Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !


Note : Merci encore à toutes celles qui apprécient ma fic' !
Je voudrais revenir sur une remarque que m'a faite Elorah dans sa review du chapitre précédent : j'ai effectivement hésité à utiliser le sortilège d'attraction comme premier sort de Scorpius, me faisant la remarque à propos d'Harry qui ne l'utilise qu'en 4e année... Mais après réflexions, j'ai pris le parti de le laisser : il faut dire que le sortilège demande beaucoup d'efforts à Harry, car il doit l'utiliser sur une graaaaande distance ^^ et je n'ai rien spécifié sur l'utilisation qu'en fait Scorp' (éloignement et taille/poids des objets). Tout comme – je n'ai pas eu de remarque à ce sujet, mais je préfère spécifier – j'ai pris le parti d'utiliser Nox comme un sortilège d'obscurité, alors qu'en réalité il ne s'agit que du contre sort du Lumos – contre sort que je ne comprends pas, vu qu'ils ont le Finite, bref... Voilà voilà, donc oui, je prends quelques libertés avec les sortilèges et j'assume complétement =)
Maintenant, je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 11

— Papa, Albus aimerait voir les livres de notre bibliothèque, on peut y aller ? demanda Scorpius à son père alors que le groupe sortait de la salle de classe.

— D'accord. Nous devons aller discuter dans mon bureau avec Harry. On vous y retrouvera après, alors.

Albus envoya un sourire de remerciement aux deux Malfoy, avant de suivre Scorpius. Harry sourit en voyant les étoiles dans les yeux du garçon. Il ne comprenait que trop bien le bonheur que devait ressentir son fils, amoureux des livres, face à la bibliothèque du Manoir. Il suivit Draco qui avait emprunté le même couloir que les enfants. Ils gardèrent le silence jusqu'à ce qu'ils pénètrent dans le bureau du blond. Comme la première fois, il l'invita à s'installer dans le fauteuil faisant face au bureau. Harry s'exécuta et regarda son employeur en faire autant avant de sortir des parchemins d'un tiroir.

— Voilà les documents pour ton poste ici.

Il déposa deux feuilles différentes devant Harry.

— Celui-ci est ton contrat. Je l'ai signé, il ne te reste plus qu'à en faire autant, puis je jetterai un sort de duplication pour en avoir un exemplaire.

Le brun hocha la tête. La paperasse n'avait jamais été son truc, et il faisait confiance au blond pour s'en occuper. Il attrapa néanmoins ledit document pour le lire pendant que Draco avançait un encrier et une plume vers lui. Il manqua de s'étouffer en voyant le montant de son salaire.

— Tu n'es pas sérieux, là ? demanda-t-il alors.

— À propos de… ?

— De mon salaire !

Le blond fronça les sourcils d'incompréhension. Harry expliqua donc :

— Je ne peux pas accepter une telle somme !

Draco soupira de soulagement tout en levant les yeux au ciel.

— J'estime que c'est une somme correcte vis-à-vis de la prestation que tu vas effectuer.

Harry secoua négativement la tête.

— C'est beaucoup trop !

— Ce n'est pas négociable, ok ? Maintenant, tu me signes ce document !

L'homme brun le regarda de travers, puis sourit. Il attrapa la plume et signa son contrat.

— Voilà maman, tu es satisfaite ?

— Ah ah, répondit l'autre en lançant le sort de duplication et d'authenticité sur le document. Ensuite, ce document concerne Albus, comme quoi tu le places sous ma responsabilité quand il vient au Manoir.

Harry écarquilla les yeux. Le blond pensait vraiment à tout ! C'est vrai que l'on n'était pas à l'abri d'un quelconque problème, surtout lorsqu'il y avait de la manipulation de potions et de l'utilisation de sortilèges au programme. Il signa donc ce second parchemin. Draco répéta les mêmes sorts sur ce document, puis rangea ses deux exemplaires dans le tiroir de son bureau.

— Voilà, formalités administratives faites !

Le brun acquiesça.

— Oui, merci.

— Il n'y a vraiment pas de quoi. Sinon, j'ai bien aimé ton premier cours.

— Oui ? Vu que pour le moment, il s'agira plus de théorie, j'espérais que ce ne serait pas trop lourd…

— Non, le fait de les faire participer rend tout de suite le sujet plus intéressant et plus facilement assimilable. Franchement, tu as assuré.

— Merci.

Harry restait gêné lorsque Draco lui faisait des compliments. Il se demanda s'il s'y habituerait à force… ou si le blond cesserait de lui faire ce genre de remarque positive.

— De rien. Quelque part, je m'auto-congratule également d'avoir su mettre mes préjugés de côté pour faire appel à toi. Ce n'était pas la chose la plus évidente à faire, je dois l'avouer. Je ne savais même pas si tu prendrais la peine de lire la lettre que je t'ai envoyée en remarquant le sceau des Malfoy cacheté dessus, ou si tu allais me la retourner négativement… Bref, j'ai été plus que surpris en apprenant ta présence dans ma cheminée le soir même.

L'autre homme ne savait pas quoi répondre face à une telle franchise. C'est sûr que s'il avait eu le tempérament de Ron, par exemple, sa réaction n'aurait pas du tout été la même. En même temps, il devait bien avouer que la requête d'Albus l'avait aidé à prendre sa décision. Finalement, il hocha la tête de bas en haut et ajouta :

— En tout cas, je suis content qu'on ait tous les deux pris ces décisions. Je te l'ai déjà dit lors de notre entretien, mais la journée d'aujourd'hui me le confirme : tu as vraiment changé. Merci de m'avoir ainsi invité à rencontrer l'homme que tu es devenu.

Draco toussota, un peu gêné par les paroles du brun, puis il sourit.

— Je comprends ce que tu voulais dire, plus tôt, vis-à-vis des compliments…

Harry sourit et ils rirent tous les deux. Puis Draco soupira en se levant. Le brun l'imita.

— Allons rejoindre nos fils. J'avais peur ce matin que ça ne se passe pas bien entre eux, surtout devant la timidité du mien en début de journée…

— Oui, je suis content pour Albus, lui qui avait tellement peur ce matin avec ses « et s'ils ne m'aimaient pas ? »

Draco sourit en hochant la tête. Leurs enfants étaient faits pour s'entendre vu leurs caractères similaires, et lui appréciait déjà le petit brun, tout comme il commençait aussi à apprécier l'autre homme. C'était quand même assez inattendu qu'ils s'entendent désormais si bien. Bon, il fallait dire qu'il y avait de nombreux non-dits entre eux afin d'éviter de parler de sujets déplaisants, mais cela ne durerait sûrement pas. Après tout, ce n'était que le premier jour de cours et ils finiraient bien par crever l'abcès, voire LES abcès dans les jours ou les semaines à venir.

Harry suivit le blond en silence, remarquant que l'autre était plongé dans ses songes et ne voulant pas le déranger. Il se demanda à quoi il pouvait bien être en train de penser… Mis à part le sujet « Astoria » qui l'intriguait, il avait vraiment passé une bonne journée. Il trouvait même dommage qu'elle se termine déjà. Désormais, il ne passerait que pour déposer et venir chercher son fils, et pour faire cours un après-midi sur deux. Ses journées risquaient d'être désormais bien longues avec sa fille comme unique compagnie alors qu'il était habitué à avoir les deux garçons aussi avec lui. Il soupira à cette pensée. Cela sembla faire revenir Draco à la réalité, car il lui demanda ce qui n'allait pas.

— Je réalise juste que je vais me sentir bien seul chez moi, désormais, avec Lily. Je passe de trois enfants à plus qu'une seule en deux semaines de temps. J'avoue avoir du mal à encaisser le coup.

— Hum. Je ne peux pas dire que je te comprends, car je n'ai pas encore eu à vivre cette expérience… Mais je n'ai pas hâte d'être dans deux ans, j'avoue.

Harry soupira à nouveau. Ils étaient arrivés à la bibliothèque. La vision de son fils heureux balaya ses pensées négatives et un sourire éclaira son visage. Draco sourit à son tour, non seulement devant le bonheur de son fils, mais aussi devant le changement qui venait de s'opérer sur l'autre homme. Harry semblait vraiment ne vivre que pour ses enfants, et il était apparemment très attaché à sa version miniature.

Albus, quant à lui, fut un peu déçu lorsqu'il remarqua les deux adultes dans la pièce, car cela signifiait que le départ était imminent et il ne voulait pas quitter Scorpius ni la Bibliothèque. Il observa le livre qu'il avait entre les mains. Scorpius le lui avait conseillé, il faisait partie de ses préférés.

— Draco ?

C'était bizarre quand même de l'appeler par son prénom… L'homme lâcha son père du regard pour le fixer sur lui.

— Oui ?

— Est-ce que je peux emprunter ce livre pour le lire à la maison ? Je le ramènerai demain, promis !

— Hum… D'accord. Mais seulement parce que je sais que tu en prendras soin.

Et il termina sa phrase avec un clin d'œil. Il reçut un immense sourire du garçon en remerciement.

— Oui, je ferai très attention, merci !

En même temps, il comprenait Harry : comment ne pas être attaché à un enfant comme Albus ? Il remarqua que son fils aussi était déçu par le fait qu'Albus devait partir.

— Allez, Scorp', raccompagnons Albus et Harry au salon. Ne t'en fais pas, ton ami reviendra demain matin…

Ils sortirent de la pièce pour prendre la direction de la cheminée. Draco repensa aux paroles qu'il venait de dire à son fils et se demanda si un jour Harry et lui pourraient également se considérer comme des amis. Un frisson le parcourut. L'idée semblait absurde. Si on la lui avait ne serait-ce que suggérée à Poudlard, il aurait estimé que la personne en question avait un sérieux besoin d'aller consulter un guérisseur de Ste Mangouste. Mais après la journée qu'ils venaient de passer ensemble, ça ne lui paraissait plus si improbable que ça. Il avait découvert que l'homme aux yeux verts pouvait être d'agréable compagnie quand on ne s'en prenait pas à lui, comme il avait l'habitude de le faire à l'époque. Tout comme Harry plus tôt, il se rendit compte qu'une telle journée n'était pas près de se reproduire. Désormais, ils ne feraient que s'entr'apercevoir…

Albus et Scorpius discutèrent encore ensemble le temps du trajet, comme s'ils n'étaient pas certains de se revoir et voulaient donc profiter l'un de l'autre un maximum, ce qui ne semblait pas être le cas des deux adultes qui, eux, restèrent silencieux. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le salon, Scorpius fut pris de panique. Il attrapa le bras d'Albus et le supplia :

— Non, ne pars pas, Al', s'il te plaît ! Reste avec moi !

Les deux adultes se regardèrent après avoir été témoins de cette scène. Draco s'empressa de s'agenouiller près de son fils et de le prendre par les épaules.

— Albus reviendra demain matin, Scorp'. Il faut bien qu'il retourne dans sa famille, tu comprends ?

L'enfant secoua la tête négativement.

— Je sais que c'est difficile pour toi de te séparer de lui, mais il le faut bien. Promis il sera de retour très vite.

Scorpius regarda tristement l'autre garçon.

— C'est promis, hein ?

Albus ne comprenait pas bien la crise de panique de son nouvel ami. Lui aussi était triste de partir, mais pas à ce point ! Afin de le rassurer, il tendit son petit doigt. Scorpius soupira de soulagement en le serrant avec le sien. Albus confirma :

— Oui, c'est promis. Papa m'amènera vers dix heures demain matin pour le cours avec ton père.

Scorpius le relâcha et alla se coller à son père. Harry comprit que l'enfant souffrait vraiment de solitude, pourtant il devinait que Draco faisait tout son possible pour lui. Cela était-il dû au comportement d'Astoria ? Un vrai mystère planait autour de cette femme, mais pouvait-il vraiment la juger sans la connaître ? La colère qui grondait en lui en pensant à elle indiquait clairement qu'il avait déjà pris le parti de ne pas l'apprécier et de s'en méfier… Et son intuition le trompait rarement. L'une des rares fois où il avait fait l'erreur de se fier à elle, il avait été influencé par Voldemort lui-même qui lui avait envoyé des visions erronées. Ce n'était alors pas entièrement sa faute...

Albus dit au revoir à Draco et à nouveau à Scorpius.

— Je penserai à toi en lisant ton livre, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

Scorpius le remercia d'un sourire. Il avait vraiment hâte d'être le lendemain. Harry en fit donc autant.

— Scorpius, je te dis à demain, je pense que nous aurons l'occasion de nous croiser.

Il lui sourit, et le petit blond acquiesça. Harry se tourna ensuite vers son employeur.

— Merci pour le repas et pour cette journée en général, Draco.

Il lui tendit la main. Le blond la serra.

— Merci à vous. Rentrez bien, et on se revoit demain.

Les deux bruns hochèrent la tête. Harry plongea ensuite sa main dans le récipient que lui tendait le blond et jeta sa poignée de poudre dans la cheminée. Lorsque les flammes devinrent vertes, il avança au milieu de celle-ci, Albus serré contre lui.

— Bonne soirée et à demain, lança-t-il une dernière fois avant de donner l'adresse suivante : 32 Littleton Road !

Les deux blonds les regardèrent disparaître. Pour changer les idées du garçon, Draco lui proposa :

— Ça te dirait d'aller voler un peu ?

Un magnifique sourire fut la réponse qu'il obtint de son fils. Il lança le sortilège d'attraction sur leurs balais et se dirigèrent tous deux vers la porte d'entrée du Manoir une fois ceux-ci en main.

— Ah, papa, ils ont oublié de reprendre leurs manteaux… fit remarquer Scorpius alors qu'ils passaient à côté de la patère.

— C'est vrai. Ce n'est pas grave, ils les récupèreront demain.

Scorpius acquiesça et suivit son père à l'extérieur, pressé de voler avec lui. Il pensa également à Albus, à qui il avait promis d'apprendre à voler. Il avait hâte que l'autre garçon ait enfin son balai.

Après avoir joué à plusieurs courses poursuites et s'être amusés à effectuer des figures sur balai, les deux blonds entrèrent tous les deux épuisés au Manoir. Ils se séparèrent le temps d'aller prendre une douche chacun de leur côté puis se retrouvèrent pour manger. Ils passèrent ensuite un peu de temps dans la bibliothèque avant d'estimer qu'il était l'heure pour eux de rejoindre leurs lits. Draco raccompagna Scorpius jusqu'à sa chambre et l'embrassa avant d'en ressortir. Il était satisfait de la journée dans l'ensemble et de n'avoir pas croisé sa femme de la soirée, pouvant ainsi la passer entièrement avec son fils. Il s'inquiétait pour lui. Sa réaction lorsqu'il avait croisé sa mère et sa crise de panique lors du départ d'Albus lui signalaient bien que quelque chose n'allait pas. Il soupira en prenant la direction de sa chambre. Cela faisait des années qu'Astoria et lui faisaient chambre à part et celle de sa femme se situait de l'autre côté du Manoir. Songeant toujours à Scorpius lorsqu'il se mit au lit, il ne put qu'espérer que la présence des Potter permettrait enfin à son fils de ne plus vivre dans la peur comme il semblait le faire jusqu'alors dès que son père n'était pas là pour le protéger. Il s'endormit sur la pensée qu'Albus Potter pouvait être l'une des meilleures choses qui pouvaient arriver à son fils.


À vendredi ! Bizz !