Hello ! Voici mon p'tit chapitre 4 :3 J'essaye d'écrire de manière régulière mais pour le moment j'ai du mal à cause de mes cours. Je ne sais pas encore vous dire s'il y aura le chapitre 5 avant mercredi voir jeudi x)

Sur ce, bonne lecture :D


Chapitre 4 : Gérer son clone.

L'heure du dîner avait sonnée. Dehors, le soleil était très bas sur l'horizon et la fraîcheur de la nuit commençait déjà à se faire sentir. Tous mes nakamas avaient rejoint la cuisine et mangeaient joyeusement, comme à leur habitude.

« …Et donc j'ai lancé une bille à travers la place du village avec mon lance pierre. Ma technique d'une précision inébranlable m'a permis de l'envoyer en plein dans le panier du vendeur, racontait Ussop, se prenant au jeu en utilisant des grands mouvements avec sa fourchette.

- Tu as été incroyable Ussop ! S'émerveilla le petit renne.

- Et donc, entreprit Nami-san perplexe, tu es en train de me dire que le vendeur t'a donné tout son stock de poudre 'gratuitement' car il croit en tes talents de canonnier du futur seigneur des pirates ?

- Hahahaha, c'était un gentil vendeur, s'exclama le capitaine tout en se servant dans l'assiette de son voisin.

- Il m'a mis au défi et je l'ai remporté haut la main. Il semblerait qu'il ait toujours voulu devenir un pirate et a décidé de croire en notre équi… HÉ, C'EST À MOI LUFFY ! »

Notre idiot de capitaine continua de pouffer de rire tout en mangeant, devant se servir de ses mains afin que la nourriture ne ressorte pas de sa bouche, tandis qu'Ussop se mit à bougonner ayant perdu la moitié de sa viande. Ma douce mellorine paraissait de très bonne humeur à cette nouvelle et mangeait joyeusement, le sourire aux lèvres. Elle devait sûrement se dire que les idioties de nos compagnons auront été utiles pour une fois. Je me dirigeai vers la table pour y remettre un plat de pommes de terre puis m'y installai. Je me permis de lancer un coup d'œil rapide en direction du marimo situé en face de moi. Il mangeait en silence, comme à son habitude, à une exception près : il n'avait pas relevé la tête de tout le repas. Fixant sa nourriture, il prit bien le soin d'ignorer complètement mon existence. Cet espèce d'enfoiré ! Il allait me mépriser encore longtemps alors qu'il mangeait ma nourriture ?!

Une tache colorée à travers le hublot de la porte attira mon regard.

« Hmpft !

- Sanji ?! Ça va ?! s'exclama en cœur la plupart de mes nakamas tandis que je reprenais mon souffle après avoir avalé de travers mon morceau de viande. »

Mon débile de double épiait le repas depuis derrière la porte, son visage dépassant à moitié de la fenêtre. Enfin, 'le repas' , il était clairement en train de fixer une certaine algue de mer. Ce type était vraiment grave et aller me poser de sérieux problèmes.

« Huff… ou… oui, excusez-moi, déclarais-je. »

Alors que je me levais de table, Zoro se décida enfin à me jeter un regard. Je me servis un verre d'eau que je bu immédiatement, face au robinet. Mon double ne décrochait pas ses yeux du bretteur. J'opérai un mouvement subtil et gracieux pour me placer devant la porte. Je commençai par simplement obstruer son champ de vision chaque fois qu'il essayait de me contourner, ensuite je lui fis un jeu de regard très évoquant mais cet enfoiré ne bougea pas d'un pouce. Je lui montrai donc d'un signe de main que je voulais qu'il s'en aille.

« Sanji… tu es devenu bizarre… déclara le jeune médecin d'un ton triste. »

Je me retournai et pu observer que toute la tablée me fixait désormais, y compris la tête d'algue un sourcil relevé. Sous le coup de la nervosité, un rire aigu sorti de ma gorge.


Une fois le repas et la vaisselle achevée je quittai la pièce en premier. Les soirs d'automnes étant encore relativement froids mon équipage avait décidé de prolongé leur soirée autour de la table du Merry. Leur petite fête de la veille s'était terminée assez rapidement dû au temps et, cette fois-ci, ils semblaient bien déterminés à la prolonger le plus longtemps possible. Je m'éclipsai donc seul sur le pont du bateau ayant pris comme excuse l'envie de fumer une cigarette avant de les rejoindre à nouveau. Une fois la porte fermée, le calme de l'extérieur m'enveloppa. J'entendis au loin un hululement et quelques autres présences d'animaux nocturnes qui s'ajoutaient au son des vagues. Un frisson me parcouru le dos tandis que je regardais autour de moi. Il faisait sombre, n'ayant que pour seul éclairage la lumière s'échappant de la fenêtre de la cuisine et la réflexion de la lune, ce qui m'obligea à plisser les yeux le temps que ceux-ci s'habituent.

Un mouvement dans les mandariniers de Nami-swan attira mon attention au-dessus de moi. D'un bond je rejoignis mon clone allongé entre les arbustes et m'accroupi à côté de lui. C'était vraiment étrange de se voir de la sorte. Ses cheveux, décalés par la légère brise qui parcourait son visage l'avaient recouvert entièrement. Je me demandai si je ressemblais vraiment à ça quand je dormais. Dans un soupir je m'assis à côté de lui et le bouscula légèrement à l'aide de mon pied.

« Oï, tu n'as pas froid allongé ici ? »

Il laissa échapper un bruit sourd de sa bouche et se dégagea le visage de sa main.

« Ce n'est pas comme si tu allais me laisser entrer de toute façon, répondit-il un sourire aux lèvres.

- Biensûr que non. Mais je n'ai pas envie de tomber malade, et comme tu es moi… enfin… en quelque sorte… rah, je comprends rien à ce pouvoir ! m'emportai-je, frottant violemment mes cheveux. »

Il se mit à rire d'une façon très enfantine. Il était différent de moi. Il me parût beaucoup plus… heureux ? Je n'arrivais pas vraiment à l'expliquer mais à force de se comporter comme un clown et de faire simplement tout ce qu'il a envie de faire naturellement sans réfléchir, il me sembla plus authentique. Même si ça me faisait mal de l'admettre, j'avais en face de moi une version de moi sans les barrières que je m'étais imposées avec le temps. Il me rappelait moi étant enfant en quelque sorte, mis à part sa libido pour l'autre idiot de bretteur. À force de le fixer en train de rire, un sourire s'afficha sur mes lèvres. S'il était sorti de moi c'est que mon innocence d'enfant était encore présente malgré toutes les épreuves que j'ai traversées.

« Arrête de rire idiot ! m'exclamais-je en reprenant mes esprit et en le frappant à la tête à l'aide de mon poing. Et arrête de t'approcher du marimo aussi.

- Hors de question ! dit-il en s'arrêtant de rire, les sourcils froncés. Tu n'es qu'un froussard doublé d'un idiot, à cause de toi j'ai vécu dans l'ombre tout ce temps. Maintenant, je compte bien en profiter.

- Je ne comprends foutrement rien à ce que tu racontes. Et pourquoi mon double de pacotille aurait le droit de m'insulter ?! réalisais-je en lui plaquant ma semelle au visage.

- C'est bien ça le problème. Depuis le début, tu fais semblant de ne pas comprendre, mais il serait temps que tu réalises tes sentiments, NOS sentiments. »

Sur ses derniers mots, il repoussa violemment ma jambe me faisant presque tomber du toit de la cuisine. J'en avais plus que marre. Ses paroles avaient l'air sorties de la bouche d'une gamine de 12 ans. Je ne suis pas du genre à parler « sentiments » aussi légèrement.

« Je n'ai absolument rien à 'réaliser', et encore moins si ça concerne cette abrutie d'algue, lançais-je d'un ton glacial.

- Ce que tu peux être borné ! Réfléchis-y sérieusement au moins une fois ! »

La porte claqua juste en dessous de nous et une chevelure verte apparue. Mon clone changea radicalement de tête, affichant brusquement un énorme sourire et se leva d'un bond.

« ZOR… »

En moins d'une seconde, je me jetai sur lui et lui recouvris la bouche de mes deux mains. Paniqué, je regardai rapidement en direction du bretteur qui avait déjà relevé sa tête à la recherche de la voix qui l'appelait. Mon double se tortilla pour se dégager et je dû m'allonger sur lui pour l'éviter de s'échapper. Une nouvelle fois, je heurtai violemment le sol. Il avait disparu.

« Qui est là ? demanda la tête de gazon d'un ton méfiant. »

Je n'avais pas d'autre choix que de me montrer désormais. Mon clone étant parti et les autres étant encore à l'intérieur, cela me laissait la voie libre pour m'expliquer avec lui cette fois-ci. Je me levai et il fronça les sourcils, au début pour voir de qui il s'agissait, ensuite parce qu'il m'avait reconnu. Il détourna le regard et s'apprêta à descendre les escaliers quand je sautai à côté de lui et le retint par l'épaule.

« Tu vas arrêter de m'éviter ?! Si t'as un problème avec moi, dis-le clairement. »

Zoro dégagea son épaule d'un geste brusque et se planta en face de moi, n'appréciant visiblement pas d'être traité comme un faible qui fuit une situation.

« Je n'ai rien à entendre de toi, love-cook »

Sa phrase était dite d'une façon amère, les lèvres pincées. Je m'allumai rapidement une cigarette, réalisant avec mon énervement que je le l'avais pas encore fait. Il me fixa sans rien dire et sans bouger. Il avait beau me sortir ça, le fait qu'il ne parte pas sous-entendait l'inverse. Je soufflai un nuage de fumée et me décidai.

« Haa… écoute, pour tout à l'heure… ce n'était pas moi. Enfin, si, mais… je n'avais pas les idées claires, tentais-je d'expliquer, m'y perdant moi-même, tandis que le marimo ne bougeait toujours pas. C'est à cause d'un fruit bizarre que j'ai mangé en ville, il m'a fait perdre la tête, trouvais-je enfin. »

Le marimo me fixa, perplexe. Peut-être que mon idée n'était pas assez crédible. Un silence gênant s'installa entre nous et je vis qu'il réfléchissait, ce qui me parut assez absurde comme situation. Je n'avais aucune idée de ce à quoi il pouvait bien être en train de penser, mais j'étais sûr qu'il n'était pas en train de décider à s'il allait me pardonner ou pas. Zoro avait beau avoir des réactions enfantines lorsqu'il était pris de court, il ne se serait pas attardé sur un détail de ce genre. Il s'éclaircit la gorge ce qui me sorti de mes pensées.

« Bon, quoi qu'il en soit, n'ose même pas recommencer un truc pareil, shitty-cook. »

Je lu encore une pointe d'énervement et de dégout dans sa phrase alors qu'il tournait à nouveau les talons. Pourquoi était-il autant énervé ? Je ne voyais pas d'autres réponses à ma question que le fait qu'il ait senti sa fierté bafouée par 'mes' avances. Il n'était pas du genre à se laisser toucher par un homme sans rien dire. Mais pourquoi était-il dégouté ? Zoro ne m'avait jamais parût comme étant quelqu'un d'homophobe. Il est plutôt détaché pour tout ce qui concerne l'amour et je le vois mal faire une différence entre les deux, que ce soit un homme ou une femme qui lui ferait des avances. Sûrement que ce qui l'a vraiment dégouté soit le fait que ce soit moi qui l'ai touché, moi son meilleur rival, comme j'aimais nous appeler dans mon esprit. Car oui, nous avions beau nous disputer et rivaliser à longueur de journée, il restait l'un de mes nakamas et je ne le détestais pas. Perdu dans mes pensées je le fixai s'éloigner inconsciemment jusqu'à ce que le rire de Luffy, retentissant dans la cuisine, détourna mon attention.

Mais pourquoi je pensais à tout ça ? Et pourquoi je le fixais comme ça ? Je jetai ma cigarette terminée dans l'océan et me dirigeai vers la cuisine. Ça doit surement être à cause de mon clone qui est retourné en moi. Il doit être en train d'essayer de me faire perdre la tête pour penser comme lui. Même si cette pensée était absurde, faisant partie de moi de base, mais je ne voyais pas d'autres explications logiques.

Mon esprit était embrouillé et j'avais l'impression que ma tête chauffait à force de me torturer les méninges. Je me forçai à penser à autre chose. Demain midi nous allons repartir en mer, il faudra que je m'assure que nous avons toute la nourriture nécessaire à bord et éventuellement repasser par le village au matin. J'en profiterai pour essayer de reparler à cette foutue vieille.

J'ouvris la porte et retrouvai le brouhaha de l'intérieur ainsi que l'odeur du diner encore présente.

« Ah, Sanji, tu as vu Zoro ? C'est à son tour de jouer, demanda Chopper, enjoué.

- Non, heureusement je n'ai pas croisé de mauvaise herbe sur mon passage, lançais-je d'un ton cinglant.

- Tu n'es pas gentil avec lui alors qu'il était parti te chercher pour que tu joues avec nous, répondit-il, désespéré par notre mauvaise entente. »

Comment ça, 'venir me chercher' ?! Il n'en a pas du tout donné l'impression. Pour quelqu'un qui n'a 'rien à entendre de moi', il s'est donné beaucoup de mal pour obtenir une explication. Cette satanée algue était vraiment tordue.


Fin du chapitre 4 :) J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me dire ce que vous penser de ma fic' dans une review (que ce soit positif ou négatif :O)