Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Merci encore aux reviewers et followers ! Je risque de le noter à chaque chapitre, ça ! Faudra pas m'en vouloir pour la répétition, hein ;-) J'espère que la suite vous plaira tout autant que les deux premiers chapitres... Bonne lecture !
Chapitre 3
Après une journée riche en activités entre Harry et ses enfants, la cheminée se mit enfin à crépiter et Ginny fut de retour dans le salon quelques secondes plus tard. Lily et Albus cessèrent aussitôt ce qu'ils étaient en train de faire pour aller embrasser leur mère. Harry se leva de son fauteuil pour aller lui préparer un café.
Ginny se baissa pour rendre leurs câlins à ses enfants, puis ceux-ci retournèrent à leurs occupations respectives. La femme alla enlever son manteau et ses chaussures, histoire de se mettre à l'aise.
— Bonsoir Ginny.
Il l'embrassa sur la joue alors qu'elle pénétrait dans la cuisine. Elle s'installa devant le café qu'il lui avait préparé.
— Ta journée s'est bien passée ?
La femme acquiesça et entreprit de raconter sa journée auprès de son amie et de leurs autres collaborateurs à son mari, qui s'était assis lui aussi. Quand elle eut fini, elle lui retourna la question.
— Et toi, ça s'est bien passé avec les enfants ?
Harry sourit.
— Comme toujours ! Ah, j'ai refait leurs lits. Albus m'a expliqué qu'il avait trop chaud comme ça et qu'il dormait mal… Quand on a changé son lit, Lily m'a dit que c'était pareil pour elle.
Ginny hocha la tête.
— Oh, et j'ai reçu ça ce matin… ajouta l'homme à lunettes en lui tendant un parchemin.
Intriguée, Ginny l'attrapa. Elle fronça les sourcils devant le sceau qu'elle reconnut aussitôt.
— Malfoy ? Mais que…
— Lis.
Elle s'exécuta. Elle posa le papier sur la table quand elle eut terminé sa lecture.
— D'accord… Et tu comptes accepter ?
Harry haussa les épaules.
— Je voulais d'abord en parler avec toi. Qu'est-ce que tu en penses ?
Elle secoua la tête.
— Je ne sais pas. Je ne doute pas de ta capacité à enseigner, mais en même temps, il s'agit de la famille Malfoy… C'est à toi de voir si tu penses pouvoir être au service de Draco ou pas.
Harry acquiesça en se mordillant la lèvre. Ginny le regarda faire. Elle leva les yeux au ciel : pourquoi lui demandait-il son avis alors qu'il semblait déjà avoir pris sa décision ? Après tout, il avait eu toute la journée pour y réfléchir…
— Je pense être capable de le faire.
Ginny lui sourit et se leva.
— Je vais contacter maman pour savoir si elle pourra s'occuper des enfants en ton absence.
— Attends !
Elle avait déjà atteint l'entrée de la cuisine. Elle se retourna vers lui, curieuse.
— Oui ?
— Albus était là quand j'ai reçu la lettre. Je lui ai expliqué ce qu'elle contenait, tu sais à quel point il peut être curieux quand il veut…
D'un mouvement de tête, Ginny lui intima de continuer
— Il m'a demandé s'il pouvait suivre ces cours, lui aussi. Qu'en penses-tu ?
Elle se rapprocha de la table et posa ses mains dessus. Elle semblait interloquée.
— Sérieux ?
Harry acquiesça.
— Si tu es d'accord, je pourrais négocier ça avec Malfoy…
Ginny tira une chaise pour s'y asseoir. Elle s'accouda sur la table en enfouissant son visage dans ses mains. Harry la regarda faire et patienta. Il savait que sa femme était en train de réfléchir à la question en contrebalançant tous les pour et les contre… Enfin, elle se redressa, et passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place. Il reprit la parole.
— Par contre, je pense que Lily est trop jeune.
— Je le pense aussi.
Elle soupira.
— Si c'est le désir d'Albus, et si Malfoy est d'accord, je ne vois pas pourquoi je refuserais.
Elle fut éblouie par le sourire que lui envoya le brun. Ça faisait bien longtemps que son mari n'avait pas souri ainsi…
— Par contre, je compte sur toi pour veiller à que ça se passe bien entre Al' et l'autre enfant.
— Bien sûr que tu peux compter sur moi !
— Ok. Je te laisse prendre contact avec Malfoy maintenant, comme ça je pourrai demander à maman si elle peut garder les enfants pour ton entretien avec lui. Sinon, on pourra toujours voir si Hermione est disponible.
Harry s'était levé. Il lui déposa un baiser sur le front avant de quitter la cuisine, un sourire aux lèvres.
Lorsqu'il pénétra dans le salon, il avertit ses enfants qu'il allait avoir une communication importante et qu'il leur serait reconnaissant de ne pas faire trop de bruit pendant qu'il serait à la cheminée. Les deux enfants acquiescèrent, leurs yeux remplis de curiosité. Aussitôt qu'il eut le dos tourné, alors qu'il prenait une poignée de poudre de cheminette, il les entendit chuchoter. Il secoua la tête et lança la poudre dans l'âtre, avant de se mettre à genoux.
— Manoir Malfoy !
Il patienta. Une femme qu'il ne connaissait pas s'approcha alors.
— Plaît-il ?
— Bonjour. Je souhaiterai parler à Draco Malfoy, s'il vous plait.
La femme l'observa avant d'acquiescer.
— Harry Potter, n'est-ce pas ?
Harry ne prit pas la peine de confirmer. D'ailleurs, la femme ne semblait pas attendre de réponse, vu qu'elle s'éloignait déjà. Il se demanda s'il s'agissait de la nouvelle Madame Malfoy…
Enfin, le blond pénétra dans la pièce pour venir à sa rencontre.
— Potter. Je ne m'attendais pas à te voir de cette façon.
Harry leva les yeux au ciel.
— Et moi, je ne m'attendais pas à recevoir un jour une lettre de ta part, Malfoy.
Celui-ci fit un mouvement de la tête.
— Je suppose que la présence de ta tête dans ma cheminée à cette heure indique que tu acceptes ma proposition…
— Je souhaite en effet convenir de notre rendez-vous le plus rapidement possible, histoire que je puisse m'organiser avec mes enfants…
Draco sourit.
— Je comprends. Que penses-tu de demain en début d'après-midi ? Treize heures ?
— Parfait. À demain, treize heures, alors. Bonne soirée.
Et Harry rompit la communication sans demander son reste.
Il se redressa, et sursauta en voyant la rouquine à ses côtés. Celle-ci eut un sourire amusé.
— À mon tour. Tu as rendez-vous demain à treize heures, si j'ai bien compris ?
Harry acquiesça et laissa la place à sa femme. À peine s'éloignait-il, qu'Albus et Lily le harcelaient de questions.
— T'étais avec qui papa ? demanda sa fille.
— Tu étais avec Draco Malfoy ? chercha à vérifier son fils.
— Oui, Albus, leur confirma leur père.
— Je te l'avais dit ! fit remarquer le garçon à sa sœur.
Celle-ci lui tira la langue.
— C'est vrai qu'il a été transformé en fouine ?
Harry rit devant la question de sa fille. Décidément, la réputation de Draco auprès de ses enfants n'était pas ce qu'il y avait de plus glorieux. Albus répondit à sa place.
— Oui, c'est vrai. Je lui ai déjà demandé ce matin. Tu peux nous raconter comment ça s'est passé, papa ?
— Je ne sais pas si c'est une bonne idée…
— S'il te plaîîît ! lui demandèrent-ils alors en cœur.
Dans un soupir, Harry capitula. Il s'assit au sol, sur le tapis, face à ses enfants, et commença à leur raconter comment le Serpentard avait été changé en animal par leur professeur de Défense Contre les Forces du Mal de l'époque. Même si cet épisode faisait toujours rire tout le monde, Harry en gardait un goût amer. Après tout, il s'agissait déjà de Barty Croupton Junior, sous les traits d'Alastor Maugrey, à ce moment-là. Celui qui l'avait conduit dans ce cimetière de Little Hangleton, qui avait été la cause directe du décès de Cedric Diggory, et surtout de la renaissance de Voldemort…
La voix de Ginny le sortit de ses sombres pensées.
— Maman t'attend pour le déjeuner, demain.
— Ouais ! On va manger chez mamie ! s'exclama alors Lily, tandis qu'Harry faisait un signe de tête à sa femme pour lui indiquer qu'il avait bien compris.
Il se releva et lança :
— Mais maintenant, c'est l'heure d'aller à la douche !
— C'est Lily la première !
— Mais, pourquoi pas toi d'abord ?
Harry leva les yeux au ciel, devant le regard amusé de Ginny qui disparaissait dans la cuisine pour commencer à réparer le repas du soir.
— Mettez l'une de vos mains dans votre dos… Attention : pierre, papier, ciseaux !
Lily sauta de joie : elle avait mis la pierre alors qu'Albus avait choisi les ciseaux, la victoire lui revenait.
-x-
Et c'est ainsi que se déroula la soirée, entre les douches des enfants, le repas, la mise au lit…
Lorsque la lumière fut enfin éteinte après que Ginny lui ait souhaité une bonne nuit, Harry put enfin penser à l'entrevue qu'il aurait le lendemain… et à celle qu'il avait eue plus tôt. Il lui semblait que Draco avait à peine changé. Physiquement parlant en tout cas. Quant à son caractère, il lui avait semblait un peu moins arrogant… Enfin ça, il aurait l'occasion de l'affirmer ou l'infirmer lors de son rendez-vous. Harry espérait que le blond serait d'accord pour enseigner également à son fils. Il se demandait également quel pouvait être le caractère de son enfant à lui. Il ne connaissait même pas encore le prénom de son prochain élève. Harry soupira et se tourna sur le côté pour tenter de s'endormir : après tout, il aurait les réponses à ses questions bien assez rapidement.
-x-
Le lendemain, à peine Ginny avait-elle quitté la chambre pour aller se préparer, le laissant dormir encore un peu comme la veille, qu'il fut pris d'assaut par ses deux enfants qui sautèrent sur son lit. Il marmonna en cherchant ses lunettes. Une fois celles-ci sur son nez, il interrogea ses enfants :
— Qu'est-ce que vous faites déjà debout, mes petits dragons ? Vous savez que mamie ne nous attend qu'en fin de matinée, hein ?
Les deux enfants se dévisagèrent suite aux paroles de leur père, en grimaçant. Albus demanda :
— Papa, t'es sûr qu'on ne peut pas y aller plus tôt ?
— Et pourquoi êtes-vous si pressés ?
— Maman nous a dit que Rose et Hugo seront là aussi ! répondit gaiement Lily.
— Ah, je comprends mieux, maintenant !
Il rit avant de se redresser dans son lit, remontant la couette avec lui… puis il emprisonna ses enfants dedans ! Et c'est ainsi qu'une bataille commença dans la chambre parentale entre Harry et ses enfants.
Ginny, appuyée contre la porte, s'amusa de ce manège quelques instants avant de signaler sa présence.
— Ah non, jeune fille, repose cet oreiller tout de suite ! avertit-elle son enfant qui s'était approchée d'elle.
Elle attrapa sa fille avant qu'elle n'ait mis son plan à exécution, pas du tout effrayée par la mise en garde de sa mère.
— Je dois y aller, leur annonça-t-elle, arrêtant instantanément les éclats de rire.
Elle leur fit un sourire triste devant leur regard.
— Eh oui, c'est comme ça. Maman doit aller travailler… déclara-t-elle en reposant sa fille au sol.
Ginny quitta ensuite la pièce.
— Allez, tout le monde au salon pour faire bisou à maman !
Et les enfants se précipitèrent hors de la pièce sous le regard attendri de leur père. Celui-ci arriva quelques secondes après eux. Il fit une bise à sa femme, qui avait déjà la main pleine de poudre.
— Travaille-bien.
— Merci. Et bon courage à toi pour ton entretien.
— Ça devrait aller.
Harry lui fit un clin d'œil tout en souriant. Ginny acquiesça puis lança la poudre dans l'âtre de la cheminée.
— Bisous tout le monde ! s'exclama-t-elle avant d'annoncer sa destination.
Chacun regarda la mère de famille disparaître dans les flammes vertes. Harry demanda alors à ses enfants :
— Vous avez déjà déjeuné ?
Ses enfants secouèrent négativement leurs têtes. Harry fit la moue.
— Vous êtes directement venus m'attaquer ? Quels petits démons vous faites ! Traiter ainsi votre pauvre père…
Et il lâcha un soupire à fendre l'âme, ce qui eut le don de faire éclater de rire Lily et Albus, qui n'avaient pas une once de compassion pour lui. Il leva les yeux au ciel, impuissant devant tant d'injustice, et se dirigea vers la cuisine, rapidement suivi par ses enfants qui s'installèrent à table.
— Et en plus, c'est à moi de tout faire ? Ah la la…
— Ben, en même temps, on n'a pas de baguette, nous ! fit remarquer Albus.
— Certes… Mais vous n'avez pas besoin de vos baguettes pour sortir vos bols, vos cuillères et la brioche, tu sais…
Albus regarda alors ses ongles comme si c'était la chose la plus fabuleuse du monde, tandis que Lily faisait tout simplement comme si elle n'avait rien entendu. Harry secoua la tête, vaincu par ses monstres. Il sortit le nécessaire pour le petit-déjeuner et mit le lait à chauffer, avant de préparer sa propre tasse de café.
Et le petit déjeuna se déroula, les enfants discutant, puis se chamaillant ensemble… toujours sous le regard bienveillant de leur père. Ils traînèrent beaucoup dans la cuisine, avant d'aller se préparer, ce qui fit que l'heure de se rendre chez Molly arriva bien vite.
Après avoir jeté une poignée de poudre de cheminette dans la cheminée, Harry pénétra dans les flammes vertes, tenant Lily contre lui d'un bras et la main d'Albus de l'autre.
— Le Terrier !
Je vous dis à lundi pour la suite. Je vous souhaite donc un bon week-end !
