Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Bêta-lectrice : Chapitre partiellement approuvé par Seyuki Arkane (la première version) - Merci !
Note : Désolée du retard, encore ! Je n'ai fait relire mon chapitre qu'hier soir très tard, et Seyu m'a fait remarqué que quelque chose clochait. J'ai donc dû réécrire une petite partie aujourd'hui... Et j'attendais qu'elle se co' pour qu'elle me donne son avis sur la nouvelle version, mais il commence à se faire tard et elle n'est toujours pas là, et je ne peux décemment pas vous laisser dans l'attente plus longtemps sans pouvoir vous prévenir de la situation. Donc voilà le nouveau chapitre. Un nouveau personnage auquel je n'avais pas pensé avant y fait son apparition. J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture ! (Ah, et merci pour toutes vos reviews ! J'ai été gâtée :) )
Chapitre 26
Draco se contempla dans le miroir de la salle de bain après s'être rafraîchi le visage. Il avait l'impression qu'Harry arrivait à faire tomber toutes ses barrières et cela le déstabilisait au plus haut point. Il n'avait jamais su être quelqu'un de simplement « normal » auprès du brun. Il fallait vraiment qu'il se ressaisisse… mais sa mémoire ne le laissait pas en paix. Le Sauveur lui avait même présenté ses excuses ! Draco serra les poings. Pourquoi avait-il fallu qu'il amène ce sujet sur le tapis ? Pourquoi n'avait-il pas été fichu de fermer sa putain de bouche !? Il se vit secouer la tête avant de détourner son regard de son reflet. Harry allait s'inquiéter s'il prenait trop de temps dans la petite pièce. Il soupira en ouvrant la porte. C'était si bizarre de penser ce genre de chose à propos de l'autre sorcier. Potter s'inquiéter pour un Malfoy… Qui aurait pu le croire ? Et il savait que la réciproque était vraie.
La vision qui s'offrit à lui quand il retourna dans la salle à manger lui arracha un sourire attendri. Lily était assise sur les genoux de son père et ces deux-là se serraient fort l'un dans les bras de l'autre.
La fillette relâcha son père quand elle entendit l'autre homme revenir dans la pièce. Harry desserra alors son étreinte et tourna son visage vers le blond et fut surpris par le sourire qu'il affichait.
Lily les étonna alors tous les deux lorsqu'elle proposa :
— T'es plus triste, Draco ? Je peux te faire un gros câlin comme à papa, sinon, si tu veux !
Le blond n'eut pas le temps de répondre que déjà Harry s'était levé et approché de lui en disant :
— C'est une bonne idée, ma puce.
Et la jeune fille s'accrocha au cou de Draco, l'obligeant à la prendre dans ses bras, sous le regard amusé du brun. Elle en profita même pour lui faire un bisou sur la joue – ce qui fit légèrement rougir le sorcier, pas du tout habitué à ce genre de traitement –, avant de le serrer fort contre elle. Elle resta ainsi quelques dizaines de secondes avant de desserrer son étreinte.
— Tu vas mieux ? lui demanda Lily.
Draco ne put que sourire en acquiesçant.
— Bien mieux. Merci princesse.
La fillette se pelotonna contre le torse de l'homme pour ne pas qu'il remarque ses joues rouges. Rougeurs qui n'échappèrent pas à celui qui observait la scène. Harry sourit et ne put s'empêcher de trouver sa fille vraiment adorable.
— Alors, princesse, tu peux m'expliquer ce que c'est ?
Draco désigna la table du menton.
— Oh, ça, c'est ce qu'on a acheté ce matin avec papa pour faire le cadeau de tante Hermione.
— Pour tante Hermione ? Et pourquoi devez-vous lui faire un cadeau ?
— Bah, parce que c'est son anniversaire après-demain ! Hein oui, papa ?
Le blond se mit à rire devant la réaction de Lily. Non, mais quelle honte, il ne savait même pas que c'était l'anniversaire de « tante Hermione » dans trois jours ! Il se tourna alors vers Harry et vit qu'il était tout aussi amusé que lui par rapport au comportement de sa fille.
— Oui, ma puce. Draco, comment as-tu pu oublier ça, voyons !
Lily regarda alternativement les deux adultes, ne comprenant pas ce qu'il y avait de drôle dans ce qu'ils avaient dit. Au moins, ils n'étaient plus tristes, c'était déjà ça.
— Et donc, qu'est-ce que vous allez lui faire ? demanda le sorcier, intrigué par les tubes en métal.
— On va lui faire un… une… euh… Ça s'appelle comment, déjà, papa ?
— Un carillon.
— Ah oui, c'est ça ! On va lui faire un carillon ! On va le construire entièrement nous-mêmes, même que ça va être trop beau ! se vanta la fillette en souriant de toutes ses dents – ou presque.
Devant le regard plus que perdu de Draco, Harry entreprit de lui expliquer la situation.
— C'est du bricolage moldu, si tu veux. Ce matin, nous sommes allés à la bibliothèque avec Lily pour déterminer ce qu'on offrirait à Hermione, et on s'est tous les deux mis d'accord sur cette idée dès qu'on l'a vue dans l'un des livres.
— Mais c'est quoi, en fait, un carillon ? interrogea le blond, en hésitant sur le dernier mot.
Harry lui répondit par un sourire énigmatique et coupa sa fille qui était prête à répondre à la question de l'autre sorcier.
— Chut ! Lily.
— Mais… pourquoi ? fit la petite, les sourcils froncés par l'incompréhension.
— Parce que comme ça, on montrera notre carillon à Draco une fois qu'il sera fini, d'accord ? Il aura la surprise !
— Ah oui, ce sera trop bien !
La jeune fille frappa des mains, franchement emballée par cette idée.
— Mais… intervint Draco, un peu dépité.
— Non, non, Draco ! Avec papa, on te dira rien, c'est secret !
L'homme fit la moue et rendit sa fille à son père, affichant un air boudeur. Les deux autres éclatèrent de rire. Draco continua sa comédie en s'asseyant les bras croisés. Harry secoua la tête devant le jeu puéril de l'autre homme.
— Lily, tu vois à quoi tu ressembles quand tu boudes ?
Draco se releva la bouche ouverte, outré de voir à quel point le brun se moquait de lui. Cette expression finit d'achever Harry qui eut les larmes aux yeux tellement il riait, tentant pourtant de se contenir dans le cou de sa fille. Le rire étant communicatif, Lily se mit à rire aussi plus fort, et Draco finit par soupirer avant de sourire à son tour.
L'homme se rassit, en attendant que le père et sa fille se calment. Il regarda les différents objets qui couvraient une partie de la table, se demandant vraiment ce que pouvait être un « carillon ».
Harry imita Draco en se réinstallant sur sa chaise avec Lily sur ses genoux. Lorsque son rire cessa, il repensa à la requête de sa femme.
— Au fait, Ginny m'a demandé de t'inviter à manger.
Draco avait déjà refusé l'invitation deux jours plus tôt. La sorcière ne lâcherait apparemment pas l'affaire.
— Je suppose qu'elle insistera jusqu'à ce que j'accepte ?
Harry lui sourit en hochant la tête positivement.
— Tu supposes bien. Alors ?
— Quand ?
Draco acceptait ? Harry sourit. Lily s'agita et il la lâcha, ce qui permit à la jeune fille de descendre des genoux de son père. La conversation ne l'intéressait pas, donc autant aller jouer à la poupée en attendant de pouvoir commencer le cadeau.
— Euh… Ce soir ?
— T'es sérieux ?
Harry le prenait vraiment de court, là. En même temps, il n'avait pas vraiment grand-chose de prévu les soirs de semaine.
— Ben… Disons que c'est ce qui m'arrange le plus, perso. Ce week-end, tu as compris qu'on était déjà pris par la famille. Demain soir, ben, je rentrerai de cours et il faudra que j'aille chercher Lily et tout ça, alors qu'aujourd'hui, je peux préparer le repas tranquillement… Tu veux un autre café ?
Le blond acquiesça à la dernière question avant de réfléchir à la proposition de son ami.
D'un mouvement de baguette, Harry fit disparaître le café qui restait dans leurs tasses afin de les remplir à nouveau avec du frais. Il en tendit une à Draco et prit la sienne.
— Merci.
— De rien. Alors ?
Draco observa l'autre homme qui buvait son café.
— Si j'accepte, est-ce qu'il y aura moyen qu'on puisse se retrouver juste tous les deux ?
— Gné ?
Harry quitta sa tasse du regard pour le reporter sur le blond. Celui-ci passa deux doigts dans son col, un peu mal à l'aise, avant de s'expliquer.
— C'est que nous n'avons pas fini notre conversation de tout à l'heure… Et tu as raison, il y a certaines choses dont nous devons parler.
— Hum. Je pense que Ginny ne s'opposera pas si nous sortons faire un tour dans la rue. Ça te va ?
— Oui. C'est que je n'ai pas vraiment envie de revenir sur le sujet, là, maintenant. Surtout qu'il va falloir que j'aille faire mon cours.
Le brun secoua la tête de haut en bas.
— Je comprends. Donc ça veut dire que tu acceptes ? demanda-t-il avec un sourire.
Draco lui rendit son sourire. Le brun avait le don de réchauffer l'ambiance d'un simple mot, d'un simple geste. Ils avalèrent ensuite leur café avant de se lever ensemble et se rendre dans le salon. Harry se mit en bas des marches et appela les garçons. Il les entendit rapidement descendre l'escalier.
— Draco vous attend pour retourner au Manoir, leur indiqua-t-il.
Tous deux hochèrent la tête et se dirigèrent vers le père du petit blond.
— Oh ! Eh Albus !
— Hum ? fit le garçon en regardant son père.
— Si Draco te demande ce qu'est un carillon, tu ne lui réponds pas, ok ?
— Tsss, entendirent-ils de la part de l'homme dont il était question.
Albus, qui était prêt à interroger son père sur la raison de sa demande, comprit soudain parfaitement la situation.
— D'accord, papa. Je ne dirai rien.
— Merci Al'.
Harry fit un grand sourire à un Draco à la mine renfrognée.
— Bon, allez, allons-y.
L'homme blond se servit dans le pot de poudre de cheminette et activa le réseau. Il entra ensuite dans les flammes vertes avant de se retourner. Les enfants l'imitèrent.
— À plus tard. Travaillez bien ! lança le blond à l'adresse des deux personnes qui restaient dans la pièce, Lily étant assise sur le canapé.
— Merci, vous aussi.
Les trois acquiescèrent et les enfants donnèrent la main à l'adulte avant qu'il ne prononce « Manoir Malfoy », ce qui les fit disparaître.
— Ça y est, on va faire le bricolage, papa ?
— Oui ma puce. Il faut juste que j'envoie un message à maman avant, d'accord ?
La petite acquiesça et retourna dans son monde, le temps que son père lui dise qu'il était prêt.
L'homme alla chercher le nécessaire pour sa correspondance et écrivit un message pour Ginny, lui signalant que Draco et Scorpius partageraient leur table le soir même. Il cacheta le parchemin, rangea son matériel et décida d'aller réveiller Grignote, leur chevêchette. La petite chouette fit cligner plusieurs fois ses gros yeux jaunes avant d'ébouriffer ses plumes. Harry se mit à rire.
— Allez, paresseuse, j'ai du travail pour toi.
Elle hulula et se retourna sur son perchoir, manifestement pas contente que son maître la réveille pour l'insulter. L'homme secoua la tête puis soupira avant de se mettre à doucement caresser les plumes. Grignote hulula à nouveau et tourna sa tête pour observer son maître. Harry comprit qu'il était à moitié pardonné. Il attrapa un morceau de Miam'hibou et le tendit à la chouette qui l'avala aussitôt avec gourmandise. Elle lui fit alors face à nouveau avant de tendre la patte. Harry sourit et la caressa à nouveau avant d'attacher son parchemin qui semblait presque aussi grand qu'elle.
— C'est pour Ginny, d'accord ?
En deux battements d'ailes, Grignote se retrouva sur l'épaule de son maître, en équilibre précaire à cause de son paquetage. L'homme alla à la fenêtre pour l'ouvrir et l'animal prit pleinement son envol.
— Elle est vraiment trop mignonne, Grignote, hein, papa ?
Le père se retourna pour voir la tête de sa fille au-dessus du dossier du canapé.
— Lily, tu ne dois pas…
Il soupira, laissant tomber le reste de sa phrase. Il s'approcha d'elle et l'attrapa dans ses bras.
— Grignote me fait penser à une petite fille rousse de ma connaissance que j'ai actuellement dans mes bras… Elle peut être très capricieuse !
— Ça veut dire quoi ?
— Ça veut dire qu'elle peut tout aussi bien être adorable que faire sa tête de mule, selon ses envies.
— Hey ! Mais suis pas comme ça, moi !
— Oh si, ma chérie, tu l'es !
— Han ! Même pas vrai, d'abord !
Harry s'empêcha de répondre, sinon ça aurait pu durer longtemps… Lily en profita pour relancer son père.
— C'est bon, on peut faire le cadeau, maintenant ?
— Oui ma puce. Tu ranges ta poupée d'abord et je te suis, lui répondit-il en la déposant au sol.
La fillette fit le tour du canapé pour récupérer sa poupée et l'installa en position assise sur son coffre à jouets, avant de se précipiter dans la salle à manger. Lily monta sur la même chaise que plus tôt et Harry s'assit juste à côté d'elle. Il ouvrit le livre qu'ils avaient emprunté, trouva la bonne page, et ils commencèrent ainsi, tous les deux, la confection de l'objet.
Alors ? Vous la trouvez comment Grignote ? Ça ne fait pas trop bizarre de ne la voir que maintenant ?
Sinon, pour savoir son chant et tout ça (même si je n'en parle finalement pas dans le chapitre), j'ai fait des recherches sur les Chevêchettes d'Europe... et elles sont troooooooooooooop mimi ! Et toutes petites ! Vous voyez Coq, le hibou de Ron ? Ben elle est encore plus petite d'au moins 4 cm ! Bref, j'en suis tombée amoureuse.
Voilà, j'espère que ça vous a quand même plu, et que vous me pardonnerez mon retard...
Oh, du coup, je pense que je ne posterai le chapitre 27 que mardi. Je vous souhaite un bon week-end prolongé, avec la Pentecôte ! Bizz !
