Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !

Bêta-lectrice : Ce chapitre a été lu et approuvé par Seyuki Arkane ;-)


Note : Arrrgh ! Désolée pour ce retard ! J'ai eu un gros imprévu hier, qui m'a tout décalé mon planning... =(
Toujours et encore un gros merci à celles qui me lisent ! Et merci à ma bêta pour son aide ^^ Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 21

Après avoir accompagné les enfants à la bibliothèque, et s'être fait indiquer le chemin par Scorpius, Harry se tenait enfin devant la porte du bureau de son employeur. Il frappa quelques coups avant d'entendre l'invitation à entrer.

— Ah, Harry, je t'attendais. Assieds-toi.

— Ce n'est plus Potter ? demanda le brun tout en s'installant dans le fauteuil.

— Tu ne vas pas te formaliser pour ça, si ?

— Oh, c'était pour faire genre devant l'autre homme, alors ? Merci de faire de moi ton jouet, Draco, j'apprécie énormément. Et donc, pourquoi m'avoir demandé de venir te voir ?

Draco soupira, agacé par les remarques de l'autre homme.

— Non, ce n'était pas pour faire « genre », comme tu dis. Tu étais en retard, et c'était un rendez-vous très important. J'ai rattrapé le tir comme j'ai pu, vois-tu… Et je t'ai demandé de venir me voir justement à propos de ça. J'ai organisé mon planning en fonction de ta présence au Manoir. Je ne peux pas me permettre que tu sois en retard à chaque fois que j'aurais un rendez-vous, tu comprends ?

Harry soupira à son tour tout en secouant la tête.

— Je ne compte pas être en retard « à chaque fois ». C'est juste que…

Il devait raconter au blond ce qu'il s'était passé plus tôt, s'il voulait espérer qu'il comprenne.

— Tu sais que je devais déposer Lily chez ma belle-mère avant de revenir avec Albus. Elle lui a demandé comment s'étaient passés ses premiers jours de cours, sauf qu'elle a craqué quand il lui a parlé de toi.

— Je ne comprends pas.

— Elle s'est mise à pleurer, Draco !

— Ça, j'avais compris, ne me prends pas pour plus b…

Son visage devint blanc sous le coup de la compréhension. Il attrapa son poignet qu'il serra contre son torse.

Harry reprit alors d'une voix plus calme.

— Hey, ce n'est pas ta faute, ok ?

— Comment peux-tu dire ça alors que j'ai la preuve de ma culpabilité tatouée sur le bras ? D'accord, je n'y suis pour rien dans l'explosion qui lui a enlevé l'un des jumeaux, mais mon nom de famille reste associé aux Mangemorts, et pour cause ! Je comprends que ça lui fasse du mal ! Surtout quand on sait que l'un de ses autres fils a été blessé par ma faute, lorsque j'ai permis à Greyback d'entrer dans l'école…

Un silence gêné s'installa entre les deux hommes qui se faisaient face, l'un fixant l'autre droit dans les yeux. Enfin, Draco détourna les siens.

— J'espérais qu'on éviterait d'aborder ce sujet. Je comprendrais que tu reviennes sur ta décision, murmura le blond.

Harry fronça les sourcils.

— Laquelle ? Celle de travailler ici, ou mon offre d'hier midi ?

Il se leva et contourna le bureau avant de s'y appuyer.

— Tu penses vraiment que j'ai mis mon passé aux oubliettes au point d'en effacer ton rôle dans cette guerre ? Crois-tu que je n'y ai pas songé au moment où j'ai accepté ton offre de venir travailler ici ?

Draco sentit le regard d'Harry posé sur lui. Le brun attendait visiblement une réponse de sa part.

— Je… Non.

— Hum. Donc, crois-tu que ce n'est pas en toute connaissance de cause que je t'ai proposé mon amitié ?

Harry réussit à ancrer ses yeux dans ceux fuyants du blond. Draco ne pouvait pas lutter contre ce regard-là. Il se sentait mis à nu et, paradoxalement, complètement en confiance face à ces deux émeraudes.

Le brun reprit :

— Je n'ai aucune raison de revenir sur mes choix, Draco. D'accord ?

L'homme acquiesça, son regard toujours plongé dans l'autre. Harry sourit. Draco semblait si vulnérable en cet instant, si… vrai. Il décida qu'il était temps de désamorcer la situation. Il se redressa puis s'approcha de l'autre homme… et lui ébouriffa les cheveux.

— Hey ! s'écria aussitôt Draco, ce qui fit rire l'autre sorcier qui retourna s'asseoir dans le fauteuil.

Non mais pour qui se prenait-il, Potter, pour oser le décoiffer de la sorte ?! Ses doigts glissèrent dans ses cheveux pour tenter d'y remettre bon ordre.

— Il faut que tu apprennes à me faire confiance, Dray, d'accord ?

— Pas si tu m'appelles comme ça ! répliqua-t-il aussitôt.

— Pourquoi ? C'est mignon, Dray, je trouve, non ?

Harry s'amusait comme un enfant devant les réactions du blond.

— Les Malfoy ne sont pas mignons !

— Oh, tu ne trouves pas Scorpius mignon ?

— Si, bien sûr que si !

— Pourtant c'est un Malfoy !

Draco se renfrogna devant le sourire victorieux de l'homme assis en face de lui. Harry était vraiment puéril par moments… Mais il trouvait ce comportement rafraîchissant. Il n'avait que trop l'habitude d'évoluer dans un monde de convenances, toujours impeccable et sérieux.

— Bref, on en est venu à avoir cette discussion, car je te donnais mon excuse pour avoir été en retard aujourd'hui. Tu ne m'en veux plus ?

— Bien sûr que non. Tu présenteras mes excuses à Molly de ma part, aussi.

— Non.

L'homme fronça les sourcils d'incompréhension.

— Non ?

— Non, confirma le brun.

— Mais… Pourquoi ?

— Déjà, tu n'as pas à t'excuser pour ça. Tu n'es pas responsable de la mort de Fred. Ensuite, elle me tuerait si elle savait que je t'ai dit qu'elle avait pleuré. Elle aussi a une certaine fierté, tu comprends ?

— Hum.

— Dray…

Draco le foudroya du regard.

— Ne m'appelle pas comme ça !

— Si. Je trouve que ça te va bien. Il y a Malfoy, il y a Draco, et il y a Dray. Mon ami, c'est Dray, d'accord ? Je ne veux pas de faux semblants entre nous.

— Ce n'est pas déjà le cas avec Draco ?

Harry sourit.

— Si. Mais j'essayais de trouver une raison valable pour t'appeler comme ça.

— Je me disais aussi… soupira le sorcier, un peu blasé.

Le brun secoua la tête et redevint sérieux.

— Bref. Nous serons amenés à parler de la guerre et du rôle que chacun de nous y a joué.

— C'est obligé ?

— Si tu veux vraiment de cette amitié entre nous, oui. Comme je te le disais tout à l'heure : il faut que tu apprennes à me faire confiance, Draco. Et il faut que je puisse te faire confiance, moi aussi. Ce ne sera possible que si on met tout à plat, tu comprends ?

— Je comprends, oui.

Puis, avec un sourire en coin, l'homme blond ajouta :

— Tu me rappelles qui est dans le bureau de qui, là, déjà ?

— Pourquoi ? demanda Harry, un peu perturbé par ce brusque changement de sujet.

— J'ai l'impression que tu as mené la discussion du début à la fin… soupira alors Draco.

— Ce n'est pas qu'une impression, acquiesça le brun. Mais si mon patron a quelque chose à ajouter, vas-y.

— Hum. Évite d'être en retard les prochaines fois.

— Promis.

Harry se leva de son siège.

— Je vais chercher Albus. Tu viens ?

Draco acquiesça et se leva à son tour pour sortir du bureau.

— En parlant de retard… C'est Molly qui risque de s'inquiéter, encore, de ne pas nous voir arriver, avec Albus. Je ne pensais pas rester discuter avec toi si longtemps, et je dois passer par la maison avec Al'. Je le lui ai promis.

— Comment ça ?

— Je lui dois des explications… Ah, je vais devoir lui expliquer pour toi aussi, pour qu'il comprenne la réaction de sa grand-mère. Il se sentait si mal de l'avoir mis dans cet état…

— D'accord, souffla le blond.

— Merci. Scorpius est au courant, lui ?

— Oui. Ce n'est pas quelque chose dont je suis fier, mais je préférais qu'il l'apprenne par moi que par quelqu'un d'autre, tu comprends ?

— Oui. C'était une bonne décision. Albus me fait me sentir si mal, là. Je n'imagine même pas quelle a dû être la surprise de James quand il est arrivé à Poudlard… Je pensais avoir pris la meilleure décision pour eux, mais maintenant, je me demande si j'ai vraiment fait le bon choix.

Draco lui pressa l'épaule en signe de soutien, mais n'ajouta rien.

Quand ils entrèrent dans la bibliothèque, les deux garçons étaient en pleine discussion animée. Les mots pirates et trésor revenant régulièrement dans leurs phrases, ils étaient certainement en train de parler du livre que Scorpius venait de terminer.

— Tu as un livre sur la guerre ? demanda alors Harry à l'autre homme.

— Laquelle ?

— La dernière… et celle d'avant, si possible.

Pour toute réponse, Draco se dirigea vers une des étagères. Il laissa glisser son doigt sur le dos de différents livres, au fur et à mesure qu'il en lisait les titres. Enfin, il en sélectionna deux qu'il rapporta à son ami.

— Voilà. Ce sont les plus complets que j'ai en ma possession.

Harry attrapa les livres qu'il lui tendait, et les feuilleta.

— Je peux te les emprunter ?

— Bien sûr.

— Merci Dray.

L'homme secoua la tête en levant les yeux au plafond. Décidément, Harry n'en démordrait pas : il avait envie de l'appeler comme ça, donc il le ferait…

— Je réfléchirai à un surnom ridicule pour me venger…

— Hey ! Mais pourquoi ? Il n'est pas ridicule celui que je te donne !

— Ça, c'est toi qui le dis.

Harry fit alors mine de bouder, ce qui eut le don de faire rire le blond. Rire qui interrompit les deux plus jeunes.

— Allez, il est temps d'y aller, indiqua alors Harry à son fils.

Ce dernier acquiesça. Son père lui avait promis des explications. Il avait hâte d'y être, et en même temps, ça le stressait. Il avait peur de ce que son père allait lui apprendre. S'il ne lui avait rien dit avant, c'est bien parce qu'il y avait une raison, non ?

Draco ajouta :

— Ton père a déjà emprunté deux livres pour toi. Tu pourras les garder le temps que tu veux, d'accord ?

Albus fronça les sourcils avant d'acquiescer.

— D'accord. Merci.

Il envoya un regard interrogateur à Scorpius qui haussa les épaules en signe d'ignorance. Ils sortirent ensuite tous les quatre de la pièce pour se rendre au salon.

— Bon allez, on vous dit à demain matin… Passez une bonne soirée ! s'exclama Harry en pénétrant dans la cheminée après leur avoir dit au revoir.

Scorpius se cala contre son père pour les regarder partir. C'était toujours un peu difficile de devoir se séparer de son ami. Et il sentait que son père pensait la même chose que lui, même s'il ne disait rien et tentait de ne rien laisser paraître. Ça lui faisait bizarre de le voir attaché à quelqu'un d'étranger à la famille. Lorsqu'ils eurent disparu, il osa enfin parler de ses craintes :

— Papa, j'ai peur…

Draco sursauta. Il fit se retourner son fils et s'abaissa pour l'avoir face à lui.

— De quoi as-tu peur, Scorp' ?

— Harry… La discussion qu'il va avoir avec Albus… Ça concerne la marque que tu as sur le bras, n'est-ce pas ?

Les yeux de son père s'assombrirent alors qu'il hochait la tête de haut en bas. Draco attrapa son fils pour le serrer contre lui.

— Si Albus est vraiment ton ami, rien ne changera entre vous deux, d'accord ?

Scorpius serra ses poings sur la robe de son père. Et si leur amitié n'était pas si forte que ça ? Et s'il le rejetait en comprenant le rôle que son père avait joué dans la guerre. Lui savait qu'il était quelqu'un de bien, mais qu'en penserait Albus ? Il sentit de douces caresses dans ses cheveux.

— Allez, essaye de ne plus y penser. Ça ne sert à rien de s'inquiéter maintenant. Demain matin arrivera bien assez vite, et là, tu sauras.

L'enfant secoua la tête positivement. Son père avait raison, mais comment pouvait-il s'empêcher d'y penser ? Il demanda alors, d'une petite voix :

— Tu veux bien voler avec moi, papa ?

Comment Draco aurait-il pu refuser une telle demande de son fils ?

— D'accord. Allons-y avant qu'il fasse nuit.

-x-

La première chose que fit Harry en arrivant chez lui fut de faire demi-tour pour se retrouver face à la cheminée. Il y balança une poignée de poudre de cheminette et se mit à genoux, annonçant « Le Terrier. » Une Molly inquiète se présenta aussitôt devant lui.

— Oh, Harry, que se passe-t-il ?

— Tout va bien, Molly. Je voulais justement te prévenir que j'allais arriver un peu plus tard, pour que tu ne t'inquiètes pas. Je suis à la maison avec Albus. Je dois lui parler.

La femme acquiesça. Elle savait que sa réaction du midi avait dû précipiter les choses…

— Je comprends, mon chéri. Prends tout le temps nécessaire, d'accord ? Je préviendrai les autres de votre retard.

— Merci Molly. À tout à l'heure !

Elle lui fit un sourire et la tête de l'homme s'évapora. Son sourire se fana aussitôt. Elle s'en voulait d'être responsable de cette situation. Molly sursauta quand elle vit la cheminée s'activer à nouveau. Elle prit aussitôt sa fille dans ses bras.

— Bonsoir ma chérie !

— Bonsoir à toi, maman.

Ginny se dégagea des bras de sa mère. Elle sonda la pièce du regard.

— Où sont Harry et les enfants ?

— Ah, Harry vient justement de m'avertir qu'il n'arriverait pas tout de suite.

Sa fille fronça les sourcils.

— Pourquoi ?

Molly soupira.

— Apparemment, une discussion avec Albus s'impose.

— Oh. D'accord… Et Lily ?

— Elle dort dans ton ancien lit. Elle m'a raconté ses prouesses en vol, ajouta-t-elle avec un sourire.

Ginny sourit à son tour tout en se débarrassant de sa veste.

— Tu m'étonnes ! Je suis contente qu'Harry ait transmis son don à notre fille.

Molly secoua la tête.

— Tu peux m'aider à préparer le repas de ce soir ?

— Bien sûr, maman. Tu veux que je fasse quoi ?

La sorcière sourit à sa fille et toutes les deux allèrent dans la cuisine.

Les évènements de la journée revinrent dans l'esprit de Ginny tandis qu'elle obéissait aux directives maternelles. Elle se sentit un peu lâche de ne pas avoir osé parler d'Astoria à Pansy et Daphné. Elle songea à son mari qui avait une discussion avec son fils… Comment les Malfoy avaient-ils réussi à prendre autant de place dans leur vie en si peu de temps ? Elle soupira et secoua la tête avant de reporter toute son attention sur ce que lui disait sa mère…


Voilà voilà ! J'espère que ça vous a plu ^^ Je vous dis à vendredi et vous souhaite une bonne semaine, en attendant ! =)