Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Bêta-lectrice : Chapitre lu et approuvé par Seyuki Arkane =D (merci à toi, ma Seyu' !)
Note : Merci encore à vous toutes. Désolée pour ce retard, mais je fatigue beaucoup ces derniers temps. J'ai d'ailleurs décidé de prendre une semaine de repos, car j'en ai vraiment besoin. J'espère néanmoins que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture !
Chapitre 24
Quand ils rentrèrent enfin chez eux, ce soir-là, Harry portait une Lily endormie dans ses bras, et Ginny tenait la main d'un Albus qui avait du mal à garder ses paupières ouvertes. L'homme monta directement dans la chambre de sa fille pour aller la mettre dans son lit.
— Tu devrais suivre le même chemin qu'eux, Al', dit doucement Ginny à son fils.
Le garçon acquiesça et embrassa sa mère. Il s'aida de la rampe d'escalier pour monter à l'étage et alla s'allonger.
Lorsqu'Harry pénétra dans sa chambre quelques minutes plus tard, il ne put empêcher un sourire de s'étirer sur ses lèvres. Albus était encore tout habillé sur son lit. Il avait dû s'endormir aussitôt que sa tête avait touché son oreiller. Il lui retira ses chaussures et lança un sort pour lui enlever ses vêtements sans avoir à le réveiller. Harry plaça la couette sur son fils et l'embrassa avant de redescendre. Il alla ranger les chaussures de ses enfants dans le meuble prévu à cet effet et enleva les siennes à son tour. L'homme passa ensuite aux toilettes et par la salle de bain avant de rejoindre enfin sa propre chambre.
Ginny, qui était passée par la salle de bain avant lui, se trouvait déjà au lit. Elle attendit qu'il s'installe à ses côtés avant de l'interroger.
— Alors, de quoi avez-vous parlé, avec Albus ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Harry savait que sa femme lui poserait cette question. Il se dépêcha donc de lui répondre, car il n'aspirait qu'à une chose : dormir.
— Il voulait des réponses, comprendre pourquoi on ne leur a pas dit pour ma célébrité et tout ça…
— Comment a-t-il su ? le coupa Ginny.
— Les Malfoy, se contenta-t-il de répondre.
La femme acquiesça. Il reprit :
— Donc, je lui ai promis de tout lui raconter après le cours, ce soir.
Ginny se redressa.
— Tout… tout ?
L'homme se redressa à son tour pour faire face à sa femme.
— Je ne me suis pas attardé sur certains détails, mais il connaît les grandes lignes, oui.
— Jusqu'où ?
— Le rôle des Malfoy et celui de Severus.
— Ah oui, quand même. Et… il a réagi comment ?
Harry sourit à Ginny.
— Plutôt bien. Il a été perturbé quand je lui ai expliqué le rôle qu'avait eu Draco à cette époque, mais finalement, il l'a bien pris.
— Cet enfant est déconcertant, fit-elle en secouant la tête.
Il se mit à rire, rapidement suivi par sa femme. Enfin, il se pencha vers elle pour la serrer dans ses bras et lui fit un bisou sur la joue. Ginny sourit et s'allongea lorsque son mari la relâcha.
— Je suis crevée, fit-elle en plaçant sa main devant sa bouche tandis qu'elle bâillait.
Le brun bâilla à son tour.
— Moi aussi. Bonne nuit, Gin'.
Il retira ses lunettes puis éteignit la lumière d'un coup de baguette qu'il plaça sous son oreiller.
— Bonne nuit, Harry, l'entendit-il prononcer avant de sombrer dans les limbes du sommeil.
-x-
Le lendemain matin, Harry fut de nouveau réveillé par les mouvements de sa femme sortant du lit. Il se tourna sur le dos et songea à la journée de la veille. La bénédiction de Ginny, la matinée avec Lily, la réaction de Molly, les interrogations d'Albus… Puis sa discussion avec Draco. Dray… Harry eut un sourire à la simple pensée de ce surnom. Il avait fait fort sur ce coup-là. L'homme lui avait promis des représailles… Arf, il verrait bien… Ensuite, il y avait eu la discussion avec Albus, qui s'était mieux passée que tout ce qu'il aurait pu espérer. Déconcertant. C'était le mot qu'avait utilisé Ginny, mais c'était tellement ça, en fait. Enfin, il y avait eu la soirée chez ses beaux-parents. Albus avait à nouveau raconté ses premières journées au Manoir, tout en guettant les réactions de sa grand-mère, lui envoyant souvent des sourires pour la rassurer. Cet enfant était un ange. Arthur et Molly avaient, bien sûr, bien ri devant l'épisode du Rictusempra… La discussion s'était ensuite transformée en un débat « pour ou contre les baguettes avant Poudlard ? » Puis, pendant le café, Arthur leur avait narré quelques anecdotes concernant son travail au Ministère. En tant que chef du Département de la justice magique depuis plus de douze ans, il en avait des choses à raconter ! Enfin, ils avaient pris congé des deux Weasley pour aller se coucher. Ginny l'avait questionné sur sa discussion avec Albus et ils s'étaient endormis… Après cette rétrospection, le sorcier s'étira et décida de se lever.
— Je t'ai réveillé ?
Harry haussa les épaules devant la question un peu idiote de sa femme. Celle-ci lui servit sa tasse de café, alors qu'il s'asseyait à table. L'homme avala quelques gorgées.
— Tu as pensé à la lettre pour James, hier ?
Ginny leva les yeux au plafond.
— Oui. Je l'ai même envoyée dans la matinée, répondit-elle, irritée.
Il leva les mains en signe de paix.
— C'était juste pour être sûr. Je sais que ton travail est assez prenant, c'est tout. D'ailleurs, elle s'est bien passé ta journée d'hier ?
La main de Ginny se crispa sur son journal. Elle ne voulait pas aborder ce sujet.
— Ça s'est plutôt bien passé.
Harry fronça les sourcils.
— Et c'est tout ?
Il soupira.
— Qu'est-ce qui s'est passé, Gin' ?
— Pourquoi tu me poses la question ?
L'homme plongea son regard dans celui de sa femme.
— Parce que je te connais, Gin'. Et je sais très bien que tu essayes de me cacher quelque chose…
La rousse rompit le contact visuel avant de soupirer à son tour. Son mari était vraiment trop perspicace pour elle.
— Matt est revenu, hier.
— Oh. Il va bien ? s'inquiéta le brun.
— Oui oui, le rassura-t-elle. Mais il n'est pas revenu les mains vides…
— Oh non, Gin', ne me dis pas…
Ginny coupa court aux paroles de son mari, en se levant brusquement.
— Si, Harry. J'ai recommencé, ne t'en déplaise ! Tu vois comment tu lis en moi comme dans un livre ouvert ? Ben dans le cadre de mon travail, ce n'est vraiment pas bon. Je ne sais pas ce qu'il y avait dans le dossier que Matt m'a apporté, mais apparemment, je ne voulais pas que tu le saches. Je suis faible face à toi, la preuve !
Harry regarda sa femme en colère.
— Excuse-moi de m'inquiéter pour toi, de ne pas vouloir que tu finisses à Ste Mangouste, répliqua-t-il alors d'une voix calme, mais froide.
— Je vais me préparer, lança alors Ginny afin de pouvoir disparaître dans la salle de bain.
Elle ferma la porte et se laissa glisser le long de celle-ci, en larmes. Elle n'aimait pas se prendre la tête avec son mari, surtout qu'elle comprenait parfaitement pourquoi il réagissait ainsi. Mais les risques étaient pratiquement nuls, vu qu'elle était consentante, donc n'opposait aucune résistance face au sortilège. Et Matthew était un sorcier expérimenté. Elle savait qu'elle avait raison, mais face à Harry et ses inquiétudes, elle n'était tout simplement pas assez forte. Ginny laissa ses larmes couler encore un peu, puis se redressa en s'essuyant avec ses manches avant de s'approcher du lavabo. Il fallait qu'elle efface tout ça et qu'elle finisse de se préparer pour aller travailler.
Resté dans la cuisine, Harry tremblait de rage. Il ne comprenait tout simplement pas comment Ginny pouvait faire passer son travail avant sa santé. Cet ordre des priorités lui était inconcevable. Sa colère s'évapora alors qu'un souvenir lui revenait en tête à cette réflexion. Un sourire vint même à apparaître sur ses lèvres alors qu'il se rappelait Hermione lors de leur première année : « On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés. » Sa colère envolée, Harry entreprit de terminer sa tasse de café avant de se lever pour aller toquer à la porte de la salle de bain.
Toutes traces de pleurs effacées et fin prête, Ginny daigna ouvrir lorsque les coups résonnèrent dans la petite pièce. L'homme l'attrapa alors dans ses bras.
— Je suis désolée, Gin'. Je n'aime pas te voir pleurer. J'ai juste peur pour toi…
— Je sais, Harry, je sais… fit-elle en le serrant également contre elle. Allez, va falloir que j'y aille.
Harry la relâcha en réalisant qu'elle avait raison. La femme attrapa sa veste, enfila ses chaussures et attrapa la Gazette qu'elle n'avait pas fini de lire.
— J'espère que Matthew sait ce qu'il fait… déclara alors son mari.
— Moi aussi, souffla-t-elle. Apparemment, je lui ai donné carte blanche et aucune limite de temps. Et je ne sais par quel miracle, Dawn se retrouve à travailler avec lui sur cette affaire.
— Bah, il était temps que tu la laisses enfin faire ses preuves sur le terrain.
Ginny observa son mari en fronçant les sourcils. Pourquoi lui répétaient-ils tous cela ? Elle le prit une dernière fois dans ses bras et entra dans les flammes vertes qui n'attendaient plus qu'elle.
— À ce soir, Harry. Oh, et essaye d'inviter Malfoy à manger !
— J'essaierai. Bisous, Gin'.
Et la femme disparut.
En retournant dans la cuisine, Harry aperçut ses deux enfants assis en bas des marches.
— Ben, qu'est-ce que vous faites là ? Pourquoi ne pas avoir fait câlin à maman avant qu'elle parte ?
Albus n'eut pas le temps de répondre à son père que Lily demandait :
— Pourquoi elle a pleuré, maman ?
Ah. Ça faisait un moment déjà qu'ils étaient là, alors…
Harry essaya de lui expliquer :
— Rien. Elle s'est encore fait jeter un sortilège d'oubliettes, et papa n'aime pas ça. Il a peur que ça ait des conséquences graves sur la santé de maman, tu comprends ?
La fillette grimaça.
— Ce n'est pas grave si tu ne comprends pas tout. Papa est juste inquiet quand maman fait certaines choses, et parfois ça met maman en colère. Et quand maman est en colère, plutôt que de faire des dégâts matériels ou de grosses crises, elle préfère pleurer. Tu comprends mieux, comme ça ?
Cette fois-ci, Lily acquiesça puis tendit les bras pour que son père la prenne dans les siens.
— Allez, mauvaise troupe ! Allons préparer vos petits-déjeuners !
Harry déposa Lily sur sa chaise et mit leur lait à chauffer. Albus demanda à son père de lui expliquer les sorts qu'il utilisait dans la cuisine, ce que l'homme fit volontiers. Harry se servit un autre café et s'installa avec ses enfants.
— Papa ? On va faire quoi, aujourd'hui ?
— Ah ah, ma chérie ! Si je te dis que nous sommes le 17, aujourd'hui, nous serons le combien, après-demain ?
— Euh…
Harry sourit devant sa fille en train de faire des trucs bizarres avec ses doigts.
— Alors, après-demain, ça fait quoi sur tes doigts ? Il y a aujourd'hui, demain et après-demain.
Lily montra trois doigts.
— Très bien. Si tu comptes de un à neuf, ça donne quoi ?
La fillette récita ses chiffres, comme demandé par son père. Il lui indiqua son premier doigt.
— Donc, si celui-là, c'est le sept, celui-là, c'est…
— Huit !
— Et…
— Neuf !
— Bien. Et si tu mets dix devant, maintenant, ça donne quoi ? Dix-sept, Dix-hu…
— Dix-huit, dix-neuf !
— Très bien, ma chérie. Et tu te rappelles ce qu'il y a le 19 septembre ?
— Oui ! C'est l'anniversaire de tante Hermione !
— Bravo ! Donc, aujourd'hui, toi et moi, on va lui préparer son cadeau, d'accord ?
— Oh oui ! répondit Lily, tout excitée.
Albus secoua la tête devant cette scène entre son père et sa sœur. Harry sourit en voyant la réaction de son fils. Oubliait-il qu'il était passé par cette étape-là, lui aussi ? Ah, les enfants…
— Et toi, Albus, tu as pensé à lui préparer quelque chose, à ta tante ?
Le garçon haussa les épaules.
— Pensé : oui. Réalisé : pas encore. Je vais lui écrire un poème.
— Oh, c'est une très bonne idée. Je suis sûr que ça lui plaira.
Albus sourit, ravi que son idée plaise à son père.
— Et toi, tu as une idée de ce que vous allez faire ?
— Hum… Du bricolage, sans doute. T'en penses quoi, ma puce ?
— Comme tu voudras, papa !
Harry ébouriffa les cheveux de sa fille, amusé.
— On ira à la bibliothèque après t'avoir déposé. D'ailleurs, tu veux que je te prenne un livre ?
— Non, c'est bon. J'ai deux gros pavés à lire, dans ma chambre…
L'homme acquiesça. Il avait oublié ce « détail ».
— Comme ça, on regardera ce qu'il y a dans les livres et on choisira tous les deux ce qu'on va faire. Après, il faudra qu'on aille acheter le matériel nécessaire… Ce matin ou cet après-midi, tout dépendra du temps qu'on va mettre à faire notre choix. Bref, tu as compris. Pour l'heure, il est temps d'aller vous préparer ! déclara-t-il en constatant leurs bols vides.
-x-
Au Manoir Malfoy, Scorpius ne tenait plus en place, sous l'œil exaspéré de son père qui lisait sa Gazette. Lui aussi appréhendait la réaction du petit brun, mais cela valait-il toute cette agitation ?
— Scorpius, calme-toi !
— Mais… Et si personne ne venait ? Si Albus n'avait tout simplement plus envie de remettre les pieds ici ?
— Ce que je t'ai dit hier tient toujours, tu sais ? Tu n'auras ta réponse que lorsqu'il sera l'heure, alors calme-toi ! Tu n'as rien à lire pour t'occuper l'esprit ?
L'enfant se planta devant son père.
— Papa ! Et toi, comment tu fais pour réussir à lire ? Moi, je suis beaucoup trop stressé pour réussir à penser à autre chose !
Draco plia son journal et attrapa son fils pour le mettre sur ses genoux.
— La différence entre toi et moi, mon fils, c'est que moi, j'ai appris à être patient… Et aussi à ne pas montrer mes émotions. À ton âge, avec l'éducation que m'a donnée ton grand-père, je devais déjà être capable de me forger un masque. Du coup, quand j'étais stressé, je n'en montrais rien…
— Oui, mais j'ai pas été élevé de la même façon que toi.
— Et tu le regrettes ?
L'enfant secoua vivement la tête de façon négative.
— Non !
— Ouf ! Tu m'as fait peur, fit Draco en portant une main à son cœur.
Il sourit à son fils.
— Il te faudra quand même apprendre à être patient. Chaque chose vient à point à qui sait attendre. Tiens, d'ailleurs, je crois avoir entendu la cheminée s'activer.
Et là, Scorpius se figea sur ses genoux. Draco soupira.
— Scorp'… Tu me laisses me lever, ou je dois te porter ?
Ah non, il n'était plus un bébé ! Il descendit donc des genoux de son paternel. Celui-ci lui prit la main et le tira à sa suite pour aller saluer ses invités. Draco fut soulagé en apercevant Harry avec ses deux enfants. Il ressentit cependant la main de son fils serrer la sienne. Il n'était pas encore rassuré, apparemment.
Le regard que lui jeta l'homme blond éclaira tout de suite Harry sur la situation. Il posa sa main sur l'épaule de son fils. Celui-ci releva aussitôt son regard vers lui. Harry lui indiqua alors Scorpius du regard, et Albus comprit le message. Son ami redoutait sa réaction suite à ce qu'il avait appris de son père la veille. Il se devait d'aller le rassurer.
Draco fut à nouveau étonné par la complicité du père avec son fils et la façon qu'ils avaient de se comprendre en un regard. Il vit alors Albus leur faire un sourire. Voilà, c'est tout ce dont avait besoin son fils pour être rassuré. Le garçon lui lâcha la main et alla dire bonjour aux Potter. Harry releva la tête vers lui et le sorcier lui fit un signe de reconnaissance avant de s'approcher à son tour.
— Bonjour Draco, tu vas bien ?
— Très bien, et vous ?
— Bien, comme tu peux le constater. Bon, on va vous laisser…
— Ok. À ce midi, Harry. Allons-y, les enfants.
Draco prit la direction de sa salle de Potions, accompagné des garçons, tandis qu'Harry et Lily retournaient chez eux, la bibliothèque se trouvant dans leur quartier.
Et voilà... On se retrouve le lundi 18, ok ? Gros bisous à toutes !
