Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Merci à celles qui continuent de me lire. Désolée pour le retard ! Je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadée de n'avoir à poster que demain - -" Donc je m'excuse encore, j'espère que vous ne m'en voudrez pas et que vous apprécierez ce nouveau chapitre, en attendant le prochain ^^
Chapitre 6
Le reste de la semaine s'était écoulé dans les préparatifs liés à ce nouvel emploi, et lundi était déjà là.
Harry se leva en même temps que Ginny, avec quelques difficultés, mais il faudrait bien qu'il s'y habitue. Il alla réveiller Albus pendant que sa femme occupait la salle de bain.
— Al' ? chuchota-t-il tout en secouant doucement l'épaule du garçon.
— Hum… papa ? fit celui-ci en émergeant de son sommeil.
— Il faut que tu te lèves. C'est ton premier jour de cours avec Draco…
Albus se redressa dans son lit.
— Je te prépare ton petit-déjeuner, lui lança son père en quittant sa chambre.
Quand Harry entra dans la cuisine, il constata que Ginny ne devait pas encore avoir fini de se préparer. Un hibou attendait devant la fenêtre. Harry l'ouvrit et décrocha la Gazette avant de voir le volatile reprendre son envol. Il referma la fenêtre, déposa le journal sur la table et mit la cafetière et le lait pour son fils sur le feu. Il sortit les tasses et le bol du placard, puis les cuillères. Enfin, il posa des pains au lait et la boîte de chocolat en poudre sur la table. Sa femme et Albus choisirent ce moment-là pour entrer ensemble dans la pièce, main dans la main. Harry servit les boissons dans les récipients appropriés, et chacun s'installa à sa place. Ginny attrapa la Gazette pour la lire avant d'aller travailler, comme à son habitude. Albus semblait perdu dans la réminiscence de son rêve qui n'avait pas fini son évanescence. L'homme pensa alors à sa fille qui devait encore dormir à cette heure-là… ou alors, elle pouvait tout aussi bien être déjà en train de mener la vie dure à sa tante, en compagnie d'Hugo.
Étant donné qu'il était prévu qu'Harry passe la matinée au Manoir Malfoy avec son fils, il s'était organisé avec Hermione pour qu'elle garde sa fille pendant cette journée. Perdu dans ses pensées, Harry rigola en revoyant la tête qu'avait faite Ron en apprenant qu'il avait accepté de travailler pour Draco Malfoy, et que le fils de ce dernier et Albus se fréquenteraient.
Ginny releva la tête de son journal en entendant le rire de son mari. Un sourire s'étira sur ses lèvres devant la tête qu'il faisait. Elle savait exactement à quel souvenir il était en train de penser. En effet, Molly les avait invités à manger ce soir-là, après l'entretien d'Harry. Ron et elle avaient donc rejoint le Terrier après leur travail, et c'est au cours du repas qu'Harry avait expliqué son rendez-vous à son meilleur ami, le faisant s'étouffer avec sa nourriture. Il était ensuite resté figé d'incrédulité face à Harry pendant plusieurs minutes avant d'enfin réagir en s'insurgent contre le brun. Ça avait failli tourner à la dispute, mais une petite remarque d'Hermione avait finalement apaisé la situation et tout le monde avait éclaté de rire. Ginny soupira en remerciant à nouveau mentalement Hermione d'avoir été là. Elle regarda alors son fils qui était distraitement en train de faire des boulettes avec son pain au lait.
— Al' ?
Il secoua la tête, chassant enfin les derniers vestiges de son rêve. Il la regarda alors avec curiosité. Ginny rit en lui désignant les boulettes du menton. Albus fixa alors son attention là où lui indiquait sa mère et se mordit la lèvre inférieure en constatant ce qu'il avait fait.
— Désolé, bredouilla-t-il.
— Ce n'est pas grave. Allez, mange le reste !
Et Ginny retourna à sa lecture, un sourire aux lèvres.
Harry avait été ramené à la réalité par la voix de sa femme, et avait suivi l'échange, lui aussi amusé. Comme son fils pouvait être dans la lune, parfois ! Il se mit à rire à nouveau tout seul en pensant à autre chose, ce qui attira l'attention des deux autres. Il s'expliqua alors :
— Non, ce n'est rien. Juste, je pensais, Albus…
Il regarda alors son fils.
— Évite de parler de cette histoire de fouine, quand on sera là-bas !
Albus acquiesça alors que son père se remettait à rire et que sa mère n'était pas loin de le rejoindre, à en croire sa lèvre qui tremblait. En effet, Ginny se retenait de rire, s'imaginant déjà la scène… Ça ferait certainement désordre, surtout dès le premier jour… Elle jeta un coup d'œil à la pendule. Bon, il fallait qu'elle finisse de se préparer. Avec tout ça, elle n'avait pas pu lire le journal entièrement…
— Harry, ça ne t'embête pas si j'emporte la Gazette avec moi, je n'aurais pas le temps de la lire intégralement avant de partir…
— Ok. Tu me laisses regarder les titres le temps que tu retournes dans la salle de bain ?
— Bien sûr !
Et elle avala les gorgées qui lui restaient de son café avant de se lever et quitter la cuisine. Harry attrapa alors le journal pour le parcourir en diagonale. Rien d'intéressant, comme d'habitude.
Ginny fut rapidement de retour dans la pièce. Il lui indiqua qu'il en avait fini avec la Gazette, qu'elle pouvait donc le prendre. Elle lui fit un signe de tête, tout en mettant sa veste et ses chaussures. Enfin, elle indiqua qu'elle était prête. Harry et Albus se levèrent pour lui dire au revoir, comme à l'accoutumée. Elle se baissa et serra fortement son fils dans ses bras.
— Je te souhaite une bonne première journée, Al'. J'ai hâte d'être à ce soir pour que tu me racontes comment ça se sera passé. Surtout s'il y a le moindre souci, n'hésite pas à en parler à papa, d'accord ?
Il secoua vivement la tête, histoire de rassurer sa mère.
— Je t'aime mon cœur.
Et elle lui déposa un gros bisou sur la joue avant de se relever. Elle serra ensuite Harry dans ses bras.
— Veille bien sur lui, surtout.
— Mais oui… Ça va bien se passer, ne t'inquiète pas. Allez, travaille bien !
Elle lui serra les mains avant de prendre enfin sa poignée de poudre et de disparaître dans la cheminée pour rejoindre son lieu de travail.
— Ça va ? Pas trop stressé ? demanda alors Harry à son fils.
Celui-ci répondit par la négative.
— Au contraire, j'ai hâte d'y être, papa !
— Je suis ravi de l'entendre ! Allez, on ne va quand même pas y aller en pyjama, n'est-ce pas ?
Et Harry accompagna Albus à l'étage pour lui choisir ses vêtements dans l'armoire. Il se sentit soudain un peu bête de vouloir que son fils et lui fassent bonne impression en étant bien habillés. En même temps, il s'agissait de la famille Malfoy… Harry soupira. Il tendit ses vêtements au garçon.
— Fais attention dans l'escalier en descendant, surtout.
— Oui papa ! lança-t-il à son père, exaspéré que celui-ci le prenne encore pour un gamin.
Il se mordit l'intérieur de la bouche en réalisant qu'il n'y avait pas d'âge pour louper une marche dans l'escalier. En effet, quelques années auparavant, sa mère avait dû être conduite à Ste Mangouste pour une entorse à la cheville après avoir glissé dans les dernières marches. Tout le monde avait eu très peur pour elle en l'entendant tomber, enfin, sauf Lily qui était encore trop petite pour réaliser ce qui se passait… Albus serra donc ses affaires contre lui d'un bras, et attrapa la rampe avec l'autre main et descendit prudemment. Ce serait dommage de louper son premier jour à cause d'un accident qu'il aurait pu éviter en écoutant son père… Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres d'Harry qui l'avait guetté de la porte de sa chambre. Rassuré, il quitta son poste d'observation pour faire le lit de son fils. Il secoua la tête en repensant qu'il lui suffirait d'un coup de baguette pour le faire, mais il s'y refusait, préférant le faire lui-même. Il ne pouvait expliquer d'où ce besoin venait. Il haussa les épaules face à ses pensées. Il y avait certaines choses dans la vie, comme ça, qui ne s'expliquaient pas. Il quitta la pièce une fois satisfait de l'ordre qui y régnait. Il descendit l'escalier et se rendit dans la salle de bain, histoire de voir comment s'en sortait Albus.
— Papa ! râla alors son fils en levant les yeux au ciel.
Harry repartit aussi vite qu'il était venu, levant les mains en un signe de paix. Il avait conscience qu'Albus avait raison de lui faire remarquer qu'il pouvait désormais se débrouiller seul, mais voilà, il était un papa poule. Il avait déjà perdu son premier fils pour Poudlard la semaine d'avant, et désormais Albus allait aussi être loin de lui chaque matin et un après-midi sur deux. Harry en ressentait comme une boule d'angoisse dans le ventre. Il soupira à nouveau en ouvrant son armoire. Voir ses enfants grandir était une chose, les voir s'éloigner en était une autre. Et il stressait tout simplement, impuissant face au temps qui passait inévitablement. Et aujourd'hui allait marquer un nouveau tournant dans sa vie de père.
Il sortit une chemise dans laquelle il se sentait à l'aise ainsi qu'un jean noir. Comme ça, sa tenue serait classe tout en étant confortable. Après tout, en plus d'être un peu stressé pour Albus, il l'était aussi en songeant au cours qu'il devrait donner l'après-midi même. Il se demandait comment ça se passerait. Rhaaa, ça ne lui servait à rien de se prendre ainsi la tête maintenant ! Albus était bien plus serein que lui, alors qu'il ignorait tout des personnes qu'il allait côtoyer à partir de maintenant. Il espérait vraiment que le courant passerait bien entre lui et Scorpius. Le petit blond lui avait vraiment donné une impression positive lorsqu'il l'avait rencontré. Il espérait que le garçon timide qu'il lui avait semblait être ne cachait pas un esprit tordu comme l'avait son père lorsqu'il était à peine plus âgé que lui.
Alors qu'il était en train de faire le lit conjugal, Harry sourit en songeant à la réaction qu'aurait Draco en constatant qu'en effet, Albus était son portrait craché, à une cicatrice et une paire de lunettes près. Lui, en tout cas, était resté scotché devant la ressemblance entre Scorpius et son père. C'était surprenant, quand même !
Il attrapa la pile de vêtements qu'il avait déposait sur le bureau le temps de faire la chambre, et alla dans la salle de bain. Il fronça les sourcils en y trouvant un Albus figé devant son propre reflet.
— Quelque chose ne va pas, Al' ?
Il se tourna vers son père, un air paniqué peint sur son visage.
— Et s'ils ne m'aimaient pas, hein ? Et si Scorpius ne voulait pas devenir mon ami ? Et si j'étais vraiment trop nul pour comprendre ce que vous allez nous apprendre ? Et si…
Harry l'attrapa pour le prendre dans ses bras, même si le garçon n'aimait pas spécialement quand il faisait ça, estimant qu'il avait passé l'âge d'être porté ainsi.
— Al', calme-toi. Tout va bien se passer. Et si jamais ce n'était pas le cas, je serai là, près de toi.
— Mais…
— Penses-tu que Rose aurait le niveau de suivre un cours ?
Le garçon fronça les sourcils devant la question bizarre de son père.
— Ben, oui. Rose est super intelligente…
— Et toi, tu l'es autant qu'elle. Penses-tu vraiment qu'elle passerait son temps avec toi, sinon ?
— Je…
— As-tu du mal à comprendre ce qu'elle te dit ?
— Ben non, je…
— Al', ton niveau est aussi élevé que celui de ta cousine. Donc si tu penses qu'elle, elle serait capable de faire face à ton nouvel emploi du temps, c'est que tu l'es aussi, d'accord ?
Albus inspira profondément tout en songeant aux paroles de son père, puis finit par hocher la tête positivement. Son père avait raison. Il n'y avait pas de raison qu'il n'y arrive pas… Puis il stressa à nouveau.
— Mais, et si Scorpius ne m'aimait pas ?
Harry haussa les épaules, lui faisant suivre le mouvement.
— Ça, je ne peux pas te dire. Tu n'as qu'un moyen de le savoir…
— En essayant ? devina Albus dans une grimace.
— Tout à fait !
Harry reposa son fils au sol, et s'agenouilla en face de lui.
— Ça va mieux ?
Il hocha la tête positivement. Harry lui sourit et entreprit de le rhabiller correctement. Albus, ses soucis enfin envolés, soupira d'exaspération face aux manies de son père. Il espérait qu'il ne serait pas comme ça, lui, avec ses enfants… Il grimaça en songeant que ses tantes et oncles n'étaient pas mieux avec ses cousins, sans même penser à sa grand-mère… Finalement, il avait peu de chances d'y réchapper quand viendrait son tour. Il remercia quand même son père pour faire bonne mesure, avant de sortir de la salle de bain. Il alla chercher un livre dans la bibliothèque et s'installa dans un fauteuil du salon pour passer le temps, pendant que son père se préparait dans la salle de bain.
Harry entreprit de prendre une douche. Après tout, ils avaient encore le temps avant de devoir se rendre au Manoir Malfoy.
Lorsqu'il sortit enfin de la salle de bain, il constata qu'il avait encore largement le temps de ranger la cuisine. Lorsqu'il eut enfin terminé son ménage, il rejoignit Albus dans le salon. Celui-ci était tellement plongé dans son livre, qu'il ne l'avait même pas entendu l'approcher preuve en était qu'il sursauta lorsque son père lui parla. Harry lui sourit et répéta alors gentiment :
— Tu l'aimes vraiment ce livre, dis-moi… Tu l'as lu combien de fois déjà, maintenant ?
Les lèvres d'Albus s'étirèrent.
— Je ne sais pas, j'ai perdu le compte. Il est l'heure ?
— Bientôt, oui.
Albus repéra la page à laquelle il s'était arrêté avant de refermer le livre. Il se leva pour le remettre dans la bibliothèque avant de rejoindre son père devant la cheminée. Il se demandait comment faisaient les moldus pour se déplacer sans réseau de cheminette, alors que celui-ci faisait incontestablement partie de leur quotidien. Il interrogea donc son père à ce sujet. Harry le regarda pour lui répondre :
— Tu as raison, Al'. Les moldus doivent se déplacer autrement, c'est juste qu'ils perdent énormément de temps dans les transports, du coup.
— C'est nul.
Harry rigola.
— Oui, mais ils n'ont pas vraiment le choix, tu sais.
L'homme jeta la poudre dans la cheminée et les flammes vertes s'élevèrent.
— T'es prêt ?
Albus inspira profondément avant d'acquiescer.
— Alors, allons-y !
Et le père et le fils entrèrent dans l'âtre avant de disparaître pour le Manoir Malfoy.
À lundi sans faute, cette fois-ci ! ;) Bon week-end !
