…]

Clarke met ses mains dans ses poches et piétine sur place en attendant Bellamy. Cela fait cinq jours qu'elle a eu son rhume et sa fièvre et elle va beaucoup mieux maintenant, c'est pour ça qu'elle a accepté de faire du patinage avec lui. Ils ne se sont pas vu durant plusieurs jours, ce qui est assez suffisant.

Bellamy arrive quelques minutes après. Clarke sourit alors qu'il sort de sa voiture et arrive vers elle, un sourire sur ses lèvres à lui aussi. Bellamy se rapproche et enroule ses bras autour de sa taille en l'embrassant sur les lèvres. Clarke est surprise qu'il fasse ça aussi rapidement mais elle n'est surtout pas du genre à se plaindre. Elle agrippe sa nuque et lui rend passionnément son baiser durant quelques secondes, avant qu'il ne sépare sa bouche.

- Je suis désolé, dit-il, essoufflé. Je me suis dit que j'allais attendre la fin de la journée mais je n'ai clairement pas pu.

- Tu aurais dû, parce que maintenant je n'ai plus du tout envie de patiner.

Bellamy rit une petite seconde avant que Clarke plonge en avant pour reprendre possession de ses lèvres. Bellamy caresse son dos de haut en bas pendant que Clarke caresse sa mâchoire. Elle gémit quand elle sent la langue de Bellamy contre la sienne. Il se sépare cependant beaucoup trop rapidement à son goût.

- Je n'avais pas fini, dit-elle en boudant.

- Moi non plus mais il vaut mieux qu'on s'arrête maintenant sinon on ne patinera jamais.

- Ah parce qu'on comptait quand même aller sur la glace ? Hors de question, on va chez moi.

- Oh que non, tu n'échapperas pas à ça ! Allez, montre-moi comment tu es douée !

Clarke grogne tandis que Bellamy prend sa main et l'attire en avant. Ils partent chercher leurs chaussures et les enfilent, avant d'aller sur la glace. Clarke a besoin de tenir la main de Bellamy le temps de s'habituer à nouveau à cette sensation et la lâche au bout d'un moment. Elle parvient à avancer toute seule et même à aller assez vite. Elle se retourne et aperçoit le sourire fier de Bellamy, qui reste derrière elle.

- Tu es content ? demande Clarke.

- Extrêmement.

- On peut partir maintenant ?

Bellamy rit avant de s'approcher d'elle très rapidement, ce qui la plaque contre le mur. Il frotte son nez contre sa joue.

- Toujours aussi impatiente, murmure-t-il.

- C'est de ta faute ça.

Il la regarde avant de l'embrasser rapidement sur les lèvres. Il reprend sa main dans la sienne et ils patinent ensemble, Bellamy lui demandant comment la reprise du travail s'est passé après son arrêt maladie. Ils discutent la moitié du temps et s'embrassent l'autre moitié. Bellamy lui dit qu'il veut rester encore un peu mais il se tourne vers elle toutes les minutes pour l'embrasser sur la joue, la tempe ou encore la bouche, comme si cela ne mettait pas Clarke dans tous ses états.

- On y va ? demande Bellamy au bout d'une demi-heure.

- J'ai cru que tu ne le demanderais jamais.

Ils sortent de la glace pour enlever leurs chaussures et décident de prendre la voiture de Bellamy pour aller chez celui-ci. Clarke n'a jamais vu son appartement, donc elle est contente de savoir où il vit. Bellamy l'emmène devant une résidence très jolie – avec un grand jardin collectif – et pousse la porte d'un bâtiment. Il ouvre sa porte d'entrée et rentre, Clarke à sa suite. Celle-ci sourit en voyant que son appartement est grand et très propre. Bellamy se tourne vers elle et la plaque rapidement contre le mur pour l'embrasser dans le cou. Clarke passe sa main dans ses cheveux, ne pouvant s'empêcher de regarder autour d'elle.

- Tu as une PS4 ? C'est trop bien ! s'exclame-t-elle.

- Sérieusement ? demande-t-il en la regardant.

- On pourra jouer à Call Of Duty ?

Bellamy la regarde quelques secondes, sans réagir, avant d'écraser ses lèvres contre les siennes. Clarke agrippe ses boucles brunes en gémissant contre sa bouche, surtout lorsqu'elle sent son bassin bouger contre elle. Il s'écarte le temps de reprendre sa respiration.

- Je ne pensais pas tomber encore plus amoureux de toi, dit-il.

Bellamy dépose un baiser sur sa joue et descend au fur et à mesure jusqu'à son décolleté. Clarke réalise peu à peu ce qu'il vient de dire.

- Je rêve où tu as dit que tu étais amoureux de moi ? demande-t-elle, essoufflée.

- Non c'est faux, répond-il.

- Si c'est vrai !

- Non !

- Si !

Clarke rit alors que Bellamy continue à lui dire que c'est totalement faux. Bellamy la soulève du sol et l'emmène jusqu'à sa chambre tout en l'embrassant. Celle-ci sourit contre ses lèvres.

- Moi aussi, murmure-t-elle.

- Toi aussi ? C'est vrai ?

- Oui, enfin si j'ai bien entendu ce que j'ai entendu…

Bellamy attend quelques secondes avant de hocher la tête pour lui dire que, oui, elle a bien entendu les bons mots.

[…]

- Mais… Pourquoi est-ce qu'elle abandonne son royaume ? C'est n'importe quoi !

- Parce qu'elle vient de le geler et qu'elle a peur de blesser son peuple à cause de ses pouvoirs ! Tu ne suis pas, Bellamy !

Bellamy prend le coussin sur le canapé de Clarke et enfonce son visage dedans en grognant. Clarke lève les yeux au ciel. Elle a forcé Bellamy à regarder La Reine des Neiges, donc elle comprend qu'il ne soit pas emballé, mais c'est un film qu'il devait absolument voir. Le deuxième volet sort bientôt au cinéma donc si elle veut aller le voir avec lui…

- Mais Elsa ne…

- Chut, c'est la chanson phare du film !

Bellamy se tait et lève un sourcil alors qu'Elsa commence à chanter la chanson « Libérée, délivrée ». Il pousse un soupir avant de glisser un bras autour de la taille de sa copine pour la rapprocher de lui. Il essaye de l'embrasser pour s'occuper mais Clarke pose sa main sur sa bouche.

- L'hiver s'installe doucement dans la nuit, chante Clarke. La neige est reine à son tour.

- Oh c'est pas vrai… murmure Bellamy.

- Un royaume de solitude… Ma place est là pour toujours ! Le vent qui hurle en moi ne pense plus à demain…

- Clarke.

- Il est bien trop fort j'ai lutté en vain !

Clarke se détache des bras de Bellamy pour pouvoir se lever du canapé et chanter debout, en compagnie d'Elsa. Bellamy place ses paumes de main sur ses paupières en soupirant.

- Cache tes pouvoirs, n'en parle pas, fais attention, le secret survivra…

- Stupide secret…

- Pas d'états d'âmes, pas de tourments… De sentiments… LIBÉRÉE, DÉLIVRÉE, JE NE MENTIRAI PLUS JAMAIS !

- Elle a menti toute son enfance…

- LIBÉRÉE, DÉLIVRÉE, C'EST DÉCIDÉ JE M'EN VAIS !

Bellamy décide qu'il ne peut plus supporter ça. Il se lève tout à coup du canapé et enroule la taille de Clarke avec ses bras pour la soulever de terre. Celle-ci pousse un cri en entourant le cou de Bellamy avec ses bras mais n'arrête pas de chanter.

- LE FROID EST POUR MOI LE PRIX DE LA LIBERTÉ ! crie-t-elle.

- Je vais te tuer !

Clarke rit dans le cou de Bellamy alors qu'il se penche vers la table basse et prend la télécommande pour éteindre la télévision. Clarke proteste alors qu'elle est toujours dans les bras de Bellamy.

- Non ! crie-t-elle. On n'a pas terminé !

- Je t'en supplie, je n'en peux plus !

- Mais tu vas rater le personnage d'Olaf !

Bellamy entre dans sa chambre et la dépose sur le lit. Il la surplombe en commençant à l'embrasser sur les lèvres. Clarke répond à son baiser en gémissant et en passant ses mans sous le t-shirt de Bellamy.

- C'est Elsa qui t'a excité comme ça ? demande-t-elle en gloussant.

- En tout cas ce n'est pas ta voix de déesse, ça c'est sûr…

Clarke ouvre grand la bouche, choquée par ce que son petit ami vient tout juste de lui dire. Elle entoure la taille de Bellamy avec ses jambes et le renverse sous elle. Elle le surplombe à califourchon et dépose quelques baisers dans son cou. Bellamy passe ses mains sous son t-shirt dans son dos en le caressant de haut en bas. Il semble apprécier ce qu'elle lui fait, vu ce qu'elle sent contre son bassin.

- L'amour est un cadeau… murmure-t-elle contre son oreille.

- Oh pitié, c'était la pire chanson que j'ai jamais entendu de toute mon existence.

- Nos âmes sont comme synchronisés, une seule façon de l'expliquer, notre amour est si…

- Évident, soupire Bellamy.

- Tu as retenu la chanson !

Bellamy lève les yeux au ciel. Cependant, il ne dit rien de plus lorsqu'il voit à quel point Clarke est heureuse. Ce n'est rien de retenir les paroles d'une chanson, mais au moins Clarke a vu qu'il a su être attentif… Les quinze premières minutes du film, on va dire.

- Est-ce qu'on peut coucher ensemble maintenant, s'il te plait ? soupire-t-il.

- Seulement si on finit le film…

- Quoi ? Mais c'est une torture, tu as vu l'état dans lequel je suis maintenant ?

- Désolée, il va falloir patienter encore un peu si tu veux voir mon si beau corps.

Clarke lance un grand sourire à Bellamy lorsqu'elle dit cette phrase parce qu'elle sait qu'il n'est pas très content avec sa décision. Pourtant, il soupire une nouvelle fois mais hoche la tête. Clarke se relève du lit et le tire par la main jusqu'au canapé. Bellamy s'y assoit et passe son bras autour de la taille de Clarke. Celle-ci se niche contre lui en remettant le film.

- Tu vas voir, on va rencontrer Kristoff après, dit-elle. Je suis amoureuse de lui.

- C'est sympa ça…

- Oh, je suis amoureuse de toi aussi, mais tu peux partager, pas vrai ?

- Hé, je ne partage pas ma princesse moi !

Clarke glousse en levant la tête vers Bellamy pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres. Bellamy sourit en continuant à regarder le film. En fait, il se rend compte que ce n'est pas si mauvais, même si les chansons ne sont pas très bonnes… Mais il comprend pourquoi il est devenu si populaire. Ce n'est pas si nul, mais il ne l'avouera jamais à Clarke parce qu'il aime beaucoup trop l'embêter pour ça. En attendant, il critique le film pour que sa petite amie le contredise encore et toujours. C'est comme ça que ça marche entre eux.

[…]

Bellamy B. : « Toc, toc, toc. »

Clarke G. : « Qui est là ? »

Bellamy B. : « C'est Jeanne. »

Clarke G. : « Jeanne qui ? »

Bellamy B. : « Jeanne mentirai plus jamais… Libérée, délivrée… »

Clarke G. : « Tu es l'amour de ma vie. »

Bellamy B. : « Je le sais. »


Bonsoir !

Libérée, délivrée... On pourra chanter ça le 11 mai normalement, avec un peu de chance ! Vous allez bien ? J'avoue que j'ai beaucoup trop abusé sur La Reine des Neiges dans ce chapitre, mais j'ai vu au cinéma le deuxième volet en novembre et c'était TELLEMENT cool ! Non mais vraiment, on est d'accord pour dire que la chanson "Je te cherche" est juste géniale ? Je n'en reviens toujours pas. Je l'aime trop !

En tout cas j'espère que ce chapitre vous a plu ! Je suis désolée si je n'ai pas très bien décris le patinage mais je dois avouer que j'ai dû en faire une ou deux fois dans ma vie... Quand j'avais sept ans ! Donc oui, ces souvenirs remontent à très loin ! J'ai bien aimé écrire la relation Bellarke dans ce chapitre parce que Bellamy est assez drôle ! J'aime bien !

N'hésitez pas à m'envoyer des reviews pour me dire ce que vous en avez pensé, je vous répondrai. AUSSI, j'ai une chaîne Youtube où je parle de mes conventions The 100 où j'ai pu rencontrer les acteurs (notamment Bob et Eliza = Bellamy et Clarke) donc n'hésitez pas à me suivre ! La chaîne s'appelle "Les passions d'Amandine"

On se dit à la semaine prochaine !

- Amandine.