Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Ah... Draco et Harry... Harry et Draco... *soupire* Bonne lecture à vous !
Chapitre 14
Lorsque les Malfoy sortirent de la cheminée des Potter, Albus était en train de lire un livre, Lily jouait à la poupée et Harry semblait se reposer dans un fauteuil. Cette scène fit sourire Draco sans qu'il ne puisse vraiment expliquer pourquoi. Harry se redressa rapidement pour venir à leur rencontre alors que Scorpius se dirigeait déjà vers son ami.
— Bienvenue dans notre maison. Vous avez bien mangé ?
— Très bien, merci. Et vous ? répondit courtoisement Draco.
— Je peux dire que je m'étais pas mal débrouillé, j'ai trouvé ça délicieux, rigola Harry en s'envoyant des fleurs.
Draco lui sourit.
— Vous n'avez pas d'elfe de maison ?
— Non. Et je ne vois pas pourquoi on en aurait… Bref, te voici dans le salon, comme tu peux t'en douter…
Draco se retint de lever les yeux au plafond, se contentant d'acquiescer.
— Scorpius, tu veux visiter aussi, ou tu préfères rester là ?
Le garçon rougit, ne sachant pas trop quoi répondre. Il avait bien envie de visiter la maison, mais en même temps, il ne voulait pas se séparer d'Albus. Ce dernier régla le problème en se levant du canapé.
— Nous allons vous suivre pour la visite !
Lily releva la tête pour les regarder. Elle ne savait pas si elle devait rester sagement assise là, avec ses jouets ou aller avec tout le monde alors qu'elle connaissait déjà la maison. Finalement, elle décida de ne pas bouger. Après tout, la maison n'était pas très grande et ils auraient vite fait d'en faire le tour.
Harry reprit :
— Alors, cette porte-là…
Il indiqua une porte située à gauche de la cheminée.
— … conduit à notre chambre, à Ginny et moi.
Il ne put s'empêcher de rougir devant le regard moqueur et plein de sous-entendus du blond. Il désigna ensuite une porte non loin d'eux.
— Ici se trouve la salle de bain.
Il alla ouvrir la porte pour que les Malfoy puissent voir l'intérieur, chose qu'il n'avait pas faite avec sa chambre qu'il jugeait être un endroit trop intime pour être visité.
— Simple, mais efficace, fut le commentaire du blond.
Harry devinait bien que ça n'avait rien à voir avec le Manoir, mais il était quand même très fier de son chez-lui. Il s'agissait du cocon familial, après tout. Il attendit que tout le monde soit sorti pour poursuivre la visite guidée. Il entra dans la pièce attenante au salon.
— Ici, comme vous pouvez le voir, il s'agit de la cuisine.
Il la traversa et entra par une autre porte.
— Et ici la salle à manger. Voilà pour le rez-de-chaussée.
Quoiqu'en pouvait penser Harry, Draco aimait beaucoup la visite qu'il venait de leur faire. En plus, il se rendait compte que le brun avait à cœur de tenir sa maison propre, car il n'y avait même pas l'ombre d'une tasse qui traînait dans l'évier. Savoir qu'il faisait tout lui-même, même avec magie, signifiait beaucoup. On pouvait dire que les tâches ménagères ne lui étaient pas connues, à lui. Le fait qu'un elfe de maison soit au Manoir lui simplifiait vraiment la vie, il s'en rendait bien compte.
— C'est très joli et très chaleureux, chez toi.
Harry le remercia par un sourire éblouissant. Il était fier de sa maison et il l'était d'autant plus maintenant que Draco la complimentait… Un petit soupçon d'orgueil l'envahit.
Scorpius était content de découvrir la maison dans laquelle vivait Albus. Lorsqu'ils s'arrêtèrent dans la salle à manger, il lui demanda :
— Et ta chambre, elle est où ?
Le brun lui sourit.
— Elle est à l'étage, comme celle de Lily et celle de James.
— On peut aller voir ?
Harry qui avait entendu la question du petit blond annonça :
— Tu veux visiter les chambres des enfants à l'étage, Draco ? Il y a une chambre d'ami aussi.
— Non, je pense que ça ira.
— D'accord. Albus, tu peux aller montrer ta chambre à Scorpius si tu veux, mais n'allez pas fouiller dans celles de ton frère et de ta sœur, d'accord ? Et faites attention dans l'escalier !
Albus acquiesça et conduisit Scorpius à sa suite. Draco rit.
— Scorp' a l'air excité comme une puce !
Harry acquiesça.
— C'est souvent comme ça, quand c'est nouveau. Surtout pour un enfant.
Draco le regarda.
— C'est vrai.
Le brun sourit de nouveau et se passa une main dans ses cheveux.
— Voilà. C'était rapide à visiter, n'est-ce pas ? Rien à voir avec ton Manoir.
— Tu n'as rien à envier au Manoir, tu sais. Il est grand et froid. Bien trop grand pour si peu de personnes… Alors que chez toi, vous êtes plus nombreux pour moins d'espace, pourtant je suis sûr que vous vous y sentez bien.
Harry se sentit un peu mal à l'aise face à la pseudo-confidence que venait de lui faire l'autre homme. Ils retournèrent dans la cuisine.
— Tu veux un café ? proposa-t-il alors à son invité.
— Volontiers.
— Vas-y, assieds-toi, fit Harry en désignant la table de la cuisine.
Draco s'exécuta. De quelques coups de baguette, l'autre sorcier mit la cafetière sur le feu et sortit des tasses avec des couverts.
— Tu veux des gâteaux pour aller avec ? préféra-t-il demander avant d'en sortir.
Il n'avait pas l'habitude d'en manger avec son café après le déjeuner, mais il n'en savait rien pour le blond.
— Non, ça ira, merci.
Harry acquiesça et s'installa à table, près de Draco.
— Tu leur donnes cours de quoi, cet après-midi ?
Le blond sourit.
— Tu es quelqu'un d'assez surprenant, Harry Potter !
Celui-ci s'étouffa.
— Euh… pourquoi cette remarque ? demanda-t-il après s'être calmé.
Draco ne s'était pas départi de son sourire. Au contraire, il semblait s'être élargi face à la réaction du brun.
— Nous sommes là, assis autour de la table de ta cuisine et la façon dont tu as de me parler… On dirait deux amis de longue date…
— C'est vrai. Mais faut dire que ton comportement aide beaucoup aussi. La journée d'hier a juste était… ben, elle s'est super bien passée, déjà. On s'entend bien, mine de rien. On n'a pas pu le découvrir avant, c'est tout. Mais toujours est-il que toi aussi tu me parles comme si ça faisait plusieurs années qu'on était amis…
— Hum. Je m'en suis rendu compte. C'est ce qui fait de toi quelqu'un de surprenant. Je ne sais pas… Tu as cette facilité, cette simplicité qui font qu'on peut parler de tout et de rien avec toi. Quelque chose qui indique que tu ne seras pas là pour juger. Surtout que la plupart de tes émotions se lisent sur ton visage, donc on voit bien que tu es quelqu'un de vrai…
Harry se mit à rire.
— Attends, je prends de quoi enregistrer et tu recommences ta déclaration, que je puisse me la passer en boucle !
Draco secoua négativement la tête.
— Idiot !
— Ah, ça sonne plus… normal, venant de toi !
Harry leur versa le café, tout sourire. Mais Draco n'avait pas tort. Leur relation était… bizarre, dans le sens où ils semblaient déjà être liés d'amitié, alors qu'ils se reparlaient que depuis peu. En fait, ils ressemblaient à Albus et Scorpius qui s'étaient trouvés.
— Mais j'aime bien ça.
Harry sursauta face au nouvel aveu du blond. Celui-ci soupira.
— Je ne comprends pas bien comment ça se fait, mais je me sens naturel avec toi. Et j'aime bien te parler, aussi. Même de sujets que je ne penserais pas évoquer avec qui que soit d'autres…
Une vérité sauta au visage de l'homme aux yeux verts. Aussi, il osa poser la question qui lui était venue à l'esprit, histoire d'en avoir le cœur net.
— As-tu des amis, Draco ?
Le visage de l'autre homme sembla s'assombrir d'un coup. Harry avala une gorgée de café et déposa sa tasse avant de tendre une main vers le blond.
— Draco Malfoy, accepterais-tu de m'avoir pour ami ?
Draco ferma douloureusement les yeux. Cela lui rappelait tant de choses… Harry avait su lire en lui. Non, il n'avait pas d'ami. Ceux qui le côtoyaient n'en avaient qu'après son nom et sa fortune. Potter était différent. Il l'avait toujours été… Il serra son poing droit puis le relâcha, levant ensuite sa main pour serrer celle tendue. Il releva en même temps la tête vers le brun et plongea ses yeux dans les siens.
Harry avait observé les différentes réactions du blond et fut satisfait de la promesse qu'il avait pu lire dans ces yeux qui le fixaient alors qu'il lui serrait la main. L'homme brun lui sourit.
— Malfoy et Potter amis, qui l'eût cru ?
Cela sembla détendre l'autre homme qui répondit à son sourire tout en secouant la tête.
— Pas moi, en tout cas !
— Moi non plus, si ça peut te rassurer !
Ils rirent et burent ensuite leurs cafés en silence. Quand Harry eut fini sa tasse, il reprit :
— En tout cas, cela explique pourquoi tu arrives si facilement à parler avec moi. Tu avais juste besoin de quelqu'un, Draco. Tu as toujours dû tout porter tout seul. Ça a du bon aussi de se confier. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si Hermione n'avait pas été là, parfois…
— Et ton copain Weasley ?
— Aussi… Mais nous sommes moins proches qu'avant. Il reste mon meilleur ami, mais j'avoue avoir passé beaucoup plus de temps avec Hermione qu'avec lui ces dernières années. Il travaille…
Draco acquiesça. Il se leva après avoir vu l'heure qu'il était sur la pendule de la cuisine.
— Bon, il ne faut pas qu'on tarde de trop…
— Oui. D'ailleurs, tu ne m'as pas répondu au sujet du cours, remarqua Harry en se levant à son tour.
— Soins aux Créatures Magiques. Il me semble que tu as dit que c'était un cours important, pendant le tien.
Harry acquiesça en souriant. Il se plaça en bas de l'escalier et appela Albus et Scorpius. Les deux garçons arrivèrent quelques minutes plus tard.
— Est-ce que Scorpius peut m'emprunter un livre à son tour, papa ?
— Bien sûr, mon… Al'.
Il avait ravalé le sobriquet au dernier moment, pour ne pas embarrasser son fils devant son nouvel ami.
— Merci papa, lui répondit-il en lui faisant un petit signe de la tête.
Harry sourit. Son fils avait remarqué ce qu'il venait de faire et lui signifiait sa reconnaissance de ne pas avoir gaffé. Le manège n'échappa pas au regard de Draco. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait cette connivence entre les deux Potter. Le père et le fils se comprenaient d'un regard… Il se savait lié avec son fils, mais il n'imaginait pas le comprendre comme le faisaient ces deux-là.
— Dracus, aide-moi !
Tous sursautèrent pour se retourner vers Lily qui venait de hurler. La jeune fille rougit aussitôt, se rendant compte qu'elle avait complètement oublié qu'ils étaient là.
Draco interrogea Harry du regard.
— Il s'agit du nouveau prince de sa poupée… suite à notre visite de ce matin, à vrai dire.
— J'imagine qu'elle a dû faire une contraction entre le prénom de Scorpius et le mien…
— C'est ce que j'ai supposé aussi…
Scorpius avait rougi, comprenant que la sœur d'Albus le prenait pour un prince… Albus foudroya sa petite sœur du regard en remarquant la réaction de son nouvel ami. Puis il baissa les yeux en réalisant son geste. Ce n'était pas son genre d'avoir ce genre de pensée envers sa sœur, même s'il aimait bien la taquiner de temps en temps.
— Bon, allons-y ! lança Draco pour dissiper un peu les tensions liées à la situation.
Harry secoua la tête et s'approcha de la cheminée. Il attrapa son pot de Poudre de cheminette, et le tendit au blond après avoir dit au revoir à son fils.
— Je te le ramènerai après le cours, Harry, vu que je ne sais pas à quelle heure on va finir, étant donné qu'on a déjà pris du retard sur l'horaire.
— D'accord. Désolé pour le retard.
— Y'a pas de quoi être désolé…
Le blond lui sourit et balança sa poignée de poudre dans l'âtre. Les deux garçons se placèrent à ses côtés, lui prenant chacun une main.
— À plus tard, Potter !
Il lui fit un clin d'œil avant de disparaître pour le Manoir Malfoy qu'il venait d'indiquer d'une voix claire. Harry secoua la tête. Les événements des deux dernières journées se bousculaient dans sa tête et lui donnaient un peu le tournis. Il était néanmoins ravi d'avoir proposé son amitié au blond, et surtout que celui-ci l'ait acceptée. Leur relation évoluait vitesse grand V et même si, quelque part, ça lui plaisait, ça l'effrayait également. Tous les deux n'avaient jamais été proches et découvrir qu'ils s'entendaient finalement si bien avait de quoi donner un peu le vertige.
Un choc dans ses jambes lui indiqua que sa fille venait de se jeter sur lui. Quand il baissa son regard vers elle, son cœur se serra. Devant une telle détresse, il se dépêcha de la prendre dans ses bras. Il la serra doucement et alla s'asseoir avec elle sur son fauteuil.
— Ben alors, ma puce, qu'est-ce qui ne va pas ?
— Papaaa… Je suis vraiment trop nulle ! J'aurais pas dû crier comme ça ! Qu'est-ce qu'ils vont penser de moi, maintenant, hein ? Scorpius va plus jamais vouloir me parler ! Et Albus… T'aurais vu comment il m'a regardé, papa…
Le flot de paroles de sa fille était entrecoupé par des sanglots. Harry essaya de la rassurer autant qu'il le pouvait par des caresses et des paroles douces. C'était bien la première fois qu'il voyait sa fille dans un tel état. Les Malfoy avaient décidément une drôle d'influence sur elle. Il continua à la rassurer pendant quelque temps… Si bien qu'elle finit par s'endormir sur lui. Ne pouvant pas bouger au risque de la réveiller, Harry ferma les yeux afin de se reposer aussi.
Alors, ça vous a plu ? À vendredi pour le prochain chapitre ^^
Important : Est-ce que quelqu'un parmi vous a des connaissances en journalisme ? Si oui, un petit MP, s'il vous plaît !
