Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Et voilà la fin de la journée pour nos protagonistes... Il était temps =) Bonne lecture à vous !
Chapitre 12
À peine Albus et Harry mirent-ils un pied en dehors de la cheminée qu'ils furent assaillis de questions par Hermione. L'homme éclata de rire et lança à sa meilleure amie :
— Bonsoir à toi aussi !
Hermione rougit et bredouilla :
— Ah oui, bonsoir Harry. Excuse-moi, mais je suis tellement impatiente de savoir comment votre journée s'est passée… Bonsoir Albus.
Albus serra sa tante dans ses bras quand elle s'abaissa pour être à son niveau. Elle l'embrassa sur la joue et se releva.
— Allez vous asseoir, j'arrive avec le goûter.
Elle sortit de la pièce pour se rendre dans sa cuisine. Les deux bruns en profitèrent pour s'installer comme elle le leur avait demandé. Hermione revint rapidement, déposant une tasse fumante de thé à la menthe devant Harry et une tasse de chocolat chaud devant Albus. Elle fit un autre aller-retour pour ramener sa propre tasse avec un paquet de madeleines et s'assit sur le canapé à côté de son meilleur ami.
— Merci, lui dit Albus avant de prendre une madeleine et la plonger dans son chocolat avant de croquer dedans.
Hermione lui sourit et reporta son attention sur Harry.
— Lily joue avec Hugo dans sa chambre et Rose est partie faire des achats avec son père, lui indiqua-t-elle avant de reprendre : Alors ?
— Alors… je peux dire que notre journée s'est super bien passée, n'est-ce pas Al' ?
Le garçon hocha la tête positivement, ne pouvant pas répondre la bouche pleine. Il finit d'avaler et précisa :
— Scorpius et Draco sont géniaux !
Hermione était vraiment surprise.
— Tant que ça ?
Albus lui sourit.
— Oui ! Draco m'a même autorisé à emprunter ce livre de leur Bibliothèque, fit-il en désignant l'objet qu'il avait posé à côté de lui. Tu devrais la voir, tante Hermione, tu serais jalouse !
Harry acquiesça :
— C'est bien vrai, ça.
— Tant que ça ? répéta-t-elle, soudain envieuse et surtout curieuse de pouvoir se rendre dans ladite bibliothèque. Ah, qui sait… un second miracle se produira peut-être et j'aurais l'occasion de pouvoir m'y rendre, moi aussi…
— Le premier étant le courrier qu'il m'avait envoyé, je suppose ?
— Exactement. Et Scorpius, alors, comment est-il ?
Albus et son père échangèrent un regard qui n'échappa pas à la femme.
— Pourquoi ce regard ?
Le garçon laissa son père raconter ce qu'il s'était passé.
— C'est un enfant très timide… et il semble souffrir de solitude, grimaça alors Harry.
Albus acquiesça tristement et ajouta :
— Mais il est vraiment très gentil ! Je m'entends bien avec lui. Il ne voulait pas que je parte…
Harry secoua la tête tristement à son tour. Hermione fronça les sourcils et posa la question fatidique :
— Et sa mère ?
Les deux bruns grimacèrent en même temps. Elle ne put qu'attendre qu'Harry se décide à reprendre la parole pour lui répondre.
— Astoria paraît être quelqu'un de froid. Je ne sais pas ce qu'il s'était passé ce matin, mais lorsqu'on s'est séparés pour nous rendre au Chemin de Traverse, Scorpius a croisé sa mère et lorsqu'on s'est retrouvé, il avait l'air complètement chamboulé…
— Vous êtes allés au Chemin de Traverse ?
— Oui, pour moi !
Albus s'empressa de sortir sa baguette magique pour la montrer à sa tante. Celle-ci s'en saisit, surprise.
— Tu lui as acheté une baguette ?
Harry acquiesça.
— Il en a besoin pour suivre les cours que nous leur donnerons avec Draco.
Elle rendit sa baguette à Albus.
— Elle est très jolie ta baguette, Al'. Tu as déjà tenté de lancer un sort avec ?
— Il a surtout réussi, oui, répondit Harry à sa place, puis il laissa Albus raconter la situation à Hermione.
La femme était morte de rire à la fin du récit.
— Je suis déçue d'avoir manqué ça ! Bravo Al' !
Harry reprit plus sérieusement :
— Dis-moi, 'Mione, tu savais qu'il existait des baguettes pour enfant ?
Elle haussa les épaules, puis parut mal à l'aise face au regard que lui lança son ami.
— J'ignorais que tu ne le savais pas.
— Hum. Comment se fait-il qu'aucun de nos enfants n'ait eu sa baguette d'enfant ?
— Ah, ça… En fait, de ce que j'ai compris, les Weasley n'ont jamais eu de baguette avant celle de leurs onze ans pour leur rentrée à Poudlard. Mais maintenant que tu en parles, et surtout que tu en as acheté une à Albus, pourquoi pas ? Je suis sûre que Rose sera déçue si son cousin en possède une et pas elle. Je me demande juste comment va réagir Ron à ce sujet.
L'homme acquiesça.
— Et donc Albus considère que Draco est génial…
Hermione avait un peu buté sur le prénom, mais Harry lisait la curiosité dans son regard. Il se passa une main dans les cheveux.
— Il faudrait vraiment que tu le rencontres, 'Mione. Il n'a plus rien du…
Il ravala l'insulte qu'il avait failli employer, en se rappelant de la présence de son fils près d'eux.
— … du Serpentard qu'il était. C'est franchement une bonne journée que nous venons de passer. Je ne regrette rien, et je sais que je laisserai Albus entre de bonnes mains quand il suivra ses cours au Manoir. Surtout que Scorpius et lui s'entendent bien, comme tu as pu le comprendre.
Ils jetèrent un regard au garçon, mais celui-ci ne semblait pas les entendre. Après avoir fini son goûter, il s'était plongé dans la lecture du fameux livre emprunté à Malfoy.
— Sinon, toi, ça s'est bien passé ? Lily n'a pas été trop turbulente ?
Hermione sourit.
— Pas plus que d'habitude !
Harry sourit à son tour.
— En d'autres termes, Hugo et Lily t'en ont un peu fait voir de toutes les couleurs…
— Eh oui, mais que veux-tu, ça fait de l'animation, comme ça !
Il acquiesça.
— Je risque de me sentir seul à partir de maintenant, donc si tu veux qu'Hugo dorme à la maison, ce sera sans problème. Ça fera de la compagnie à Lily… et à moi aussi, quelque part.
Sa meilleure amie lui posa une main compatissante sur son bras. Elle comprenait trop bien le vide que pouvait représenter l'absence de ses enfants pour lui. Quelque part, elle ne savait pas si elle devait remercier Malfoy ou non de lui avoir offert ce poste. D'un côté, ça permettait à Harry de reprendre une activité, mais d'un autre, il perdait son fils dans le processus.
Du bruit dans l'entrée leur indiqua que Ron et sa fille étaient de retour de leurs courses. Hermione alla les aider à ranger et Ron vint rapidement rejoindre son meilleur ami. Harry s'était levé et échangea une accolade avec le roux.
— Alors, cette première journée chez la fouine ?
Harry leva les yeux au ciel avec, malgré tout, un sourire aux lèvres. Après tout, il n'imaginait pas d'autre réaction de la part de Ron, ça ne serait plus lui sinon.
Albus avait refermé son livre et s'était levé pour dire bonsoir aux arrivants. Aussi, ce fut lui qui répondit à la place de son père :
— Draco est très gentil, oncle Ron ! Je ne comprends pas pourquoi tu le détestes autant !
Le roux grimaça. Harry secoua la tête pour lui indiquer qu'en effet la journée s'était super bien passée. Ron soupira et passa une main dans les cheveux de son neveu en guise de salutations.
— Eh bien, soit il vous a ensorcelés, soit il a vraiment changé…
— Selon Harry, il s'agit plutôt de la seconde solution, fit sa femme qui revenait dans le salon après avoir rangé les affaires dans les placards de la cuisine, accompagnée de sa fille.
— Bonsoir princesse !
— Bonsoir oncle Harry ! répondit Rose en répondant à l'étreinte de l'homme brun. Salut Al' ! Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle à son cousin en désignant le livre.
Albus retourna donc sur le canapé et prit le livre sur ses genoux alors que sa cousine s'installait à côté de lui.
— Ça vient du Manoir Malfoy, c'est l'un des livres préférés de Scorpius et Draco m'a autorisé à l'emprunter à condition que j'en prenne soin.
Et Albus reprit le livre du début pour que sa cousine puisse le lire en même temps que lui.
Ron, qui avait suivi l'échange, se laissa tomber dans le fauteuil près de lui et fit remarquer :
— Eh bien, Albus a vraiment l'air de les apprécier. Et qu'en est-il de sa femme ?
Harry grimaça. Hermione et lui s'étaient réinstallés dans le canapé qu'ils avaient quitté à son arrivée.
— Du peu qu'on en a vu, elle semple plutôt froide et Scorpius a l'air d'avoir peur d'elle. Ça ne semble pas être le grand amour entre elle et son mari.
Harry se mordit la langue en réalisant que ce n'était pas un sujet qu'il aimait aborder, étant lui-même très mal placé… Il n'avait jamais parlé de ses propres difficultés conjugales avec ses deux meilleurs amis et comme Ginny et lui tentaient de jouer leurs rôles au mieux, il se demandait s'ils s'étaient rendu compte de quelque chose. De toute façon, la présence des enfants ne leur aurait pas permis d'en parler. Il préféra néanmoins détourner la conversation.
— Albus a une baguette.
Ron ouvrit la bouche et la referma en parfaite imitation d'une carpe. Harry se pencha pour donner une petite tape dans la jambe de son fils afin d'attirer son attention. Albus releva alors la tête de son livre. Sachant très bien qu'il n'avait rien suivi à la discussion, Harry lui indiqua :
— Ta baguette.
— Ah oui !
Il la sortit et la présenta à plat sur ses mains pour que sa cousine et son oncle puissent la voir. Se rappelant des paroles du vendeur, il ajouta dans un sourire :
— Elle est en bois de Saule comme la tienne, oncle Ron !
L'homme roux rendit alors son sourire à son neveu, avec un petit sentiment de fierté de partager le même bois.
— Fais voir ! le pressa alors Rose qui lui prit la baguette des mains.
— Tu as déjà lancé ton premier sort ? lui demanda son oncle, curieux.
Avec un sourire sadique aux lèvres, il entreprit de raconter son exploit à nouveau. Tous furent morts de rire quand il termina son récit, même ceux connaissant déjà les faits, sauf son père qui se cachait derrière sa main et secouait la tête négativement.
— Je le savais… Cette histoire va faire le tour de la famille…
— Au moins ! le coupa Ron, toujours amusé.
— Oui et elle risque de faire partie de la mémoire collective pendant longtemps… Ridiculisé par mon propre fils, vous vous rendez compte ?
Et de nouveaux rires s'élevèrent dans la pièce.
— Vous restez manger avec nous ? demanda Hermione un peu plus tard.
Harry refusa poliment l'invitation.
— Non. C'est très gentil comme proposition, mais nous allons rentrer. D'ailleurs, Ginny ne devrait plus tarder à arriver chez nous.
— Enfin, ce n'est pas comme si elle ne pouvait pas entrer chez vous sans que tu sois là et qu'elle ignorait où tu te trouves… fit justement remarquer Ron.
— Tu n'as pas tort, mais j'ai vraiment envie de rentrer chez moi… Ce n'est pas contre vous hein ?
Ron leva les yeux au plafond tandis qu'Hermione exprimait tout haut les pensées de son mari qu'elle partageait.
— Comme si on pouvait le penser !
Ron ajouta :
— Avoue qu'en fait tu as flippé pour cette première journée !
Harry se mit à rire.
— Je suis démasqué !
Le roux acquiesça :
— Et comme on le sait si bien : les émotions, ça creuse !
Hermione sourit.
— Oui, enfin… il s'agit ici plus de fatigue que de faim…
Ron haussa les épaules.
— Ça creuse dans le sens où on a sommeil, bien sûr…
Sa femme et Harry se mirent à rire et lui répondirent d'une même voix :
— Bien sûr !
Tous les trois se sourirent alors, ressentant à quel point ils étaient liés. Harry soupira :
— Vingt-quatre ans déjà…
Hermione acquiesça.
— Eh oui, déjà. Ça ne nous rajeunit pas, tout ça.
Les deux hommes secouèrent tous les deux la tête de gauche à droite en affichant un air blasé. Hermione se leva du canapé.
— Je vais chercher Lily et Hugo.
Et on l'entendit rapidement monter l'escalier.
— Et ton premier cours alors ?
Harry haussa les épaules.
— De la théorie. J'ai posé des questions et ils ont cherché les réponses, pas grand-chose de passionnant…
Son ami grimaça. Rose en profita pour attirer l'attention de son père.
— Papa ?
Elle poursuivit une fois qu'il eut tourné sa tête vers elle.
— Je pourrai avoir une baguette pour enfant, moi aussi ?
Harry adressa un sourire de soutien à l'autre homme.
— C'était à prévoir…
Ron le regarda, dépité.
— Ouais. Je ne m'en fais pas trop pour Rose, je sais qu'elle sera sage avec. C'est juste que si j'accepte, dans deux ans, il faudra que j'en fasse autant avec Hugo et là je flippe déjà un peu plus, tu vois…
Harry ne comprenait que trop bien, ayant les mêmes appréhensions concernant Lily.
— Je suis soulagé que James ne soit pas passé par cette étape !
— Tu m'étonnes !
Ils rirent tous les deux. Puis, Ron reporta son attention sur sa fille qui attendait toujours sa réponse en se mordillant la lèvre. Il lui sourit.
— Je vais en parler à ta mère, mais tu as mon autorisation !
La jeune fille sauta au cou de son père pour le remercier. Hermione et les enfants arrivèrent dans le salon. La maîtresse de maison les interrogea du regard.
— Ton mari vient de donner son accord pour que ta fille ait une baguette magique, elle aussi. À condition que tu acceptes aussi, bien entendu…
Hermione leva les yeux au plafond.
— Bien sûr que j'accepte.
Et elle eut droit à l'étreinte de sa fille à son tour. Rose savait se montrer reconnaissante en tout cas. Harry se leva et s'approcha de son amie. Il en profita pour passer une main dans les cheveux de son neveu.
— Salut bonhomme !
Et il se pencha pour prendre sa fille dans ses bras.
— Tu t'es bien amusée ?
Lily hocha la tête rapidement. Harry prit une inspiration.
— Bon, on ne va pas vous déranger plus longtemps…
— Comme si tu dérangeais ! lâcha Ron en secouant la tête alors qu'il se levait à son tour pour rejoindre le petit groupe debout.
Albus et Rose s'approchèrent aussi et chacun put dire au revoir aux autres. Harry remercia à nouveau Hermione d'avoir gardé sa fille pendant qu'il lui faisait la bise.
— Mais ce n'est rien, voyons !
Enfin, il se dirigea avec ses enfants vers la cheminée. Peu de temps après, ils étaient de retour chez eux.
Et je vous souhaite un bon week-end ! Bizz !
