Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : It' a new day... Hello ! Merci encore à tous ceux qui me lisent et surtout à ceux qui me laissent leurs impressions ;) Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 13
Harry fut à nouveau réveillé par Ginny. Elle était déjà prête à aller travailler et lui indiqua que les enfants prenaient leur petit-déjeuner. Il s'extirpa des draps avec difficultés, comme toujours. Il enfila sa robe de chambre et ses chaussons, réalisa qu'il avait des manies de vieux, et passa dans la salle de bain avant de rejoindre sa femme dans le salon, qui s'apprêtait à partir. Il lui fit la bise et lui souhaita une bonne journée. Ginny embrassa également ses enfants et leur souhaita à tous une bonne journée à son tour avant de disparaître de la cheminée. L'homme embrassa ensuite ses enfants pour leur dire bonjour et se dirigea vers la cuisine afin de prendre son petit-déjeuner. N'étant pas vraiment du matin, Harry avait vraiment besoin de sa tasse de café pour s'éclaircir les idées et démarrer la journée du bon pied. Lily et Albus le savaient très bien et restèrent dans le salon pour jouer et lire, ayant tous deux terminé leurs chocolats. Ils ne bougèrent pas lorsqu'ils entendirent leur père monter à l'étage. Il revint une petite dizaine de minutes après, des vêtements dans les bras.
— Bon, qui va se préparer en premier ?
Voyant sa sœur faire mine de n'avoir pas entendu la question, Albus comprit qu'elle n'avait pas envie de se porter volontaire. Il ferma donc le livre de Scorpius qu'il relisait pour la troisième fois et s'avança vers la salle de bain. Harry venait d'y déposer deux tas d'habits, un pour lui et l'autre pour sa sœur. Il entreprit donc de se préparer. Pendant ce temps, son père en profita pour aller se changer dans sa chambre et faire le lit par la même occasion.
-x-
— À toi, Lily, fit Albus en sortant de la salle de bain.
La jeune fille bouda un peu, ne voulant pas s'arrêter dans son aventure avec sa poupée. Harry qui était de retour dans le salon annonça alors :
— C'est toi qui vois, princesse. Si tu veux nous accompagner chez les Malfoy, il faut que tu sois habillée, sinon…
Il n'eut pas besoin de terminer sa phrase, Lily ayant bondi sur ses pieds à la mention des Malfoy. Harry sourit. Comme s'il aurait pu la laisser seule à la maison… Il soupira et alla nettoyer la cuisine le temps que sa fille s'apprête. Il sourit en entrant ensuite dans la salle de bain. Il attrapa le gant de toilette et nettoya le visage de sa fille qui s'était mis du dentifrice un peu partout autour de sa bouche. Il lui remit son pull à l'endroit, lui faisant entrer ses bras, tournant le vêtement et lui demandant de les ressortir comme par magie. Un dernier coup de brosse plus tard, il lui déclarait qu'elle était prête. Harry sourit en voyant sa fille retourner à ses jouets, puis fit sa toilette à son tour.
Il se demanda alors ce qu'il allait bien pouvoir faire de ses journées… Il se mordit l'intérieur de sa joue gauche à cette pensée qui venait de faire naître une pointe de culpabilité en lui. Harry venait de se sentir cruellement injuste envers sa fille. Quelle différence cela ferait-il par rapport à la semaine précédente ? Après tout, Albus passait ses journées le nez plongé dans ses livres, donc pourquoi son absence à lui le ferait se sentir si seul ?
Ah ! Il venait de trouver une idée pour occuper ses journées, seul avec sa fille : après avoir déposé Albus, ils iraient au Chemin de Traverse pour lui acheter son balai, comme ça, il pourrait l'entraîner…
Une fois sorti de la salle de bain, il reprit la direction de sa chambre, ouvrit le tiroir de sa table de chevet et attrapa la petite clé qui s'y trouvait. Il aurait besoin d'aller faire un tour à Gringott's pour financer ses achats. L'homme fourra la clé de son coffre dans sa poche et retourna dans le salon. Harry s'installa dans son fauteuil, ses enfants toujours à leurs occupations. Il se permit de repenser à la soirée de la veille.
Ginny était arrivée peu de temps après eux. Elle leur avait fait remarquer l'absence de leurs manteaux sur la patère alors qu'elle y déposait le sien. C'est ainsi que se lança la narration de leur journée pour la troisième fois de la soirée. Elle avait été surprise de découvrir que son fils avait déjà une baguette, mais la narration de ses exploits sur son père, qui provoqua à nouveau les rires, avait permis que cette nouvelle soit acceptée en douceur. Ensuite, Harry aida sa femme à préparer le repas et ils purent parler du cas Astoria ensemble.
— En même temps, ce n'est pas évident de rompre une union sorcière, lui avait-elle appris.
Il avait acquiescé en songeant à leur couple. Ginny lui avait fait un petit sourire contrit, pensant elle aussi à leur propre situation.
Autour du repas, ce fut à la mère du foyer de raconter sa journée, puis Lily expliqua ce qu'elle avait fait avec son cousin pendant qu'elle était chez son oncle et sa tante. Les deux parents eurent une pensée compatissante envers Hermione qui avait dû supporter la plupart des frasques des enfants seule.
En tant que chef d'une brigade d'Aurors, Ron n'était pas autant présent chez lui qu'il l'aurait souhaité. Un peu comme sa sœur, en fait. Tous deux avaient des emplois qui leur demandaient beaucoup de temps. À cette pensée, Harry songea qu'il faudrait quand même qu'il ait une discussion avec Hermione, histoire de savoir si elle souffrait autant de cette absence que lui-même et si ça avait eu une incidence sur leur couple.
Bizarrement, il se sentait beaucoup plus proche de la sorcière que de son meilleur ami. Peut-être parce qu'elle avait toujours su faire preuve de compréhension et de tempérance. Peut-être aussi parce qu'ils avaient passé beaucoup de temps tous les deux alors qu'ils élevaient leurs bébés ensemble. C'était une expérience qu'ils avaient vécue ensemble alors qu'ils auraient dû la partager avec leurs conjoints respectifs.
Une secousse sur son genou permit à Harry de sortir de ses pensées. Albus lui indiqua qu'il était temps d'y aller, sinon ils risquaient d'être en retard. Harry profita d'avoir son fils devant lui pour lui remettre ses vêtements correctement. Le garçon râla pour la forme, mais remercia son père intérieurement : il voulait être correct pour les Malfoy. Il se demandait ce qu'ils allaient faire comme matière ce matin. Son père lui avait dit que Draco comptait leur apprendre les Potions et les Sortilèges le matin, mais laquelle des deux allait-il suivre aujourd'hui ? Et que feraient-ils cet après-midi ? Il secoua la tête en haussant les épaules. L'important était qu'il serait avec Scorpius pendant ces cours.
Harry se leva, demanda à Lily de ranger ses jouets, pendant qu'il allait lui chercher son manteau. Il lui enfila lorsqu'elle revint près de lui. Enfin, ils empruntèrent le réseau de cheminées tous les trois et réapparurent dans celle du Manoir Malfoy. Albus tenait d'une main celle de son père et serrait le livre emprunté tout contre lui avec son autre bras. Lily, quant à elle, était agrippée au cou de l'homme.
Les deux blonds étaient installés dans leur salon en les attendant. Scorpius lâcha un bonjour à Harry avant de s'accaparer Albus. L'homme à lunettes secoua la tête en voyant son fils être entraîné à l'écart par l'autre garçon.
— Bonjour Harry.
Draco s'était levé et était maintenant devant eux.
— Bonjour Draco.
Le regard du blond était posé sur sa fille.
— Bonjour toi, tu es la petite Lily, je suppose ?
Lily acquiesça tout en rougissant et en se blottissant davantage contre son père. Harry rigola intérieurement : c'était bien la première fois qu'il voyait sa fille aussi timide, même avec un étranger.
— Tu ressembles beaucoup à ta maman, ajouta Draco d'une voix douce.
— Ma chérie, je te présente Draco Malfoy. Et là-bas, avec Albus, il s'agit de son fils unique Scorpius.
Scorpius, en entendant son nom, releva la tête vers eux et remarqua la jeune fille. Il retourna près d'eux pour faire la connaissance de la petite sœur de son ami. Albus en profita pour dire bonjour à Draco, tout en s'excusant de ne pas l'avoir fait plus tôt. L'homme lui sourit en répondant que ce n'était rien, qu'il avait bien vu qu'il n'avait pas eu trop le choix.
— Ça change de sa timidité d'hier matin, fit-il avec un sourire qu'Albus lui rendit.
— Bon allez, on va vous laisser… annonça alors Harry. Ah, si ! Il faudrait que je récupère mon manteau…
Albus alla lui chercher. Il le remercia en lui ébouriffant les cheveux. Le jeune garçon tenta ensuite d'y remettre de l'ordre sous le regard moqueur de son père : ses cheveux étaient identiques aux siens, donc il savait que c'était peine perdue.
— Tu n'as pas était sympa avec lui en lui léguant tes cheveux, Harry.
L'homme brun soupira. Il posa Lily au sol pour pouvoir enfiler son vêtement.
— Je sais. La loterie génétique en a décidé ainsi, je n'ai pas trop eu mon mot à dire à ce moment-là…
Il reprit Lily dans ses bras.
— Je reviens vers midi alors. Travaillez bien !
— Et si nous ne sommes pas là, n'hésite pas à t'installer dans l'un des canapés, d'accord ?
— Ça marche. À plus tard !
Il reprit la cheminée pour atterrir au Chaudron Baveur, cette fois-ci. Il déposa Lily au sol et l'emmena sur le Chemin de traverse, sa main dans la sienne.
— On va où, papa ?
— Te choisir un balai !
Sa fille fut tout heureuse et tout excitée par la réponse qu'il venait de lui donner.
Ne sachant pas vraiment quels balais pouvaient convenir à un enfant, Harry demanda l'aide au vendeur aussitôt entré dans le magasin. Avec un sourire agréable, l'homme leur présenta les différents modèles correspondant. Il les laissa ensuite, le temps que Lily choisisse lequel serait le sien. Elle avait vraiment du mal à arrêter son choix, et ce n'est qu'un quart d'heure plus tard qu'Harry retourna à la caisse pour demander au vendeur de leur mettre un Viféclair Jr de côté. En sortant de la boutique, Lily demanda :
— Pourquoi on ne le prend pas tout de suite, papa ?
— Parce que j'ai besoin d'aller retirer de l'argent à Gringott's avant, pour pouvoir l'acheter.
— Oh, on va faire un tour de wagon ? sourit la fillette.
— Oui mon cœur.
Il soupira en levant les yeux au ciel. Il n'y avait vraiment que les enfants pour aimer les montagnes russes en wagon qui permettaient d'accéder aux coffres des clients.
-x-
Harry se sentait un peu nauséeux lorsqu'ils ressortirent de la banque sorcière plusieurs dizaines de minutes plus tard. Lily, elle, sautillait en tirant son père par la main : elle avait hâte qu'il lui achète le balai qu'elle avait choisi.
Peu de temps après, Harry réglait l'achat devant le regard amusé du vendeur.
— Je peux le porter, papa, dis, s'il te plaît ?
— D'accord ma puce, mais tu fais attention de ne pas le traîner par terre, d'accord ?
— Oui !
Lily était vraiment de bonne humeur, et ça se comprenait. Le vendeur leur souhaita une bonne journée. Harry l'en remercia et quitta le magasin.
Quelques minutes plus tard, ils étaient de retour chez eux…
— Allez, papa…
— Non Lily. Papa doit préparer le repas pour ce midi, on fera ça cet après-midi.
La jeune fille s'éloigna de son père, l'air déçu. Puis son visage s'illumina et elle se rendit dans le salon à toute vitesse. Pas rassuré, Harry l'y suivit. Il la vit prendre sa poupée et sa licorne, ses jouets préférés. Il la regarda jouer quelques minutes, appuyé contre le chambranle de la porte. Il ne put qu'éclater de rire lorsqu'il entendit que la princesse avait enfin trouvé son prince et qu'il s'appelait Dracus. L'homme décida qu'il était temps pour lui de se mettre à la cuisine.
Lorsque l'heure d'aller chercher Albus arriva, la table était mise et les plats prêts à être servis. Harry leur jeta un sort pour qu'ils ne refroidissent pas pendant leur absence. Il expliqua à Lily qu'il était temps d'y aller, et celle-ci se précipita dans ses bras. Elle avait hâte de revoir le beau monsieur et Scorpius qu'elle trouvait trop mignon. Se rendant compte de ce qu'elle avait dit, elle fit promettre à son père de ne le répéter à personne. Celui-ci lui donna sa parole, amusé.
Draco et les enfants n'étaient pas encore là lorsqu'ils arrivèrent dans le salon du Manoir Malfoy. Harry fut soulagé en constatant qu'il n'y avait pas trace non plus de la femme de Draco. Il alla s'asseoir dans l'un des fauteuils, comme le lui avait proposé le blond, et prit Lily sur ses genoux.
Ils parlèrent de ce que pouvait ou pas faire une licorne, car c'était très important pour l'histoire de sa fille, selon elle. Et c'est ainsi, en pleine conversation très scientifique, que les trouvèrent Albus et les Malfoy. Dès qu'elle les vit, Lily se mit à rougir. Harry trouva ça trop mignon : sa fille semblait avoir craqué pour le fils de Draco. Elle était vraiment adorable comme ça. Il la poussa doucement pour qu'elle descende de ses genoux pour lui permettre de se lever.
— Alors, ça s'est bien passé ? C'était un cours de quoi, en fait ?
— C'était un cours de Potions, celui qu'on aurait dû avoir hier… Et oui, ça s'est très bien passé. Je suis même étonné qu'Albus se débrouille aussi bien, quand on connaît les talents de son père en la matière…
Harry leva les yeux au plafond.
— Bien. Si ça c'est bien passé, c'est le principal. On va aller manger maintenant. Je te ramène Albus vers quelle heure ?
— Vers quatorze heures… Mais je pourrai venir le chercher, si tu préfères ?
Harry se sentit un peu mal à l'aise.
— Euh, oui, pourquoi pas ? Je te préviens, ma maison semble vraiment ridicule à côté de ton manoir…
— Ne t'en fais pas, va ! Je suis sûre qu'elle est super…
Harry haussa les sourcils d'étonnement. Il savait que Draco avait changé, mais il était surprenant de le voir dire ce genre de chose, et surtout de manière si familière.
— D'accord, alors. Je te rappelle l'adresse : 19 Woodfield Way. À tout à l'heure...
Albus dut quitter Scorpius qui eut de nouveau du mal à le laisser partir. Lily retourna dans les bras de son père, comme elle le faisait à chaque voyage par poudre de cheminette. Et ils disparurent afin d'aller manger chez eux.
Et voilà ! Eh non, la famille Potter n'habite ni le Square Grimmaurd, ni Godric's Hollow. Je trouve ça déjà limite qu'ils donnent aux enfants les noms de James, Albus et Lily, je trouverais ça abusé qu'Harry accepte de vivre là où ses parents ont été tués. Et le Square Grimmaurd rappelle trop la guerre également.
Hâte d'être au prochain chapitre avec un Draco se rendant chez Harry, hein ? Ben... rendez-vous mercredi ! ;-)
