Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Merci à ceux qui continuent à me lire et bienvenus à ceux qui me découvrent. Bonne lecture !
Chapitre 7
Draco et Scorpius les attendaient à leur arrivée. Toujours aucune trace d'une quelconque Madame Malfoy… Si Harry n'avait pas vu cette femme lors de sa première communication avec le Manoir, il se serait demandé si elle vivait toujours avec eux. Il était pourtant sûr que Narcissa Malfoy aurait été présente aux côtés de son mari pour tout ce qui aurait concerné son enfant. Enfin, cela n'était pas ses affaires, après tout. Les deux blonds étaient en train d'observer son fils, pendant qu'Albus regardait Scorpius en retour. Draco détourna alors le regard et s'avança vers Harry pour lui serrer la main.
— Eh bien, je dois dire que tu avais raison : ton fils te ressemble comme deux gouttes d'eau ! Il est mignon.
Harry rit.
— C'est moi ou tu viens indirectement de me dire que je suis mignon ?
Draco se mit à rire à son tour.
— Je pense que tu as passé l'âge pour ce qualificatif, Harry.
— Ah ? J'ignorais qu'il y avait un âge…
Harry secoua la tête, toujours amusé par l'échange qu'il venait d'avoir avec son ancien rival. Il plaça une main dans le haut du dos de son fils.
— Albus, je te présente Scorpius et Draco.
Draco s'agenouilla devant lui.
— Ravi de te connaître, Albus. J'espère que tu te plairas au Manoir.
— Merci monsieur…
L'homme laissa échapper un son agacé.
— Alors, posons les bases maintenant. Scorpius, approche-toi, car ce que je vais dire te concerne aussi. Harry, arrête-moi si je me trompe dans ce que je vais dire, car je compte aussi parler en ton nom.
Il reporta son attention sur les deux enfants qui l'observaient, légèrement stressés.
— Bien. Normalement, nous allons désormais passer du temps ensemble, donc j'avoue que d'entendre du « Monsieur » par-ci, par-là, va très vite m'agacer. Donc, ce que je vous propose, c'est que toi, Albus, tu m'appelles Draco, et toi, Scorpius, tu appelleras ton autre professeur Harry.
Draco jeta un œil à Harry qui fit un mouvement de tête pour lui indiquer qu'il avait son consentement sur cette initiative.
— D'accord ?
Albus regarda son père pour savoir ce qu'il devait faire. Lorsque celui-ci lui adressa un petit clin d'œil, il comprit qu'il pouvait accepter. Il hocha donc la tête positivement, imité par Scorpius qui n'avait pas encore dit le moindre mot. Draco se releva.
— Parfait. Et si nous commencions par la visite des lieux ?
Draco remarqua alors que le petit brun était retourné se coller à son père. Il ne semblait pas vraiment à l'aise, mais bon, ça se comprenait. C'est toujours comme ça quand c'est nouveau. Normalement d'ici le soir, ça irait mieux. Du coup, c'est Harry qui acquiesça à la proposition pour eux deux. L'ancien Serpentard reporta son regard sur son fils qui semblait tout aussi gêné que l'enfant Potter. Il se demandait si ce n'était pas de sa faute, à force de l'avoir trop couvé, s'il était devenu si timide. Mais il faisait confiance à Harry pour faire tomber ses barrières. Il avait toujours eu cette facilité à nouer des relations avec les personnes qui l'entouraient, et toujours sans arrière-pensées. Draco soupira. Il savait que si Potter et lui n'avaient pas pu être amis à l'époque, c'était entièrement sa faute. Il ne se souvenait pas de tout, mais il savait, avec le recul, qu'il avait mérité cette méfiance de la part du brun. Il haussa les épaules. De toute façon, on ne pouvait refaire le passé. Il tendit alors la main à son fils qui s'en saisit avec reconnaissance, mais aussi avec quelques rougeurs de gêne sur les joues. Albus comprit son père qui lui désignait l'autre garçon et accepta de lui prendre la main : comme ça, Scorpius n'avait plus à se sentir gêné. Draco vit le manège entre les deux bruns et le sourire complice qu'ils échangèrent. Harry capta alors son regard et y lut de la reconnaissance. Cela lui fit chaud au cœur. Le blond aimait vraiment son fils, ça se ressentait, et Albus venait également de marquer des points envers son futur professeur. Eh ben, la journée promettait d'être longue…
-x-
Le Manoir Malfoy était vraiment magnifique, il n'y avait pas à dire. Albus se demandait comment faisait Scorpius pour ne pas se sentir seul dans une si grande demeure sans frère et sœur. Sûrement devait-il passer son temps dans l'immense bibliothèque qu'ils avaient vu lors de la visite. D'ailleurs, il faudrait qu'il demande à Draco s'il serait autorisé à y retourner. Il espérait sincèrement qu'il serait d'accord. Albus se savait timide, comparé à Lily et James, mais il venait de trouver plus timide que lui. Il s'était donc fixé pour objectif de se faire un ami de ce Scorpius Malfoy ! En tout cas, il appréciait l'homme blond et ne comprenait pas pourquoi son oncle Ron le détestait tant.
Le petit groupe venait de pénétrer dans une salle aménagée pour la préparation de potions.
— Et voilà la salle de cours pour les potions !
Harry rigola.
— On ne s'en était pas douté !
Draco leva les yeux au plafond en soupirant. Puis il alla à une armoire d'où il sortit quelques coffrets.
— Tu veux suivre le cours aussi, Harry ? Vu le niveau que tu avais à l'époque, je suis sûr qu'un petit rattrapage ne te ferait pas de mal !
Harry tira la langue à l'autre homme. Son fils pouffa alors de rire et un sourire se dessina sur les lèvres du petit blond.
— Pourquoi pas, allez… Par contre, Albus n'a jamais touché à un chaudron ni aucun ingrédient. D'ailleurs, il n'a pas de baguette.
Draco se figea alors et le regarda.
— Sérieux ? Comment veux-tu qu'il s'exerce aux sortilèges s'il n'a pas de baguette ?
— Euh… avec la théorie ? grimaça l'homme brun.
Draco soupira en secouant la tête négativement. Il remit les coffrets dans l'armoire.
— Changement de programme, alors, les enfants.
— Je suis censé faire partie desdits enfants ? demanda Harry en haussant un sourcil.
— Bien sûr, je ne comprends même pas pourquoi tu poses la question ! répondit le blond, amusé. Bon, alors maintenant, direction le Chemin de Traverse pour acheter une baguette à notre élève !
— C'est vrai ? Je vais avoir une baguette ?
Albus regardait son père avec appréhension, craignant qu'il réfute cette idée. Harry soupira.
— J'aurais préféré en parler avec Ginny d'abord.
— Oh, Potty, tu es assez grand pour prendre cette décision tout seul, non ?
— Draco… Si tu ne veux pas que je t'appelle La fouine, évite de m'appeler Potty, d'accord ?
— Grrrr…
— C'est très noble comme comportement, je suis surpris !
Draco allait répliquer lorsqu'il croisa le regard amusé de son fils. Un sourire s'étira donc sur ses lèvres à la place. Harry surprit cet échange, et sourit à son tour. Scorpius, quant à lui, n'en revenait pas de voir son père ainsi avec d'autres que lui. Il se détourna pour regarder Albus. Celui-ci n'avait pas lâché Harry du regard et se mordillait la lèvre inférieure.
— Papa, dis oui, s'il te plaît !
L'homme brun soupira.
— D'accord.
Albus sauta de joie. Draco reprit alors :
— Il s'agira d'une baguette pour enfant, comme j'ai aussi eue quand j'étais petit. Sors la tienne, Scorpius.
L'enfant s'exécuta et s'approcha de son père.
— Albus en aura probablement une semblable. Ça permet aux enfants sorciers de s'entraîner avec les sorts de base en attendant d'avoir leur vraie baguette lorsqu'ils auront atteint leurs onze ans. Je suis étonnée que la bel… – hum, que ta femme ne t'en ait pas parlé pour vos enfants.
Harry haussa les épaules. Que Ginny ne lui en ait pas parlé se comprenait, vu qu'elle passait le plus clair de son temps au boulot, mais pourquoi Hermione ne lui avait-elle rien dit ? Ron ne lui en aurait pas parlé non plus ? Et Molly ? Il fronça les sourcils puis secoua la tête. Il leur demanderait quand il leur annoncerait qu'Albus avait une baguette. C'est Lily qui risquait d'être jalouse.
— Les enfants peuvent avoir une baguette à partir de quel âge ?
— Six ans. Mais en général, on ne leur donne qu'à partir de huit ou neuf ans. Six ans, c'est encore un peu jeune, je trouve.
Harry acquiesça. Si Lily le lui demandait, il lui dirait qu'il lui en offrirait une pour son prochain anniversaire. Par contre James risquait de faire la tête en apprenant qu'il aurait pu avoir une baguette plus tôt… Mais ce n'était pas plus mal ainsi. Qui sait ce que ce filou aurait pu faire s'il avait eu une baguette en plus. Harry soupira.
— Ok.
Draco sourit.
— Bien. Retournons au salon, alors. Suivez-moi.
Harry et Albus acquiescèrent. Ils n'avaient pas l'intention de se perdre chez les Malfoy dès le premier jour.
Arrivés au salon, Harry se rendit compte que son fils et lui n'étaient pas vêtus pour sortir et qu'ils devaient faire un détour par chez eux pour mettre des manteaux. Ainsi, les Potter et les Malfoy se séparèrent en se donnant rendez-vous une dizaine de minutes plus tard au Chaudron Baveur.
Quand Albus et son père eurent disparu dans l'âtre, Draco envoya son fils dans sa chambre pour qu'il se prépare à sortir.
— Pourquoi doit-on y aller aussi, papa ?
La question n'était pas bête. C'est vrai que le héros du monde sorcier savait très bien où se situait la boutique de Garrick Ollivander. Draco se mordit la langue en se souvenant que le vieux sorcier avait figuré parmi les prisonniers du Manoir sous le règne du Lord Noir. Puis il s'était réinstallé dans son ancienne boutique, comme si rien ne s'était passé, présent au poste pour les nouveaux sorciers aptes à aller à Poudlard. Heureusement, car Draco avait dû passer chez le vendeur de baguettes peu de temps après la fin de la guerre, Harry lui ayant subtilisé la sienne. Il avait été soulagé de constater que le vieux sorcier n'avait aucun grief contre lui, ou du moins, n'avait rien laissé transparaître. Il se demandait si le brun possédait encore sa première baguette quelque part...
— Papa ?
— Je ne sais pas bien, en fait. Mais ça ne nous fera pas de mal de sortir un peu, n'est-ce pas ?
Scorpius hocha la tête positivement.
— Vous sortez ?
Les deux blonds sursautèrent. Draco poussa alors son fils par un geste dans son dos. Scorpius comprit le message et s'éclipsa de la pièce pour aller se préparer à sortir, comme le lui avait demandé son père plus tôt.
Dans le salon, Draco regarda sa femme.
— Je ne vois pas en quoi ça te regarde.
— Pardon ? Scorpius reste quand même mon fils, au cas où tu l'aurais oublié. J'ai donc le droit de savoir quand il sort d'ici et pour aller où.
— Sauf quand il est en ma compagnie. Étant donné qu'il reste sous surveillance parentale, tu n'as pas besoin d'être informée de cette sortie.
La femme lui lança un regard froid.
— Ne devais-tu pas être en cours avec Scorpius à l'heure qu'il est ? Et ne devrais-tu pas me prévenir lorsqu'il y a des étrangers qui viennent ici ?
Draco inspira profondément, avant de sourire à sa femme.
— Très chère Astoria… ce Manoir est à moi, au cas où tu aurais omis ce détail. J'ai donc le droit d'y inviter qui je veux, quand je veux et sans avoir à te rendre le moindre compte. Pour l'heure, je dois aller me préparer, car je suis attendu.
Et il quitta la pièce sans un regard de plus envers sa femme. Il fallait vraiment qu'il commence ses recherches sur comment rompre une union sorcière. Jusqu'à présent, il n'avait rien fait afin d'assurer une figure maternelle à son fils, mais vu combien celle-ci était présente, et comment elle le traitait, elle aurait tout aussi bien fait de ne pas être là. Il ne pouvait pas complètement regretter de s'être marié avec elle, car elle lui avait donné Scorpius, et son fils était pour Draco son bien le plus cher. Mais s'il croyait avoir fait un mariage d'amour à l'époque, à l'instar de ses parents, il avait vite déchanté…
Il secoua la tête pour dissiper ses sombres pensées, tout en boutonnant son duffle-coat. Il retrouva ensuite son fils dans le salon. Il paraissait effrayé. Draco serra les poings et demanda, inquiet :
— As-tu croisé ta mère ?
Son fils baissa les yeux au sol. Il l'attrapa et le serra contre lui.
— Tu ne veux pas me répéter ce qu'elle t'a dit ?
Toujours aucune réaction. Draco inspira et expira profondément. Ce n'était pas le moment de se mettre en colère. Harry et Albus devaient déjà être en train de les attendre en cet instant.
— Allez, viens. Surtout si tu as besoin de quelque chose pendant qu'on est là-bas, n'hésite pas à me le demander…
Il attrapa la poudre de cheminette et, Scorpius serré contre lui, il indiqua :
— Le Chaudron Baveur !
Voilà, j'espère que ça vous a plu... À mercredi ! ^^
