Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Désolée, désolée, désolée ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas de ne poster qu'aujourd'hui...
J'espère que vous avez passé un bon week-end et que vous avez été raisonnables sur la consommation de chocolats XD Moi, non! Et j'en ai payé le prix dans la nuit du dimanche au lundi ^^ Bref, voilà enfin le chapitre 16. Bonne lecture à vous !
Chapitre 16
Harry sourit aux nouveaux arrivants.
— Bonsoir ! Vous avez passé un bon après-midi ?
Le blond se passa une main dans les cheveux et les deux garçons le regardèrent sans rien dire. Harry fronça les sourcils devant leur mutisme.
— Il s'est passé quelque chose ?
Draco secoua la tête et lança :
— Tu m'invites à prendre le thé et je te raconte notre après-midi, ça te va ?
Le brun secoua la tête, légèrement amusé.
— Ça me semble tout à fait honnête comme marché !
Et ils se dirigèrent tous les deux vers la cuisine, laissant les enfants ensemble dans le salon.
— Un thé vert à la menthe façon marocaine, ça te va ?
— Je… Je veux bien goûter.
Harry sourit à son invité qui s'installa à la même place que quelques heures plus tôt. Il espérait que la boisson lui plairait. Il mit de l'eau à chauffer et déposa quelques feuilles de menthe au fond de la théière ainsi que le thé. Il hésita avant d'ajouter le sucre. Il ne savait pas si le blond aimait le sucré ou pas, mais c'est ainsi que se préparait le thé marocain, en même temps… Il décida donc d'en mettre sans poser la question à Draco.
— Alors ? Pourquoi ces têtes ? demanda-t-il tout en déposant des cuillères et tasses à thé sur la table.
— Albus voulait emprunter un autre livre et on a vu Astoria dans la bibliothèque.
— Elle a dit quelque chose ?
Harry versa l'eau chaude dans la théière et la ramena sur la table avant de s'asseoir à son tour. Il jeta un sort en constatant qu'il avait oublié les petits gâteaux. Il ouvrit la boîte qui venait d'arriver dans ses mains et la déposa entre Draco et lui.
— Non. Elle n'a même pas semblé lever les yeux de son livre.
Le brun fronça les sourcils.
— Pourquoi autant de tension, alors ? Je ne vois pas où est le problème si elle vous a juste ignorés…
Draco regarda Harry en soupirant. Dit comme ça, c'est sûr qu'il ne semblait pas y avoir de problème. Il répliqua alors :
— Sauf quand il s'agit de ta femme et que ça fait déjà plusieurs années que cette situation dure.
Il se mangea la réponse dans la figure il aurait dû la prévoir.
— Pourquoi ne pas vous être séparés ? Je suis sûr que, quelque part, la situation doit lui peser autant qu'à toi…
— Ce n'est pas si évident de rompre une union sorcière.
— C'est ce que Ginny m'a dit hier.
Draco fronça les sourcils.
— Tu as parlé de ça à ta femme ?
Estimant le thé suffisamment infusé, Harry en versa dans leurs tasses.
— Ben oui. Je ne vois pas pourquoi j'aurais dû le lui cacher…
Le blond grimaça.
— Tu ne lui as dit qu'à elle ?
— Euh…
Les épaules de Draco s'affaissèrent et il foudroya l'autre homme du regard.
— Je préfèrerais que mes problèmes domestiques ne sortent pas de chez moi. Dis-moi que ton copain Ron n'est pas au courant…
Harry se mordit l'intérieur de la lèvre en rougissant.
— Désolé. Je ne pensais pas que ça te contrarierait autant.
L'homme aux yeux gris ravala la colère qu'il éprouvait envers le brun à ce moment-là. Harry profita de ce silence pour enchaîner :
— Mais malgré que ce soit compliqué, depuis le temps que ça dure, c'est bizarre que vous soyez encore ensemble…
Draco, toujours pas calmé, ne répondit pas tout de suite. Il porta la tasse à ses lèvres et but une gorgée.
— Mais c'est bon !
Harry se mit à rire de sa réaction.
— Tu me dis si c'est trop sucré pour toi, que je puisse modifier pour la prochaine fois. Par contre, si ça ne l'est pas assez, tu peux ajouter du sucre dans ta tasse…
— Non, c'est parfait. Merci.
Le blond cligna des yeux plusieurs fois en constatant que toute pensée négative l'avait alors quitté. C'était assez déstabilisant… Mais Harry insista, car il attendait sa réponse :
— Alors, pourquoi c'est si difficile et long de rompre un engagement sorcier ?
Draco but une nouvelle gorgée de ce thé qu'il découvrait, avant de répondre.
— Des liens magiques sont créés entre les deux sorciers qui se marient, unissant ainsi leurs deux familles. Tu as déjà vu des arbres généalogiques sorciers ?
Le brun acquiesça en se rappelant la tapisserie du 12 Square Grimmaurd.
— Lorsqu'une union est célébrée, l'arbre se modifie pour intégrer l'information. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, mais ça prouve qu'il y a une certaine puissance magique derrière tout cela.
Harry hocha la tête de nouveau. Il n'y avait pas vraiment pensé jusque là, mais maintenant que le blond le pointait du doigt, ça lui semblait logique.
— Et c'est encore plus difficile lorsque tu as un enfant…
Leur conversation fut interrompue par un appel venant du salon. Harry termina son thé qu'il avait siroté tout au long de la conversation et se leva pour aller voir ce qu'il se passait.
-x-
À la vue de Scorpius dans le salon, Lily ne put que rougir en se rappelant l'incident du midi. Elle s'approcha donc du groupe formé des deux garçons. Le blond rougit également en la voyant arriver près d'eux. Albus demanda alors :
— Qu'est-ce que tu veux, Lily ?
D'abord gênée, elle regarda son frère avec défi.
— En fait, je voulais m'excuser pour ce qui s'est passé tout à l'heure…
Le blond souffla de soulagement et lui sourit.
— Tu n'as rien fait de mal.
— Oui, mais j'ai vu que ça t'avait gêné…
Lily baissa les yeux. Albus était plus que surpris par la réaction de sa petite sœur. Il était rare qu'elle admette ses torts et encore plus qu'elle présente ses excuses sans y avoir été forcée. La jeune fille reprit la parole en tendant sa main vers eux, paume tournée vers le sol.
— On fait la paix ?
Scorpius acquiesça et posa sa main sur la sienne. Ils regardèrent ensuite tous les deux Albus pour qu'il complète leur pacte. Celui-ci soupira et finit par poser sa main à son tour. Lily était désormais toute souriante.
— Alors, vous avez appris quoi aujourd'hui ?
— Comme si ça pouvait t'intéresser ! rétorqua son frère.
Le blond sourit devant l'air boudeur que prit la jeune fille. Il assistait à des chamailleries entre frère et sœur, et il trouvait ça marrant. La petite rousse s'installa en tailleur sur le tapis et, voyant qu'Albus en faisait autant, Scorpius les imita. Les deux garçons entreprirent ensuite de lui raconter ce que Draco leur avait enseigné sur les épouvantards. Contrairement à ce qu'avait pu penser Albus, Lily était très attentive à ce qu'ils lui disaient. Elle semblait boire leurs paroles.
— Vous pourrez lui demander de vous parler des licornes, la prochaine fois ? Papa et moi, on n'est pas d'accord sur leur magie…
Le garçon brun sourit.
— Tu sais, si t'es en désaccord avec papa, c'est sûrement lui qui a raison... Je ne vois pas pourquoi tu ne veux pas le croire.
Lily haussa les épaules et tourna la tête pour éviter de répondre à son frère. Se faisant, son regard tomba sur son balai qu'elle avait laissé là. Elle se releva donc pour aller le chercher rapidement et le déposa sur le tapis devant les garçons.
Albus avait appris lors du déjeuner que son père avait acheté son balai à sa sœur. Il avait été un peu jaloux sur le coup, mais il comprenait que son père avait dû trouver de quoi passer le temps avec Lily alors qu'ils ne se retrouvaient plus que tous les deux.
— Un Viféclair Jr… fit Scorpius d'un air approbateur.
— Oui. Papa m'a appris comment monter dessus cet après-midi, et j'ai pu voler un peu avec. Pas longtemps, car papa m'a dit qu'il fallait faire attention aux voisins…
— Ce sont des moldus ?
Lily fronça les sourcils d'incompréhension et regarda son frère pour l'appeler tacitement à l'aide. Albus sourit devant sa réaction.
— Ce sont les gens qui n'ont pas de pouvoirs magiques. Il y a les moldus, et il y a les sorciers…
— C'est bizarre… pourquoi on ne naît pas tous pareils, avec des pouvoirs ? interrogea la rouquine.
Albus et Scorpius lui répondirent par des haussements d'épaules. Aucun des deux n'avait de réponse à sa question. Le blond reprit :
— Tu arrives déjà à voler ?
Un grand sourire s'étira sur les lèvres de la jeune fille. L'étonnement de Scorpius la rendait encore plus fière d'avoir bien réussi les exercices de vol que lui avait donnés son père.
— Oui, papa m'a bien expliqué et il m'a dit que j'étais douée et que je volerai encore mieux que Rose !
— Menteuse !
— Mais… arrête de dire tout le temps que je suis une menteuse, ce n'est pas vrai ! Papaaaaa… appela-t-elle alors.
Harry apparut quelque temps plus tard dans leur champ de vison.
— Qui m'a appelé ?
Albus leva les yeux au ciel : comme si Scorpius et lui avaient des voix de fille…
— C'est moi. Hein c'est vrai que tu m'as dit que je volerai mieux que Rose ? Albus dit encore que je suis une menteuse…
— Al', sois gentil avec ta sœur.
Son père lui envoya un regard lourd de reproches. Le garçon grimaça.
— Et sache qu'elle est vraiment douée sur un balai…
— Elle a dû hériter ce don de son père… lâcha le blond qui venait de les rejoindre dans le salon.
Étonné, Albus le questionna :
— Pourquoi de papa ? C'est maman la joueuse professionnelle, pourtant !
-x-
Ginny qui venait d'apparaître dans le salon s'étonna qu'on parlât d'elle. Puis elle remarqua le balai au sol et la présence des Malfoy.
— Eh bien, quelle surprise ! lança-t-elle, faisant sursauter les enfants sous les regards amusés des deux hommes.
— Maman !
Lily s'élança vers elle et la femme s'abaissa pour pouvoir l'attraper dans ses bras. Harry fit les présentations :
— Scorpius, voici Ginny, la mère d'Albus et Lily.
— Contente de te rencontrer Scorpius. Albus n'arrêtait pas de nous parler de toi, hier soir…
Le petit blond fut heureux de l'apprendre. Les deux garçons échangèrent un sourire.
— Draco a proposé de ramener Albus ce soir, donc nous avons pris un thé ensemble…
— Bonsoir Ginny, fit alors le blond poliment.
— Draco, lâcha-t-elle sur le même ton.
Albus attira à nouveau leur attention.
— Dites, vous n'avez pas répondu à ma question !
Ginny se tourna vers son fils.
— Quelle était ta question, mon chéri ? J'ai cru comprendre que ça parlait de moi…
Albus rougit. Harry adressa un sourire désolé à son fils : sa mère n'était pas aussi prévenante que lui, malheureusement… Il répondit à sa place :
— En fait, j'ai donné son premier cours de vol à Lily cet après-midi…
Regard surpris puis triste de la part de sa femme.
— … et j'ai constaté qu'elle se débrouillait très bien. Draco a donc fait le commentaire qu'elle devait ce don à son père, ce qu'Albus n'a pas compris étant donné que la joueuse professionnelle ici, c'est toi.
Ginny rougit.
— Oh, d'accord !
Elle déposa sa fille au sol et retira son manteau qu'elle alla accrocher à la patère pendant qu'Harry répondait à son fils.
— En fait, si Draco dit ça, c'est parce que nous étions tous les deux attrapeurs de nos équipes, à Poudlard.
C'était la deuxième fois en deux jours qu'Albus apprenait quelque chose de nouveau sur son père. Combien de secrets l'entouraient-ils encore ? Il était déçu de savoir qu'une partie de sa vie lui était complètement inconnue malgré les histoires que ses oncles lui racontaient… En même temps, la veille, Scorpius lui avait expliqué ne rien savoir non plus sur la scolarité de Draco.
— C'est quoi un attrapeur ? demanda alors Lily, faisant sourire tout le monde.
Ginny répondit alors à sa fille :
— C'est la personne qui attrape le Vif d'or, au Quidditch. Tu sais la petite balle dorée avec des ailes…
— Ah oui, je m'en souviens ! Oh, moi aussi je voudrais attraper le Vif d'or !
— Plus tard, ma puce. Promis ! lui indiqua alors son père.
Cette réponse sembla la satisfaire, car il n'insista pas.
— Vous voulez voir comment je vole ? demanda-t-elle alors.
Draco se sentit soudain un peu en trop dans cette situation familiale.
— Oh oui, je veux voir ça, répondit alors Ginny.
Harry soupira.
— Elle vient de prendre sa douche…
Cela amusa sa femme plus qu'autre chose. Elle suivit sa fille, qui avait récupéré son balai, à l'extérieur, accompagnée des deux garçons.
— Nous devrions peut-être rentrer, avec Scorpius… glissa Draco à l'autre homme alors qu'il ne restait plus qu'eux dans la maison.
Harry se retourna vers lui, surpris.
— Tu ne veux pas voir Lily voler ?
— Si, mais…
— Sortons aussi, alors, coupa Harry.
Draco soupira, puis abdiqua, le suivant à l'extérieur. Lily était à côté de son balai, prête à faire sa petite démonstration.
— Tu as lancé les sorts ? s'inquiéta Harry.
Ginny secoua la tête positivement. Moins d'une minute plus tard, Lily était dans les airs.
— On ne croirait pas que c'est nouveau, pour elle. Elle se débrouille vraiment bien, commenta le blond.
Ginny sourit en l'entendant. Elle était bien d'accord avec lui. Et elle était surprise aussi de voir l'homme aussi agréable que lui avait laissé entendre son mari. Lily revint au sol, tout sourire.
— Alors ?
Scorpius l'applaudit et les autres l'imitèrent, faisant rougir de fierté la petite. Ils rentrèrent tous dans la maison.
— Allez, nous avons assez abusé de votre hospitalité pour aujourd'hui, nous allons rentrer au Manoir… déclara enfin Draco.
— Vous voulez manger ici ? proposa alors Ginny, sous les regards surpris du blond et de son mari.
Draco sourit à la femme rousse.
— C'est gentil, mais non merci. Une autre fois, j'espère.
Ginny acquiesça, imitée par Harry. Tous se dirent au revoir, et Scorpius dut à nouveau quitter Albus à regret.
— À demain ! Passez une bonne soirée ! fit Draco alors que des flammes vertes s'élevaient déjà dans l'âtre de la cheminée.
— Merci. Vous aussi, répondit Harry.
Puis les deux Malfoy disparurent pour rentrer chez eux.
— Il est temps de préparer le diner ! s'exclama alors Ginny avant de disparaître dans la cuisine.
Harry demanda à Lily d'aller ranger son balai dans sa chambre et à Albus d'aller prendre sa douche.
Il était déjà tard et le repas se déroula avec Albus qui raconta ce qu'il avait appris pendant les cours de Draco, et Ginny qui leur rapporta, comme chaque soir, sa journée au Journal.
Voilà, j'espère que ça vous a plu. Ah, je voulais revenir sur un passage qui me fait doucement sourire : quand Albus pense que Scorpius et lui n'ont pas une voix de fille ^^ Je rappelle qu'ils ont 9 ans, donc avec la voix aigüe des jeunes garçons n'ayant pas encore mués ;-)
Seyukie : oui, mon appel est bien pour Ginny. Je compte parler de son travail dans le chapitre 18 (donc euh... très bientôt !). Du coup, je me suis beaucoup documentée et j'espère que ça tiendra la route ;-)
Je vous souhaite un bon week-end et vous dis à lundi... pour un chapitre... hum... disons qu'il y en a qui risquent de me détester XD
