Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Merci à tous mes lecteurs et clin d'oeil aux reviewers. Bonne lecture !
Chapitre 8
Lorsqu'ils arrivèrent chez eux, Harry et Albus s'installèrent dans le canapé. Après tout, ça ne leur prendrait que deux minutes d'enfiler leurs manteaux et ils n'étaient attendus quand dans une dizaine de minutes. Ils avaient donc le temps de parler.
— Alors, que penses-tu des Malfoy ?
Albus sourit.
— Draco semble très gentil et Scorpius est vraiment timide. J'espère que je réussirai à parler avec lui avant la fin de la journée.
— Du coup, plus d'angoisse ?
Le garçon haussa les épaules.
— Plus pour le moment.
Il répondit au sourire que son père lui lança.
— Je suis sûr que ce n'est qu'une question de temps avant que Scorpius te parle. Après tout, c'est lui qui a insisté auprès de son père pour qu'il accepte que tu viennes aussi au château, ajouta Harry avec un clin d'œil.
— C'est vrai ?
Harry acquiesça. Bon, on ne peut pas dire qu'il avait vraiment eu besoin d'insister, mais en tout cas, il avait eu tellement ravi d'avoir quelqu'un avec lui… Alors qu'aujourd'hui, il semblait si timide.
Il se releva du canapé, imité par son fils. Ils se préparèrent et repassèrent par la cheminée pour se rendre au Chaudron Baveur. Les Malfoy n'étaient pas encore là. Harry regarda la pendule accrochée au mur derrière le bar. Il se décala de la cheminée pour laisser le passage libre et attendit les blonds en tenant toujours son fils contre lui. Ils arrivèrent avec deux minutes de retard. Harry fronça les sourcils. Ce n'était vraiment pas le genre d'un Malfoy d'arriver en retard. Il les observa tandis qu'ils sortaient de l'âtre pour les rejoindre. Draco semblait soucieux et Scorpius n'avait pas l'air dans son assiette. Que pouvait-il s'être passé en si peu de temps ? Harry, inquiet, demanda alors :
— Ça va ?
Draco fit un geste de la main qui lui signifia clairement qu'il y avait bien quelque chose, mais qu'il ne comptait pas en parler avec lui. En tout cas, pas dans l'immédiat. Harry acquiesça et il suivit les autres à l'extérieur du bar, son fils toujours près de lui. Albus regardait Scorpius avec inquiétude. Il avait l'air d'avoir peur. Était-ce à cause de lui ? Il secoua négativement la tête. Non, ça ne concordait pas avec ce que son père lui avait raconté quelques minutes plus tôt. Ou alors, regrettait-il son choix, maintenant qu'il l'avait rencontré ? Cette pensée fit monter une vague de tristesse en lui. Il déglutit. Harry posa sa main sur sa tête et lui caressa doucement les cheveux, histoire de le rassurer un peu. Il connaissait son fils par cœur, et avait pu suivre le cheminement de ses pensées rien qu'en l'observant. Draco les regarda et interrogea Harry du regard. Harry s'approcha alors de l'homme blond, en laissant son fils. Il parla à voix basse, tout en continuant à surveiller les enfants du coin de l'œil, une habitude qu'il avait prise avec le temps et ses enfants.
— Albus a peur de se faire rejeter par ton fils.
Draco fut surpris.
— Et pourquoi donc ?
Harry haussa les épaules.
— Il se croit responsable du mal-être actuel de Scorpius.
Draco observa alors les enfants avant de soupirer.
— Que s'est-il passé ? insista alors Harry.
— Je ne sais pas vraiment ce qu'il en est. Je sais juste qu'il a croisé sa mère…
Le blond se mordit l'intérieur de la joue devant le regard que lui lança alors l'autre homme. Il savait qu'il n'aurait pas dû aborder ce sujet avec lui. Ça ne le regardait absolument pas. Mais en même temps, il aurait fini par se rendre compte de quelque chose, en fréquentant régulièrement le Manoir. Ainsi, ce fut sans surprise qu'il entendit :
— Que se passe-t-il avec ta femme, Draco ?
Quelque chose en Harry se glaça devant le regard que lui lança le blond. Il semblait désespéré tout en semblant s'être résigné à la situation. Il lui fit un sourire triste.
— Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour qu'on ait ce genre de conversation.
Harry hocha la tête de haut en bas. Draco avait raison, mais il se sentait impuissant face à la situation. Il regarda à nouveau le petit blond. Il semblait vraiment tracassé par quelque chose. C'était malheureux de le voir ainsi.
— Qu'est-ce qu'on peut faire pour lui changer les idées ?
Le blond lui fit un sourire reconnaissant.
— On peut passer au magasin d'Accessoires de Quidditch.
— D'accord.
Et les deux hommes, toujours suivis de leurs progénitures, se dirigèrent vers la boutique désignée. Harry vit Albus froncer les sourcils. Il lui fit un petit sourire d'excuse et s'approcha de lui pour lui expliquer à voix basse.
— C'est pour remonter le moral de Scorpius. Apparemment, il adore ce magasin…
— D'accord, je comprends, fit-il en secouant la tête.
Il quitta son père et entra dans la boutique. Il alla retrouver l'autre garçon qui regardait des kits d'entretien. Il lui demanda doucement :
— Tu as un balai ?
Scorpius détourna alors le regard des articles pour le porter sur le brun qui venait de lui parler.
— Oui, un Nimbus 2010. Ce n'est pas le meilleur, mais papa dit qu'il est bien assez puissant pour mon âge. Et toi ?
Albus sourit. Le blond ne semblait pas vouloir le rejeter et le contact était enfin établi.
— Pas encore. Papa en a parlé à maman il y a quelques jours seulement. Elle est d'accord pour qu'on en achète, mais on n'a pas encore eu l'occasion de venir ici.
Albus avait remarqué la réaction du garçon lorsqu'il avait évoqué sa mère. Apparemment, c'était un sujet à éviter.
Scorpius serra les poings au nom de « maman ». Pourquoi sa mère à lui semblait-elle si différente de celles des autres enfants ? Il attrapa une boîte sur l'étagère et l'apporta à son père qui discutait avec le caissier. Albus le suivit. Lorsque l'achat fut réglé, ils sortirent tous les trois du magasin et retrouvèrent Harry qui observait la vitrine.
— Ça fait quoi d'avoir des frères et sœurs ? Tu peux me parler d'eux ?
Le brun regarda Scorpius et lui sourit. Il était content que l'autre garçon souhaite parler avec lui. Il entreprit alors de décrire Lily et James, et commença à raconter leur quotidien au domicile avant que l'aîné parte à Poudlard, et la semaine qui avait précédé.
Draco, lui, s'était approché d'Harry.
— Ton regard en dit long, tu sais ?
L'autre homme détacha ses yeux de la vitrine pour les reporter sur lui. Ils se remirent en marche, pour la boutique de baguettes.
— C'est-à-dire ?
— Ça fait combien de temps que tu n'as pas volé, P… Harry ?
Le brun rit devant cette hésitation.
— On a du mal à s'en défaire de cette habitude, hein ?
— De s'appeler par nos noms ? Très, en effet. Mais on va bien finir par s'y habituer, n'est-ce pas ?
— Je pense. C'est étrange aussi de l'entendre.
— C'est vrai… Et tu sauras qu'essayer de changer de sujet ne fonctionne pas avec moi.
Harry soupira. Draco semblait encore plus imperturbable qu'Hermione. Face à son silence, le blond reprit :
— Je trouve ça étrange, quand même. Après tout, tu fais partie des Weasley, donc vous êtes assez nombreux pour jouer au Quidditch en famille. Sans oublier que ta femme est une ancienne joueuse professionnelle…
— Je ne sais pas.
— Tu es le meilleur joueur de Quidditch que je n'aie jamais vu, tu sembles être né sur un balai…
— Attends, vas-y doucement avec les compliments. Je n'y suis vraiment pas habitué venant de toi !
Draco éclata de rire, et Harry sourit. Ils étaient arrivés devant le magasin d'Ollivander. Albus entra dans la boutique suivi de son père. C'était la deuxième fois qu'il venait ici, la première ne datant que de quelques mois lorsque James était venu choisir sa baguette. Enfin, d'après ce qu'il avait compris, c'était plutôt la baguette qui choisissait son possesseur. Le vieux sorcier s'approcha rapidement d'eux.
— Messieurs Potter ?
Harry sourit au gérant de la boutique.
— Nous sommes ici aujourd'hui pour acheter une baguette à ce jeune homme, fit-il, les mains sur les épaules de son fils.
— Bien bien. Alors…
Et le vieux sorcier disparut dans sa réserve. On entendit du bruit de cartons qu'on déplace, puis il revint quelques minutes plus tard, quelques boîtes empilées dans ses bras.
— Voilà, voilà. Elles font toutes 22 cm, puisqu'il s'agit de la taille standard des baguettes pour enfants.
Il sortit une baguette de sa boîte en carton.
— Essaye celle-ci, mon garçon : bois de houx, comme ton père…
Albus fit un mouvement de baguette. Rien ne se produisit. Monsieur Ollivander grimaça.
— Non. Absolument pas.
Il ouvrit alors une autre boîte et Albus attrapa la nouvelle baguette qu'il lui tendait.
— Acajou, comme votre frère et votre grand-père paternel ?
Albus refit un mouvement du poignet et brisa le vase derrière le comptoir. Harry sourit en se souvenant avoir provoqué les mêmes dégâts. À peine lui reprenait-il la baguette que le sorcier lui en tendait une autre.
— Bois de Saule ?
Le garçon fit un nouveau mouvement, et un halo de lumière l'entoura.
— Ah, ben voilà. Bois de Saule, comme votre oncle Ronald Weasley et votre grand-mère Lily Potter, née Evans.
Harry ébouriffa les cheveux de son fils, heureux qu'il ait enfin trouvé sa baguette et qu'elle soit du même bois que celle de sa mère. Albus tendit sa baguette vers le vendeur.
— Tu peux la garder. Elle t'appartient, à présent. Nous nous reverrons dans un peu moins de deux ans…
Harry fit signe à Albus qu'il pouvait rejoindre les Malfoy à l'extérieur le temps qu'il règle l'achat. Le garçon prit donc poliment congé et sortit de la boutique. Il brandit alors fièrement son acquisition. Draco le félicita, alors que Scorpius sortait la sienne pour qu'ils les comparent. L'homme les laissa discuter ensemble, content qu'ils se soient enfin rapprochés, surtout que cela semblait avoir balayé les préoccupations de son fils. Que pouvait donc lui avoir dit ou fait Astoria pour l'avoir autant ébranlé ? Le mutisme de son fils à ce sujet ne l'aidait pas. Il devait comprendre ce qu'il se passait pour pouvoir agir en conséquence.
Harry sortit et remarqua les deux garçons en train de discuter, leurs baguettes en main, sous le regard de Draco. Ce dernier avait l'air plongé dans ses pensées.
— Que fait-on, maintenant ? demanda-t-il alors, s'attirant l'attention de trois autres personnes.
Les enfants tournèrent la tête d'un même mouvement vers Draco, attendant sûrement sa réponse, eux aussi. Le blond fixa son attention sur l'autre homme.
— Eh bien, pour ce premier jour de cours, et vu que tu commences aussi cet après-midi, Harry, je comptais vous inviter à manger Albus et toi… Qu'en pensez-vous ?
Albus regarda son père avec espoir. Il désirait fortement que celui-ci accepte la proposition. Il venait juste de se rapprocher de Scorpius, et il s'entendait bien avec lui pour le moment. Il avait envie d'en apprendre davantage sur le petit blond. Harry sourit en voyant le regard implorant de son fils.
— Nous n'avons aucune obligation pour ce midi, donc c'est volontiers que j'accepte ta proposition. Qu'en penses-tu, Albus ?
Le jeune brun hocha rapidement la tête de haut en bas. Harry hésita avant de poser la question qui lui venait naturellement en tête.
— Ça ne risque pas de déranger… ta femme ?
Draco fit comme s'il chassait une mouche de sa main. Il était clair qu'il n'avait rien à faire de l'opinion de sa femme. Albus avait senti Scorpius se tendre à l'évocation de sa mère. Il se promit d'essayer de découvrir pourquoi il réagissait ainsi. Ce n'était vraiment pas normal…
— Bien, reprit Draco. Dans ce cas, retournons au Chaudron Baveur… Je ne pense pas que tu connaisses suffisamment le domaine pour pouvoir y transplaner, Harry. Il faudra que je songe à vous faire visiter l'extérieur du Manoir.
Harry acquiesça, et la petite troupe se remit en route pour remonter le Chemin de Traverse jusqu'au pub.
Lorsqu'ils furent tous de retour dans le salon, Draco indiqua à Harry et Albus où déposer leurs manteaux, puis les pria de le suivre jusqu'à la salle à manger. Il se figea en entrant dans la pièce.
— Astoria.
À en croire le comportement de son hôte, Harry devina qu'il n'avait vraiment pas songé à la trouver là en même temps qu'eux. Mais quelque part, l'homme brun sentit la curiosité naître en lui, et il avait envie de rencontrer cette femme que Draco n'appréciait pas et qui semblait effrayer leur fils.
Mdr, je repense à vos "on aime pas Astoria" du chapitre précédent en relisant la fin de celui-ci ^^
J'espère que ça vous plaît toujours... À vendredi !
