Hello à tous :)

Ça me fait vraiment super plaisir de voir autant de vues et de follows sur ma fic' alors que je ne l'ai commencée que cette semaine °-° J'vais faire de mon mieux pour la poster de manière régulière et qu'elle vous plaise ^^

Bonne lecture~


Chapitre 3 : Comprendre le fruit.

Dû au choc émotionnel que me procura cette vision, je perdis l'équilibre et retombai sur la terre ferme de l'île, au pied du bateau. C'était quoi cette grosse mascarade ? Un clone polymorphe ayant pris mon apparence pour se jouer de moi et de l'équipage ? Un ennemi ? Un farceur ? Ou tout simplement une illusion ? Zoro descendit à son tour du bateau et partit d'un pas pressé dans la forêt, ne m'apercevant même pas. Il avait le visage fermé et les sourcils froncés, visiblement encore très en colère. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? J'espère que ce farceur de merde n'a pas fait n'importe quoi avec mon apparence.

Je remontai sur le bateau en moins de deux secondes. Mon « autre moi » avait disparu. Alors c'était bien une illusion. À peine soulagé, je remarquai mes deux déesses arriver, debout sur le pont avant du bateau, leurs lunettes de soleils étaient relevées. Elles étaient visiblement choquées par ce qu'elles venaient d'entendre depuis leur transat.

« C'est quoi cette histoire, Sanji-kun ? » M'interrogea Nami-san tout aussi perdue que moi.

Je n'avais aucune réponse à lui donner, mais apparemment l'imposteur était bel et bien réel et il fallait que je le trouve au plus vite. Instinctivement je me précipitai dans la cuisine. À peine à l'intérieur, je tombai nez-à-nez avec un blond vêtu d'une chemise bleu ciel, d'une cravate noire et du pantalon assorti : Moi. Ce dernier sursauta légèrement quand la porte claqua. Un jeu de regard s'opéra entre nous. Moi, le détaillant, méfiant, et lui, embarrassé, avec le même visage qu'un enfant pris sur le fait après une bêtise. Il avait exactement la même apparence que moi. Des cheveux blonds coupés de la même manière, un seul sourcil bouclé apparent, des yeux bleus, le teint pâle, une hygiène soignée, les doigts parcourus de nombreuses éraflures et coupures dues à la cuisine et mes couteaux, un de mes costumes.

« Ah, tu es là. Commença-t-il.

- Je peux savoir qui tu es ? Si c'est une plaisanterie, elle est vraiment à chier. »

Il afficha un légé sourire, reprenant de l'assurance.

« Mais je suis toi.

- Quoi ?! » M'exclamais-je, m'attendant à toutes les réponses aussi farfelues soient-elles sauf celle-là.

Puis tout me revint dans la face, la vendeuse, le fruit, le pouvoir, la mise en garde.

« Non… ne me dis pas que tu es…

- Ton pouvoir, oui, en quelque sorte. » Dit-il en s'appuyant à la table, pour finir ma phrase.

Je ne savais pas comment réagir à cette nouvelle. Mon pouvoir ? Alors maintenant j'avais un clone ? Et d'où il sortait ? Tout était flou dans mon esprit, cette situation était tellement débile et dénudée de sens que je ne savais pas par quoi commencer. Mon clone s'avança vers moi d'un pas lent.

« Tu n'as pas l'air très au courant donc je vais te l'expliquer. »

Il parlait d'une voix lente et… sensuelle ? On aurait dit qu'il s'amusait de la situation et prenait un malin plaisir à se jouer de moi. Il plongea sa main dans ma poche et en sortit mon paquet de cigarette. Les sourcils froncés, je le toisais toujours, méfiant. Il s'alluma une de mes cigarettes avant de s'assoir à moitié sur la table à manger, comme s'il prenait la pose. Je n'étais pas aussi provoquant que lui dans mes attitudes, comment osait-il se désigner comme étant moi.

« Je suis une partie de toi, qui peut se détacher et s'attacher. Et je compte bien sur ma liberté pour faire ce que tu as toujours eu trop peur de faire.

- C'est-à-dire ? Demandais-je, commençant à en avoir sérieusement marre de cette situation ridicule.

- Tu le sais parfaitement. Que redoutes-tu au plus profond de toi ? » Dit-il, se détournant vers la droite en changeant de pose.

Ce fût la goutte d'eau qui fit déborder le vase. J'étais déjà à bout à force de ruminer depuis hier, ensuite cette vieille dame qui m'a tapé sur les nerfs, cet espèce de guignol qui s'amuse à poser de façon ridicule en utilisant mon apparence et toutes ces questions sans réponses, ce n'était pas pour qu'il s'amuse à m'en rajouter. Mon pied partit tout seul et je le frappai dans ce que j'aurais voulu être sa tête, seulement, il avait l'air d'avoir également gagné mes aptitude car il parât mon coup avec sa propre jambe. D'un air joueur il m'attaqua à son tour. C'est qu'il s'amuse vraiment cet enfoiré. Une série de coups envoyés en vains firent lancés. Nous nous battions exactement de la même façon, rendant le combat inutile.

J'entendis la poignée de la porte bouger, quelqu'un allait entrer d'une seconde à l'autre. Mon sang ne fit qu'un tour et je me jetai sur mon alter égo. Il ne fallait pas que l'un de mes compagnons me voit en compagnie de mon double. Cette situation me trahirait et je serais dans l'obligation de révéler mon nouveau pouvoir. Je le poussa derrière la table de toutes mes forces m'étalant sur lui. Alors que la porte s'ouvrit je cognai violement le sol. Légèrement abasourdi je regardai autour de moi, j'étais seul.

« Sanji-kun ? »

Je me levai précipitamment de derrière la table en essayant de prendre un air le plus naturel possible.

« Oui, Nami-swaaan ?

- Mais qu'est-ce qui t'arrives aujourd'hui ? Demanda-t-elle, perplexe.

- Excuse-moi mellorine, ta beauté m'a fait perdre la tête à en tomber à la renverse.

- Ce n'est pas ce que tu disais à Zoro y'a 10 minutes. » Lâcha-t-elle d'un ton cinglant.

Et merde, j'avais totalement oublié cette histoire, qu'est-ce qui avait bien pût se passer en mon absence ? L'intonation de notre magnifique navigatrice me laissa un mauvais pressentiment en ce qui concerne ce que l'autre abrutit avait fait en se laissant passer pour moi.

« C'était une blague de mauvais goût, j'en suis bien conscient. Je suis désolé. » Tentais-je.

Espérons que ça marche. Nami-san me dévisagea quelques secondes pendant que je ne savais plus où me mettre. Ensuite, elle tourna les talons pour, sûrement, aller regagner son transat.

J'étais à nouveau seul. Totalement seul, où avait bien pu passer l'autre guignol ? Je regardai autour de moi mais ne le vit nulle part. C'est comme s'il avait été absorbé par mon corps lorsque je m'étais allongé sur lui. Puis je me rappelai une de ses paroles « Je suis une partie de toi, qui peut se détacher et s'attacher ». Il s'était visiblement « attaché » en étant retourné à sa place d'origine. Ne le voyant plus en face de moi, tout me parût comme un mauvais rêve.

Je jetai un œil par la fenêtre, mes deux déesses étaient occupées à discuter sur le pont avant, dos à la cuisine. C'était maintenant ou jamais. Une nouvelle idée lumineuse m'avait traversé l'esprit. Je me faufilai en dehors de la cuisine, descendit les escaliers de bois sur la pointe des pieds, évitant soigneusement les feuilles qui jonchaient le sol pour ne plus glisser lamentablement. Une fois en bas j'ouvris soigneusement la porte de la cale et m'y enferma. Je ne savais pas combien de temps j'avais devant moi avant que les filles ne ressentent le besoin de passer par leur chambre, mais il était préférable de faire vite. J'ouvris la trappe et dévala l'escalier. La petite bibliothèque se trouvait là, remplie en grande partie par des livres de géographie, d'histoire et de cuisine. Je m'activai et entama la recherche du livre qui m'intéressait. Je ne mis pas longtemps avant de le trouver, étant assez voyant.

« Les fruits du démons ». S'il y a bien un ouvrage qui pourrait m'aider, c'est celui qui recense tous les fruits démoniaques du plus ridicule au plus terrible. J'hésitai un instant à partir avec, limitant mon temps en ce lieu, puis je me décidai qu'il était préférable de ne pas l'emporter. Mes mellorines sont de fines observatrices quand il s'agit de leurs affaires.

Les fruits étaient classés selon leur espèce. Le mien était de toute évidence un paramécia. Je me rappelai ensuite de l'aspect du fruit que j'avais mangé grâce aux épluchures que j'avais analysées. Il ressemblait à une énorme pêche de couleur orange vive avec des spirales anguleuses imprimées dessus. Je feuilletais rapidement les pages à la recherche d'un fruit ressemblant. L'un d'eux attira mon regard.

« Yomu Yomu no Mi » Le pouvoir de lire dans les pensées. Toute personne à une distance de 30 mètre maximum voit ses pensées affichées dans l'esprit du possesseur du fruit. Conditions : Avoir déjà au moins une fois eu un contact physique avec la personne. Les cheveux, ainsi que la barbe, comptent également.

Non, ce n'était pas ça. Je poursuivis ma recherche précipitamment jusqu'à ce que je tombai sur un autre. Il y ressemblait fortement. Un petit cœur rose ainsi qu'un sablier étaient dessinés entre le titre et le dessin représentant le fruit. Je n'avais aucune idée de la signification de ces symboles et je me mis à lire la description le cœur battant.

« Futa Futa no Mi » Le pouvoir de créer un double de sois incarnant un sentiment fort et refoulé, généralement de l'amour. Une fois libéré, celui-ci se voit parfaitement autonome vis-à-vis de son créateur. Il peut être invoqué autant de fois que désiré. Conditions : Le double doit constamment rester dans un rayon de 1km où il disparaîtra.

Mon sang se glaça. Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur un fruit de merde comme ça ?! C'était quoi ce ramassi de conneries ? « Sentiment fort et refoulé », « de l'amour », c'était n'importe quoi ! Je remis le livre dans la bibliothèque avec énervement avant de remonter les escaliers. Alors cet espèce de clown représentait mon amour ? Envers qui ? Je m'arrêtai en plein milieu de l'escalier. Il y avait cet incident avec Zoro. Je ne l'avais jamais vu aussi énervé malgré toutes nos disputes. Je me tétanisai. Mon double n'en avait quand même pas après… cet idiot de marimo ?! Ça n'avait aucun sens !

Énervé et à bout j'ouvris la trappe dans un grand fracas avant de tomber nez-à-nez avec la pire personne possible. Putain, quand on parle du loup, évidement.

Planté en face de moi, le bretteur de pacotille était en train de prendre son nécessaire à nettoyage de sabre dans la cale. Celui-ci parut choqué de me voir sortir de la chambre des filles. Son visage était tiré dans une grimace de surprise, d'énervement, et de révulsion à mon égard. L'espace d'un instant je compris que mon clone avait dû faire quelque chose de déplacé et d'un peu trop entreprenant à cette tête d'algue pour que je lui provoque une telle réaction. Déjà trop occupé à me dévisager, il ne prit même pas la peine de relever le fait que je sortais d'un endroit généralement interdit.

« Un problème, Marimo ? » Demandais-je pour briser le silence.

Son regard s'assombrit et s'emplit d'une aura meurtrière puis il quitta la pièce. Ok, message reçu. Je me lançai à sa poursuite bien décidé à tirer cette histoire au clair. Seulement, lorsque j'arrivai à l'extérieur, Zoro était déjà en train d'escalader le mât pour, sûrement, commencer son tour de garde. Ou tout simplement m'éviter délibérément. Ce comportement m'insupporta encore plus. Ce n'était plus de son âge de bouder et d'éviter les gens en cas de conflit. Je voulu lui balancer ma façon de penser à la gueule mais mes deux déesses étaient encore sur le pont et je ne tenais pas à encore une fois les amener dans cette histoire. Ce bateau était décidément trop petit pour avoir des conversations privées. Cet abrutit avait bien réussi son coup en se plaçant en plein milieu du Merry.

Je descendis du bateau pour aller évacuer ma colère emmagasinée dans la forêt. Je marchai d'un bon pas jusqu'au lac où je m'assis au bord de la passerelle en bois. La lumière tamisée, de couleur rouge, se reflétant sur les vagues, produite par un légé courant d'air, finie par m'apaiser un peu. Depuis la veille j'étais constamment sur les nefs, il fallait que je me calme. Je fermai les yeux et me concentrai sur les bruits environnants. Le son du vent qui passait à travers les feuilles, des oiseaux au loin, l'eau qui clapotait. Je me détendis. Ma respiration, les battements de mon cœur, les bruits de vêtements à côté de moi. J'ouvris brusquement les yeux.

« Ah non, encore toi ! Hurlais-je, entendant mon écho résonner dans la forêt.

- Yaho ! Me lança mon double d'un signe de main.

- T'as fini de faire l'idiot ?!

- Mais je suis on ne peut plus sérieux, contrairement à toi. Me répondit-il sur un ton de reproche.

- Si tu parles du Marimo, t'es complètement à côté de la plaque. »

Je me reconnus enfin en lui lorsqu'il reprit un air sérieux.

« Je ne me suis pas créé seul, mon comportement est une part enfouie de toi. »

Je suppose qu'il a raison, le livre sur les fruits du démon le disait également. Mais moi ?! Kuro ashi no Sanji, aimer ce rustre sans cervelle à tête de gazon, qui est d'autant plus un homme ? Rien que d'y penser mon sang ne fit qu'un tour et la colère commença à me reprendre.

« À propos de 'comportement', qu'est-ce que t'as fait à cet idiot pour autant le mettre en rogne ? » Demandais-je.

Mon double marqua un silence pendant lequel il changea de pose. Il ressemblait vraiment à un guignol. Il avait maintenant le coude posé sur l'un de ses genoux, la main repliée sous son menton et me regarda les yeux pétillants.

« Oh, je l'ai un peu trop brusqué. Il n'était visiblement pas encore prêt pour ce genre d'avances.

- QUOI ?! Mais quel genre d'avances ?! Hurlais-je, horrifié.

- Mh, j'ai comme qui dirait, voulu l'aider à retirer son t-shirt. Il était rempli de sueur après son entraînement et je pense qu'il n'a pas apprécié lorsque mes mains sont arrivées sur son torse. Osa-t-il dire d'un ton innocent, le regard perçant.

- MAIS C'EST PAS POSSIBLE ! » M'époumonais-je.

Sanji, calme-toi, détends-toi, ce qui est fait est fait. Pense à tes nerfs. Maintenant, je comprends pourquoi cet abrutit de marimo m'avait lancé un tel regard. Et comment je suis sensé lui faire oublier ça maintenant ? En tout cas j'ai intérêt à bien surveiller cet énergumène dorénavant.


Fin du chapitre 3

Alors en ce qui concerne l'origine des fruits, je me suis inspirée de la série Misfits. (J'ai eu l'idée de ma fic' en regardant cette série la semaine dernière xD) Pour leurs noms, j'ai eu du mal, surtout pour le Futa Futa, comme je voulais un truc qui sonne bien pour le titre °-°

Yomu Yomu vient du verbe "yomumasu" qui veut dire "lire" en japonais.

Futa Futa vient du préfixe du chiffre 2. (comme Futari, Futatsu,...) La traduction n'évoque pas totalement le principe du fruit mais comme il double Sanji je me suis dit pourquoi pas xD (En plus c'est pas vraiment un fruit facile à expliquer en 2 syllabes ._.)