Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Bonne lecture à vous !
Chapitre 15
Le cours de l'après-midi se passa à nouveau très bien. Draco était ravi de voir les deux garçons si studieux. C'était vraiment agréable de leur transmettre ses connaissances et ils démontraient leur intérêt en posant des questions, surtout Albus qui semblait avoir une grande soif de savoir. Il lui rappelait Granger… Ces deux-là ne se retrouvaient pas dans la même famille pour rien. Il pouvait être sûr que le garçon avait dû être influencé par sa tante en étant petit et qu'elle lui avait transmis sa passion pour les livres et le savoir en général.
— Draco ?
L'homme regarda l'enfant Potter avec un sourire.
— Oui, Albus ?
— Est-ce que je pourrais emprunter un autre livre de votre bibliothèque pour le lire ce soir ?
— Bien sûr. Allons-y ensemble, ensuite il faudra qu'on te raccompagne chez toi. Ton père risque de s'inquiéter si on arrive trop tard…
— Je suis sûr que non.
Ils s'étaient mis en route pour se rendre à la bibliothèque. Draco fronça les sourcils.
— Pourquoi dis-tu ça ?
— Parce que je suis là… et papa a confiance en… euh, je dois vous vouvoyer ou pas ?
— Mais non !
Scorpius les accompagnait en silence.
— Je disais donc que papa te fait confiance. Il sait qu'il ne m'arrivera rien, donc je ne pense pas qu'il s'inquiète.
Draco hocha la tête, les paroles du petit brun le laissant songeur. Il trouvait Albus vraiment très perspicace pour son âge…
Comme à chaque fois qu'il la croisait, son sang se figea lorsqu'il découvrit Astoria assise dans l'un des fauteuils de la pièce remplie de livres. Il ne pouvait décidément pas passer une journée entière sans la voir, celle-là !
Albus n'avait pu que remarquer le changement d'expression sur le visage de Draco. Il avait vraiment l'air de la détester. Comment avaient-ils fait pour se marier si la haine était le seul sentiment qu'ils semblaient partager ? Il remarqua que l'homme avait posé sa main sur l'épaule de Scorpius comme pour le protéger, voire le rassurer.
— Dépêche-toi de choisir ton livre Albus… lui intima-t-il alors.
L'enfant acquiesça. Il avait déjà repéré un titre la veille, il pressa le pas pour aller le chercher et revenir auprès d'eux. La femme ne semblait même pas avoir levé les yeux de son livre. Albus désirait tellement lui parler… Il voulait comprendre le mal qui la rongeait. Tout être froid cachait en fait une douleur secrète, il en était persuadé, et il avait envie de découvrir quelle était la sienne. Et lui apporter un peu de chaleur, par la même occasion. Depuis combien de temps cette femme n'était-elle pas sortie de chez elle ? Depuis combien de temps n'avait-elle pas eu une vraie conversation avec quelqu'un ? Albus serra le livre contre lui alors qu'il suivait les deux blonds jusqu'au salon. Il faudrait qu'il trouve une solution pour pouvoir échapper à leur attention et discuter avec elle… Il en avait vraiment besoin. Astoria demeurait un mystère qu'il souhaitait ardemment résoudre.
Scorpius alla chercher le manteau du brun sur la patère et le serra contre lui, donnant son autre main à son père. Albus se saisit donc de la main libre de Draco et serra le livre pour le maintenir en sécurité.
Un passage par le réseau de cheminées plus tard et ils se retrouvaient à nouveau chez les Potter.
-x-
Lorsque Lily s'était réveillée une bonne heure après s'être endormie, Harry l'avait enjoint d'aller se laver le visage dans la salle de bain afin de bien effacer toute trace de sommeil. Il lui avait préparé une tasse de chocolat chaud afin qu'elle se remette correctement de ses émotions. Et l'incident sembla définitivement oublié lorsqu'il lui rappela sa première leçon de vol.
Peu après, ils pénétrèrent dans la cour derrière la maison. C'était l'une des raisons qui faisaient qu'Harry ne volait pas souvent : ils habitaient une résidence moldue et aucun sort de repousse-moldus n'avait été jeté sur elle. Aussi, il jeta un léger sort de confusion sur sa fille pour ne pas intriguer les voisins de la voir voler sur un balai. À la place, ils pourraient sûrement la voir chevaucher un cheval en bois, ce qui était tout à fait de son âge. Il jeta ensuite quelques sorts sur le balai pour l'empêcher de s'élever trop haut et d'aller trop loin, trop vite. Harry devait rester maître de la situation, et il comptait bien apprendre cette discipline à Lily de manière progressive. Il demanda à sa fille de poser son balai au sol et de se placer à sa gauche, étant donné qu'elle était droitière.
— Normalement, la première chose que l'on apprend en cours de vol à Poudlard et d'attirer le balai dans sa main. Ça nécessite donc de faire de la magie sans baguette… Mais le balai est conditionné pour répondre à ton ordre, ne t'en fait pas. T'es prête ?
La petite rousse hocha vivement la tête. Harry sourit.
— Bien. Alors tu tends ta main droite au-dessus de lui et tu dis « Debout ! »
Lily fit ce que lui indiquait son père. Au premier essai, le balai frétilla puis s'immobilisa. Plutôt encouragée par ce mouvement, la fillette répéta le mot un peu plus fort et avec plus de conviction. Le balai arriva aussitôt dans sa main qu'elle referma sur le manche.
— C'est très bien, Lily ! Bravo !
Elle le regarda avec un grand sourire et des étoiles plein les yeux. Son père semblait fier d'elle et c'était un sentiment grisant. Elle n'était pas vraiment habituée à susciter de tels sentiments chez ses parents, elle était une casse-cou et le savait très bien. Elle était même fière de l'être… Mais en général, ses tours généraient des réprimandes voire des punitions. Cet après-midi, elle était seule avec son père. Elle partageait ce moment privilégié avec lui et était la première de la maison à apprendre à voler avec lui. Lily prit alors conscience que cette situation aurait sûrement à se reproduire, avec James à Poudlard et Albus chez les Malfoy. Elle aurait enfin son père rien que pour elle et elle comptait bien en profiter !
— Et maintenant, papa ?
— Maintenant, tu recommences, histoire qu'on soit sûrs que c'est bien acquis.
Il lui fit un clin d'œil. Lily reposa alors son balai au sol, tendit sa main au-dessus de lui et lui ordonna de se lever. Le balai s'éleva dans sa main à nouveau, sous le sourire rayonnant des deux Potter.
— Très bien. Maintenant, tu dois l'enfourcher… Alors, tu vois : la position qu'il a maintenant est celle de départ, tu dois le maintenir comme ça. Il ne doit pas trop bouger pendant que tu montes dessus.
— Mais… il est trop haut !
Harry secoua la tête, amusé. Sa fille avait raison de faire cette remarque.
— En fait, tu dois te pencher en avant et te laisser glisser jusqu'à ce que ton torse soit aligné avec le manche…
— Et le balai, il ne risque pas de tomber ?
— Non ma puce. Il va rester comme ça tout pendant qu'il sera en contact avec toi. Si tu le lâches, il tombe, c'est sûr.
Pour vérifier, Lily desserra sa main jusqu'à l'ouvrir complètement. Le balai finit par retomber au sol. Elle acquiesça devant cette démonstration, puis le rappela dans sa main. Harry la regardait faire. Après tout, il était normal qu'elle satisfasse sa curiosité si ça pouvait lui permettre de mieux comprendre l'interaction qui existait entre un sorcier et son balai. Il la vit froncer les sourcils, ce qui était une preuve de sa concentration. La jeune fille se pencha en avant jusqu'à se retrouver presqu'en parallèle avec le balai.
— Très bien, maintenant tu prends appui au niveau de ton ventre et tu fais passer ta jambe de l'autre côté.
Lily s'exécuta et fut enfin à califourchon sur son balai. Cela n'étonnait pas vraiment son père. Après tout, les enfants avaient beaucoup moins d'appréhension vis-à-vis du vide ou des accidents possibles que les adultes.
— T'es trop forte, Lily ! s'exclama-t-il afin de la récompenser de sa performance. Maintenant, tu peux te redresser.
Il s'approcha d'elle et l'aida à se positionner correctement.
— Voilà, tu as un maintien parfait. Maintenant, voyons comment tu dois faire pour redescendre.
Lily acquiesça. C'est vrai qu'elle n'avait même pas songé à cette étape pourtant très importante.
— C'est facile, tu redresses un peu le manche de ton balai.
Elle fit ce qu'il lui disait, à nouveau. La jeune fille constata que ce mouvement faisait comme un balancier, l'arrière du balai descendant ainsi logiquement, et ses pieds touchèrent parfaitement le sol.
— Il ne te reste plus qu'à descendre de ton balai.
Lily était vraiment trop contente d'avoir réussi l'ensemble de l'exercice.
— Vas-y, recommence jusqu'à ce que tu te tiennes en position prête à voler, je te regarde.
Loin d'être embêtée de répéter l'exercice, Lily hocha la tête à nouveau. Elle déposa le balai au sol et recommença l'ensemble des actions. Enfin, elle se redressa en essayant de se rappeler comment l'avait placée son père.
— C'est bon, comme ça, papa ?
— Mets tes épaules un peu plus en arrière, ça te permet de te redresser un peu mieux. Hop, la tête droite. C'est parfait ! T'es douée ma puce. Je suis vraiment fier de toi !
Lily leva son manche, bascula en arrière et se dépêcha de descendre de son balai pour pouvoir prendre son père dans ses bras. L'homme, attendri, l'attrapa dans ses bras et la fillette put le serrer encore plus fort contre elle.
— Que me vaut ce gros câlin ?
Elle haussa les épaules, puis lui glissa :
— Merci papa.
Harry serra sa fille en retour. Il était rare qu'elle soit si tendre avec lui.
— De rien ma puce. Hugo a dit que Rose était douée sur un balai… Je suis sûr que tu seras encore meilleure qu'elle !
— C'est vrai, tu le penses vraiment ?
— Bien sûr que oui ! Mais avant ça, il faudrait quand même que je t'apprenne comment on fait pour voler, tu ne penses pas ?
Lily rigola. Bien sûr qu'il fallait qu'il lui apprenne, elle n'allait pas deviner toute seule… Harry la déposa au sol.
— Bon allez, reprends ta position d'envol !
Quand ce fut fait, Harry reprit.
— Bien, position parfaite sans rien avoir à modifier, bravo ! Alors, maintenant, tu vas redresser ton manche comme si tu voulais descendre de ton balai, mais moins haut. Il faut que tes pieds touchent bien le sol, mais il ne faut pas non plus que tu te retrouves presque debout, tu comprends ?
Lily n'était pas sûre de vraiment avoir tout compris, mais tira quand même son manche vers elle.
— Comme ça, ça suffit ?
— Tes pieds touchent bien par terre ?
Elle les fit un peu glisser, et constata que ce n'était pas encore tout à fait ça. Elle redressa donc son manche encore un peu. Elle sentit enfin ses pieds bien à plat sur le sol.
— Là, c'est bon ?
— Je pense. On va savoir ça tout de suite. Tu dois frapper fort le sol avec l'un de tes pieds, et normalement tu devrais t'élever de quelques mètres…
Le coup de pied de Lily la projeta dans l'air. Elle cria sous la surprise puis Harry l'entendit rire. Il ne comprenait que trop bien ce qu'elle devait ressentir à ce moment-là, entre le bonheur d'avoir réussi et cette sensation inédite d'être en vol. Il réalisa alors que ça lui manquait. Il n'avait pas su expliquer à Malfoy pourquoi cela faisait tant de temps qu'il n'avait plus enfourché un balai et ne se comprenait pas non plus. Il avait juste mis cette activité de côté quand il avait commencé à s'occuper de James, puis Albus était arrivé et ensuite Lily, et il avait juste oublié son balai, préférant prendre soin de ses enfants. Il n'en avait pas ressenti de manque jusqu'à présent, avec les enfants qui commençaient à apprendre à voler à leur tour. Maintenant, il se ferait un plaisir d'aller voler avec eux.
— Papa, je fais comment pour redescendre ? hurla-t-elle pour qu'il puisse l'entendre…
Comme si elle était si loin que ça… Harry haussa la voix plus modérément pour lui répondre.
— Tu te penches doucement en avant…
Et Lily fonça sur lui n'ayant apparemment pas compris le mot « doucement », puis redressa son balai légèrement alors qu'elle allait l'atteindre. Harry secoua la tête. Elle avait tout compris sans qu'il n'ait à lui indiquer quoi que ce soit de plus. C'était comme un sens inné, comme celui qu'il partageait lui-même avec un balai. Sa fille lui ressemblait vraiment à ce niveau-là. Il était content d'enfin partager une caractéristique avec celle qui ressemblait pourtant tellement à sa mère. Elle s'éclatait à monter et redescendre et à diriger son balai à gauche, à droite pour le faire changer de direction.
— Descends maintenant, ma chérie ! Pense aux voisins…
Un rire lui répondit, mais la fille finit quand même par descendre et se poser à côté de lui. Elle descendit de son balai et Harry eut l'impression que ça faisait des années qu'elle volait. Il était vraiment fier de sa fille et de partager son talent avec elle. Elle ferait une redoutable joueuse de Quidditch quand elle irait à Poudlard.
— Pourquoi il faut faire attention aux voisins, papa ? demanda Lily alors qu'ils rentraient dans la maison.
— Parce que nous sommes les seuls sorciers des environs, et on n'a pas le droit de le montrer à ceux qui n'ont pas de pouvoirs.
— Pourquoi ?
— C'est dans les lois magiques, mon cœur, c'est comme ça…
La petite acquiesça, semblant se contenter de cette réponse.
— Bon, maintenant, tu vas prendre une bonne douche, d'accord ? Je vais te chercher des vêtements de rechange.
— Et mon balai, je le mets où ?
Harry lui sourit.
— Donne-le-moi, je vais le ranger dans ta chambre, d'accord ?
Lily fit une grimace. Harry ne comprenait pas vraiment ce qui la dérangeait…
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Tu ne veux pas le laisser en bas pour que je puisse le montrer à Albus et maman ?
— Ah ! Bien sûr que si, ma puce. Pose-le à côté de la bibliothèque, alors.
Et l'homme disparut dans l'escalier pour aller dans l'armoire de sa fille…
Harry venait tout juste de terminer de s'occuper de Lily lorsque les Malfoy arrivèrent dans son salon avec son fils. Il regarda alors l'heure et se rendit compte qu'il était beaucoup plus tard qu'il ne l'avait supposé. Le temps dehors devait être passé beaucoup plus vite qu'il ne l'avait imaginé…
Important : Est-ce que quelqu'un parmi vous a des connaissances en journalisme ? Si oui, un petit MP, s'il vous plaît !
J'espère que ça vous a plu... Je ne serai pas dispo lundi pour poster, donc je vous dis à mercredi et je vous souhaite un bon week-end de Pâques !
