Hey tout le monde ! Je sais, ça fait déjà quelques jours que je n'ai pas posté ^^' Mais bon, je suppose que comme la plupart d'entre vous, nous sommes dans la même situation - Fin d'année scolaire qui approche - Moins de temps T^T

Enfin bref, bonne lecture :3


Chapitre 6 : Faire les courses.

J'avais laissé la vieille sur place après avoir retrouvé mes esprits et j'étais parti d'un pas précipité vers le centre du village. Il m'était arrivé beaucoup de choses depuis que j'avais mangé ce fruit mais cette fois-ci j'avais un très mauvais pressentiment. Cette vision, bien qu'assez floue, m'avait parue très réaliste. Si mes soupçons étaient corrects, je venais d'assister au point de vue de mon clone et cet abrutit venait de demander à Zoro de l'aider.

Je tournai dans l'allée centrale, là où se trouvait la plupart des échoppes de nourriture. Je la parcourue entièrement et ne trouva pas le duo improbable. Je me calmai un peu, peut-être que je m'étais trompé. Je me mis à réfléchir, planté au milieu de la rue. Et si Zoro avait tout simplement refusé à nouveau la requête de mon double ? Une petite fille me bouscula, ne regardant pas devant elle, ce qui me coupa dans ma réflexion.

« Navré, veuillez excuser ma fille… s'empressa de me dire son père, embarrassé »

A ce moment un visage familier attira mon attention dans la masse de la foule, derrière l'homme qui venait de m'adresser la parole. Mon sang se glaça. Je fis rapidement un signe de tête tout en souriant à la petite fille pour leur faire comprendre que ce n'était rien et je me précipitai derrière un coin de bâtiment. Au loin, je vis le marimo marcher trois mètres derrière mon double la mine boudeuse et irritée, tandis que l'autre était parti dans un monologue enflammé.

« Oh, ces mangues ont l'air délicieuses ! Je viens d'avoir une idée de recette, je ferais bien du poulet à la mangue pour ce midi. Il me reste encore un peu de gingembre et d'estragon dans la cuisine, il me manque juste encore une pincée de cayenne… Ah, et je pourrais y ajouter un peu de curry, continua le blond des étoiles dans les yeux. Zoro, tu aimes la mangue ? »

Il se retourna brusquement en direction du vert qui le fixa d'un regard sombre avant de bougonner une réponse inaudible.

« Ah, un vendeur d'herbe ! Ils doivent avoir du cayenne. »

Mon double se précipita vers le stand, laissant Zoro sans voix au milieu de la route. Ce dernier claqua sa langue contre son palais et se dirigea à son tour vers un vendeur de liqueur. A ma grande surprise le marimo avait visiblement fini par accepter de « m'accompagner ». Des fois, je n'arrive vraiment pas à la comprendre. J'étais cependant légèrement soulagé de voir que mon double, bien qu'un peu trop excité, n'avait rien fait de suspect.

Je me faufilai entre deux stands et me cachai derrière un jar rempli d'un produit inconnu. Une fois ses achats chez le marchand d'herbe terminés, mon double marcha dans ma direction pour aller retrouver Zoro. Lorsqu'il passa devant moi je lui agrippai la cheville et le tirai de toute mes forces vers moi. Celui-ci tomba à la renverse.

« Woah ! C'est toi ! Tu m'as fait une de ces peurs ! s'exclama mon clone.

- Te fous pas de ma gueule toi ! Comment t'es sorti cette fois ?! T'es vraiment incroyable, dès que j'ai le dos tourné tu te jettes sur le Marimo. »

Je le tirai par le haut de ses vêtements et l'entraîna dans une allée sombre très peu fréquentée.

Une fois que je le lâchai, il se releva et frotta ses vêtements d'une manière élégante.

« Fais un peu attention, tu as failli me faire lâcher le cayenne. Lâcha-t-il d'un ton parfaitement posé. »

Je lui arrachai le sac de course de ses mains et lui lança un regarda noir de haine.

« Ok ok, j'ai compris, je suis désolé. C'est plus fort que moi, tu le sais bien.

- Tu n'as qu'à ne pas sortir dès le départ alors, lâchais-je d'un ton cinglant.

- Comme si j'allais faire ça ! Je te rappelle que mon but premier c'est de te faire réaliser nos sentiments. Si je ne te donne pas un petit coup de pouce tu ne comprendras jamais, me répondit-il sur un ton de reproche. »

Je lâchai un soupir, brusquement exténué par mon clone. Il était vraiment borné avec son idée de conquérir le marimo. Dorénavant, j'avais passé le cap de l'énervement, et il ne faisait plus que profondément me fatiguer. Il n'était visiblement pas décidé à arrêter de me donner des emmerdes. Je lançai un coup d'œil en direction de l'algue, en pleine dégustation de liqueurs au milieu de l'allée. Qu'est-ce que j'allais faire maintenant ?

« T'en as assez fait pour le moment, reste éloigné de ce foutu bretteur maintenant.

- Hein ?! Mais on est en train de faire les courses ! S'exclama-t-il, contrarié comme un gamin de 10 ans. »

Je posai le sac par terre et me jetai sur lui. Sous le coup de la surprise, il ne résista pas et fini écrasé sous l'entièreté de mon corps.

« Je vais m'en charger.

- NO… »

Il disparut. Maintenant, j'étais tranquille pour un certain temps, jusqu'à ce qu'il ne ressorte d'une manière totalement inconnue. Il faudrait que j'essaye de comprendre comment l'en empêcher. Je me relevai, pris le sac de course, et marchai en direction du marimo avec l'expression la plus naturelle possible. Celui-ci venait visiblement de s'enchaîner une bonne douzaine de liqueurs d'affilé. Le vendeur avait un air inquiet qu'il ne pût cacher lorsqu'il compta les verres déjà utilisés.

« Cher client… vous allez au moins m'acheter une bouteille, n'est-ce pas ?

- Hein ? C'est pas une simple dégustation ? Dit le marimo, consterné. »

Les jambes du vendeur se firent tremblantes lorsqu'il comprit que le vert n'avait aucune intention de lui faire un achat mais était visiblement trop effrayé par son client pour le réprimander. J'arrivai au niveau du stand et Zoro fronça les sourcils en me voyant.

« Oï, qu'est-ce que t'as encore fait pendant que j'achetais des herbes ? »

Le sabreur ne me répondit pas et le vendeur baragouina quelque chose en secouant ses mains devant lui.

« On va acheter cette bouteille-ci, dis-je en pointant du doigt une des bouteilles ouvertes pour la dégustation.

- Quoi ?! lança l'abrutit. »

Le vendeur retrouva le sourire et il s'empressa de me la mettre dans un sac. Zoro, sans voix, me fixa alors que je payais l'homme. Une fois terminé je me tournai vers le stand de mangue et allai en acheter quelques-unes pour rester cohérant avec mon double. Après tout, sa recette n'avait pas l'air mauvaise. Zoro me suivit toujours sans rien dire et de manière très disciplinée, à mon grand étonnement.

« Depuis quand tu achètes de la liqueur sans raison ? se décida-t-il enfin à dire.

- Ne va pas t'imaginer des choses, idiot, je l'ai fait pour le vendeur, répondis-je en prenant un air énervé.

- Mais la sorcière ne…

- Il suffit de ne pas le dire à NAMI-SAN. Et rien ne m'interdit d'avoir de tant en tant besoin de liqueur, m'emportais-je. »

Le marimo me fixa d'un air surpris, les yeux écarquillés, puis laissa échapper un léger pouffement de rire qu'il essaya tant bien que mal de cacher. C'était quoi cette réaction de merde ?!

Je fis volte-face et continuai mon avancée parmi les différents stands. J'aperçu la jeune vendeuse de fruit me faire signe de la main avec un grand sourire que je ne pus m'empêcher de rendre à mon tour, émerveillé par sa radieuse beauté. L'autre abrutit, qui marchait toujours derrière moi comme un brave petit toutou, remarqua la vendeuse puis me regarda, le visage fermé.

« Tu as l'air stupide.

« Qu'est-ce que t'as dit, algue décérébrée ?! »

Comme d'habitude une dispute s'entama malgré le fait que nous étions en plein milieu de la foule et que des gens durent se bousculer pour éviter nos coups. Ce foutu clone m'avait mis dans une situation inconfortable en m'obligeant à faire mes courses avec le bretteur. Le plus étrange était que Zoro paraissait subitement content, voir soulagé, alors que nous nous battions. Un sourire effrayant s'afficha sur ses lèvres.

Nous poursuivîmes nos courses dans le calme, sans vraiment nous adresser la parole. Nous portions chacun la moitié des sacs. Une fois terminé, nous sommes retournés en direction du bateau à travers la forêt dans le plus grand silence. Nous n'étions jamais restés aussi longtemps seuls sans nous disputer. Je commençai à réfléchir à ce que mon double avait bien pu faire en mon absence pour avoir rendu le marimo comme ça. Même s'il ne m'évitait pas, je sentais qu'il y avait quelque chose d'anormal dans l'ambiance.

Maintenant que j'y pense, j'espère que ce guignol n'est plus dans les parages. Je tournai frénétiquement la tête dans toutes les directions, regardant vers les arbres, les buissons, l'arrière du sentier. Ce clown aura réussi à me rendre parano. Une fois rassuré, je regardai à nouveau devant moi et soupirai. Je remarquai que le marimo me fixait d'un air étrange et interrogateur. Il doit surement se dire la même chose pour moi, j'agis vraiment bizarrement depuis quelques jours à cause de ce foutu crétin de clone. Si ça se trouve, il me prend déjà pour quelqu'un de lunatique. Cependant, il ne fit aucune remarque cette fois et continua à marcher en silence. Je le fixai à mon tour. Il a dû jeter l'éponge et se dire quelque chose du genre 'après tout, ce crétin a toujours été bizarre'. Son visage ne laissait rien percevoir. Soudain je réalisai ce que j'étais en train de faire. Depuis quand j'analyse cette foutue algue ?! À cause de mon clone, le marimo était devenu la personne la plus dure à gérer sur le bateau maintenant. Ça me fatiguait plus qu'autres chose et je repensai avec nostalgie à ma routine d'il y a encore trois jours.


L'après-midi venait juste de s'entamer et je me trouvais assis sur le pont avant du bateau, à quelques mètres d'Ussop en pleine création d'une invention non identifiée. J'avais changé mes habitudes et était délibérément venu tenir compagnie au canonnier pour me changer les idées. Un peu de compagnie ne me ferait pas de mal et m'éviterait d'encore ruminer dans mes questions sans fin. Nami-san passa sa tête sur le pont, du haut des escaliers.

« Sanji-kun, nous allons bientôt partir, tu es sûr d'avoir acheté tout ce qu'il fallait au village avant ?

- Oui Nami-san, j'ai fait mes dernières emplettes ce matin, tout est en ordre, répondis-je avec un grand sourire.

- Parfait, me répondit-elle en me souriant à son tour. Nous partons dans 30 minutes.»

Sa tête disparue ne me laissant pas le temps de lui proposer mon aide pour une tâche quelconque. Ussop me fixa de manière insistée.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je, méfiant.

- Tu as pourtant l'air normal maintenant, lâcha-t-il, en levant les épaules.

- De quoi tu parles ?

- Je t'ai vu demander à Zoro d'aller faire les courses avec toi ce matin, et je me demandais juste ce qui t'étais arrivé. »

Je me figeai. J'étais spécialement venu ici pour penser à autre chose et il me relançait toute l'histoire en pleine face. Ussop leva un sourcil, étonné par mon manque de réaction. Je ne trouvai aucune excuse valable dans l'immédiat et décidai donc de ne tout simplement pas en donner. Après tout, il n'y avait aucune chance qu'Ussop s'imagine que « je » l'avais invité pour passer du temps avec lui. Il finit par afficher un sourire et reprit la construction de son œuvre.

« Excuse-moi Sanji, je suis juste content de voir que vous commencez enfin à vous entendre. »

Je préférai ne rien ajouter, il n'avait qu'à penser ça.


Et voilà ! Pour tout ceux qui voulaient un peu d'évolution dans la relation Zoro-Sanji, et bien il y en a enfin... oui oui... pas beaucoup je l'avoue, mais c'est déjà pas mal XD

J'espère que ça vous a plu :x Et à la prochaine :D (j'espère °-°)