Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !

Bêta-lectrice : Seyuki Arkane. Merci ma Seyu' pour l'aide que tu m'apportes. Je t'aime fort.


Note : Près d'une semaine depuis le dernier chapitre... Celui-ci n'apporte pas vraiment grand chose à l'histoire, mais je me voyais mal ne pas l'écrire. Donc, désolée si parfois la fic vous semble un peu "lente" (clin d'oeil à Elorah), mais tous ces petits éléments, ces petits moments de vie me semblent importants. Ils font partie intégrante de mon histoire.
Merci pour vos reviews. Ça fait un moment que je n'y ai pas répondu, mais je les lis avec attention et elles mes font toujours très plaisir. Un gros bisou à toutes mes lectrices. Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 29

Draco trouva Astoria dans le petit salon, debout devant l'une des fenêtres, une de ses mains posée à plat sur l'un des carreaux. L'homme ne put que la trouver magnifique. Un sourire amer se dessina sur ses lèvres alors qu'il repensait à la jeune femme qu'elle était avant que leur fils vienne au monde. Comment cette naissance avait-elle pu la changer à ce point ? Qu'était devenue la femme rayonnante qu'il aimait ? Il soupira, ce qui fit sursauter Astoria. Elle se retourna alors vers lui, intriguée par sa présence. Draco se sentit transpercé par son regard.

— Je suis juste venu te prévenir que Scorpius et moi sortons ce soir, étant donné que tu m'as expliqué, lundi, que tu préférais en être avertie…

La sorcière resta de marbre. Il secoua la tête et fit volteface pour aller se préparer, songeant simplement qu'il n'avait fait que perdre son temps en venant la prévenir.

Astoria ne put que serrer son poing en regardant son mari repartir. Elle n'était pas invitée, bien entendu… Néanmoins, quelque part en son for intérieur résonnait le mot « Merci ».

-x-

Dans sa chambre, Scorpius se réveilla en sursaut. Il jeta un rapide coup d'œil à la pendule murale et soupira de soulagement en constatant qu'il avait encore le temps de se préparer sans être en retard. Il s'était assoupi sans s'en rendre compte…

Il se précipita dans sa salle de bain et retira ses vêtements rapidement avant de se glisser enfin sous le jet de la douche. Il en avait bien besoin. Non seulement à cause de la transpiration liée à son duel avec Albus, mais aussi – et surtout – pour effacer toute trace de larmes. Mais il ne put empêcher ses pensées de vagabonder à nouveau et il songea à sa mère. Scorpius la détestait. Il la détestait de ne pas être une vraie mère, comme les autres, et il la détestait de le faire ainsi douter de son père. Il sentit les larmes ruisseler à nouveau sur ses joues, se mêlant à l'eau de la douche. Ses mots lui avaient fait mal, plus mal que tout ce qu'elle avait pu lui sortir jusque-là. D'ordinaire, elle préférait heureusement jouer la carte de l'indifférence quand elle le croisait. Il inspira profondément et pensa à Albus qui était entré dans sa vie à ce moment-là… Un sourire vint alors fleurir sur ses lèvres, arrêtant ses pleurs par la même occasion. Il offrit une dernière fois son visage au jet qui continuait de couler, avant de couper l'arrivée d'eau…

Vingt minutes plus tard, il entrait dans la cheminée avec son père.

-x-

Harry secoua la tête, amusé.

— Dis, ma puce, c'est de quel côté la gauche ?

— Euh… C'est pas par là ? répondit Lily avec une petite moue.

Son père secoua la tête négativement, tout en arborant un grand sourire. La fillette s'empressa de déplacer les fourchettes qu'elle avait déjà posées sur la table, pour les remettre du bon côté des assiettes. Harry ajouta les cuillères à café et les couteaux. Quand ce fut fait, il rejoignit sa fille et lui posa la main sur la tête, lui ébouriffant un petit peu les cheveux au passage.

— Eh bien, nous avons bien travaillé. Je suis très fier de toi, ma chérie.

La petite acquiesça. L'homme voyait bien que Lily était vraiment contente de sa journée, car ses yeux pétillaient. Par contre, elle n'avait pas pu se reposer… Et entre leur grosse journée et le fait qu'ils étaient rentrés tard la veille au soir, il sentait qu'elle n'allait pas tenir le choc.

— Et si tu allais faire une petite sieste, ma puce ? Je te réveillerai avant qu'ils arrivent.

Lily secoua vigoureusement la tête de gauche à droite.

— Je veux pas louper la réaction de maman quand elle va voir notre beau carillon !

Harry fit glisser ses doigts dans les cheveux de sa fille.

— Je comprends. Va te reposer sur le canapé, alors. Comme ça, tu entendras maman arriver. D'accord ?

— Je suis vraiment obligée ? Je ne suis pas fatiguée, tu sais… fit-elle en faisant une nouvelle moue.

Le sorcier leva les yeux au ciel et attrapa sa fille dans ses bras pour l'emmener dans le salon.

— Je sais, Lily. Mais tu m'as vraiment bien aidé, aujourd'hui, et à un moment ou un autre, la fatigue va quand même finir par te tomber dessus. Tu ne voudrais pas t'endormir en plein milieu du bon repas que nous avons préparé, n'est-ce pas ?

La moue de la petite s'accentua alors qu'elle secouait lentement la tête de gauche à droite. Harry la déposa sur le canapé. Il alla chercher sa poupée et attrapa un plaid avant d'aller en couvrir sa fille. Il lui donna son jouet et l'embrassa doucement.

— Écoute la musique, ma chérie, elle t'aidera à te reposer.

Lily s'installa correctement et ferma les yeux en écoutant le carillon, comme venait de le lui dire son père. Il ne lui en fallut pas plus avant de s'endormir en serrant sa poupée contre elle.

Harry sourit tendrement en voyant sa fille sombrer aussi rapidement. Albus était dans sa chambre ; il l'avait prévenu qu'il allait travailler sur son cadeau pour Hermione. Quant à Ginny, elle ne devrait pas arriver avant un bon quart d'heure minimum. Il pouvait donc profiter de ce laps de temps pour aller se préparer, surtout qu'il imaginait bien sa femme filer à la douche aussitôt qu'elle rentrerait. Quant au repas, il ne lui resterait plus qu'à mettre les différents plats en chauffe, au fur et à mesure.

Ce fut donc assez satisfait de lui-même et de l'enchaînement des évènements qu'il se dirigea vers son armoire pour sélectionner ses vêtements propres avant d'aller s'enfermer dans la salle de bain.

-x-

Ce ne fut que vingt minutes plus tard que la cheminée s'activa pour laisser entrer Ginny chez elle. Elle fut surprise par la musique qui s'élevait dans la maison, s'interrogeant sur sa provenance.

— Salut, Gin'.

Elle sursauta, n'ayant pas remarqué son mari qui venait de sortir de leur chambre. Elle se retourna vers lui et se mordit la lèvre inférieure. Harry était vraiment beau ainsi habillé, et ses cheveux mouillés le rendait vraiment sexy.

— T'es vraiment canon, comme ça… lui lança-t-elle alors, un sourire appréciateur sur les lèvres.

— Merci.

Harry lui sourit en rougissant légèrement, ce qui ne fit qu'accroître davantage son charme. La femme resta rêveusement à le contempler tandis qu'il traversait la pièce. Elle fronça cependant les sourcils en le voyant s'accroupir pour réveiller leur fille.

— Pourquoi ne la laisses-tu pas dormir ? demanda-t-elle, curieuse.

L'homme tourna la tête vers elle et lui décocha un nouveau sourire.

— Parce que je lui ai promis de la réveiller quand tu arriverais, expliqua-t-il, un brin amusé. Lily, ma puce… Maman est là, murmura-t-il alors, tout en caressant doucement les cheveux de sa fille.

Celle-ci eut beaucoup de mal à émerger. Elle ouvrit difficilement les yeux avant de regarder autour d'elle et se redressa d'un coup, quand elle vit sa mère. Cette dernière n'avait pas bougé de devant la cheminée.

— Maman ! cria-t-elle en tendant les bras.

Ginny, le sourire aux lèvres, bougea enfin et s'approcha de sa fille pour la prendre dans ses bras.

— Bonsoir, mon ange, tu vas bien ?

Lily hocha la tête positivement puis se frotta les yeux. Harry se releva et entreprit de replier le plaid afin de le ranger en même temps que la poupée.

— Merci, papa, de m'avoir réveillée, s'exclama l'enfant à l'adresse de son père.

— De rien ma chérie. Je te laisse expliquer la situation à maman.

— Oui, j'avoue être très curieuse… Et c'est quoi, cette musique que j'entends ?

— Justement ! Va dans le salon, maman, et tu comprendras ! expliqua Lily en secouant la tête frénétiquement.

La femme suivit les indications de sa fille et Lily ne put que se réjouir de la voir émerveillée, elle aussi, devant l'objet qu'elle avait fabriqué avec son père.

— Oh, c'est magnifique ! C'est toi qui l'as fait ?

— Oui, avec papa. C'est notre cadeau pour tante Hermione, car c'est son anniversaire, bientôt !

— Oui, c'est vrai. Elle va être contente. Vous avez vraiment fait du bon boulot, avec papa.

Ginny secoua la tête de haut en bas, puis la tourna pour faire un sourire à son mari. Lily ajouta :

— Draco aussi, il m'a dit que c'était trop beau et que tante Hermione sera trop contente.

La femme regarda sa fille qui avait vraiment l'air fière d'elle et il y avait de quoi.

— Hum… Vous êtes sûrs de vouloir l'offrir à Hermione ? Je trouve qu'il est très bien là où il est actuellement, non ?

Harry acquiesça.

— C'est vrai. Je pense qu'on va se lancer dans la production de carillons, avec Lily, vu le succès qu'il a ! Mais désolée, Gin', celui-ci est déjà réservé pour ma meilleure amie. Allez…

L'homme s'approcha pour prendre la jeune fille des bras de sa mère.

— Il est temps que tu files te préparer, car les Malfoy arriveront dans moins d'une demi-heure, maintenant.

Harry éclata de rire devant le visage de Ginny qu'il vit se décomposer. Elle retourna dans le salon retirer veste et chaussures, puis s'éclipsa dans la chambre avant d'aller s'enfermer à son tour dans la salle de bain.

— Une vraie fusée ! clama Harry, ce qui fit rire sa fille.

Il sourit en l'observant.

— Allez, montons dans ta chambre. Toi aussi, tu dois te préparer !

Et Harry s'engagea dans les marches, sa fille toujours dans ses bras.

-x-

Lorsque Ginny déverrouilla enfin la porte de la pièce d'eau, Lily s'y engouffra.

— Oui, mon cœur ? demanda alors sa mère, surprise de la voir arriver dans ses jambes.

— C'est papa, il m'a demandé de te demander si tu pouvais me laver et me coiffer !

— Ok.

La sorcière humidifia un gant de toilette qu'elle tendit ensuite à la petite qui se lava le visage toute seule.

— Fais voir ? vérifia Ginny lorsque sa fille lui redonna le gant de toilette.

La petite tourna la tête pour que sa mère puisse bien voir partout.

— Très bien.

Ginny déposa le gant de toilette sur le lavabo et attrapa la brosse avant de s'installer derrière sa fille. Celle-ci grimaça lorsque sa mère tira sur quelques nœuds.

— Serre les dents, ma chérie. Il faut souffrir pour être belle ! Tu veux quoi ? Des couettes ? Une natte ? Un chignon ?

— Euh… Des couettes !

Ginny se mit à rire. Elle se demanda pourquoi elle avait posé la question, tant la réponse était prévisible. Elle attrapa deux élastiques et attacha les cheveux de sa fille en fonction de la coiffure demandée.

— Voilà, tu es prête. Oh… Peut-être que… commença sa mère de façon conspiratrice.

— Quoi ?

La sorcière se mordit la lèvre inférieure avant d'attraper une bouteille rangée en hauteur.

— Tu veux un peu de mon parfum ?

Ou comment faire plaisir à son enfant facilement… Lily sautilla sur place, tellement contente de pouvoir avoir du parfum de sa maman.

De la cuisine, Harry sourit en entendant l'échange entre la mère et sa fille. Il savait que ces petits moments – où chacune était simplement heureuse de passer du temps avec l'autre – n'avaient pas de prix. Il attrapa le plat principal et le glissa dans le four pour une bonne heure de cuisson. Un coup d'œil à l'horloge lui indiqua qu'il était temps de sortir l'apéritif.

Le sorcier posait les verres sur la table lorsque Ginny le rejoignit, suivie par Lily. Elle observa les mets qui se présentaient sur les plateaux.

— Wow, ça a l'air bien bon tout ça… Tu as réussi à tout préparer en si peu de temps ?

Harry sourit en répondant :

— Lily m'a bien aidé.

La femme sourit à son tour et regarda sa fille :

— Eh bien… Le carillon, le repas… Tu as bien travaillé, aujourd'hui !

— Et j'ai aidé à mettre la table, aussi ! ajouta l'enfant.

— Tu deviens grande, dis donc !

Lily sourit, toute contente. Les lèvres de ses parents s'étirèrent davantage : elle était trop mignonne avec ses couettes et son sourire plein de trous.

— Hum. Sinon, je pensais prendre l'apéritif autour de la table de la cuisine, avant de se rendre ensuite dans la salle à manger, tu en penses quoi ?

La femme haussa les épaules.

— C'est toi qui vois, chef ! Si tu préfères qu'on prenne l'apéritif ici plutôt que dans le salon, ça me convient parfaitement.

Que pouvait-elle répondre d'autre, de toute façon ?

— Ah. Sinon, je demanderai à Draco ce qu'il préfère, t'en penses quoi ?

— Je pense qu'il te répondra comme moi, fit Ginny avec un clin d'œil. Et sinon, Al' est dans sa chambre ?

— Oui, il travaille sur un poème qu'il veut offrir à Hermione.

— Un poème, rien que ça ? J'ai l'impression qu'elle va être gâtée, ma belle-sœur, pour son anniversaire !

Harry acquiesça.

— Je pense aussi. D'ailleurs, tu peux l'appeler, Albus ? Draco et Scorpius ne devraient plus tarder…

— Je peux le faire, si vous voulez ! intervint la fillette qui était restée contre sa mère.

Ginny la regarda :

— Si tu veux, ma chérie.

Lily ne se le fit pas dire deux fois. Elle alla en bas des marches et cria le nom de son frère tellement fort qu'Harry et sa femme grimacèrent.

— Voilà ! Vous croyez qu'il m'a entendu ?

Ses parents éclatèrent de rire.

— Ben quoi ? demanda la fillette, ne comprenant pas bien la réaction de ses parents.

— Ma puce, je pense que même les voisins ont dû t'entendre ! lui expliqua son père.

Lily rougit. Elle n'avait pas conscience d'avoir crié si fort que ça. Albus pénétra dans la cuisine.

— J'ai bien cru que les murs de ma chambre allaient s'effondrer ! glissa-t-il pour charrier sa sœur, ayant entendu la dernière phrase de son père. Bonsoir, maman, dit-il ensuite en serrant sa mère dans ses bras.

— Bonsoir, mon fils, répondit-elle en lui rendant son étreinte. Alors, ce poème, tu l'as fini ?

Il la relâcha et répondit :

— Pas encore, il me reste encore cinq vers à trouver.

Ginny acquiesça en regardant son mari. Celui-ci haussa les épaules.

— Ça a l'air trop bon, en tout cas ! ajouta Albus après avoir regardé ce qu'il y avait sur la table.

Les trois autres sourirent, mais personne n'eut le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'ils se tournèrent vers le salon, venant d'entendre la cheminée s'activer. La maîtresse de maison fit discrètement tourner sa baguette afin de défroisser les vêtements de son fils, avant de s'avancer pour aller accueillir les invités.


Je trouve Lily trop mignonne à vouloir faire "la grande" ^^ J'espère que vous avez aimé...
Mon emploi du temps est plutôt bien rempli en ce moment, donc je ne peux pas vous donner de date pour le prochain chapitre, mais je ne vous ferai pas attendre plus d'une semaine, promis ! *croise les doigts en espérant qu'elle pourra bien tenir sa promesse*