Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !
Bêta-lectrice : Seyuki Arkane. Merci pour tes conseils et pour me rassurer comme tu le fais ;-)
Note : Merci encore pour vos reviews, pour celles qui m'en laissent... Et merci à toutes celles qui se font discrètes, mais qui continuent à me suivre, chapitre après chapitre. Bienvenue à celles qui me découvrent. Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 27
Dans le jardin, Draco regardait Albus et son fils s'attaquer à coups de Rictusempra et de Tarentallegra. Ils avaient passé l'après-midi à l'extérieur, profitant du beau temps. L'homme avait montré différentes plantes à ses élèves, leur enseignant comment les entretenir et les caractéristiques spécifiques de chacune. Puis, il avait estimé que les enfants avaient déjà suffisamment bien travaillé dans la journée et leur avait proposé ce jeu, se positionnant en tant qu'arbitre. Il leur avait donné le top départ et les sorts avaient fusé. Draco les annulait à chaque fois que l'un d'eux atteignait sa cible, afin que le duel se poursuive. Il remarqua cependant qu'Albus se fatiguait plus rapidement que Scorpius. Enfin, il se leva et indiqua la fin du jeu. Les garçons s'approchèrent de lui, essoufflés.
— Qui ? demanda simplement Albus, trop épuisé pour formuler la question entièrement.
Scorpius lui caressa le dos en guise de soutien. Draco sourit.
— Le vainqueur est Scorpius !
L'enfant sourit à son père, fier d'avoir remporté la bataille. L'homme passa un bras derrière les épaules du brun et se mit en marche pour rentrer au château, tout en commentant le match auquel il avait assisté.
— Tu te défends bien, Albus. Je pense que vous êtes du même niveau, à peu près, avec Scorpius. La différence, c'est que tu es moins endurant. Tu ne dois pas faire beaucoup de sport, n'est-ce pas ?
Albus secoua négativement la tête. Non, il avait toujours préféré être assis pour lire ou discuter…
— Hum. Ça se ressent. Scorpius vole régulièrement et, mine de rien, ça développe certaines aptitudes sportives. Il s'est donc fatigué moins vite que toi et a su en tirer avantage sur la fin. Allez, rentrons chez toi, comme ça, tu pourras aller prendre une bonne douche. Scorp' ? Ça va, toi ? Tu vas pouvoir attendre qu'on revienne pour prendre la tienne ?
— Oui. Aucun problème, papa.
— Ah, et comme vous n'étiez pas là quand on en a parlé avec ton père… Ce soir, on est invités à venir manger chez vous.
Les deux garçons se regardèrent alors, enchantés par cette perspective.
— Je savais que ça vous ferait plaisir, sourit-il.
Albus avait entendu sa mère demander à son père d'inviter les Malfoy, mais il ne savait pas que c'était chose faite et que le dîner se déroulerait si tôt. Il était content, mais en même temps, ça l'embêtait, car il n'avait pas encore écrit son poème pour sa tante et comptait s'y mettre ce soir. Il secoua la tête. Tant pis, il l'écrirait le lendemain. Il avait encore le temps… et il préférait être avec Scorpius. Il aimait beaucoup son ami, et les réactions du blond lui indiquaient clairement qu'il s'était attaché à lui. Albus se sentait important pour lui et c'était une sensation vraiment très agréable.
-x-
Quand ils arrivèrent au 19 Woodfield Way, une douce mélodie tintait dans le salon.
— Oh, c'est joli… Qu'est-ce que c'est ? demanda Draco au petit brun.
— La musique ?
— Oui.
— Ce doit être le carillon, je suppose, sourit Albus en secouant la tête.
Harry pénétra dans la pièce avec Lily dans ses bras.
— Ah, je savais bien que j'avais entendu la cheminée. Ben, vous êtes tout en sueur, qu'est-ce qui s'est passé ? s'inquiéta-t-il en voyant l'état des deux garçons.
— Ils ont fait un petit match… répondit Draco à la place des enfants.
Harry fronça les sourcils.
— C'est pas censé faire partie de MON programme, ça ?
Le blond ricana.
— On n'est pas à Poudlard non plus, n'est-ce pas ? Je ne suis pas rigide par rapport aux matières. La preuve, ce qu'on a fait cet après-midi concernait aussi bien la botanique que les potions…
Le brun acquiesça. Le blond reprit :
— Sinon, Albus vient de nous dire que cette musique venait du carillon…
— C'est bien ça, acquiesça le sorcier à lunettes.
— Oui ! On a fini, avec papa, et il est encore plus beau que sur la photo ! confirma Lily.
Draco les regarda à tour de rôle.
— Et… on peut voir à quoi ça ressemble, maintenant ?
Les Potter, Albus inclus, sourirent à cette demande. Chacun pouvait lire la curiosité sur le visage des Malfoy. Même s'il ne disait rien, on devinait que Scorpius désirait tout autant voir l'objet que son père.
— Allez, suivez-nous !
Et Harry fit demi-tour pour retourner dans la salle à manger, rapidement suivi des trois autres. Il se plaça de façon à regarder la réaction des deux blonds, et il ne fut pas déçu.
Draco se demandait vraiment comment les tubes en métal et autres accessoires qu'il avait vus sur la table plus tôt pouvaient produire cette musique. Il fut émerveillé par ce qu'il découvrit. Au milieu de la pièce, au-dessus de la table, un objet était maintenu en lévitation.
En haut de celui-ci, des fils s'entrecroisaient à l'intérieur d'un cerceau autour duquel ils pendillaient. À leurs extrémités étaient accrochés les fameux tubes en métal dont la longueur variait de l'un à l'autre.
Du milieu du cercle, pendait un fil différent : celui-ci ne menait pas à un tube, mais à une sorte de grosse bille, puis se poursuivait jusqu'en dessous du plus grand tube. Là, on pouvait y voir un gros et beau papillon. Le tout était parsemé de couleurs lumineuses : des papillons et des cristaux en perles étaient disséminés tout au long des fils.
En bas de l'objet, une mini tornade de vent tournoyait, faisant ainsi bouger les différents éléments. La musique provenait donc de la rencontre entre la grosse bille du milieu avec les tubes en métal.
— Comment ?
Draco ne savait pas vraiment comment formuler sa question.
— En fait, c'est le fait qu'ils soient de longueurs différentes qui donnent à chaque tube un son unique, expliqua Harry, en espérant qu'il s'agissait de l'information recherchée par son ami.
L'homme blond secoua la tête puis détacha enfin son regard de l'instrument.
— Je croyais que c'était un truc moldu que vous deviez faire ?
— C'en est un. Ma puce explique à Draco comment fonctionne un carillon, normalement…
Que son père lui demande d'expliquer alors qu'il aurait pu le faire tout seul fit vraiment plaisir à Lily. Elle se sentit importante, comme ça. Ce fut donc avec plaisir qu'elle s'exécuta :
— Alors c'est facile, il suffit d'accrocher le carillon devant une fenêtre ou une porte… ou alors, le laisser directement dehors. Et quand il y a du vent, eh ben ça fait de la musique !
Et elle secoua la tête vigoureusement de haut en bas, faisant rigoler son père et son frère. La tête de Draco suivit cependant le même mouvement. On ne pouvait pas reprocher aux Moldus de manquer d'imagination, en tout cas.
— Alors, Draco, hein oui qu'on a bien travaillé avec papa ?
— Oui, princesse. C'est magnifique ce que vous avez fait. Je suis sûr que ta tante Hermione sera très contente.
La jeune fille acquiesça à nouveau, tandis qu'Harry et Albus échangeaient un regard. Tous les deux avaient apparemment la même idée, à savoir : ce qu'ils offriraient à Draco et Scorpius pour Noël.
— Bien. On va y aller. On se retrouve à quelle heure ?
— Dix-neuf heures trente, ça ira ?
— Ce sera parfait. Tu viens, Scorpius ?
Le garçon détacha son regard du carillon, sourit à Albus et acquiesça en se tournant vers son père. Tous deux quittèrent la pièce afin de pouvoir rentrer chez eux. Les Potter les suivirent dans le salon et les regardèrent partir. Harry soupira.
— Bien. On peut dire que le carillon a fait sensation…
Ses enfants acquiescèrent, le sourire aux lèvres.
— Je vais prendre une douche, papa, signala Albus avant de se diriger vers l'escalier. Est-ce qu'on doit s'habiller différemment pour ce soir ? préféra-t-il demander avant de commencer à monter.
— Non. Enfin… Évite d'être en pyjama, hein ? le taquina alors son père.
Le garçon sourit en secouant la tête, tout en levant les yeux au plafond, puis entreprit d'aller chercher ses affaires dans sa chambre. Il aurait même le temps de commencer son poème avant que les Malfoy reviennent, finalement.
Harry regarda Albus disparaître dans l'escalier.
— Tu es contente, ma puce ?
La fille lui fit un gros sourire et acquiesça.
— Au moins, on est sûrs qu'Hermione sera contente avec notre cadeau.
— Oui !
— Bon. Papa doit préparer à manger, maintenant. Tu veux m'aider ?
Lily observa alors son père. Il avait l'air sérieux… Elle s'empressa d'acquiescer. Jusqu'à présent, il lui avait toujours dit qu'elle était trop petite !
— Alors, allons-y ! Mais avant toute chose, il faut se laver les mains !
Et Harry déposa Lily au sol pour se diriger ensuite avec elle dans la salle de bain, où la fillette pouvait atteindre le lavabo.
Commença ensuite une longue préparation sous le regard attentif d'Harry qui avait alors la double tâche de faire la cuisine tout en s'occupant de sa fille.
-x-
Ce fut le sourire aux lèvres que les Malfoy, père et fils, arrivèrent dans leur salon. Déjà, la petite musique leur manquait.
— C'est vraiment joli, un carillon… lâcha alors pensivement Scorpius.
Draco ne pouvait qu'être d'accord avec son fils. Il avait bien aimé l'objet et le son qu'il émettait était doux. Bon, il n'imaginait pas non plus avoir à l'entendre à longueur de temps, car ça devait bien finir par prendre la tête... Mais sinon, la mélodie restait vraiment agréable.
— Très. Allez, file prendre ta douche !
Scorpius acquiesça et quitta le salon pour se rendre dans sa chambre. Quelque part, il se sentait triste de ce qu'il venait de voir. Il ne savait pas s'il était vraiment jaloux ou pas, mais en tout cas, ça lui avait fait mal de voir ce que Lily avait créé avec son père, alors que lui n'avait jamais rien fait de tel avec le sien. Il se doutait bien que sa mère n'avait pas vraiment le comportement d'une mère, mais il pensait que son père avait tout fait pour pallier ce manque… Mais il se rendait compte que finalement même son père n'avait pas vraiment joué son rôle non plus. Ou alors était-ce Harry qui était plus proche que les autres parents de ses enfants ?
Lorsque la porte de sa chambre se referma enfin derrière lui, Scorpius se précipita sur son lit pour pleurer dans son oreiller.
Draco soupira après avoir regardé son fils sortir de la pièce. Quelque part, il venait de se prendre une grosse claque de la part des Potter. Il se savait doué dans le maniement des ingrédients pour faire des potions, il connaissait pas mal de sorts, il avait une certaine renommée dans le monde sorcier… mais jamais il n'avait vu ça auparavant. Harry et sa fille avaient transformé tous ces objets en un seul, et c'était juste magnifique. Comment il avait appelé ça, déjà ? Du tricomage ? Draco secoua la tête. Les Moldus n'avaient décidément pas besoin de pouvoirs et de baguette pour réussir à faire de la magie.
L'homme était certes très fier d'être un Sang-pur, mais en même temps, il ne comprenait parfois pas bien son monde… Harry n'était pas le premier sorcier à avoir grandi chez des moldus et pourtant, il était le premier qu'il voyait créer un objet. Pourquoi ?
Il avait entendu parler de choses qui permettaient de se parler à distance, même à l'autre bout du monde, chez les moldus, sans qu'ils aient besoin d'avoir une cheminée raccordée… Alors pourquoi n'en étaient-ils pas capables, chez les sorciers ? Pourquoi les moldus avaient su évoluer et pas eux ? Étaient-ils trop profondément ancrés dans leur traditionalisme, dans leur monde ? Pourquoi aucun sang-mêlé ou né-moldu n'avait fait quoi que ce soit ? Pourquoi Granger, elle qui avait pourtant tellement de connaissances, restait-elle ainsi dans l'ombre ?
L'homme secoua la tête. Il avait tellement de questions dont il ignorait même s'il était possible d'en trouver les réponses… Il regarda sa montre. Bref, il avait d'autres choses à faire plutôt que de rester plongé dans ses pensées qui ne menaient nulle part. Il leva sa baguette et lança le sortilège de localisation…
Car avant toute chose, il devait parler à sa femme.
J'espère que ça vous a plu. Bon, je vous dis à vendredi... mais euh... vous commencez à me connaître, donc : au plus tard, à samedi soir ! En attendant, je vous souhaite une bonne semaine. Bizz bizz !
