Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !

Bêta-lectrice : Seyuki Arkane. Merci d'être là pour moi, ma Seyu' ! Et arrête de te dévaloriser dans tes reviews, hein ! Tu es loin d'être "un monstre sans coeur", nan mais oh ! Je suis contente de t'avoir et tu es une super bêta qui déchire tout, ok ? Je t'embrasse fort fort.


Notes : Bonjour tout le monde ! Comment ça va ? Vous avez passé de bonnes vacances ? La rentrée n'a pas été trop difficile ?
Vos reviews du chapitre précédent m'ont vraiment rassurée, je vous en remercie infiniment. Me revoilà donc, deux mois après, avec le chapitre 31... ENFIN ! ^^
Merci encore à toutes celles qui me lisent et merci pour votre patience ! J'espère que ce chapitre vous plaira.

Brigitte : Merci pour ton petit mot, t'es vraiment adorable :) Tout plein de gros bisous pour toi !

PS : Coca-Cola est une marque déposée, c'est pourquoi je le signale avec le ®. Ce n'est pas obligatoire en France, mais comme ffnet est un site international, je préfère prendre mes précautions, on ne sait jamais ;)


Chapitre 31

À peine les deux Malfoy étaient-ils arrivés chez les Potter, qu'ils virent la petite famille venir à leur rencontre.

— Bonsoir, Scorpius, fit Ginny à l'adresse du garçon. Draco, ajouta-t-elle d'un hochement poli de la tête.

— Bonsoir, Ginny, répondit l'homme blond avec un sourire.

— Laissez-moi vous débarrasser, fit alors la mère de famille en s'approchant d'eux.

Les Malfoy retirèrent donc leur veste – Scorpius n'avait pas vraiment de raison d'en porter une, étant donné qu'il ne quitterait pas la demeure des Potter, mais il avait voulu faire comme son père qui, lui, avait prévu de sortir faire un tour avec l'homme brun, plus tard dans la soirée – et les tendirent à Ginny qui s'empressa d'aller les accrocher.

Harry en profita pour s'avancer.

— Bien. Ne restez pas plantés devant la cheminée ! Nous allons prendre l'apéritif. D'ailleurs, j'ai une question de la plus haute importance pour toi, Draco : tu préfères prendre l'apéritif dans le salon ou on peut s'installer dans la cuisine ?

— Peu importe. La cuisine me va très bien… sourit celui-ci, clairement amusé.

— Tiens, tu vois ! Je te l'avais dit ! fit remarquer Ginny d'un air supérieur.

Elle se tourna vers le blond avec un sourire de connivence.

— En fait, Harry m'a déjà posé la question tout à l'heure. Comme je lui ai répondu que ça importait peu, il a répliqué que pour la peine il te le demanderait à toi. Je lui ai répliqué que tu répondrais sûrement la même chose que moi, et j'avais raison !

Draco acquiesça en faisant un sourire à Harry. Il était un peu surpris que la sorcière lui parle comme s'ils étaient amis de longue date.

— On va à table ? demanda Lily.

Ginny lui sourit.

— Oui, ma puce.

Elle se rendit donc dans la cuisine en compagnie de sa fille. Les autres suivirent le mouvement, Scorpius en profita pour s'installer auprès de son ami.

— Tu vas bien ? lui demanda ce dernier.

Le garçon fronça les sourcils. Quelque chose dans son apparence ou son comportement aurait-il trahi le fait qu'il avait pleuré plusieurs dizaines de minutes plus tôt ?

— Oui, pourquoi ? répondit-il alors.

Albus, qui le questionnait à la base par convenance, se posa des questions face à son expression faciale et son temps de réponse. Il était désormais sûr que son ami lui cachait quelque chose.

— Comme ça. T'es sûr que tu ne veux pas m'en parler ?

Scorpius ferma les yeux et soupira. Ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée de se confier à quelqu'un.

— D'accord. Je t'expliquerai ça plus tard, ok ?

Le brun acquiesça avant de reporter son attention sur les adultes et sa petite sœur. Draco et Ginny s'étaient installés de part et d'autre de la table, laissant la place du bout à Harry. Celui-ci était en train de verser de l'alcool dans des verres. Il releva ensuite la tête vers eux.

— Les enfants, du Coca-Cola® ?

Albus et Lily acquiescèrent. Scorpius rougit, un peu mal à l'aise.

— Euh… qu'est-ce c'est ?

Harry se mit à rire.

— Ah oui, j'oubliais que c'est un produit moldu ! Voilà ce que je te propose : je sers Albus, comme ça, tu goûtes dans son verre pour me dire si tu aimes ou pas, ok ?

Le garçon acquiesça, assez curieux de découvrir cette nouvelle boisson.

Harry remplit le verre de sa fille qui était assise sur les genoux de sa mère, puis un autre qu'il déposa devant Scorpius. Le garçon prit une gorgée et grimaça, faisant rire tout le monde.

— Ça pique !

— C'est les bulles qui font ça, expliqua Albus à son ami. Et aussi parce que la boisson est bien fraîche. Prends une autre gorgée, ça te piquera moins, promis.

Le garçon hésita puis reporta le verre à ses lèvres.

— Alors ? s'enquit Harry. Je t'en sers un verre ou tu veux autre chose ? Je peux te trouver du jus de fruit, si tu préfères…

— Je veux bien du… de ça, finit par acquiescer Scorpius, cherchant à lire l'étiquette de la bouteille pendant qu'Harry le servait, histoire d'en mémoriser le nom.

— Toi aussi, tu veux goûter, Draco ? Tu veux mon verre ? proposa Lily.

— Volontiers, princesse, accepta-t-il.

La fillette poussa son verre vers lui. Draco la remercia et but une gorgée. De nouveaux rires retentirent dans la cuisine : il n'avait pas réussi à retenir sa grimace. Scorpius fut soulagé de ne pas être le seul à s'être fait avoir, ce soir. L'homme avala une seconde gorgée en songeant au conseil de son élève, avant de rendre son verre à Lily.

— C'est vrai que ça pique, mais j'admets que ce n'est pas mauvais. Merci, princesse.

Lily sourit, tout heureuse que Draco ait accepté de goûter dans son verre.

Ginny se mit à rire, s'attirant l'ensemble des regards sur elle. Elle s'expliqua :

— J'ai hâte d'annoncer à ma famille que nous avons converti deux Malfoy au Coca !

Harry fit un grand sourire en s'asseyant enfin. Draco soupira par principe. En réalité, il était assez amusé par la remarque de la rouquine.

— Allez-y, vous pouvez vous servir ! fit Harry en indiquant les petits fours.

— J'ai aidé papa à les faire ! ne put s'empêcher d'annoncer fièrement Lily.

Draco lui sourit. Elle était vraiment trop mignonne, cette petite. Il attrapa l'une des mignardises qui lui faisaient de l'œil depuis qu'il était entré dans la cuisine. Il sentit le regard de son hôte posé sur lui, guettant ses réactions.

— Harry, laisse Draco manger en paix ! le réprimanda Ginny.

Le sorcier brun détourna alors son regard dans un soupir. Le blond en profita pour remercier la femme d'un léger mouvement de tête, celle-ci lui sourit en guise de réponse.

Ils commencèrent à manger en silence, puis Ginny engagea la conversation avec Draco sur des sujets d'actualité. L'homme se prit volontiers au jeu, se surprenant même à éprouver du plaisir à discuter avec cette femme. Puis il se rappela qu'elle était journaliste. Il était donc normal qu'elle se tienne informée de ce qui se passait dans leur société. Harry les écoutait, intervenant de temps en temps.

Albus, quant à lui, expliquait la théorie de Darwin sur l'évolution des espèces à Scorpius ; un livre passionnant qu'il fallait absolument qu'il lui prête !

Lily, elle, ne comprenait ni la discussion des grands ni celle des garçons. Elle préféra donc porter toute son attention sur les mignardises qu'elle avait préparées avec son père : il fallait bien qu'elle les goûte, histoire de s'assurer qu'elles étaient vraiment bien réussies.

Le temps s'écoula ainsi dans la cuisine des Potter, jusqu'à ce qu'un « ding ! » retentisse. Harry se leva et alla vérifier la cuisson de son plat.

— Eh bien, messieurs, dames, je vous invite à rejoindre la salle à manger pour la suite du repas.

Ginny fit descendre Lily de ses genoux avant de se lever. Draco et les garçons l'imitèrent, et ils quittèrent ensemble la petite pièce, conformément à la demande du Sauveur. Ce dernier rassembla les verres vides, puis s'occupa de regrouper les bouchées qui restaient avant de nettoyer la table de la cuisine. Il prépara ensuite la sauce et découpa la viande, avant d'apporter le tout, accompagné de légumes, dans l'autre pièce. D'un coup de baguette, il fit disparaître le tourbillon qui faisait tinter le carillon.

— Bon, je ne connais pas les goûts de Scorpius, donc j'espère que tu aimes ça ? demanda-t-il directement à l'intéressé.

Ce dernier acquiesça, ce qui rassura le cuisinier.

— Et moi, tu ne me demandes pas ? fit alors remarquer Draco, avec une pointe d'amusement dans les yeux.

Harry se mordit la lèvre.

— Il me semble que tu aimais ça, à Poudlard, mais tes goûts ont peut-être changé, depuis…

Ginny remarqua les légères rougeurs qui venaient de teinter les joues de l'homme blond.

— Non, je… J'aime toujours ça.

Draco Malfoy embarrassé… Elle ne pensait pas être un jour témoin de ce genre de scène.

Harry lâcha un soupir de soulagement. Il n'avait pas vraiment eu conscience d'avoir retenu son souffle en attendant la confirmation de son invité.

— Ouf ! Tu me rassures ! lâcha-t-il alors avec un sourire, espérant ainsi faire redescendre la tension qui semblait s'être installée. Ginny, je te laisse servir, tu veux bien ? Je vais chercher le pain et les boissons.

La jeune femme acquiesça et se releva, tandis que son mari retournait dans la cuisine.

— Scorpius ?

Le garçon regarda la femme qui venait de l'appeler.

— Tu peux faire passer ton assiette, s'il te plaît ?

Scorpius regarda son ami, ne comprenant pas bien la demande de la sorcière. Albus lui sourit et attrapa son assiette qu'il tendit ensuite à sa mère.

— Alors, dis-moi : tu préfères ta viande plutôt saignante ou bien cuite ? Plutôt un gros ou un petit morceau ? Et pour les légumes, t'en veux quelle quantité ?

Ginny encouragea le garçon à répondre par un sourire.

— Euh… Un petit morceau de viande, pas trop cuit, et pas trop de légumes, s'il vous plaît…

La femme s'exécuta.

— Comme ça ? demanda-t-elle, après avoir rempli son assiette.

Le garçon acquiesça et Ginny lui rendit son assiette avant de se mettre à servir Draco, puis ses enfants.

Harry revint avec une corbeille de pain coupé en tranches et une bouteille de vin rouge qu'il déposa sur la table, avant de retourner dans la cuisine pour prendre de la boisson pour les enfants – un coca et un jus multifruits – et un pichet d'eau.

— Je te laisse servir ta sœur et notre invité, Albus. Ok ? fit-il en déposant les boissons près de son fils.

L'enfant acquiesça avant de se redresser pour faire ce que son père venait de lui demander.

Harry attendit ensuite que Ginny se serve – son assiette à lui était déjà pleine, elle connaissait ses préférences – pour enlever les différents plats de la table et les déposer sur une desserte approchée pour l'occasion. Il servit ensuite le vin à ses convives.

— Eh bien, bon appétit à tous ! déclara-t-il après s'être installé à sa place.

— Merci ! entendit-il en guise de réponse à plusieurs voix.

Il retira la serviette de son verre pour la placer sur ses genoux, puis commença à manger. Le silence s'installa à nouveau, mais celui-ci était plutôt agréable et de bon augure : cela signifiait qu'ils appréciaient le repas ! Puis, au bout de quelques minutes, Lily commença à parler avec Scorpius, lui expliquant comment elle avait participé à la préparation de la viande, comment son père lui avait demandé de laver les légumes, etc. Ceci fit rire les adultes, alors que Scorpius l'écoutait d'un air vraiment intéressé.

Ginny lança la conversation auprès des deux hommes en leur demandant comment se passaient leurs cours auprès des enfants. Harry et Draco répondirent à sa question avec entrain. Ils continuèrent à discuter de choses et d'autres, même après avoir fini leurs assiettes. Puis Harry apporta le fromage et une autre bouteille de vin.

Enfin, il proposa une petite pause avant d'entamer le dessert. Il débarrassa la table avec l'aide de Ginny et de Lily qui tenait à aider, bien que ses bâillements se fissent de plus en plus fréquents, et qu'elle tentât de les cacher.

— Ma Gin', ça ne te dérange pas qu'on sorte faire un tour du pâté de maisons, avec Draco ?

La jeune femme fronça les sourcils. Elle lança un regard au sorcier qui se tenait appuyé sur le chambranle de la porte puis acquiesça, se demandant ce que les deux hommes avaient manigancé. Peu importe, elle finirait bien par faire parler Harry. Par contre, elle n'avait pas réussi à obtenir la moindre info sur Astoria pendant le repas, préférant ne pas aborder le sujet, au risque d'instaurer une mauvaise ambiance.

Harry vint l'embrasser sur la joue, puis alla enfiler son manteau. Le blond l'imita, et rapidement, ils quittèrent la maison.

— Ils vont où papa et Draco ? la questionna alors sa fille.

Ginny sourit à Lily.

— Papa va faire visiter le quartier à Draco.

— Ah ? Parce que Draco va déménager à côté de chez nous ?

La femme se mit à rire et attrapa sa fille dans ses bras.

— Non. C'est juste pour lui montrer où nous, on habite. Par contre, mon cœur, on va en profiter pour te mettre au dodo !

— Mais non ! Je suis pas fatiguée !

— Lily…

La fillette fit la moue.

— Mais j'ai pas eu de gâteau !

— Je te mettrai une part de côté pour demain, d'accord ?

— Mais... Je vais pas pouvoir dire au revoir à Draco !

Ginny secoua la tête. Décidément, sa fille ne manquait pas d'arguments pour ne pas aller au lit.

— Je lui dirai que tu lui fais de gros bisous. Il ne t'en voudra pas, ne t'inquiète pas. Maintenant, assez discuté ! Tu vas t'endormir debout d'une seconde à l'autre !

Elle conduisit Lily dans la salle de bain, d'office. Ainsi la petite fit un brin de toilette avant que sa mère la reprenne dans ses bras pour la monter dans sa chambre.

— Bonne nuit, les garçons ! fit-elle en agitant la main par-dessus l'épaule de sa maman.

— Bonne nuit, Lily ! lui répondirent-ils, suivant les deux sorcières du regard jusqu'à ce qu'elles disparaissent dans l'escalier, avant de reprendre leur conversation.

Albus en profita pour rappeler au blond qu'il avait quelque chose à lui confier. Scorpius sembla un peu gêné.

— Je… Tu ne vas pas te moquer, hein ?

Il n'était vraiment pas à l'aise. Albus lui attrapa la main.

— Je ne dirai rien, promis.

Le blond acquiesça, les yeux toujours rivés sur le sol.

— Hum. Ma… mère…

Le dernier mot fut prononcé avec difficulté. Le brun serra sa main doucement pour lui montrer son soutien et l'inciter à continuer. Ainsi pourrait-il enfin découvrir ce qui s'était passé en début de semaine entre son ami et sa mère, ou encore comprendre pourquoi ils avaient une telle relation, si différente de celles des membres de sa famille.

— Elle m'a dit quelque chose lundi. Sur le coup, j'ai plutôt été secoué qu'elle m'annonce un truc comme ça, puis je me suis dit qu'elle avait juste voulu me blesser en me disant n'importe quoi, mais… ça a bien marché, car même si j'essaie de les chasser, ses mots reviennent toujours tourner en boucle dans mon esprit.

Le garçon ferma douloureusement les yeux. Albus avait envie de pousser son ami à se confier, mais il avait promis de ne rien dire. Il fallait donc qu'il attende patiemment que Scorpius arrive à formuler ces fameux mots à voix haute.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, le blond les leva vers son ami qui eut lui-même envie de pleurer à les voir ainsi emplis de larmes.

— Elle m'a dit que… qu'en fait… papa ne voulait pas de moi à la naissance, qu'il voulait me laisser mourir…

Albus était sous le choc de cette révélation. Il ignorait si c'était vrai ou pas, mais dans tous les cas, c'était juste horrible de dire ça à son enfant ! Pourquoi avait-elle fait ça ? Que s'était-il passé dans la tête de cette femme pour qu'elle soit si cruelle avec son fils ?

Le garçon attira son ami contre lui pour le serrer dans ses bras. Scorpius se laissa aller à ses larmes. Il redoutait de se faire surprendre ainsi par les adultes, mais il avait besoin d'évacuer. Le fait d'avoir réussi à partager son fardeau ne l'apaisait pas vraiment, malgré le soutien d'Albus. Mais désormais, il savait qu'il pourrait partager avec lui ses doutes et ses peurs.

Dans la cage d'escalier, Ginny aussi était pétrifiée par les mots qu'elle venait d'entendre. Que diable s'était-il donc passé au moment de la naissance de Scorpius ?


Alors ? Vos impressions ?
Je vous souhaite un bon dimanche, et bon courage pour la semaine qui arrive. À bientôt ! Bizz !