Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Note : Un gros merci à mes lectrices, comme d'habitude... Vous m'obligez à me dépasser (eh oui, faut bien assurer les délais !)
Merci à "Guest" : déjà que ce n'est pas évident de répondre à des reviews anonymes, mets à pseudo la prochaine fois ;) Ravie que ma fic' te plaise ^^
Merci à Seyuki... Elle a pris de son temps pour me lire alors que je l'ai quémandée vraiment au dernier moment (tout à l'heure, quoi !) Je pense qu'avec la lecture de 2 chapitres sur 3 depuis que nous nous connaissons, je peux la considérer comme ma bêta-lectrice. Ça sert toujours d'avoir un avis extérieur pour poster quelque chose de meilleur ^^ Merci à toi, vraiment, pour l'aide que tu m'apportes.
Voilà, maintenant j'arrête de faire comme si j'étais à une remise de récompenses, hein, et je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 20
À peine Harry pénétrait-il dans le salon du Terrier avec Albus et Lily, qu'une tornade rousse fonça sur eux.
— Harry, mon chéri ! Je m'inquiétais de ne pas vous voir arriver ! lança Molly avant de les enlacer tous les trois en même temps.
Harry se mit à rire intérieurement. Il y avait, décidément, de vieilles habitudes qui ne se perdaient pas !
— Nous allions bien jusqu'à maintenant, Molly. Là, nous sommes en train de mourir étouffés ! la taquina-t-il.
La sorcière le gronda tout en souriant. L'homme secoua la tête. Sa belle-mère était quand même un drôle de numéro… Le rire des enfants lui indiqua qu'il n'était sûrement pas le seul à penser comme tel. Molly ne le serrant plus dans ses bras, il put enfin déposer sa fille au sol.
— Et toi, Molly, comment vas-tu ? Et Arthur ? demanda-t-il tout en suivant la sorcière à travers la pièce.
— Mamie, je peux jouer dans le salon ? les interrompit Lily qui venait d'enlever son sac à dos de ses épaules.
Molly s'arrêta pour regarder sa petite-fille.
— Bien-sûr que tu peux aller jouer dans le salon, ma chérie ! Je vais boire un café avec ton papa, et quand il sera parti avec ton frère, je viendrai jouer avec toi, d'accord ?
— Oui !
Et la fillette alla s'installer sur l'un des canapés, avant d'ouvrir son sac et d'en sortir ses jouets favoris. Les adultes la regardèrent faire avec un sourire avant d'aller s'installer dans la salle à manger, où Molly avait déjà tout préparé pour le service. Albus leva les yeux au plafond en suivant les adultes. Il n'avait jamais été aussi bébé que Lily, à son âge, si ?
— Pour te répondre, Harry chéri, nous allons très bien. Pourquoi ça n'irait pas, d'ailleurs ?
Il s'agissait surtout d'une question rhétorique, car elle se tourna aussitôt après vers Albus qui venait de s'asseoir.
— Alors, Albus, raconte-moi : ces cours, les Malfoy, comment ça se passe ?
Harry sourit. Il espérait déborder autant d'énergie qu'elle quand il aurait son âge. Mais il comprenait aussi qu'elle devait se sentir seule en dehors des visites… Elle qui était mère d'une famille nombreuse s'était progressivement retrouvée seule chez elle avec son mari. Heureusement, les petits-enfants avaient peu à peu pallié cette absence.
Molly lui servit une tasse de café et proposa un verre de lait à Albus qui l'accepta. Harry gardait le silence tout en regardant son fils parler avec animation des premiers jours qu'il avait passés au Manoir. Pourtant, il voyait bien que quelque chose le tracassait. Son regard semblait le fuir, et ce depuis son réveil. Harry était assailli de doutes. Avait-il surpris la conversation qu'il avait eue avec Ginny ? Il secoua la tête. Impossible, il avait jeté le sort. Que se passait-il alors ?
Il sentit le regard de Molly sur lui alors qu'Albus lui parlait de Draco. Ce qu'il vit en relevant la tête lui donna juste envie de se gifler lui-même.
— Albus…
Le garçon s'arrêta et observa les deux adultes. Sa grand-mère semblait lutter contre ses larmes. Qu'avait-il dit ou fait pour la mettre dans cet état ?
Malgré le trouble de son fils, Harry se leva et força la sorcière à l'imiter. Il se sentait mal de la voir ainsi.
— Viens, Molly. Allons faire un tour dehors, ça te fera du bien, lui glissa-t-il doucement.
La sorcière se força à sourire.
— Ça va, Harry. Je vais bien, je t'assure…
L'homme refusa de l'écouter et l'entraîna vers une porte qui menait à la cour de la maison.
Albus était complètement désemparé. Que se passait-il encore ? Comment la situation pouvait-elle avoir dérapé à ce point ? Il sentit les larmes lui monter aux yeux à son tour. Des larmes de rage. Que lui cachait-on encore ?
À l'extérieur, Harry s'excusa auprès de sa belle-mère.
— Je suis vraiment désolé, Molly. Je ne pensais pas que…
Elle secoua la tête négativement, tout en essuyant les larmes qui coulaient traitreusement sur ses joues. Harry l'attrapa alors contre lui et elle se laissa enfin aller, murmurant le nom de son fils disparu. Harry ne pouvait pas faire grand-chose d'autre que d'attendre que la sorcière se calme.
Lorsqu'elle s'éloigna enfin de lui, il ne put que lui demander :
— Ça va mieux ?
Molly acquiesça, bien qu'embarrassée.
— Merci, Harry. Je suis vraiment désolée de m'être laissée aller comme ça…
— Mais non. C'est moi qui suis désolé. Je n'ai pas réfléchi aux conséquences, quand j'ai accepté de travailler au Manoir. Tu aurais dû m'en parler.
— Mais non, voyons ! Heureusement que je ne t'en ai pas empêché. Tu as vu comment Albus est heureux ? Et toi aussi, Harry, tu sembles… différent. Cet emploi a l'air de vraiment te faire du bien. Ça me fait plaisir pour vous. C'est juste que j'ai pensé à Fred et, et…
Son regard se perdit dans le vide quelques secondes avant qu'elle ne se reprenne en secouant la tête. Elle se lança un sort qui effaça toute trace qui aurait pu trahir qu'elle venait de pleurer. Harry ne connaissait pas ce sort, et la voir se le lancer lui noua l'estomac. Combien de fois y avait-elle eu recours quand elle était seule sans qu'ils s'en aperçoivent ?
— Allez, rentrons… fit Molly. En plus, vous allez être en retard, par ma faute.
Harry soupira.
— Ce n'est rien, voyons. Par contre, à l'avenir, évite de me sortir ton « pourquoi ça n'irait pas, d'ailleurs ? », d'accord ?
La femme ne répliqua pas.
Albus les attendait, debout, les bras croisés, près de la cheminée. Molly se précipita sur lui et le prit dans ses bras sans que le garçon ait pu esquisser le moindre geste pour l'éviter.
— Je suis désolée, mon chéri. J'espère ne pas t'avoir inquiété. Tu me raconteras la suite ce soir, d'accord ?
— Molly, tu devrais le lâcher si tu comptes obtenir une réponse… plaisanta à nouveau Harry.
— À ce soir ! Travaille-bien, papa ! lança Lily en serrant les jambes de son père dans ses bras.
L'homme lui caressa les cheveux.
— D'accord ma chérie. Sois gentille avec ta grand-mère, ok ?
La petite le lâcha tout en secouant la tête de haut en bas.
Enfin, Harry jeta une poignée de poudre dans la cheminée avant d'y entrer. Albus rechigna à lui donner la main. L'homme fronça les sourcils. Il fallait vraiment qu'il ait une discussion avec son fils pour comprendre pourquoi il semblait lui en vouloir ainsi. Il releva néanmoins la tête.
— À ce soir Molly. Bisou ma puce !
Lily agita la main pour lui dire au revoir. Satisfait, il annonça enfin :
— Manoir Malfoy !
-x-
Le regard que lui lança l'homme aux yeux gris alors qu'il sortait de la cheminée avec Albus le stupéfixa sur place.
— Tu es en retard, Potter !
Potter ? Il fronça les sourcils avant de se rendre compte de la présence d'un autre homme dans la pièce.
— Viens me voir dans mon bureau après le cours, lâcha Draco à son attention avant de se retourner vers l'autre sorcier. Excusez-moi pour cet incident, Monsieur Markov. Si vous voulez bien me suivre…
Après un dernier regard dédaigneux envers l'importun, le gros sorcier suivit son partenaire financier en dehors de la pièce.
Harry souffla. Et dire que sa journée avait si bien commencé… Il repéra son élève en train de lire sur l'un des fauteuils.
— Scorpius ?
Le garçon abaissa son livre et balaya le salon du regard. Il soupira de soulagement en ne voyant qu'Albus et Harry. Il se hâta de les rejoindre, rassuré que le rendez-vous de son père ne soit plus là.
— Tu as bien mangé ? lui demanda son professeur.
— Très bien, merci. Papa fulminait à cause de votre retard…
Harry grimaça.
— Oui, j'ai pu voir ça. J'espère qu'il ne m'en voudra pas trop longtemps…
Scorpius haussa les épaules et regarda son ami qui semblait être perdu dans ses pensées.
— Al' ? Tu vas bien ?
Le regard de son père se posa également sur lui.
— Ce serait bien qu'on aille en cours, vu qu'on est déjà en retard, éluda alors le garçon.
Harry acquiesça.
— Scorpius, je te suis…
Il ne s'était rendu dans sa salle qu'une seule fois et était bien incapable de se rappeler du chemin qu'ils avaient emprunté. Le petit blond acquiesça et ouvrit la marche, se retournant régulièrement pour observer Albus. Il se rendait bien compte que quelque chose le préoccupait. Pendant le cours de Sortilèges, déjà, il semblait parfois ailleurs... Mais son humeur semblait s'être dégradée pendant le temps du midi. Et il voyait bien aussi que cela troublait son père. Enfin, il poussa la porte de la salle réservée aux cours de Défense Contre les Forces du Mal, et alla s'installer à la même place que deux jours auparavant.
Harry referma la porte derrière lui et regarda les enfants s'asseoir.
— Bien. Il me semble que le cours ne va pas pouvoir se dérouler correctement dans ces conditions, déclara-t-il, surprenant les deux garçons. Albus, quelque chose te perturbe, tu ne seras donc pas attentif à ce que je vais dire. Quant à toi, Scorpius, l'état d'Albus te préoccupe tout autant que moi, donc tu ne seras pas concentré non plus. Je ne vois donc qu'une seule solution...
— Et si je n'ai pas envie d'en parler, papa ? lança le garçon brun, tout en crachant le dernier mot.
Harry était choqué par le comportement de son fils. Et blessé, aussi. Il l'avait rarement vu dans cet état, et jamais sa colère n'avait été tournée vers lui.
— Tu penses que ne pas en parler résoudra ton problème ? Tu m'en veux, je le vois bien. J'aimerais juste comprendre ce que tu me reproches exactement.
Il avait parlé d'un ton calme, voulant juste pousser Albus à se confier sans envenimer la situation. Scorpius se sentait un peu en trop dans cette situation, mais son professeur avait raison : l'état de son ami le préoccupait trop pour qu'il suive un cours correctement. Aussi, les Potter furent surpris de le voir lever la main.
— Vous voulez que je sorte ?
Harry haussa les épaules.
— Ce n'est pas à moi de répondre à cette question. Alors, Albus ?
Le garçon se mordit l'intérieur de la lèvre. Il avait juste envie de crier après son père. Il ne voulait pas que Scorpius le voie ainsi. Mais s'il lui demandait de sortir, peut-être se penserait-il mis à l'écart ? Il secoua alors la tête.
— Tu fais comme tu veux, Scorp'.
Le petit blond hocha la tête. Il se leva et s'approcha de lui pour lui prendre la main. Albus le regarda, interloqué. Scorpius lui fit un sourire tout en lui serrant la main, puis le lâcha pour sortir.
— Je suis content que tu aies un ami tel que lui… souffla son père, alors que la porte se refermait derrière le fils Malfoy.
Albus, qui avait regardé son ami sortir sans rien dire, ne put que secouer la tête aux paroles de son père.
— Bon, maintenant, explique-moi ce qui ne va pas.
L'enfant se sentit soudain un peu gêné.
— Rien ! C'est juste que…
— Oui ? l'encouragea son père.
Albus releva alors la tête et plongea ses yeux dans ceux de son père.
— Pourquoi tous ces secrets, papa ?
Harry hoqueta de surprise. Albus en profita pour vider ce qu'il avait sur le cœur.
— Pourquoi tu nous as jamais dit que tu étais célèbre ?
— Je t'ai déjà expliqué que…
L'homme ne put continuer, car son fils enchaînait ses remarques.
— Pourquoi tu nous as jamais dit que tu avais été attrapeur ? Je ne savais même pas que tu aimais voler ! Je ne t'ai jamais vu sur un balai ! Et pourquoi mamie s'est-elle mise à pleurer tout à l'heure ? Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que j'ai dit qui lui a fait du mal ? J'aimerais comprendre…
Sa voix avait commencé à se casser sur la fin.
— Je ne veux plus qu'elle pleure par ma faute… J'ai besoin de comprendre, papa…
Harry était dépité de voir son enfant dans cet état. Il soupira puis s'approcha d'Albus. Il lui attrapa un bras, ce qui le fit se lever, et le serra ensuite contre lui.
— Je suis désolé, fiston. Vraiment. Je vais tout t'expliquer… ce soir, d'accord ? On ne peut pas laisser Scorpius dans le couloir trop longtemps, n'est-ce pas ? Imagine que sa mère passe par là…
Les yeux d'Albus s'écarquillèrent, le sortant de sa torpeur. Il se dégagea des bras de son père et se hâta vers la porte pour faire entrer son ami. Il soupira de soulagement lorsqu'il vit que Scorpius était là, en appui sur le mur d'en face.
— Qu'est-ce qui se passe, Al' ?
Le garçon brun secoua la tête et un sourire vint fleurir sur ses lèvres.
— Tu peux revenir, Scorp'.
Il se détourna alors pour regarder son père qui n'avait pas bougé.
— Promis, papa ?
— Promis, Al'. On passera par la maison avant d'aller chez mamie, d'accord ?
Albus hocha la tête positivement. Harry retourna s'appuyer contre son bureau, laissant les garçons se rasseoir à leur place.
— Ça va mieux ? demanda alors Scorpius.
Le garçon brun lui adressa un petit sourire tout en acquiesçant.
— Bien, nous avons suffisamment pris de retard sur le cours comme ça, alors commençons ! déclara leur professeur. Hier après-midi, vous avez vu ce qu'était un Détraqueur… Que faites-vous si vous en croisez un ?
Et ainsi commença le deuxième cours d'Harry au Manoir Malfoy…
Et ainsi s'acheva le chapitre 20... XD
Ah, Seyuki m'a fait cette remarque au sujet des Détraqueurs : "Un peu tôt non ? Même s'ils savent quoi faire, ils ne pourront rien y faire." Oui... Mais de toute façon, ils sont trop jeunes pour combattre les Forces du mal, quelles qu'elles soient. Donc autant qu'Harry profite de ce que Draco leur a enseigné la veille ;)
Allez, je vous souhaite à tous un bon week-end ! Gros bisous !
May'
