Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !

Bêta-lectrice : Chapitre 100% validé par Seyuki Arkane (merci à toi, ma Seyu' !)


Note : I'm back ^^ J'ai dévoré des dizaines et des dizaines de fic' pendant ma semaine de repos =D Bref, je suis bien contente d'être de retour. Je remercie celles qui m'ont laissé un petit mot. Et merci aussi à celles qui continuent de me lire et bienvenue à celles qui me découvrent. Et à toutes : bonne lecture !


Chapitre 25

En sortant de la pièce, Draco félicita les enfants pour leur attention et leur vitesse d'assimilation. Il se rendait compte qu'Harry avait peut-être raison. Lui qui venait de milieu moldu, s'il avait pu bénéficier de tels cours, peut-être n'aurait-il pas été si nul en Potions. Et le stress n'aidait pas ; or son parrain avait fait vivre un enfer au Gryffondor. La preuve : ses notes s'étaient considérablement améliorées lorsqu'ils avaient eu Slughorn. Harry faisait même partie des meilleurs de leur année. L'homme soupira et replaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Albus et Scorpius, derrière lui, parlaient des Maisons de Poudlard. Il avait aperçu quelques regards un peu « ailleurs » du jeune brun pendant les heures qui venaient de passer. Le garçon avait bu ses paroles concernant le cours, mais parfois son regard s'était fait vide… Il ne pouvait pas lui en vouloir, donc il faisait celui qui n'avait rien remarqué.

Quand ils pénétrèrent dans le salon, Harry et Lily y étaient déjà à les attendre. Draco se rendait compte qu'il avait été un peu injuste avec le brun, la veille, lorsqu'il lui avait reproché son retard. À part celui volontaire de leur premier entretien, Harry avait toujours été très ponctuel sur ses horaires. Il aurait dû se douter que quelque chose s'était passé, au lieu de rabaisser l'homme comme il l'avait fait. Il n'avait pas voulu se faire mal voir par Markov… Fichue fierté ! Il faisait un bien piètre ami…

Le sourire que lui envoya Harry chassa toutes pensées négatives. Cet homme, malgré tout ce qu'il avait vécu, avait le cœur sur la main. Et la façon dont il avait mené la discussion, la veille, lui indiquait qu'il savait également faire la part des choses et garder les pieds sur Terre.

— Alors, ces cours ? s'enquit Harry.

— Nos fils sont des élèves exemplaires, que veux-tu que j'ajoute à cela ? répondit-il en regardant les enfants qui souriaient devant le compliment.

— C'est vrai. En tant que professeurs, nous sommes plutôt chanceux.

L'homme brun passa une main dans les cheveux de son fils. Celui-ci lui envoya un regard noir. Apparemment, il n'appréciait pas ce genre de marque d'affection de la part de son père. Draco se mit à rire. Ce qu'il pouvait le comprendre ! Personne n'avait le droit de toucher à ses cheveux de cette façon… Personne, et pourtant Harry s'était permis de le faire. Ça et son surnom ridicule… Bon ok, il ne le trouvait pas si ridicule que ça, pour être honnête. C'est juste qu'il n'y était pas habitué.

Le rire du blond amusa Harry et fit sourire Scorpius. Il était vraiment content de son nouveau planning. Non seulement il avait désormais un ami, mais, en plus, il n'avait jamais vu son père comme ça. Il avait l'air heureux… Si on ne le lui avait pas dit, jamais il n'aurait deviné que les deux adultes se détestaient lorsqu'ils étaient encore à l'école. Ils avaient l'air si proches… Peut-être parce que c'était la première fois que son père semblait avoir un ami. Il regarda Albus. Lui aussi observait leurs pères. Il lui attrapa alors la main, ce qui surprit l'autre garçon qui se tourna vers lui. Devant le sourire et le regard pétillant de Scorpius, Albus ne put que sourire à son tour serrant doucement la main du blond.

— Bon. Tu m'offres le café après manger, Harry ?

— Ça marche. À tout à l'heure, alors. Bon appétit à vous deux.

Son regard passa de Draco à Scorpius. Son sourire s'étira à nouveau quand il vit les mains liées. Albus s'en rendit compte. Il lâcha alors l'autre garçon en rougissant. Harry secoua la tête. Pourquoi son fils avait-il eu une telle réaction ? Il n'avait pas à avoir honte de tenir la main de son ami, surtout à leur âge. Il soupira puis activa le réseau de cheminées. Lily, qui s'était faite très discrète, fit un au revoir de la main aux deux blonds, juste avant de disparaître pour retourner chez eux.

-x-

Harry venait de terminer la vaisselle quand il entendit des exclamations dans son salon. Ce devait être les Malfoy qui venaient d'arriver ; l'apparition de Draco dans sa cuisine le lui confirma. Il mit le café à chauffer tandis que le blond s'installait à table. Harry eut un sourire en se rendant compte que l'autre homme avait l'air d'être à l'aise, vu comment il se comportait comme s'il était chez lui.

— Ça va ? fit Harry pour lancer la conversation, tout en sortant la vaisselle nécessaire pour le café.

Draco observait le brun, accoudé sur la table, en souriant d'un air distrait.

— Ça n'a pas changé depuis tout à l'heure.

— Papa, je peux monter dans ma chambre avec Scorpius ? demanda Albus qui venait de passer dans la cuisine avec l'autre garçon.

Harry acquiesça.

— Faites attention dans l'escalier.

Albus acquiesça et glissa à Scorpius :

— Ça, on va finir par le savoir.

La réplique amusa le blond. À peine étaient-ils sortis de la pièce qu'Harry rappela son fils. Celui-ci se retourna.

— Oui, papa ?

— Que fait ta sœur ?

Le garçon jeta un œil dans le salon et grimaça en voyant qu'elle n'y était pas.

— Je ne sais pas. Elle n'est pas dans le salon.

— D'accord. Lily ? cria-t-il, faisant sursauter Draco.

— Oui ?

La petite voix venait apparemment de la salle à manger. Harry secoua la tête et indiqua à Albus qu'il pouvait y aller.

— Ça t'embête de prendre le café dans la salle ?

Draco secoua négativement la tête et se leva. Il aida même l'autre homme à transporter les affaires dans l'autre pièce. Rangeant sa baguette après avoir déposé le service à café sur la table, il sourit en apercevant la petite tête rousse au-dessus d'un grand sac en papier.

— Lily, ma puce, combien de fois devrai-je te dire qu'il est interdit de se mettre debout sur les chaises ?

La fillette fit une moue à son père avant de se mettre à genoux sur sa chaise. Harry leva les yeux au plafond en secouant la tête.

— Ce n'est pas beaucoup mieux, tu sais…

— Oui, mais papa, je peux pas voir sinon !

Harry regarda son invité.

— Tu peux te servir, si tu veux.

Il lui indiqua la cafetière avant de reporter son attention sur sa fille. Il s'approcha d'elle, la prit dans ses bras et l'embrassa avant de la poser au sol. Lily allait répliquer quand elle vit son père mettre le sac au sol.

— Tu n'as qu'à sortir les affaires pour les mettre sur la table, d'accord ?

La petite rousse le regarda avec un gros sourire tout en secouant la tête de haut en bas. Harry lui ébouriffa les cheveux.

— Décidément, tu aimes faire ça ?

Il reporta son attention sur Draco, tout en s'installant à table.

— De ?

— Ébouriffer les cheveux des autres.

Harry fit un grand sourire.

— Faut croire. En général, les gens boudent quand je leur fais parce que ça les décoiffe. J'adore quand on me le fait, moi. Je trouve ça très agréable… Donc je suis sûr que vous n'êtes qu'une bande de rabat-joie, en fait. Que vous râlez pour la forme alors que vous appréciez la caresse.

— Je peux t'assurer que ce n'est pas le cas pour moi. J'ai une sainte horreur qu'on touche à mes cheveux ! démentit le blond.

— Heureusement que tu me le dis, je ne m'en étais pas rendu compte ! fit l'autre en riant.

— Vas-y, moque-toi, je ne te dirai rien… ronchonna alors Draco.

— Oh, si tu ne dis rien, ce n'est pas drôle. Aïe !

Son vis-à-vis venait de lui mettre un coup de pied sous la table. Harry se baissa pour se masser le tibia.

— Franchement, Malf…

L'homme soupira avant de reprendre.

— Draco, tu aurais pu y aller plus doucement. Je ne t'ai pas frappé, moi, de ce que j'en sais !

— Euh… Tu parles récemment ou dans l'absolu ? Parce que sinon : non, tu ne m'as jamais frappé, mais je pense qu'un certain sortilège que tu m'as lancé m'a été plus douloureux qu'un simple coup de pied...

Devant la tête que faisait désormais l'autre sorcier, Draco se mordit la langue en se maudissant d'avoir parlé sans réfléchir.

— Désolé.

La voix d'Harry était basse et lorsqu'il releva la tête vers lui, il vit que la culpabilité de son acte lui avait peut-être fait encore plus mal qu'à lui qui s'était reçu ledit sortilège.

— Non, c'est moi. Je n'aurais pas dû parler de ça.

Il détourna le regard vers la petite. Il fronça les sourcils.

— Qu'est-ce qu'elle fait ? Qu'est-ce que c'est ?

Harry garda le silence tout en observant le blond. N'obtenant pas de réponses à ses questions, Draco reporta son attention sur lui. Leurs regards se croisèrent puis Harry détourna le sien. Le blond déglutit et baissa son regard. Apercevant sa tasse de café, il la porta à ses lèvres.

— Je… Je n'avais encore jamais eu l'occasion de te dire que j'étais désolée d'avoir fait ça.

Draco releva la tête vers lui. Harry soupira et décida d'affronter son regard.

— Je te demande de bien vouloir m'excuser pour ce que je t'ai fait.

Le blond ferma les yeux et repartit plus de dix-huit ans en arrière. Il revivait la scène comme si c'était hier. Il avait craqué. Encore. Sauf que cette fois, Mimi n'avait pas été la seule témoin de ses larmes, de sa faiblesse. Potter était là, figé, à l'observer. Alors, il avait attaqué. C'était la seule défense qu'il connaissait. Et alors qu'il s'apprêtait à lui lancer un Impardonnable, le brun lui avait lancé un sortilège qu'il ne connaissait pas. Il s'était aussitôt senti transpercé de part en part, comme s'il se prenait une multitude de sortilèges de découpe en même temps. Il avait cru qu'il y resterait… Cela lui avait alors semblé être une perspective plutôt agréable : cette douleur physique lui avait paru moindre, comparée à ce qu'il vivait jour après jour depuis l'été qui avait précédé. Mais il avait été sauvé…

Il sursauta en sentant une prise chaude sur sa main. Il ouvrit les yeux et essaya de se dégager, mais Harry semblait en avoir décidé autrement.

En effet, le brun avait bien compris, à l'instant même où Draco avait fermé les yeux, que celui-ci allait revivre la scène des toilettes. Il s'était alors levé pour contourner la table et s'était assis à ses côtés, avant de lui prendre la main.

Les yeux qui se portèrent sur lui, lorsque le blond sortit de son souvenir, lui firent un coup dans la poitrine. Ceux-ci étaient embués. Draco semblait perdu, effrayé. Harry se mordit l'intérieur de la joue, ne sachant pas trop quoi faire. Il leva une main pour lui caresser la joue, mais s'arrêta en chemin. Ce geste lui semblait trop intime.

— Draco ? souffla-t-il alors doucement. Ça va aller ?

Le blond avait surpris le geste qu'avait failli faire l'autre homme. Il se sentait faible face à Harry. Encore. Il se demandait si, finalement, c'était une si bonne idée de le côtoyer. Après tout, il le faisait se replonger dans ce passé qu'il ne demandait qu'à oublier, à effacer. Que lui avait dit le brun, déjà ? Qu'ils devraient en passer par là, mettre tout à plat pour pouvoir être véritablement amis… En avait-il vraiment envie ? Il ne connaissait que bien trop la réponse, et le réconfort que lui apportait cette main sur la sienne en était la preuve.

Il acquiesça. Harry lui sourit.

— Tu te souviens de l'emplacement de la salle de bain ?

Draco acquiesça à nouveau et se leva pour se rendre dans la pièce d'eau. Harry suivit sa progression du regard.

— Papa ?

Il se retourna vers sa fille.

— Oui, ma puce ?

— Qu'est-ce qu'il a, Draco ?

Harry sourit doucement. Elle vint vers lui.

— Il a repensé à un truc triste.

— Et toi, tu sais ce que c'est ? lui demanda Lily avec justesse.

Il l'aida à s'asseoir sur ses genoux avant d'acquiescer.

— Et ça te rend pas triste, toi ?

Harry regarda sa fille, surpris par la question.

— Si, un peu.

Lily lui fit alors un gros câlin. Quelque chose dans sa poitrine lui fit à nouveau mal. Qui avait consolé Draco quand il n'allait pas bien ? Lui, il avait toujours pu compter sur ses meilleurs amis et sur les membres de l'Ordre qu'il avait considérés comme sa famille, à l'époque. Mais… et Draco ?


Voilà ! J'espère que ça vous a plu... Oui ? Non ? Bof ? Dans tous les cas, la suite vendredi prochain ! =)