Note : ce chapitre est un tout petit peu « osé » par rapport à ce que j'ai l'habitude d'écrire. Vous êtes prévenu.e.s.

Rita fouilla les tiroirs de fond en combles. Elle regarda sous le lit, derrière la table de nuit, partout… Elle finit par intercepter Lisa, qui passait dans le couloir, chargée de tubes à essais.

- Ma chérie, tu ne saurais pas si quelqu'un est entré dans ma chambre ?

- Non, mais je peux te le dire tout de suite !

- Merc… Un instant, tu as installé un système de surveillance dans le couloir ?

- Non… répondit la petite fille, une expression fourbe sur son visage.

La réponse arriva cinq minutes plus tard. Leni était la seule à être entrée dans la chambre pour faire les poussières. Rita la fit venir et lui demanda, gênée :

- Il y avait une petite boîte sur ma table de nuit. Tu sais où elle est passée ?

- Oh, oui ! répondit Leni avec un grand sourire. Je l'ai jetée !

- QUOI ?!

- Oui ! C'est du poison pour chien et chat, c'est dangereux !

- Ma pauvre chérie, c'est du positochichal ! Ma pilule contraceptive !

Le visage de Leni se figea. Elle n'avait strictement rien compris et Rita se sentit très mal. En tant que mère, elle avait réussi à donner des cours d'éducation sexuelle à Lori, Luna, Luan et Lynn mais avec Leni, c'était nettement plus compliqué. Elle avait essayé en vain de lui expliquer le phénomène menstruel et avait fini par lui donner un livre pour enfants qui prétendait que le corps d'une femme contient des petites fées qui font apparaître du « sang magique » une fois par mois. Leni savait que les bébés naissent dans le ventre de leur mère, elle savait qu'aucun garçon n'a le droit d'embrasser une fille sans son consentement mais le principe de la contraception lui échappait pour le moment.

- C'est important ? demanda Leni.

- Oui ! Il faut que je passe à la pharmacie maintenant !

- Oh, si tu veux je peux le faire !

- Non ! hurla presque Rita.

Il était inconcevable de demander à Leni de lui acheter sa pilule. Etant ce qu'elle était, elle allait probablement rentrer à la maison avec autre chose.

- Non, répéta Rita. Je m'en charge !

Elle expliqua la situation à Lynn senior. La solution la plus évidente était d'aller racheter la pilule le plus tôt possible. Le seul problème était que l'ordonnance était périmée et que les visites chez le médecin n'étaient pas vraiment d'actualité.

- Le mieux, c'est que j'aille tout de suite acheter des préservatifs ! s'écria le père.

Il descendit, clefs de voiture à la main, et fut tout de suite arrêté par une dizaine d'enfants qui voulaient faire le trajet avec lui. Où qu'il aille, ce serait plus drôle que de rester à la maison.

- Je vais à la pharmacie ! balbutia-t-il. Acheter… de l'aspirine !

- D'après mon registre, on en a encore deux boîtes ! protesta Lisa.

- Et du paracétamol !

- Même chose.

- Des… Cela ne vous regarde pas !

Sur ce, il se précipita dans Vanzilla et s'enfuit, laissant les enfants stupéfaits.


Malheureusement pour lui, le vendeur de la pharmacie semblait un peu sourd. Lynn dût répéter deux fois qu'il voulait deux boîtes de préservatifs.

- Quelle taille et quelle marque ? demanda le vendeur à voix très haute.

- Des sécuritif plus, taille standard.

- Ah, on n'en a plus. Mais on a des safesexy, si vous voulez !

Lynn rougit violemment et regarda derrière lui. Une femme de son âge le regarda fixement, puis se tourna vers une dame âgée qui se tenait plus loin, à distance réglementaire.

- Qu'est-ce que vous dites de ça ? demanda-t-elle à voix très haute. Quelle décadence !

- Au contraire ! hurla la vieille dame ! Utiliser des préservatifs, c'est respecter les autres ! Monsieur, vous êtes un exemple formidable !

- Est-ce que vous voulez bien arrêter de hurler ? cria le vendeur. Voilà vos capotes, et bonne baise !

Et Lynn Loud père quitta la pharmacie, tout gêné.

A suivre…