Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Merci beaucoup aux reviewers et followers ! Ça me fait vraiment plaisir de voir que mon premier chapitre a plu à quelques personnes, au point d'en attendre la suite ^^ Merci encore !
Chapitre 2
Les mouvements de Ginny quittant le lit le réveillèrent le lendemain matin.
— Il est quelle heure ? lui demanda-t-il, la gorge sèche et la bouche pâteuse.
Ginny revint vers le lit et l'embrassa sur le front, tout en passant une main dans ses cheveux. Une habitude qui aurait du mal à disparaître avec le temps.
— Il est l'heure que je me prépare pour rejoindre Luna. Tu peux rester au lit encore un peu si tu veux, je viendrai te prévenir quand je partirai.
— Ok.
Et il se retourna dans son lit, replaçant la couette correctement contre lui. Ginny sourit, entreprit de sortir des vêtements propres de son armoire, et quitta la chambre pour se rendre à la salle de bain. Elle se dépêcha de faire sa toilette, comme d'habitude, puis fila dans la cuisine prendre un petit-déjeuner rapide. Du bruit dans l'escalier lui indiqua que l'un de ses enfants était levé. Elle sourit en regardant Albus se frottant les yeux encore ensommeillés pénétrer dans la pièce. Elle se leva pour le prendre dans ses bras.
— Que fais-tu déjà levé ? lui demanda-t-elle doucement.
Le garçon haussa les épaules, puis commença à s'agiter.
— Maman, pose-moi ! Je ne suis plus un bébé !
Ginny rit en déposant le garçon au sol, conformément à sa demande.
— Ah bon ? Pourtant tu resteras toujours mon bébé, tu sais… Même quand tu auras une femme et des enfants.
Elle l'entendit grommeler, tandis qu'il s'installait à la table de la cuisine. Elle retourna à sa propre place, devant son café et l'exemplaire de la Gazette du Sorcier du jour. D'un mouvement de baguette, elle mit du lait à chauffer pour son enfant. Puis elle lui sortit un bol, une cuillère à café, son chocolat en poudre, et de la brioche tranchée. Lorsqu'elle estima que le lait était prêt, elle retira la casserole du feu, toujours sans bouger de sa place et plongée dans sa lecture, et en versa dans le bol d'Albus. Le garçon n'avait plus qu'à se servir pour le reste. D'ailleurs, il était resté accoudé sur la table, en train de se rendormir à moitié, pendant que sa mère lui préparait son petit-déjeuner. Il se versa ses cuillérées de chocolat et touilla avant d'en avaler quelques gorgées.
— Mmm. Bien chaud comme il faut, merci maman.
— De rien, mon chéri.
Le garçon sourit en observant sa mère. Il avait décidé de se lever tôt pour pouvoir la voir avant qu'elle aille travailler. Après, elle ne rentrerait que dans la soirée, comme toujours en semaine. Et elle lui manquait. Pourtant, il était habitué, car d'aussi loin qu'il se souvienne, sa mère avait toujours eu le même planning de travail. Mais il avait envie de passer du temps avec elle.
— Maman ?
— Oui, Al' ?
— Je t'aime.
Elle lui offrit un tendre sourire.
— Je t'aime aussi, mon fils.
Devant le sourire qu'il lui rendit, Ginny sentit son cœur se gonfler d'amour. Oh oui, elle aimait ses enfants, même si son travail l'obligeait à passer beaucoup de temps loin d'eux. Elle n'était pas comme son mari qui restait à la maison à longueur de journée. Elle, elle avait besoin de sortir, de rencontrer du monde, de s'activer ! Quant à Harry, il semblait ne plus avoir de relations sociales, autres que sa famille. La femme sourit à cette pensée. Après tout, les Weasley formaient une grande, très grande famille. Et elle voyait ses neveux et nièces grandir… Ce qui ne la rajeunissait pas, loin de là ! Quand on pensait que son propre fils venait d'entrer à Poudlard ! Elle espérait que tout se passait bien pour lui.
Dès le premier soir, il leur avait écrit pour leur annoncer qu'il avait été envoyé à Gryffondor. Il était apparemment très fier de sa répartition. Elle redoutait juste de recevoir, dans les jours prochains, des hiboux de Poudlard qui lui annonceraient le début des mésaventures de son fils. Après tout, il tenait de ses oncles, et Ginny, bien que petite fille à l'époque, se souvenait qu'il n'avait pas fallu attendre longtemps avant que sa mère ne reçoive sa première lettre. Albus était beaucoup plus calme que son frère, heureusement. Elle n'aurait pas voulu avoir deux James à la maison, un seul était bien suffisant ! Qu'est-ce qu'elle plaignait sa mère d'avoir dû supporter l'ensemble de ses frères !
Elle jeta un coup d'œil à la pendule qui lui indiquait qu'il était bientôt l'heure pour elle d'y aller. Elle finit donc d'avaler son café et se leva. Elle se dirigea vers sa chambre à coucher, où elle réveilla Harry comme elle le lui avait promis. Elle s'installa à ses côtés, et se pencha pour l'embrasser sur le front avant de lui dire à l'oreille.
— Je vais bientôt y aller, et Albus est déjà réveillé. Il prend son petit-déjeuner.
Puis elle ressortit de la pièce et alla se brosser les dents dans la salle de bain.
-x-
Dans son lit, Harry s'étira tel un chat et entreprit de se lever à son tour. Il enfila ses chaussons, et sa robe de chambre et se rendit dans la cuisine directement. Il embrassa son fils, et mit son café à chauffer, avant de faire demi-tour pour se rendre aux toilettes. Il passa dans la salle de bain pour se laver les mains et se débarbouiller le visage.
— Je suis prête ! entendit-il Ginny lancer du salon.
Il se dépêcha de la rejoindre. Albus était en train de faire un gros câlin à sa mère.
— Passe une bonne journée, maman.
— Merci mon cœur.
Harry sourit. Il s'approcha et lui déposa un tendre baiser sur la joue.
— Travaille-bien.
— Comme toujours. À ce soir !
Elle attrapa ensuite de la poudre de cheminette qu'elle lança dans l'âtre, puis disparut en annonçant sa destination.
Harry se tourna vers son fils.
— Tu as bien dormi ?
Albus haussa les épaules. Harry le conduisit dans la cuisine en le poussant doucement dans le dos. Son café l'attendait.
— Tu as fini ton bol ?
Albus fit un signe de tête positif, mais se réinstalla quand même à sa place.
— Tu reveux du chocolat chaud ?
Harry mit du lait à chauffer en voyant son fils se mordre la lèvre en n'osant pas dire oui. Il était vraiment adorable.
— Alors, pourquoi tu n'as pas bien dormi ? Tu fais des cauchemars ?
— Non, j'ai juste eu trop chaud, donc j'ai pas arrêté de me réveiller et de me retourner dans mon lit…
— Ah, d'accord. Tu aurais pu retirer ta couette…
— Oui, mais dans ce cas, j'avais trop froid.
Harry rit doucement.
— Ok. Nous verrons pour faire ton lit autrement, tout à l'heure. C'était la première fois que ça te faisait ça ?
Albus rougit doucement et secoua la tête négativement. Il devait être gêné de ne pas avoir osé parler de ses mauvaises nuits à son père avant. Harry lui fit un sourire rassurant, et lui resservit du lait chaud.
— Il ne faudra pas que tu le dises à maman, hein !
Albus rigola.
— Je ne dirai rien, promis !
Harry lui fit un clin d'œil et attrapa la Gazette que Ginny avait laissée sur la table. Il la parcourut rapidement des yeux, la feuilletant sans vraiment faire attention aux articles, ne survolant que les titres. Il la repoussa en soupirant et préféra retourner se noyer dans son café. Le rire de son fils le fit lui relever la tête.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
Le rire du garçon se calma.
— Al'… ne serais-tu pas en train de te moquer de ton père ?
Le garçon lui fit une mine innocente, qui fit sourit l'ancien Gryffondor.
— Ravi de te mettre de bonne humeur, en tout cas.
Il lui fit un nouveau clin d'œil, et retourna à sa tasse de café qu'il termina en quelques gorgées.
-x-
Il venait de se lever de table pour aller se préparer lorsqu'un beau hibou couleur neige frappa à la fenêtre. Il eut un pincement au cœur en pensant à sa chouette Hedwige, à qui l'animal ressemblait tant. Il alla néanmoins lui ouvrir. Le hibou se posa sur le rebord de la fenêtre et lui tendit la patte.
Pendant ce temps, Albus s'était précipité dans le salon pour prendre du Miam'hibou qu'il ramena dans la cuisine. Il en tendit au volatile, une fois que son père eut récupéré son courrier. Puis il lui caressa doucement les plumes. L'animal se laissa faire. Albus le trouvait vraiment magnifique.
— Il est vraiment beau, hein, papa ?
Il lâcha le hibou du regard pour observer son père, surpris qu'il ne lui réponde pas.
Harry s'était de nouveau assis, tournant et retournant le courrier dans ses mains. L'enveloppe portait le sceau des Malfoy. Pourquoi lui écrivaient-ils ?
— Papa ?
Harry sursauta. Albus était à ses côtés et avait même posé une main sur sa cuisse.
— Oui ?
— Tu vas bien ?
L'homme secoua la tête.
— Bien sûr ! Pourquoi cette question ?
— Ben parce que t'avais pas l'air bien…
Harry rit. Albus fit un petit hochement de tête et retourna caresser le hibou. Celui-ci avait presque fini la nourriture qu'il lui avait donnée, et ne tarderait donc pas à reprendre son envol.
Harry prit une inspiration et entreprit de décacheter l'enveloppe. Il se sentait bête de réagir ainsi, mais il n'avait vraiment aucune idée de ce dont il pouvait s'agir. Il leva les yeux au ciel en se traitant mentalement d'idiot : après tout, pour savoir de quoi il retournait, il lui suffisait d'ouvrir la lettre sans chipoter et d'en lire le contenu ! Il avait belle allure le héros du monde sorcier à avoir peur d'un simple courrier… Il déroula le parchemin. La première chose qu'il regarda fut la signature. Ainsi, c'était Draco qui lui écrivait. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de ses nouvelles… Que pouvait-il bien lui vouloir ? Il commença alors sa lecture :
« Potter,
Après avoir effectué quelques recherches sur ton activité professionnelle et constaté qu'elle se limitait à ton rôle de père au foyer, j'ai une offre à te faire. »
Harry sentit l'agacement l'envahir. De quel droit ce blond prétentieux osait-il fouiller dans sa vie ?
Il reprit sa lecture, néanmoins intrigué par l'offre dont il était question.
« Voilà : pour préparer correctement mon fils au monde sorcier avant son entrée à Poudlard, j'ai décidé de lui donner des cours. Je suis apte à lui enseigner la plupart des matières, mais j'ai pensé à toi en ce qui concerne la Défense Contre les Forces du Mal. Je veux donner le meilleur à mon fils et, manifestement, tu restes le plus qualifié dans cette matière.
Profites-en, Potter, ce n'est pas tous les jours que je te ferai ce genre de compliment ! »
Harry ricana. Ça, c'était sûr ! Il devrait même songer à faire encadrer le présent parchemin…
Albus referma la fenêtre de la cuisine, après avoir tristement regardé son nouvel ami prendre son envol. Il se demandait ce qu'était le courrier de son père pour qu'il réagisse autant juste à sa lecture.
Il retourna s'asseoir à sa place et mordit dans une nouvelle part de brioche. Il attendrait que son père ait fini pour l'interroger. Après tout, il n'était pas pressé…
« Je te propose donc un poste de professeur particulier pour le compte de la noble famille Malfoy. »
Harry secoua la tête, amusé. Décidément, l'ancien Serpentard n'avait pas changé. Toujours aussi imbu de lui-même…
« J'attends ta réponse le plus rapidement possible, histoire que l'on puisse se rencontrer pour parler de ton planning et de ton salaire, dans le cas où tu accepterais, bien sûr.
Cordialement,
Draco Malfoy »
Harry lut le parchemin une seconde fois, puis le déposa sur la table en soupirant. Albus y vit comme un signal et posa donc sa question :
— Qu'est-ce que c'est, papa ? Ça vient de qui ?
Harry observa son fils, amusé.
— Cette lettre vient de Draco Malfoy, et…
— Ah ! Celui qui s'est fait transformer en fouine !?
Harry sourit. Il ne doutait pas un seul instant que c'était son meilleur ami qui avait dû relater cet épisode aux enfants, mais demanda quand même confirmation.
— C'est ton oncle qui t'a raconté ça ?
Albus acquiesça. Harry secoua la tête d'amusement. Il reprit :
— Il me propose d'aller donner des cours chez lui.
— Pourquoi ?
— Pour que son fils puisse avoir les bases avant même d'entrer à Poudlard…
Pauvre gosse, il ne pouvait pas le laisser profiter de son enfance tranquillement ?
— Han ! Je pourrais suivre ces cours, moi aussi ?
L'homme regarda son fils, surpris. Il retirait ce qu'il venait de penser sur l'autre enfant…
— Tu… T'aimerais vraiment avoir des cours dès maintenant, alors que tu ne vas même pas à l'école ?
Le garçon hocha vivement la tête de haut en bas.
— Bah mince ! Si je m'étais attendu à ça…
Il attrapa à nouveau la lettre devant lui. Il devait avouer que la proposition l'attirait vraiment. Mais il devait en parler à Ginny avant de prendre sa décision et de répondre au blond. Soudain, il avait vraiment hâte que la journée se termine pour pouvoir discuter avec sa femme. En attendant, il devait s'occuper de ses enfants.
— Al', tu vas t'habiller pendant que je fais pareil, ok ?
Le garçon sauta de sa chaise.
— Ensuite on réveillera ta sœur et on s'occupera de ton lit…
— D'accord. À tout de suite, papa ! fit-il en disparaissant dans l'escalier.
Harry débarrassa la table, laissant juste la brioche pour sa fille. Il sortit ensuite de la pièce pour accomplir les tâches qu'il avait dictées à son fils.
À vendredi ! ;-)
