Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !


Note : Et un chapitre tout chaud ! Du coup, je n'ai pas vraiment de relecture à froid =( J'espère qu'il vous plaira quand même ! Bonne lecture !
Edit (3 jrs après) : J'ai apporté mes petites corrections au texte. ^^


Chapitre 19

Draco se réveilla en sursaut ; son cœur battait la chamade. Un regard autour de lui le calma. Il était dans sa chambre, au Manoir. Il secoua la tête, repoussa sa couette en flanelle et se leva. Le sorcier traversa ensuite sa chambre pour se rendre dans la salle de bain attenante. Il frissonna lorsque ses pieds nus s'enfonçant préalablement dans l'épaisse moquette qui revêtait le sol rencontrèrent le carrelage froid de la pièce d'eau. Le sorcier grimaça devant son reflet avant de s'asperger le visage. Il avait encore le souffle court… Pourtant, il était bien incapable de savoir pourquoi. Ce n'était pas la première fois qu'il se réveillait de cette façon. Probablement un cauchemar, mais tout souvenir disparaissait à partir du moment où il ouvrait les yeux…

Le coton de la serviette de toilette lui caressa la peau tandis qu'il s'essuyait. Il soupira d'aise sous ce traitement et se contempla à nouveau dans le miroir qui lui faisait face. Le manque de lumière ne lui renvoyait qu'une image sombre de lui-même, de laquelle se détachait pourtant un teint blême à en rendre jaloux les fantômes de Poudlard.

— Tu as vraiment mauvaise mine ! lui déclara alors le miroir.

Pour toute réponse, le blond leva les yeux au ciel et quitta la pièce pour retourner dans sa chambre.

— Fichu miroir… grommela-t-il.

Comme s'il ne s'en était pas rendu compte tout seul ! Il était juste horrible avec cette tête-là.

Draco se rendit directement à sa tête de lit, où il extirpa sa baguette de sous son oreiller. Il prononça quelques mots tout en faisant des mouvements de poignet et une lumière douce éclaira la chambre. Un coup d'œil à la pendule lui indiqua qu'il n'était pas aussi tôt qu'il se l'était imaginé. Cela lui paraissait ridicule de se remettre au lit, désormais. Il pouvait donc commencer sa toilette. Il s'avança alors vers l'armoire, dans laquelle il passa cinq bonnes minutes à se décider sur quelle robe accorder au pantalon qu'il avait sélectionné. Non pas qu'il voulait se faire beau pour les Potter – après tout, un Malfoy était toujours irréprochable… –, mais il avait un important rendez-vous d'affaires dans l'après-midi. Il s'y rendrait pendant qu'Harry donnerait cours aux enfants.
Draco avait ainsi organisé les rendez-vous de sa semaine selon la présence ou non de l'autre professeur chez lui. Ça ne lui laissait pas beaucoup de possibilités, mais tout semblait s'agencer correctement pour les quelques semaines à venir, déjà.
L'homme sélectionna quelques vêtements supplémentaires pour parfaire sa tenue et retourna dans la salle de bain.

Lorsqu'il en ressortit trois quarts d'heure plus tard, il ne restait plus aucune trace de sa mauvaise nuit. Draco était juste… superbe. Il quitta ensuite ses appartements pour se rendre à la bibliothèque. Un petit sourire s'étira sur ses lèvres en entendant le « pop » retentissant de Brody derrière lui alors qu'il s'éloignait. C'était vraiment un luxe d'avoir un elfe de maison, quand même. Il avait du mal à s'imaginer sans. Il ne savait même plus comment il avait fait, à l'époque… Il secoua la tête. La période sans elfe de maison au Manoir n'avait pas duré assez longtemps pour que ça le marque plus que cela. Surtout qu'il n'était pas très présent au domicile à ce moment-là. Reprenant à peine les affaires de son père, il avait fallu qu'il enchaîne les visites de courtoisie chez ses partenaires… Il en avait coulé de l'eau sous les ponts depuis cette époque ! Mais cela avait été une étape nécessaire. Peut-être n'en serait-il pas arrivé là s'il n'avait pas eu à effectuer ces démarches.
Potter… Harry n'arrêtait pas de pointer du doigt le fait qu'il avait changé. Et il en avait encore eu la preuve en se faisant inviter à dîner par la fille Weasley, la veille au soir. Qui aurait pu croire, à l'époque de Poudlard, qu'il aurait été capable d'échanges civilisés avec un membre de cette famille ? Même avec Harry, d'ailleurs… Son travail d'homme d'affaires l'avait fait mûrir... mais être père, aussi. Chacun de ces rôles apportait son lot de responsabilités. Jamais il n'avait imaginé devoir s'occuper d'un enfant. Il pensait que ce serait le rôle de sa mère de l'élever. Astoria avait été si radieuse pendant sa grossesse… Il secoua la tête pour tenter de chasser sa femme de ses pensées. Réalisant qu'il n'y arriverait pas ainsi, il pensa à autre chose. Évidemment, l'image d'Harry fut la première qui s'imposa à son esprit.

Il soupira tout en pénétrant dans la grande pièce parsemée de livres. Il en attrapa un au hasard et s'installa dans l'un des fauteuils. Il ouvrit le livre, mais savait qu'il ne le lirait pas. Déjà, son esprit recommençait à vagabonder.

Une semaine seulement qu'il avait décidé de lui envoyer un hibou… et autant de temps que le brun aux yeux verts obnubilait ses pensées.

D'abord, il avait passé la journée à se demander s'il avait bien fait d'envoyer cette offre à Potter. Il avait stressé en attendant sa réaction, ou en imaginant son absence de réaction. S'il ne lui répondait pas, que devrait-il faire ? Puis sa femme était venue l'avertir que le sorcier l'attendait dans la cheminée de leur salon. Draco avait grimacé en la voyant arriver, puis l'avait remerciée. Il ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait pris la peine de se déplacer pour l'avertir, à ce moment-là. Ensuite, il s'était empressé de le rejoindre. Il avait hâte d'entendre sa réponse. Malgré la façon cavalière dont leur échange s'était déroulé, l'homme blond s'était senti sourire lorsque la tête du brun s'était évaporée. Ça lui avait fait bizarre de le revoir après tant d'années. Il avait vieilli, bien sûr, mais il restait fidèle à lui-même, niveau caractère. Ensuite, il avait appréhendé le rendez-vous du lendemain.
Et le Sauveur était arrivé chez lui, posant ses conditions. Il avait, par la même occasion, ravi son fils. Bref, tout s'était déroulé au mieux. Leur échange s'était mieux passé que tout ce qu'il avait pu imaginer. Ils avaient même plaisanté ensemble. Et Harry lui avait fait comprendre qu'il appréciait l'homme qu'il était devenu. Bien qu'il n'en avait rien montré, cette remarque l'avait déstabilisé, tout en lui faisant chaud au cœur. Il ne comprenait toujours pas pourquoi cette considération du brun à son égard était importante pour lui. Il n'avait jamais cherché à l'obtenir, mais maintenant qu'il l'avait, il ne voulait plus la perdre.
Puis le reste de la semaine était passé et le stress du premier jour avec les Potter l'avait submergé. Il avait travaillé sur lui pour ne rien laisser paraître, comme d'habitude. Et, l'avant-veille, ils étaient arrivés, le père et le fils, main dans la main. La journée s'était plutôt bien déroulée dans l'ensemble, malgré les imprévus auxquels ils avaient dû faire face. Les enfants s'étaient rapprochés l'un de l'autre, au point que Scorpius panique en devant laisser son nouvel ami rentrer chez lui… Et une sorte de complicité était née entre Harry et lui, sans qu'ils n'aient à forcer les choses.
Enfin, la veille, Harry lui avait tendu la main en lui offrant son amitié. Draco avait été honnête en lui avouant qu'il le trouvait surprenant. Et il lui avait raconté toutes ces choses gênantes. Il avait été le premier surpris de la franchise déconcertante avec laquelle il lui avait parlé. Enfin, le soir, le brun l'avait invité à partager un moment familial, avec la démonstration de Lily. La petite l'avait vraiment surpris. Si c'était vraiment la première fois qu'elle montait sur un balai quelques heures plus tôt, cette enfant avait vraiment un don…

Draco se remémora alors ce fameux premier cours de Vol qu'il avait eu en commun avec les Gryffondor. Il avait voulu faire son intéressant devant ses camarades, leur montrer qu'il savait déjà parfaitement voler, et ce crétin de Londubat lui en avait fourni l'occasion. Mais Potter était intervenu. C'était la première fois qu'il montait sur un balai et pourtant il avait exécuté des figures improbables… Le blond en avait été dégoûté. Déjà qu'il n'avait pas apprécié de se faire rejeter dans le train, ce cours avait marqué le début des hostilités.

L'homme du présent soupira en secouant la tête. Il n'était pas bon de raviver de vieilles rancœurs alors que la situation entre l'autre homme et lui s'était améliorée. Un regard sur la montre qu'il avait à son poignet lui indiqua qu'il était temps pour lui d'aller réveiller son fils.

— Brody ?

L'elfe répondit aussitôt à son appel.

— Oui, monsieur ?

— Peux-tu préparer le petit-déjeuner pour mon fils et moi-même, s'il te plaît ?

— Bien-sûr, maître Draco.

Et la petite créature disparut dans son « pop » caractéristique. Draco hocha la tête en souriant. Brody était vraiment attentionné. L'image de son père maltraitant les anciens elfes de maison lui traversa alors l'esprit. Il ferma les yeux. Il n'était pas comme son père. Il était devenu quelqu'un de bien meilleur, il s'en rendait compte. Harry avait raison de croire en lui ! L'homme se leva, remit son livre à sa place et sortit de la bibliothèque pour se rendre à la chambre de son fils.

Arrivé à destination, Draco sonda les murs qu'il avait enchantés. Ne faisant pas confiance à Astoria concernant la sécurité de son fils, il avait lancé plusieurs sorts autour de sa chambre. Rassuré de ne rien remarquer d'anormal, il pénétra dans la pièce où dormait encore le garçon. Draco resta là quelques instants, à l'observer dans son sommeil. Il était triste de le voir ainsi grandir sans connaître l'amour maternel. Il n'avait aucune idée de ce que ce manque pourrait provoquer dans sa vie par la suite.

Lucius n'avait pas toujours été un père exemplaire, mais il avait quand même été là pour lui. Et sa mère… Draco aimait Narcissa du fond du cœur. Elle avait toujours été là à chaque instant de sa vie, le soutenant dans ses choix quand elle les estimait bons pour lui et le recadrant lorsqu'il prenait de mauvaises décisions. Il y avait eu des disputes, bien sûr, comme dans toutes les familles… Enfin, presque. Il aurait aimé offrir à Scorpius une famille comme celle qu'ils avaient pu apercevoir la veille. Harry et Ginny formaient un couple uni et leurs enfants ne paraissaient vraiment pas malheureux. Il ignorait de quoi James, leur fils aîné, pouvait avoir l'air, mais Albus était une perle et Lily semblait adorable.

Scorpius se serait sûrement senti moins seul s'il avait pu avoir un frère ou une sœur avec qui jouer et se chamailler, tout comme lui qui avait grandi entre les murs froids de ce Manoir. Lui aussi aurait aimé avoir quelqu'un avec qui tout partager quand les parents n'étaient pas là. Quelqu'un avec qui il aurait pu faire les quatre cents coups quand ils auraient eu le dos tourné. Quelqu'un avec qui il aurait partagé ses peines et ses joies sans avoir à en parler à un adulte…

Draco soupira en se penchant pour caresser les cheveux de son fils. Il espérait qu'Albus, et même Lily – ils avaient l'air de bien s'entendre tous les trois, la veille –, combleraient ce manque. Il comptait vraiment sur l'amitié des deux garçons pour que Scorpius ait enfin dans ses yeux cette étincelle qui caractérisait normalement l'enfance.

Le garçon s'agita, puis il se redressa.

— Papa ?

— C'est bien moi, Scorp'… le rassura aussitôt son père.

Scorpius se frotta les yeux. Puis un sourire s'étira sur ses lèvres. Il avait hâte de retrouver Albus !

Les expressions faciales de son fils amusèrent Draco. Il était facile de deviner qu'il venait de penser à son ami.

— Allez, lève-toi et habille-toi, qu'on puisse aller prendre le petit-déjeuner ! Je meurs de faim, pas toi ?

Comme pour répondre à sa place, son ventre émit un gros gargouillement. Le garçon regarda son père, gêné. Draco se mit alors à rire, l'entraînant avec lui.

Alors que Scorpius quittait enfin son lit, l'homme alla ouvrir les rideaux pour permettre aux rayons du soleil d'illuminer la pièce. Il s'approcha ensuite de son fils pour l'aider à choisir ses vêtements dans l'armoire. Une fois sa tenue entièrement sélectionnée, Scorpius alla s'enfermer dans sa salle de bain pour se préparer.

L'homme blond le regarda disparaître avant de se laisser tomber au pied du lit. Il se releva aussitôt, sentant un objet sous ses fesses. Il tira sur la couette et découvrit le livre que son fils avait emprunté à Albus. Un pirate illustrait la couverture en dessous du titre L'île au trésor, écrit par un certain Robert Louis Stevenson. À en juger par le marque-page qui en dépassait, Scorpius n'avait pas terminé sa lecture.

Draco fronça les sourcils. Il ne se souvenait pas avoir lu un tel ouvrage ni avoir entendu parler de ce monsieur Stevenson… Il attrapa le livre avant de s'asseoir à nouveau, puis le feuilleta, trouvant rapidement la page qu'il recherchait : la biographie de l'auteur. Hum… Ce devait être un moldu. Du moins, rien n'indiquait que cet homme ait pu être un sorcier. Il regarda ensuite la quatrième de couverture pour y lire le résumé. De l'aventure : une chasse au trésor, ce qu'il y avait de plus classique, pour des pirates… Draco haussa les épaules. Pourquoi pas ? Son fils avait de quoi s'évader sur les mers et océans, comme ça.

Il se releva lorsque Scorpius sortit de la salle de bain. Le garçon attrapa le livre que lui tendait son père. Il le remercia avec un sourire, puis ils prirent ensemble le chemin vers la salle à manger.


Alors, un chapitre entièrement sur Draco (et une partie avec son fils), vous êtes contentes ? *croise les doigts pour que la réponse soir "oui" *
Encore merci à celles qui me lisent et à celles qui me laissent des petits messages ;-)
Je vous souhaite une bonne semaine. Bon courage à toutes celles qui ne sont pas en vacances ! Et à vendredi !