Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !

Bêta-lectrice : Chapitre validé par Seyuki Arkane ^^


Note : Éternels remerciements à vous toutes ! Place à la suite ^^ Bonne lecture !


L'enfant appréhendait la suite, encore plus qu'il n'avait redouté l'histoire de son père.

Chapitre 23

Harry, qui avait vu son fils se tendre, se lança :

— J'ai rencontré, pour la première fois, Draco Malfoy chez Madame Guipure. Il m'a tout de suite donné une mauvaise impression. Il était si… arrogant et dédaigneux.

Harry grimaça. Il s'en souvenait comme si c'était hier. Après tout, il s'agissait de sa première excursion dans le monde sorcier…

— Bref, on s'est rencontré à nouveau dans le train. Comme j'étais quelqu'un de célèbre, il s'est présenté à moi et m'a proposé son amitié… que j'ai tout simplement rejetée. Je pense que ce geste a mis une grosse claque à son orgueil. Puis il y a eu le cours de Vol. Draco avait volé le Rappeltout que Neville venait de recevoir de sa grand-mère. Il s'est élevé dans les airs avec l'intention d'aller le déposer dans un endroit inaccessible. C'était la première fois que je montais sur un balai… mais je l'ai suivi et j'ai récupéré le Rappeltout.

— La première fois que tu volais ? Comme Lily, hier, alors ?

L'homme sourit à son fils.

— Oui, c'est tout à fait ça. Le truc, c'est que si on volait sans y être autorisés, on était menacés d'expulsion. J'ai bien cru que ma scolarité à Poudlard prenait fin quand McGonagall est venue me chercher… Sauf qu'elle a fait de moi l'attrapeur de l'équipe de Gryffondor, alors que les premières années n'ont normalement pas le droit de faire du Quidditch. Je suis ainsi devenu le plus jeune attrapeur que l'école avait connu depuis plus de cent ans. Malfoy l'avait mauvaise ! L'année d'après, j'ai rencontré son père, Lucius…

Harry serra le poing.

— À cause de lui, un Basilic se baladait au sein du château…

— Un Basilic ?

— Oui, un serpent géant qui te tue d'un regard…

Albus avait la bouche et les yeux grands ouverts.

— Et y'avait ça à l'école ?

— Oui. Il a failli tuer plusieurs élèves, dont Hermione et ta mère.

Techniquement, ce n'était pas le Basilic qui aurait tué Ginny, mais ça, Albus n'avait pas besoin de le savoir.

— Une année vraiment difficile, au cours de laquelle j'ai appris que je parlais Fourchelangue.

— Tu sais parler aux serpents ?

— Eh oui. Cadeau de Voldemort…

— Mais… pourquoi tu nous l'as jamais dit ? Ça et le Quidditch ? Pourquoi avoir gardé ça secret ?

Harry observa son fils.

— Je n'ai pas vraiment gardé ça secret. C'est juste qu'on n'en a pas parlé, c'est tout. Je n'ai pas retouché à un balai depuis la naissance de ton frère… Mais j'avoue que voir Lily voler, hier, me donne bien envie de m'y remettre, surtout si tout le monde s'y met. Ce serait sympa de se faire des matchs avec vos oncles, tantes et cousins. Tu sais qu'Angelina a été capitaine de l'équipe de Gryffondor avant moi ?

Albus secoua la tête négativement, et haussa les sourcils.

— T'as même été capitaine ? Ouaaah !

Harry sourit.

— Eh oui ! Enfin, pour en revenir aux Malfoy… Le père de Draco a même failli me lancer le sortilège de mort dans un couloir de Poudlard.

— Hein ?! Au sein même de Poudlard ?

— Hum. Et je n'avais que douze ans… L'année d'après, Draco a condamné un Hippogriffe à la peine de mort... En quatrième année, j'avais un peu d'autres préoccupations, donc à part ses badges ridicules, voilà…

— Des badges ?

Harry balaya la question d'un geste de la main. Il n'avait pas vraiment envie de raconter ce qui était écrit dessus à son fils. Et ce n'était sûrement pas la peine de préciser que Lucius était présent, ce soir-là, dans le cimetière…

— Ouais. En cinquième année, il a fait partie de la Brigade Inquisitoriale.

— La Brigade Inquisitoriale ? T'en as pas parlé, tout à l'heure.

— Ce n'est pas important. Retiens surtout qu'il continuait de nous mettre des bâtons dans les roues… Puis vint la sixième année… Tu te rappelles ce que je t'ai dit, tout à l'heure, sur la sixième année ?

Albus fronça les sourcils. Son père lui avait donné tellement d'informations…

— La mort de Dumbledore ?

— Oui, et avant ?

Il réfléchit. Ah, il l'avait :

— L'élève qui a permis aux Man… Non !

Il sentit les larmes monter en lui.

— S'il te plaît, papa, ne me dis pas que…

Son père plongea son regard dans le sien avant de reprendre son histoire.

— Tout au long de la sixième année, j'ai suspecté Draco de préparer quelque chose de louche. Je l'ai espionné. Il était même devenu mon obsession… Malheureusement, j'avais raison. Ce soir-là, Draco Malfoy a permis à des Mangemorts de pénétrer dans l'enceinte de Poudlard, Fenrir Greyback avec eux. C'est ainsi que ton oncle Bill a été blessé au visage. Mais ça ne s'arrête pas là. Malfoy s'était vu confier la mission de tuer Dumbledore.

Le regard flou d'Albus se perdit dans la contemplation du tapis. Il sentait les larmes rouler sur ses joues… Il était perdu. Ça ne pouvait pas être vrai. Draco était quelqu'un de gentil… Jamais il n'aurait pu… C'était juste impossible. L'image de sa grand-mère se mettant à pleurer lui revint alors en mémoire. Eh mince ! Mais si c'était vrai, pourquoi n'était-il pas en prison ? Et pourquoi son père avait-il accepté de travailler avec lui ? Comment faisaient-ils pour s'entendre aussi bien ?

Harry observa son fils accuser le choc. Il le laissa aller quelque temps à ses larmes avant de poser sa main sur sa tête. Il ajouta alors :

— Mais il ne l'a pas fait.

Mais de quoi parlait son père ?

Le regard plein de douleur et d'incompréhension qu'Albus releva vers lui, lui fit mal au cœur. Il déglutit et répéta :

— Draco n'a pas pu tuer Dumbledore. Il n'est pas un meurtrier.

— Mais…

Il avait tellement de questions en tête que tout se mélangeait.

— Allez, viens là !

Harry attrapa son fils pour le remettre sur ses genoux et le serrer contre lui. Albus se laissa aller dans cette étreinte. Il se sentait tellement en sécurité dans les bras de son père. Il avait du mal à l'imaginer pendant la guerre. Sa vie avait été dirigée par une prophétie jusqu'à ses dix-sept ans, jusqu'à ce qu'il tue le Seigneur des Ténèbres. Comment avait-il pu gérer tout ça ? Ron et Hermione l'avaient aidé… Il comprenait pourquoi son père était plus proche d'eux que de ses autres oncles et tantes. Ce n'était pas qu'une question d'âge comme il l'avait toujours pensé.

— Mais… est-ce que Draco était un Mangemort ?

— Oui, souffla Harry. Il a reçu la Marque des Ténèbres avant d'entrer en sixième année. Il a fait entrer les autres Mangemorts à Poudlard ce fameux soir, car c'était l'une des missions qui lui avaient été confiées. Voldemort menaçait de s'en prendre à ses parents…

— Donc, il n'avait pas le choix ?

Cette pensée soulagea Albus. Ses yeux s'étaient arrêtés de pleurer.

— Il aurait pu l'avoir : il aurait suffi qu'il aille en parler à Dumbledore et sa famille aurait été mise en sécurité, j'en suis sûr… Mais quand la peur est là,…

Il serra son poing au niveau de son cœur.

— … on n'a pas forcément les esprits clairs. On cherche juste à protéger ceux qu'on aime. Et il n'avait que seize ans…

Harry l'embrassa sur la tempe et poursuivit son histoire tout en lui caressant les cheveux.

— L'année d'après…

L'homme soupira. C'était assez compliqué…

— Il m'a permis de m'échapper du Manoir, qui était le QG de Voldemort à ce moment-là.

Albus sursauta.

— Quoi ? Et ça ne te dérange pas de travailler là-bas !

Harry secoua la tête négativement, avant de continuer sur sa lancée.

— Il n'a pas fait grand-chose, mais le peu qu'il a fait nous a permis de gagner suffisamment de temps pour réussir à nous échapper. Je lui ai même volé sa baguette. Cela m'a permis de vaincre Voldemort à Poudlard alors que la mienne était cassée. Comme tu vois, il m'a indirectement aidé à ce moment-là.

Sauf dans la Salle sur Demande, où Draco avait failli y rester, mais ça non plus, Albus n'avait pas besoin de le savoir.

— Et Narcissa Malfoy m'a aidé à gagner la guerre.

— La mère de Draco ?

— Oui. Elle a osé mentir à Voldemort en affirmant que j'étais mort… Ce qui n'était pas le cas, tu t'en doutes bien. Ça m'a permis de le vaincre par surprise.

Ce n'était pas tout à fait ça, mais ça suffisait pour la cohérence de l'histoire.

— Donc, les Malfoy, ils sont méchants ou gentils ?

Harry sourit devant la question. Ah, si c'était aussi simple…

— Disons que Narcissa est une gentille et Lucius un méchant. Narcissa a toujours soutenu son mari, mais rien ne compte plus pour elle que le bien-être de son fils. À l'époque, en tout cas. Maintenant, je suppose qu'elle n'a d'yeux que pour son petit-fils, Scorpius ! Je ne sais pas si Draco est toujours en contact avec eux. Il m'a juste dit qu'ils habitaient en France.

— Comment ça se fait qu'ils sont encore en liberté, s'ils sont des Mangemorts reconnus ?

— J'ai témoigné en leur faveur.

Albus jugea bon de ne pas insister. Après tout, son père lui avait donné assez d'éléments pour comprendre pourquoi il avait fait ça.

— Du coup, tu l'as encore sa baguette ?

— À Draco ?

— Oui.

Harry fronça les sourcils. Hum…

— Elle est dans mon coffre, à Gringotts.

— Pourquoi tu lui as pas rendue ?

L'homme se passa une main dans les cheveux.

— Je ne pensais pas avoir à reprendre contact avec lui, un jour. Ensuite, il s'agit quand même de la baguette qui a tué Voldemort… Je ne sais pas si ce serait une bonne idée de la lui rendre.

Le garçon acquiesça.

— Et du coup, qui a tué Dumbledore ?

Harry hésita quelques secondes, mais il avait promis la vérité à son fils.

— Severus Rogue.

Encore une fois, Albus sursauta.

— Quoi ?! Mais… Je croyais que c'était quelqu'un que tu admirais ! C'est même mon deuxième prénom !

— Je sais. Les apparences sont parfois trompeuses… Bien plus souvent qu'on ne le pense, en fait. « Vigilance constante ! » disait Maugrey.

Autant le faux que le vrai, du coup. Harry reprit :

— En fait, c'est Dumbledore lui-même qui le lui avait demandé.

— Hein ?!

— Severus était espion chez les Mangemorts, pour le compte de Dumbledore. Or, celui-ci savait qu'il allait mourir. Une action qu'il avait faite avant la rentrée l'avait condamné. Ainsi, cela faisait d'une pierre, deux coups : il empêchait Draco de commettre un meurtre, et Severus montrait aux yeux de tous qu'il était bel et bien au service des Forces du mal.

— Mais plus personne ne devait le croire, alors, du côté du bien…

— Non, c'est vrai, acquiesça Harry.

— Même pas toi ?

— Oh non ! Surtout pas moi !

— Comment ça ?

— Je le détestais et c'était réciproque. Donc à ce moment-là, j'ai juste atteint le summum de ma haine envers lui.

Albus avait du mal à suivre. De ce qu'il savait, Severus Rogue était mort pendant la bataille de Poudlard. Comment les sentiments de son père étaient-ils donc passés de la haine à l'admiration ?

— Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu ne le détestes plus ?

Contre lui, il sentit la respiration de son père s'accélérer. Harry ferma les yeux pour réfréner les vagues d'émotion qui l'envahissaient. Il inspira profondément et serra à nouveau son fils contre lui pour se donner du courage.

— Au moment de sa mort… il m'a permis de voir l'homme qu'il était réellement. Et j'ai pu voir tous les sacrifices qu'il a faits pour servir le Bien.

Et aussi combien il avait aimé ma mère… pensa-t-il.

— Cet homme est vraiment un héros, Albus. Sois fier de porter également son prénom.

Albus acquiesça, puis embrassa son père sur la joue.

— Ça va, papa ? Merci de m'avoir raconté tout ça. Je suis désolé de t'avoir obligé à replonger dans ton passé. Je comprends mieux pourquoi tu ne nous en as pas parlé.

— Tu ne m'en veux plus ?

Le garçon lui sourit et secoua vivement la tête de gauche à droite. Harry lui fit un sourire à son tour, même si le souvenir de Rogue avait du mal à s'effacer de son esprit. Avec un effort, l'image d'un blond souriant vint s'y superposer. Il sentit alors ses lèvres s'étirer davantage.

— Et… Et pour Draco, ça va ?

— Oui… Tu m'as bien fait comprendre qu'il n'avait pas eu le choix. Et… le Draco de maintenant est tellement gentil, papa ! Le reste, c'est du passé ! déclara-t-il avec conviction.

Harry était vraiment fier de son fils. Il le serra une dernière fois contre lui et l'embrassa sur le front.

— Je t'aime, Albus. Tu es vraiment un garçon remarquable.

L'enfant rougit sous le compliment de son père.

— Moi aussi, je t'aime, papa. Je suis vraiment content d'être ton fils.

Harry sentit une grosse bouffée d'amour l'envahir. Il ébouriffa les cheveux d'Albus, avec un grand sourire.

— Allez. Ils doivent nous attendre…

Albus hocha la tête positivement et quitta les genoux de son père. Il s'éloigna pour lui permettre de se lever à son tour.

— Tu peux les monter dans ta chambre, s'il te plaît ? demanda Harry à son fils, en lui indiquant la table.

Le garçon attrapa alors les livres désignés par son père et s'engagea dans les escaliers. Harry en profita pour passer par la salle de bain, histoire de se rafraîchir un peu. Il appela Albus lorsqu'il entendit qu'il était redescendu.

— Tiens, passe-toi un coup d'eau sur le visage…

Et il sortit de la petite pièce pour se diriger vers la cheminée. Il lança une poignée de poudre dans l'âtre et attendit qu'Albus le rejoigne.

— On peut y aller ?

Son fils acquiesça.

-x-

Lorsqu'ils arrivèrent au Terrier, Harry fut soulagé de voir qu'ils n'étaient pas si en retard que ça. À en juger par la cape et le chapeau qu'il portait encore sur lui, Arthur venait juste d'arriver, lui aussi.

Ginny se dirigea vers eux et attrapa Albus dans ses bras, avant d'embrasser Harry sur la joue. Elle les observa tous les deux. Elle ne savait pas de quoi ils avaient bien pu parler, mais Harry le lui dirait plus tard, de toute façon.

— Ça va, vous allez bien ?

Les deux lui répondirent par un hochement de la tête.

— Bien.

— Et toi ? s'enquit alors son mari.

— Ça va, ça va.

Harry vit sa fille approcher. Elle avait les yeux rouges et se les frottait paresseusement.

— Elle vient de pleurer ? demanda-t-il alors à sa femme.

Ginny secoua la tête négativement, tout en relâchant son fils.

— Non, elle vient de se réveiller…

— Ah, d'accord.

Harry prit sa fille dans ses bras.

— Alors, bien dormi, ma puce ?

— Oui, répondit-elle d'une voix encore ensommeillée.

L'homme et sa femme se regardèrent avec un sourire entendu, puis Harry se dirigea avec ses enfants vers Arthur pour le saluer.

Sur ordre de Molly, tous se réunirent ensuite autour de la table pour commencer le dîner.


Alors, qu'avez-vous pensé des réactions d'Albus ? Héhé, il faut que je réfléchisse à la suite, maintenant ^^ Passez une bonne semaine ! Bizz et à vendredi ! =)