Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !


Note : Encore un gros merci à toutes celles qui me suivent. Je fais un énorme bisou à mes revieweuses ! Je vous souhaite une bonne lecture à toutes !


Chapitre 17

Lorsque les enfants furent enfin couchés, Harry alla s'installer à côté de Ginny dans le canapé. Elle en profita alors pour s'allonger sur le flanc, déposant sa tête sur les cuisses de son mari. Celui-ci se mit à lui caresser distraitement les cheveux.

— J'ai l'impression de ne plus rien contrôler ces derniers temps… soupira-t-elle, amère.

— Pourquoi dis-tu ça ? lui demanda alors doucement le brun.

— D'abord la baguette d'Albus, maintenant le balai de Lily… J'aurais aimé être là…

— Oh, désolé…

Ginny se tourna pour se retrouver sur le dos et ainsi pouvoir voir celui à qui elle parlait.

— Ce n'est pas toi, c'est moi… J'ai bien conscience de ne pas être suffisamment présente à la maison et de louper plein de choses.

Elle soupira à nouveau. Harry lui sourit tristement.

— Mais tu travailles, c'est bien aussi pour la famille…

— Non Harry, ce n'est pas bien pour la famille, c'est juste bien pour moi, il ne faut pas se voiler la face ! Tu as largement suffisamment d'argent pour nous maintenir hors du besoin… Non, tu sais très bien que je travaille seulement parce que je suis comme ça : je ne pourrais pas rester à la maison à longueur de temps, comme toi. J'ai besoin de bouger, de faire quelque chose d'important et surtout de rencontrer du monde…

— Je le sais, Gin', je le sais très bien. Je ne t'en veux pas, tu sais.

— Oui, je le sais. Mais moi, j'ai l'impression de passer à côté du plus important… Je m'en veux tellement !

Le silence s'installa entre eux, Harry continuant à passer ses doigts dans les cheveux de sa femme et celle-ci avait le regard perdu dans le vide en scrutant le plafond.

Elle brisa le silence après de longues minutes passées ainsi.

— Tu penses que je suis quand même une bonne mère ?

Ce n'était pas la première fois que Ginny lui posait cette question… Il se devait de la rassurer, comme toujours.

— Mais oui, tu l'es. Tu es présente le matin quand ils se lèvent tôt, tu es toujours là le soir pour partager notre repas en famille, tu es là pour aller leur dire bonne nuit… Il suffit de les voir : te donnent-ils l'impression de ne pas t'aimer ?

Un sourire illumina enfin son visage et ses yeux revinrent sur poser sur lui. Il continua :

— Ils t'aiment fort ! Il suffit de voir comment ils te parlent, de voir les câlins qu'ils te font. Il suffit de voir comment Lily s'est jetée dans tes bras lorsque tu es arrivée tout à l'heure, de voir ce besoin qu'elle avait de te montrer comment elle volait bien… Bref, tu fais partie intégrante de leur vie, Gin'. Tu es une bonne mère et tes enfants te le prouvent en te portant tant d'amour.

Ginny essuya les quelques larmes qui lui brûlaient les yeux.

— Et toi tu es le meilleur père qui puisse exister et tu es le meilleur mari que j'aurais pu rêver avoir. Merci d'être resté toi pendant tout ce temps, Harry.

L'homme lui sourit chaleureusement en lui caressant le front tout doucement du bout des doigts.

— Merci à toi, laissa-t-il échapper.

Harry put clairement voir l'incompréhension se peindre sur le visage de sa femme. Il expliqua donc :

— De m'avoir donné de si merveilleux enfants qui font de moi le plus heureux des pères…

Ginny leva une main et lui caressa la joue tendrement. L'homme ferma les yeux. Tous les deux avaient conscience de l'intensité du moment qu'ils étaient en train de partager.

— Ça me manque… glissa alors Ginny.

— De quoi ?

— Nous, nos sentiments d'avant…

Harry acquiesça. Il attrapa sa baguette et lança un sort d'intimité autour d'eux afin de s'assurer que leurs paroles ne soient pas surprises par l'un des enfants.

— Tu veux dire : cette petite étincelle des personnes amoureuses ?

Ginny sourit en laissant retomber sa main.

— C'est ça. C'est bizarre, car je me sens toujours aussi bien avec toi et je sens aussi que je t'aime beaucoup…

— Je ressens exactement pareil que toi, tu sais, répondit-il.

— Oui.

Son regard dériva à nouveau vers le plafond et un long soupir s'échappa de ses lèvres.

— Autre chose te perturbe ? demanda doucement Harry pour l'inciter à se confier.

Ses doigts avaient repris leurs caresses dans les cheveux roux. Après un nouveau soupire, Ginny décida de répondre.

— Il y a quelqu'un…

— Un homme ?

— Oui. Au travail, j'ai rencontré un type hier. Il s'appelle Stéphane. Il a un sourire et un cul à se damner…

Harry éclata de rire.

— Tu te rends compte que tu es en train d'avouer à ton mari que tu craques pour un autre homme !

La réaction de l'homme soulagea Ginny qui lui sourit. Elle se redressa sur le canapé, s'installant en tailleur, tournée vers Harry.

— Oui, je m'en rends compte. Mais à qui d'autre pourrais-je en parler sinon ? Tu es aussi mon meilleur ami. Personne ne me connaît mieux que toi !

— Même pas ta mère ?

— Merlin non ! Il y a plein de trucs que je ne voudrais pas que maman apprenne !

Harry rit à nouveau.

— Ce genre de chose, par exemple ?

Il se pencha et l'embrassa dans le cou tout en déplaçant l'une de ses mains sur le corps de la femme. Un gémissement lui répondit. Il s'éloigna, amusé. Ginny le frappa derrière la tête, pourtant amusée aussi.

— Oui, c'est principalement à ce genre de chose, comme tu dis, que je pensais !

— Et sinon, ce Stéphane… ?

— Je l'ai croisé hier. Apparemment, il venait pour une interview avec Will. Comme je l'ai revu aujourd'hui, j'ai décidé d'aller lui parler. En plus d'être canon, il n'a pas l'air d'être trop con.

— J'adore comment tu parles de lui. Il serait sûrement ravi de l'apprendre.

La femme leva les yeux au plafond.

— Et ensuite ?

— Ben c'est tout. Je te rappelle que je suis une femme mariée…

— Hum. Mais il a su créer cette petite étincelle…

Le regard de Ginny se fit plus grave et elle grimaça.

— Tu lis en moi comme dans un livre ouvert, mon cœur.

— Ça faisait longtemps que tu ne m'avais pas appelé comme ça, tiens !

Elle secoua la tête.

— Ça faisait longtemps aussi qu'on n'avait pas eu ce genre de conversation…

— En même temps, c'est la première fois que tu me parles d'un autre. À moins que tu m'aies caché tes précédents coups de cœur ?

— Tu sais bien que non. Et je te suis fidèle… en tout cas, je le suis restée jusqu'à présent.

— Ben, le jour où tu me fais cocu, préviens-moi, surtout ! lâcha Harry en levant les yeux au plafond.

— Promis ! répondit alors Ginny en rigolant.

— Hey !

Ils éclatèrent de rire ensemble. Quand ils furent calmés, le brun reprit :

— Plus sérieusement, Gin', si un homme te plaît, mais vraiment et que c'est sérieux, vas-y… Juste, évite de te faire surprendre. Ça ferait couler beaucoup d'encre si on savait qu'Harry Potter se faisait tromper par sa femme… Je pense surtout aux enfants.

Elle baissa les yeux.

— Je sais. Moi aussi j'y pense. Tout comme on pourrait se séparer tous les deux… Contrairement au cas de Malfoy, nous deux, ce serait une séparation à l'amiable. Il y aurait beaucoup de démarches à faire, mais ce serait faisable. Mais ils sont encore si jeunes… Ils ne comprendraient pas. Surtout Lily.

— Eh oui…

Harry soupira, puis se pencha pour embrasser sa femme sur la joue.

— Et si nous allions nous coucher, maintenant ?

Ginny lui sourit et acquiesça.

— Ce n'est pas une mauvaise idée…

L'homme se leva du canapé, entraînant sa femme dans le mouvement.

-x-

Une fois au lit, Ginny se reprocha du brun.

— Harry…

— Hum ?

— Ce que tu m'as fait tout à l'heure… ça m'a donné quelques envies…

Harry se retourna vers sa femme et lui sourit.

— Ah oui ?

— Oui. Et si ça peut te rassurer, je continue toujours à me jeter le sort…

Le sort auquel elle faisait allusion était un sort contraceptif qu'il fallait se lancer en période de règles. Ça rendait la femme stérile pendant le reste du cycle.

Pour répondre à la proposition, Harry commença à la dévêtir. Peu après, des soupirs de plaisirs s'élevèrent dans la pièce, vite remplacés par de vrais gémissements…

-x-

Plus tard…

— T'es vraiment doué… C'est toujours un plaisir de faire l'amour avec toi, s'extasia Ginny en remettant ses vêtements après avoir jeté un sort de nettoyage sur leurs corps et sur le lit.

Un rire fatigué lui répondit. Harry enfila son bas de pyjama. Ils avaient pris l'habitude de dormir habillés pour éviter de se faire surprendre complètement nus par les enfants.

— En même temps, ce n'est pas comme si tu avais de quoi comparé…

Ni l'un ni l'autre n'avait perdu sa virginité avant qu'ils ne sortent ensemble.

— C'est vrai, concéda sa femme. Néanmoins, je sais reconnaître si je prends du plaisir ou pas… Et avec toi, c'est juste… waow, quoi !

Ginny sourit puis caressa doucement les cheveux défaits de son mari. Harry était vraiment quelqu'un d'exceptionnel, elle le savait. Elle trouvait même dommage, quelque part, qu'il n'y ait plus cet amour entre eux. Peut-être s'étaient-ils mis en couple trop tôt, à l'époque ? Peut-être auraient-ils dû « expérimenter » d'autres partenaires avant de se retrouver ? Peut-être était-ce justement cette ignorance de l'inconnu qui les conduisait aujourd'hui à vouloir aller voir ailleurs alors qu'ils étaient si bien ensemble ?

Ginny s'éloigna enfin sous le regard chaleureux de l'homme.

— Bonne nuit, douce Ginny…

— Bonne nuit, Harry.

Le sommeil les emporta ensuite très rapidement.

-x-

Le lendemain matin, Harry réussit à se lever en même temps que sa femme. Il avait vraiment bien dormi et il en remercia Ginny.

— De rien voyons, ce fut un plaisir ! lui répondit-elle alors, amusée.

Ils étaient tous les deux heureux d'avoir retrouvé leur complicité et surtout d'avoir réussi à parler ensemble du sujet sensible qu'était l'adultère.

— Au fait ! lança Ginny en s'installant à table, face à son mari qui était déjà en train de boire son café.

— Oui ?

— Ce dont on a parlé hier soir, ça vaut pour toi aussi…

Harry secoua la tête de façon à signaler à sa femme qu'il ne savait pas vraiment à quoi elle se référait.

— Si jamais tu croises quelqu'un…

— Ah.

Il lui sourit.

— Ça marche. Merci. Heureux d'avoir ta bénédiction…

Il baissa la voix :

— … pour te tromper…

Ils éclatèrent de rire.

— Tu m'as bien donné la tienne, hier !

Un hibou toqua sur la fenêtre. Harry alla ouvrir, se demandant ce que ça pouvait être, Ginny étant déjà en train de lire la Gazette du jour. Le volatile repartit aussitôt la lettre détachée de sa patte.

— Ah, Poudlard… informa Harry en remarquant le cachet.

Il déroula le parchemin et soupira.

— Alors ? demanda Ginny, intriguée.

L'homme lui tendit le courrier pour qu'elle puisse le lire à son tour. Au lieu d'être fâchée, elle se mit à rire.

— Eh bien, je l'attendais plus tôt. Je commençais à me demander si notre fils n'était pas tombé malade !

En effet, ils venaient d'être prévenus de la première punition de James qui s'était fait attraper dans les couloirs en pleine nuit, en train d'essayer de trafiquer l'entrée de la salle commune de Serpentard.

— Il faudrait que tu lui fasses don de ta cape, à Noël…

— Han, mauvaise mère ! Comment tu cautionnes les bêtises de ton fils !

— Tant que c'est envers les Serpentard, ça ne me dérange pas plus que ça, répliqua-t-elle, toujours amusée.

Harry éclata franchement de rire. La journée commençait vraiment bien. James pouvait s'estimer heureux d'avoir des parents comme eux.

— Il faudra quand même qu'on lui écrive un courrier de remontrances pour la forme… finit-il par ajouter.

— Eh oui. Faut bien qu'on joue notre rôle de parents, après tout… Je prendrai quelques minutes dans la journée pour l'écrire, ok ?

— Ça me va. N'oublie pas qu'on se retrouve chez ta mère, ce soir !

— Oui oui ! lança-t-elle alors qu'elle quittait la cuisine pour aller dans la salle de bain finir de se préparer.

Les enfants n'étaient pas encore réveillés. Harry en profita donc pour aller faire la chambre conjugale. Lorsqu'il eut fini, Ginny était déjà prête à partir.

— Par rapport à hier soir… Je te laisserai aller choisir son balai avec Albus, samedi, d'accord ?

La femme lui sourit tendrement.

— Oui, merci. Et encore merci pour hier soir…

— De rien, ce fut un plaisir pour moi aussi, répondit-il avec un clin d'œil.

— Je ne parle pas de ça, crétin !

Elle secoua la tête, amusée.

— Je sais. Je suis content que ça t'ait fait du bien de vider un peu ton sac…

— Tu es vraiment le meilleur…

— Je sais.

Ils se sourirent.

— Bon. Je dois y aller. Tu feras bisou aux enfants de ma part.

— D'accord. Et toi, tu embrasseras ton nouvel ami pour moi ?

Ginny leva à nouveau les yeux au plafond. Elle aimait Harry, vraiment. En tout cas, la légèreté avec laquelle il avait pris sa confession lui prouvait bien qu'il n'y avait plus ce lien fort entre eux qui les avait auparavant rendus possessifs l'un envers l'autre. Mais cette relation lui plaisait bien aussi, quelque part.

Ils se serrèrent tous les deux l'un dans les bras de l'autre, puis Ginny disparut pour aller travailler.

Harry resta quelque temps immobile, à fixer la cheminée désormais vide. Il se rendait compte que sa relation avec Ginny venait à nouveau d'évoluer, les rapprochant tout en les éloignant davantage l'un de l'autre.

Il secoua la tête, puis se dirigea vers l'escalier : il avait deux enfants à réveiller.


Ne pas taper ! Même si ce n'est que suggéré, moi aussi j'ai eu du mal à écrire Harry avec Ginny... Rien que de les imaginer ensemble, brrrr ! Mais bon, c'est pour le bien de l'histoire ! ;-)
Bon, maintenant, de quoi me faire taper dessus davantage : je ne posterai plus le mercredi. Le fait est que je n'ai plus de chapitres d'avance, étant bloquée sur le 18 depuis plus d'un mois. Donc euh... deux par semaine, histoire de me laisser le temps de les écrire, c'est mieux ^^ Maintenant, faut que je me bouge !
Voilà, donc à vendredi ! Et n'hésitez pas à venir me balancer des pommes – euh, ça fait mal ça... donc, disons : des tomates (ou des fleurs, hein, j'aime bien aussi XD).
Bizz à toutes !