Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Big kisses à mes revieweuses ! Merci à ceux qui me lisent, et à ceux qui m'ajoutent à leurs favoris, me suivent et tout ça... Ça me fait toujours chaud au coeur, même si j'ai cette angoisse permanente de décevoir ;) Bref, bonne lecture à vous !
Chapitre 9
Draco bouillait de l'intérieur de la savoir ici. Il ignorait ce qu'elle avait en tête, et surtout il repensait à l'état dans lequel il avait retrouvé Scorpius plus tôt lorsqu'il avait discuté avec sa mère. Faisant appel à tout son self contrôle, il pénétra dans la pièce et laissa ainsi l'occasion aux autres d'entrer à leur tour. Il se dirigea vers sa femme qui se leva.
— Astoria, je te présente Harry Potter et son fils Albus. Harry, Albus, je vous présente ma femme, Astoria Malfoy.
— Ravie de vous rencontrer.
La voix polaire fit frissonner Harry. Albus était intrigué par cette nouvelle personne. Pourquoi semblait-elle si mal et si seule ? Pourquoi se faisait-elle passer pour mauvaise alors qu'elle semblait surtout très malheureuse ? Était-il le seul à le remarquer ?
— Moi de même, Madame Malfoy, répondit alors son père.
Albus fronça les sourcils. Son père avait semblé distant dans sa façon de parler. Il pensait pourtant que ce n'était pas son genre de juger les gens sur leur apparence… mais il le comprenait. Après tout, lui aussi lui en voulait d'avoir blessé Scorpius, mais il les connaissait à peine. Comment savoir ce qu'il s'était réellement passé ?
— Installez-vous, les invita alors Draco en indiquant l'autre bout de la table.
Harry s'exécuta. Alors qu'elle était partie pour être chaleureuse lorsqu'il les avait invités à manger, l'ambiance s'était considérablement refroidie. L'homme aux yeux verts guettait les réactions du fils Malfoy. Il semblait maître de ses émotions, mais pas une seule fois il n'avait relevé le regard vers sa mère. Pouvait-il en avoir si peur ? Que lui avait-elle donc fait ? Son fils, par contre, semblait la dévorer des yeux. Il toussota pour attirer son attention. Albus se retourna aussitôt vers lui. Il se pencha alors pour lui dire discrètement :
— Arrête de fixer Madame Malfoy comme ça, ce n'est pas très poli !
Le garçon acquiesça, un peu gêné. Il reporta alors son attention en face de lui et soupira. Scorpius ne semblait plus avec eux. Son regard était fixé entre son assiette et la sienne, les yeux dans le vide. Réfléchissant à toute vitesse, Albus l'interpella :
— Scorpius ?
Il sursauta et regarda le petit brun aux yeux verts.
— Oui, Albus ?
— Tu m'apprendras à voler ?
Albus se félicita lorsqu'il vit un sourire se dessiner sur les lèvres de l'autre garçon.
— Si nos parents le veulent bien, ce sera avec plaisir !
— Cool, j'ai hâte ! J'aimerais vraiment te voir voler, tu sais !
Harry écoutait les deux garçons. Il trouvait que son fils était vraiment extraordinaire. Une poussée de fierté lui comprima la poitrine avant de disparaître aussi vite qu'elle l'avait submergée. Merlin qu'il aimait son fils. Il détourna son regard pour revenir sur Draco. Lui aussi semblait perturbé. La preuve en était qu'il n'avait plus dit un seul mot depuis qu'ils s'étaient installés. Harry décida de suivre l'exemple de son fils.
— Draco ?
Il sourit en voyant l'homme blond réagir exactement de la même façon que son fils.
— Oui, Harry ?
Harry rigola intérieurement. Il n'allait très certainement pas lui demander de lui apprendre à voler…
— Tu assisteras au cours de cet après-midi ?
— Je… Oui, je comptais y assister, histoire de te voir à l'œuvre… Sauf si ça te dérange, bien sûr. Je comprendrais.
Harry lui fit un sourire.
— Ça ne me dérange pas.
Il se pencha pour parler à Draco sur le ton de la confidence, histoire que les enfants de les entendent pas.
— En fait, je ne suis pas très rassuré…
Draco ricana. Harry leva les yeux au ciel.
— Ce n'est pas drôle. Ça fait longtemps que je n'ai pas enseigné à qui que ce soit.
Draco le regarda en biais.
— Et que fais-tu avec tes enfants, alors ?
Harry inspira. Le blond avait raison, quelque part…
— Ce n'est pas tout à fait la même chose. Là, il s'agit d'un vrai cours, dans le sens strict du terme…
Draco haussa les épaules.
— Tu es le professeur. Rien ne t'empêche de donner tes cours comme tu les entends.
Harry était vaincu. L'autre homme eut alors un sourire en coin.
— Si ma présence t'intimide autant, je peux ne pas être présent, tu sais…
— Ce n'est pas… Ah ah, trop drôle, finit-il devant l'air amusé du blond.
Un mouvement dans la pièce leur indiqua qu'Astoria quittait la salle à manger. La tension sembla soudain redescendre, même si les deux blonds, perdus dans leur conversation avec leur compagnon, semblaient avoir momentanément oublié la présence de la femme à l'autre bout de la table. Les couverts qu'elle avait laissés disparurent tandis que des plats faisaient leur apparition devant eux. Draco fit signe à Harry de se servir en premier. L'homme ne se fit pas prier, demandant ensuite à son fils ce qu'il voulait, avant de passer les plats à leur hôte.
-x-
Le repas se déroula dans la bonne humeur, l'épisode « Astoria » semblant s'être effacé de leur mémoire.
— Un café ou un thé, Harry ? demanda Draco alors qu'ils venaient de terminer leur dessert.
— Un café, s'il te plaît.
— Et vous, les enfants, vous voulez quelque chose ?
Scorpius et Albus répondirent par la négative.
— D'accord. Si tu veux, Scorpius, tu peux emmener Albus dans ta chambre…
Draco regarda Harry qui secoua la tête en signe d'accord, ce qu'Albus vit aussi. Le petit blond acquiesça avant de se lever de table. Son père précisa :
— Rendez-vous à quatorze heures pour le cours de Défense.
Scorpius hocha à nouveau la tête et sortit de la pièce, suivi d'Albus. Celui-ci ne lâcha pas des yeux son nouveau compagnon, au risque de se perdre dans l'immense demeure.
— Dis, tu ne te sens jamais seul ?
Le blond ralentit et le regarda, une grimace sur les lèvres.
— Souvent.
Sa grimace se changea en sourire quand il ajouta :
— Je suis content que tu sois là !
— Tu n'as pas d'autres amis ?
— Tu veux dire que tu veux bien être mon ami ?
— Bien sûr !
Ils étaient arrivés devant une porte. Scorpius l'ouvrit et laissa Albus entrer avant de la refermer.
— Wow ! s'exclama le brun devant la grandeur de la pièce. Elle est immense ta chambre !
— Oui…
Albus remarqua que cela ne semblait pas enchanter Scorpius plus que cela. Sûrement aurait-il préféré une chambre plus petite s'il avait pu la partager avec un frère ou une sœur.
— Du coup, tu n'as pas répondu…
— Hum ?
— Au sujet des amis.
— Ah. Il m'est arrivé de rencontrer les enfants des relations de mon père, mais je ne les considère pas comme mes amis.
— Et moi ?
Scorpius s'assit sur son lit et invita Albus à grimper dessus aussi pour qu'ils puissent continuer leur discussion bien installés. Albus hésita. Il n'avait pas envie de salir le lit de l'autre garçon.
— Enlève tes chaussures si tu as si peur…
Il s'exécuta, souriant devant le fait que le blond avait su deviner ce qui le préoccupait. Il monta ensuite sur le lit et se mit en tailleur. Scorpius lui sourit.
— J'ai vraiment envie de t'avoir comme ami, Albus.
— Tu peux m'appeler Al', si tu veux, lui fit-il alors remarquer en un clin d'œil.
— D'accord. Dans ce cas, tu peux aussi m'appeler Scorp'. C'est le surnom que papa me donne.
Albus aurait voulu l'interroger sur sa mère, mais il savait que c'était prématuré et que ça risquait seulement de faire se refermer Scorpius sur lui-même…
— Tu sais déjà lancer des sorts avec ta baguette ? demanda-t-il alors, en sortant la sienne.
— Oui, regarde : Nox !
Et la pièce fut plongée dans l'obscurité.
— Finite Incantatem !
La pièce retrouva sa luminosité normale.
— Cool ! Tu crois que je peux essayer, ou il faut que mon premier sort se fasse en présence d'un adulte ? Comment ça s'est passé pour toi ?
— Papa était là. Je pense que c'est mieux d'attendre. On pourra peut-être lancer des sorts avec le cours de ton père tout à l'heure.
Albus regarda sa baguette.
— J'ai tellement hâte d'essayer.
Il soupira et la posa sur le lit. Scorpius rangea la sienne.
— Sinon, tu aimes quoi, Al' ?
Albus sourit en l'entendant utiliser son diminutif. Il haussa ensuite les épaules.
— Je ne sais pas. Je m'intéresse un peu à tout. J'aime beaucoup lire. J'adore partager mes connaissances avec ma cousine Rose. Nous sommes tous les deux comme sa mère : on aime apprendre de nouvelles choses.
— Oh, c'est vrai ? J'avoue que n'ayant personne avec qui jouer, je passe beaucoup de temps à la bibliothèque.
— Et elle est énorme ta bibliothèque ! On l'a vue lors de la visite de ce matin… Tu pourras m'y emmener une autre fois ?
— Promis. Pourquoi as-tu demandé à ton père si tu pouvais venir suivre les cours avec moi ? demanda le blond, cédant à sa curiosité.
— Pour apprendre, encore ! Comme je te l'ai dit, j'aime ça…
Scorpius acquiesça et sourit.
— Je suis content que tu aies fait cette demande, tu sais ?
Albus lui sourit en retour.
— Si tu avais dit non à ton père, je ne serais pas là… Donc c'est aussi grâce à toi si nous sommes ensemble aujourd'hui.
— Je ne pouvais pas refuser, en même temps… J'ignorais à quoi tu allais ressembler. Ton père a juste dit au mien que tu lui ressemblais physiquement. Et c'est vrai que toi et moi, nous ressemblons beaucoup à nos pères, tu ne trouves pas ?
— Si. Je trouve ça marrant. Quand on sait qu'ils se détestaient quand ils étaient plus jeunes… On ne dirait pas en les voyants aujourd'hui.
— Je ne suis pas au courant. Tu peux me raconter ?
— Tu me promets de garder ce que je te dirai secret ?
— Ça ne sortira pas de cette chambre, promis.
— Hum… Non, tu n'en parleras à personne, même si ton père vient dans ta chambre.
Scorpius observa Albus. L'autre garçon avait vraiment l'esprit vif. Il espérait vraiment qu'ils deviendraient de vrais amis tous les deux, car il l'appréciait déjà beaucoup. Il tendit alors son petit doigt vers le brun.
— C'est promis.
Albus conclut le pacte en attrapant le petit doigt de Scorpius avec le sien, et commença à lui relater ce qu'il savait des aventures de sa famille vis-à-vis du père du blond, y compris l'épisode de la transformation en fouine. Toutes sortes d'émotions apparurent sur le visage de Scorpius au fur et à mesure que l'autre garçon lui racontait ses histoires, et il éclata de rire plusieurs fois.
Lorsque Brody apparut pour leur signaler que leurs parents les attendaient dans la salle de cours, les deux garçons sursautèrent. Ils ne s'étaient pas du tout rendu compte du temps qui s'était écoulé. Ils se dépêchèrent donc de rejoindre l'endroit indiqué, Albus sur les talons de Scorpius.
-x-
Des tasses de café accompagnées d'un sucrier, d'un petit pichet de lait et d'une assiette de petits gâteaux apparurent sur la table alors que les deux garçons quittaient la pièce.
— Ils semblent bien s'entendre, fit remarquer Harry.
Draco acquiesça.
— Merci pour Scorpius, Harry.
Le brun secoua la tête d'incompréhension.
— De lui permettre d'avoir un ami en la personne de ton fils.
— Oh… Je n'y suis pour rien, tu sais. Tout le mérite revient à Albus. C'est lui qui a demandé à pouvoir participer.
— Oui, mais tu as accepté.
— C'est vrai.
Il céda à nouveau la victoire au blond, un sourire aux lèvres. Il songea alors à Hermione. Peut-être aurait-elle accepté de donner cours au fils Malfoy si Draco lui en avait fait la demande, et ce peu importe l'opinion de Ron, mais jamais elle n'aurait laissé sa fille venir ici.
— Je ne suis pas le seul à avoir pris la décision. Si Ginny s'y était opposée, j'aurais accepté sa décision.
Draco soupira.
— Je devrais remercier ta femme aussi alors, si je comprends bien…
— Je lui transmettrai, répondit Harry légèrement espiègle.
Le silence s'installa entre eux, leur permettant de boire leurs cafés. Harry se surprenait encore d'être aussi à l'aise en présence du blond. Des images du passé lui venaient en mémoire, mais il préférait les chasser. Peut-être reparleraient-ils de la guerre ensemble plus tard… Peut-être.
— Tu as préparé ton cours ? lui demanda alors son employeur.
Il haussa les épaules.
— Tu me connais… Je n'ai pas changé tant que ça depuis Poudlard. J'ai plutôt tendance à improviser.
Draco rit.
— C'est vrai. Mais je t'ai choisi, car je sais que tu es doué, et même si tes cours sont improvisés, je sais que les résultats seront quand même là.
Harry le regarda fixement et inspira.
— Tu sais que c'est vraiment étrange de te voir me faire des compliments ?
— Je suppose.
Et un grand sourire vint à nouveau fleurir sur les lèvres du blond.
— Dommage, je n'aurai pas l'occasion de te voir faire cours, moi, par contre…
— Ah… Je savais que tu mourrais d'envie que je te fasse un cours de rattrapage en Potions !
— Ce ne serait pas du luxe, j'avoue. Faut dire que Rogue ne m'a jamais donné de raison d'aimer sa matière et ne m'a jamais aidé à la comprendre non plus, bien au contraire…
— Ce n'est pas faux.
Un nouveau silence s'installa entre eux, chacun perdu dans leurs souvenirs concernant l'ancien professeur de Poudlard. Encore un sujet qu'il leur fallait éviter pour le moment. Draco rompit le silence en tentant de détendre l'atmosphère.
— Ne sois pas triste, va. Je suis prêt à te donner des cours quand tu veux !
Harry lui sourit.
— N'oublie pas que je dois aussi m'occuper de Lily… Mais je te remercie pour ta proposition. Puis ce n'est pas plus mal si je ne m'approche pas d'un chaudron, pour la survie de ton manoir… ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Draco secoua la tête, amusé.
— Ne t'en fais pas pour mon chez-moi, Harry. Tu penses bien qu'il y a des sorts de protection autour du laboratoire…
— T'es pas drôle, pfff…
Harry fit semblant d'être contrarié, toujours sous le regard amusé du blond.
Ils terminèrent leur thé et se levèrent après que Draco ait annoncé qu'il était temps pour eux de rejoindre la salle où se déroulerait le cours de l'après-midi.
— Albus et Scorpius ne devaient pas nous retrouver ici ?
— Si. Ils ne doivent pas avoir fait attention à l'heure, je suppose. Brody ?
L'elfe appelé apparut en un crac sonore.
— Peux-tu aller demander aux enfants de nous rejoindre directement dans la salle de cours, s'il te plaît ?
— Bien sûr, Maître Draco, Monsieur.
Et il disparut comme il était arrivé.
— Voilà. Si tu veux bien me suivre…
— Volontiers. Je n'ai pas encore pris mes repères…
— Normal, ce n'est que le premier jour.
Harry hocha la tête en suivant le blond.
— Tu n'as qu'un seul elfe de maison ? demanda-t-il afin de satisfaire sa curiosité à ce sujet.
— Oui. J'avais congédié l'ensemble des elfes de maison du Manoir lorsque mes parents sont partis, mais j'ai dû en redemander un lorsque nous avons eu Scorpius. Mon emploi du temps était beaucoup trop rempli pour que je puisse m'occuper correctement de lui.
Harry fronça les sourcils, ce qui n'échappa pas à Draco.
— Astoria… Disons qu'elle n'a pas la fibre maternelle…
L'homme aux yeux verts acquiesça, préférant ne pas pousser la conversation plus loin à ce sujet vu que Draco ne semblait pas prêt à se confier à lui à ce propos. Le silence les accompagna alors.
Ah... La journée d'Harry est encore loin d'être terminée ! Mais bon, il fallait bien ça pour un premier jour chez les Malfoy ^^
Je vous souhaite un bon week-end, et on se retrouve lundi !
