Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !

Bêta-lectrice : Seyuki Arkane ^^


Note : Merci pour vos reviews ! Et merci de continuer à me lire. Bon, dans ce chapitre, rien qu'on ne sache déjà... Ça fera une petite piqûre de rappel, on dira ! ;)
Bonne lecture !


Chapitre 22

Après avoir remercié Molly, Harry se releva lentement. Il redoutait un peu d'aborder le sujet avec son fils… Mais il le lui avait promis. Il reprit en mains les deux livres qu'il avait posés à côté du pot de poudre de cheminette et se retourna enfin vers Albus. Celui-ci triturait le bas de son pull, visiblement aussi stressé que lui quant à la conversation à venir. L'homme prit une grande inspiration.

— Allons nous asseoir, tu veux bien ?

Le garçon acquiesça et fit ce que lui demandait son père, s'asseyant sur le canapé, à sa place habituelle. Harry s'installa dans son fauteuil et inspira à nouveau profondément.

— Que sais-tu de la guerre, Albus ? Celle d'il y a dix-sept ans…

Son père entrait directement au cœur du sujet. Albus remua sur son siège. Il ne savait pas bien par où commencer pour répondre à la question.

— Euh… Un mage noir du nom de Voldemort, entouré de ses partisans, voulait tuer tous les moldus, les nés-moldus et les sang-mêlés. Il a été arrêté par des Aurors et l'Ordre du Phénix.

— Et Albus Dumbledore, tu sais qui c'est ?

Il hocha la tête positivement.

— Un des plus grands sorciers au monde et fondateur de l'Ordre du Phénix. Il a longtemps été directeur de Poudlard avant de se faire assassiner. Tu étais assez proche de lui, et c'est pour ça que tu m'as donné son prénom.

— Hum. Et les Mangemorts ?

— Les partisans de Voldemort.

— Bien. Il est temps que j'ajoute quelques détails à ce que tu sais déjà…

Harry se pencha pour déposer les livres sur la table basse.

— Et tu pourras en apprendre davantage en consultant ces livres, après.

Albus acquiesça. Son père se passa une main dans les cheveux. Il avait l'air de chercher par où commencer. Ce qui était le cas. Devait-il commencer par la mort de ses parents, par la prophétie, par la rencontre entre Dumbledore et Jedusor ? Harry secoua la tête. Ce serait sûrement remonter trop loin.

— Alors, euh…

Il n'était vraiment pas à l'aise, et un sourire vint se dessiner sur les lèvres d'Albus de voir ainsi son père en difficulté. Harry plongea son regard dans celui de son fils.

— Je te préviens : ce que je vais te raconter n'est pas tout rose, et ça risque de changer la perception que tu as de certaines personnes.

Le garçon fronça les sourcils. Il craignait d'entendre la vérité… mais c'était lui qui l'avait demandée.

— D'accord. Je t'écoute, papa.

— Ok…

Harry soupira. Il était temps qu'il se lance…

— Alors voilà. L'histoire que je vais te raconter commence avant même que je sois né, avec une prophétie.

L'homme ferma les yeux pour en réciter chaque mot qu'il connaissait encore par cœur. Ils étaient comme gravés en lui.

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre, car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...

Albus, qui écoutait attentivement l'énoncé de la prophétie, écarquilla les yeux en se rendant compte que la date de naissance de son père correspondait à ses paroles.

— Ce… C'est toi ? osa-t-il demander.

Son père baissa les yeux.

— Nous sommes deux à être nés à ce moment-là et dont les parents ont défié Voldemort par trois fois : Neville Londubat et moi. Ses parents à lui ont été torturés par des Mangemorts, à tel point qu'ils ont fini dans l'aile psychiatrique de Sainte Mangouste.

— Mais lui n'a rien eu ?

— Non, il était chez sa grand-mère à ce moment-là.

— Mais, du coup…

Harry déglutit et releva la tête afin de reprendre son récit.

— Un soir… Le soir d'Halloween 1981, pour être précis, Voldemort s'en est pris à mes parents. Il était seul, sans ses fidèles. Mon père a tenté de le combattre, mais il s'est fait toucher par le sortilège de mort. Puis ma mère est morte à son tour en tentant de me protéger.

Le teint de son fils était devenu blanc. Harry se mordit l'intérieur de la lèvre et se força à continuer.

— Ensuite, Voldemort s'en est pris à moi… Sauf qu'au lieu de me tuer, le sort s'est retourné contre lui, le faisant disparaître. Voici le cadeau qu'il m'a laissé ce soir-là…

Il désigna sa cicatrice en forme d'éclair. Albus se leva pour la regarder de plus près. Il passa son doigt dessus.

— Mais… Tu nous as toujours dit que tu t'étais blessé avec du barbelé quand tu étais enfant, que tu avais eu une cicatrice, car tu vivais dans ta famille Moldue à ce moment-là, donc tu n'avais pas pu être soigné correctement…

L'homme attrapa la main de son fils et la serra dans la sienne.

— Je sais bien…

Le garçon s'installa sur ses genoux. Il était prêt à écouter ce que son père avait encore à raconter.

— Ce soir-là, Albus Dumbledore m'a déposé chez la sœur de ma mère, pour ma sécurité et pour que je grandisse loin de ma célébrité…

— Ta célébrité ?

— Oui. J'étais le « Garçon-qui-a-survécu ». Je venais de mettre fin au règne de la terreur instauré par Voldemort.

— Donc, c'est Dumbledore qui t'a placé chez les moldus ?

Harry acquiesça.

— Eh oui. Je n'ai su que j'étais un sorcier qu'au moment où j'ai reçu ma lettre pour Poudlard. Ça ne s'est pas très bien passé avec Vernon et Pétunia qui ne voulaient pas me laisser y aller, mais Hagrid a fini par venir me chercher.

Albus connaissait cette histoire. Au moins, son père ne leur avait pas menti sur tout.

— C'est vrai qu'oncle Ron et ses frères sont venus te chercher en voiture volante ?

L'homme se mit à rire.

— Oui, c'est vrai. Mais ça, c'était pendant les vacances entre la première et deuxième année. D'ailleurs, pendant ces deux années-là, j'ai dû combattre des Forces du mal du haut de mes onze et douze ans. Heureusement, Ron et Hermione étaient là pour m'aider, à chaque fois. Ensuite, en troisième année, une autre prophétie a été énoncée.

Harry ferma à nouveau les yeux et tenta de se rappeler les termes de celle-ci. Il savait que ça concernait un traître… Ce traître de Pettigrow qui devait rejoindre son maître… Ah, il l'avait :

Le Seigneur des Ténèbres est là, solitaire, abandonné de ses amis. Pendant douze ans, son serviteur a été enchaîné. Ce soir, avant minuit, le serviteur brisera ses chaînes et ira rejoindre son maître. Avec l'aide de son serviteur, le Seigneur des Ténèbres surgira à nouveau, plus puissant et plus terrible que jamais. Ce soir… avant minuit… le serviteur… ira… rejoindre… son maître…

Albus frissonna.

— Et ça a vraiment eu lieu, j'imagine, vu que Voldemort est revenu…

— En effet. Ce soir-là a été riche en découvertes. L'une d'elles était que le rat de Ron, qui était dans la famille Weasley depuis déjà douze ans, était en réalité un Animagus non déclaré : Peter Pettigrow. Il a réussi à s'échapper alors qu'on l'emmenait aux autorités.

— Qui ça, « on » ?

— Rémus, Sirius, Ron, Hermione et moi.

— Rémus et Sirius ?

— Oui. Nous les avons rencontrés tous les deux cette année-là. Ils étaient vraiment géniaux…

Harry eut un sourire amer en pensant à ces deux sorciers, si chers à son cœur. Albus lui attrapa doucement la main. Son père secoua la tête avant de reprendre son histoire.

— En quatrième année, il y a eu une compétition inter-écoles à Poudlard, avec Durmstrang et Beauxbâtons. Il s'agissait du Tournoi des Trois Sorciers. Un élève de chaque établissement était sélectionné pour être le Champion de son école et gagner la coupe. Les inscriptions étaient interdites aux moins de dix-sept ans. Et va savoir comment, il n'y a pas eu trois, mais quatre champions désignés, mon nom étant sorti de la Coupe de feu alors que je ne m'étais même pas inscrit et que je n'avais pas l'âge requis. Je peux te dire que j'ai passé une année mouvementée… Il s'est avéré qu'Alastor Maugrey, notre prof de DCFM, celui qui a changé Draco en fouine, n'était pas réellement celui qu'il prétendait être. C'était un ancien Mangemort qui utilisait du Polynectar. Tu sais ce que c'est ?

Albus hocha la tête positivement.

— Et ma participation à ce tournoi avait été manigancée pour me conduire dans un piège. La dernière étape était un labyrinthe géant, avec des créatures à combattre et tout ça. Il fallait trouver la coupe en son centre.

Harry déglutit. Son fils n'avait pas besoin de savoir pour Cédric…

— Je… En fait, cette coupe était un Portoloin, et j'ai atterri dans un cimetière. Là-bas, Pettigrow s'est servi de mon sang pour ramener Voldemort à la vie.

Le garçon le serra dans ses bras. Il imaginait bien que ce ne devait pas être évident pour lui de ressasser ses souvenirs. Harry le serra contre lui en retour. Sentir la chaleur d'Albus le ramenait au présent et le forçait à continuer.

— Au lieu de me tuer…

Il sentit son fils frissonner.

— … quand j'étais attaché, et ainsi en finir avec moi, Voldemort a préféré me provoquer en duel, me détachant et me rendant ma baguette. La sienne comportait une plume de phénix identique à celle qu'il y a dans la mienne. Lorsque nous avons lancé nos sorts, les baguettes se sont reconnues et il y a eu un phénomène appelé Priori Incantatum qui s'est produit entre elles, ce qui m'a permis de m'échapper.

— Comment tu as fait ?

— J'ai attrapé le Portoloin qui m'a ramené à Poudlard.

Albus s'éloigna de son père pour le regarder, les sourcils froncés.

— Mais… Ce n'est pas possible ! Le Portoloin t'avait déjà amené au cimetière, comme ça se fait qu'il ait fonctionné à nouveau et dans l'autre sens ?

Harry secoua la tête en haussant les épaules. Lui aussi s'était déjà posé la question. Est-ce que les fantômes qui étaient apparus à ce moment-là, dont ses parents et Cédric, y étaient pour quelque chose ? Il supposait que oui. Que devait-il raconter maintenant ?

— Voldemort a ensuite regroupé ses partisans. Le monde sorcier a préféré me traiter comme un menteur au lieu de se préparer à la menace, jusqu'à ce que Voldemort se manifeste au sein même du Ministère et soit mis en déroute par Dumbledore lui-même. J'ai passé beaucoup de temps auprès de celui-ci l'année d'après, jusqu'à ce qu'un élève permette aux Mangemorts d'entrer à Poudlard… Et Dumbledore fut assassiné. L'année qui a suivi, je l'ai passée avec Ron et Hermione à trouver des objets pour affaiblir Voldemort… et je l'ai tué lors de la bataille de Poudlard.

Albus se laissa tomber de ses genoux pour se retrouver au sol.

— Toi ? C'est toi, papa, celui qu'on appelle le Sauveur ?

— Ouais. Ce qui est ridicule, car tout seul, je n'y serais jamais arrivé. Ron, Hermione, Neville, le professeur McGonagall… Tellement de monde s'est battu ce jour-là. Tant de personnes y ont perdu la vie aussi, comme les parents de Ted…

Le garçon se redressa et posa ses mains sur les genoux de son père.

— Tu as vécu tant de choses, papa… Je suis content que tu sois là, avec nous. Tu es le meilleur père qu'on puisse rêver avoir.

Harry passa une main dans les cheveux de son fils.

— Merci Al'. Tu ne m'en veux pas de t'avoir caché tout ça ?

Albus secoua la tête négativement. La furtivité du sourire de son père l'effraya. Ce n'était pas fini ?

— Qu'est-ce qu'il y a ?

— Il faut que je te parle du rôle de Draco dans toute cette histoire…

— Comment ça ?

— Je vais y venir…

L'enfant appréhendait la suite, encore plus qu'il n'avait redouté l'histoire de son père.


Et voiiiilà ! Bon week-end à toutes, et à lundi ! Bizz !