Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Bêta-lectrice : Seyuki Arkane. Merci ma Seyu' ! Ton "Je l'aime comme ça, ce chapitre ; j'ai pas envie de le changer xD" m'a vraiment fait chaud au cœur. C'est le meilleur compliment que je puisse recevoir ! J'espère que les autres lectrices seront du même avis que toi... Merci encore !
Notes : Deux semaines... Ça va, ce n'était pas trop long ? En tout cas, j'espère que ce chapitre vous plaira ^^
Encore merci à toutes celles qui me lisent et à celles qui m'ont laissé des reviews : vous êtes vraiment adorables et c'est souvent que je rougis en lisant vos commentaires trop trop mignons. Mille merci à vous !
"Guest" : Es-tu Mizuki, comme l'une des anonymes du chap. 30, ou pas ? Difficile pour moi de ne pas savoir à qui je m'adresse... S'il te plaît : signe ta review, à défaut de mettre un pseudo. Ce n'est peut-être pas volontaire : moi aussi, ça m'est arrivé de laisser des reviews alors que j'étais censée être connectée, pour finalement m'apercevoir qu'elles se retrouvaient postées en anonyme. La joie de ffnet, parfois...
Bref, toujours est-il que je te remercie pour ta review, je suis contente que tu trouves du plaisir à me lire. Tu fais partie de celles qui m'ont fait rougir de par leurs compliments. Merci beaucoup, vraiment ! Pour Astoria, il va falloir patienter encore un peu... Pour la promenade d'Harry et Draco, ben... place à la lecture ! ;)
Chapitre 32
À l'extérieur, les deux hommes marchaient l'un à côté de l'autre dans la quiétude de la nuit.
— Tu as bien mangé ? finit par demander Harry, au bout de quelques minutes.
— Oui, très bien, merci. Tu es un excellent cuisinier, lui répondit Draco, un sourire aux lèvres.
— Merci. Rassuré que ça t'ait plu, fit le brun en hochant la tête positivement et lui souriant en retour.
Ils passèrent ensemble un petit portillon, pénétrant ainsi dans un jardin public. Harry indiqua les balançoires d'un mouvement de tête. Le blond secoua la tête.
— Ne sommes-nous pas trop grands pour nous y installer ?
L'autre se mit à rire tout en s'y dirigeant quand même.
— Il fait nuit, il n'y a plus personne dans les environs… donc, qui s'en soucie ? fit-il en haussant les épaules avant de s'installer sur l'une d'elles. Allez, viens !
L'ancien Serpentard soupira, puis céda, allant s'installer à côté d'Harry, avec un léger sourire aux lèvres. Il n'aurait pas fallu qu'il soit plus gros : il passait tout juste entre les deux cordes sur lesquelles ses mains se refermèrent. Il se balança doucement, avant de prendre conscience du regard que portait sur lui l'autre sorcier.
Harry se mordit l'intérieur de la lèvre, mais ne put se retenir :
— Alors ?
Draco soupira. Après tout, c'est lui qui avait demandé cette entrevue avec le Sauveur. Il déglutit et baissa son regard au sol.
— Je… Tu as raison quand tu dis que nous devons tout mettre à plat. Ce midi… Tu m'as présenté tes excuses pour ce qui est arrivé dans les toilettes de Mimi, ce jour-là. Tu n'as vraiment pas à t'excuser, tu sais. J'ai vraiment fait beaucoup de mal, cette année-là.
Harry acquiesça, satisfait que l'autre homme se décide enfin à crever l'abcès.
— Tu regrettes ?
— Bien sûr que je regrette !
— C'est le principal, Draco. Tu n'étais encore qu'un enfant… Tu voulais juste protéger ceux qui te sont chers. Ça se comprend. Et franchement, je ne sais pas si j'aurais réagi autrement si j'avais été dans ta situation. Tu n'avais pas vraiment le choix.
— On a toujours le choix, murmura-t-il alors.
Harry le regarda recommencer à se balancer et décida d'en faire autant. Quelques dizaines de secondes plus tard, la voix du blond s'élevait à nouveau.
— Dumbledore… Ce soir-là, en haut de la tour d'Astronomie, il m'a proposé son aide, mais c'était trop tard. À ce moment-là, j'ai réalisé que j'aurais pu aller le voir avant, lui parler de tout cela et je sais qu'il m'aurait aidé. Je suis tellement désolé pour tout le mal que j'ai fait !
Ses mains étaient désormais crispées sur les deux cordes.
— Hey, Dray, regarde-moi…
Sa voix était chaleureuse. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi Harry réagissait ainsi envers lui, mais il obtempéra. Les yeux émeraude se fixèrent dans les siens.
— Tu t'es largement racheté, depuis, ok ? Et n'oublie pas que tu nous as aidés à nous échapper, au Manoir.
— Je n'ai rien fait.
— Oh si. Tu nous as permis de gagner du temps. Qui sait ce qui se serait passé si tu leur avais dit la vérité… Je sais que tu m'as reconnu. D'ailleurs, pourquoi m'avoir couvert à ce moment-là ?
— Sommes-nous vraiment obligés de parler de ça ?
Harry haussa les épaules.
— C'est juste que la question me tourne encore parfois dans la tête. J'aimerais vraiment savoir. Sans toi, sans ton mensonge, l'issue de cette guerre aurait pu être complètement différente.
Draco détourna les yeux et soupira.
— Et ma mère ? Je sais qu'aucun de nous n'est allé à Azkaban, car tu as plaidé en notre faveur, pour ma mère et moi. Elle ne nous a jamais expliqué ce qu'elle avait fait. Moi aussi, j'aimerais savoir…
Le brun releva la tête et contempla le ciel étoilé. Si Narcissa Malefoy ne leur avait rien dit, pouvait-il se permettre de la trahir en révélant à son fils le rôle qu'elle avait joué ? Il soupira.
— D'accord.
Il poussa sur ses jambes pour se balancer à nouveau.
— Ce soir-là, à Poudlard, je me suis rendu à Voldemort, dans la Forêt Interdite.
— Quoi ?!
Il manqua de tomber en avant quand la main de Draco se referma sur sa corde pour arrêter son balancement.
— C'est une histoire assez compliquée à raconter…
— Je t'écoute.
Harry déglutit. Après tout, c'est lui qui avait expliqué au blond qu'ils devaient tout mettre à plat pour pouvoir se faire pleinement confiance quant à leur amitié naissante.
— Tu connais l'existence des Horcruxes ?
— Je connais le principe, oui, répondit Draco en fronçant les sourcils.
— Jedusor en avait créé plusieurs, c'est pourquoi il n'est pas réellement mort, la première fois.
— Quand il a tué tes parents ?
Harry grimaça.
— Oui.
— Hum. Il en a créé combien ?
— Sept, dont le Diadème de Serdaigle que j'étais venu récupérer dans la Salle sur Demande.
— Tu les as tous détruits ?
— C'est la mission que m'avait confiée Dumbledore. Pendant que tu effectuais ta Septième année à Poudlard, nous avons passé la nôtre à parcourir l'Angleterre, avec Ron et Hermione, pour les trouver et les détruire.
— Son serpent, Nagini, que Londubat a tué…
— Oui. C'en était un aussi.
Draco acquiesça. Il se leva, relâchant la corde de la balançoire d'Harry. Le brun l'imita. Ils recommencèrent à marcher, dans les allées du parc.
— Je me suis rendu à lui et il m'a tué. Je ne me suis même pas défendu.
Le sorcier blond s'était arrêté. Harry en fit de même pour rester à sa hauteur.
— Comment ça, il t'a tué ?
— Il m'a lancé le sortilège de mort, si tu préfères…
— Mais…
Harry secoua la tête, un sourire amusé aux lèvres. C'est sûr que dit comme ça, alors qu'il était bien vivant et en train de parler ensemble, ça devait sonner bizarrement.
— En fait, quand il a disparu la première fois, il a fait de moi l'un de ses Horcruxes, sans le savoir. Quand il m'a lancé l'Avada lorsque je me suis rendu à lui, à Poudlard, il a en fait détruit la partie de lui-même qui résidait en moi.
Draco acquiesça et se remit en marche, Harry toujours à ses côtés.
— C'est dingue ça, quand même ! Tu te rends compte que je suis en train de discuter avec le seul sorcier à s'être reçu le sortilège de mort deux fois et être encore là pour en parler… Et ma mère, dans tout ça ?
— Ta mère a joué un rôle très important dans cette guerre. Elle a juste délibérément menti à Voldemort, cette nuit-là, lui affirmant que j'étais bel et bien mort, alors qu'elle savait pertinemment que ce n'était pas le cas.
— Oh, merde ! Ma mère a vraiment fait ça ?
— Oui. Il faut croire que les Malfoy, mère et fils, n'étaient pas si partisans des Forces du Mal que ça…
— Hum. Je comprends qu'elle n'en ait pas parlé. Mais en même temps, je trouve que ce qu'elle a fait est super héroïque.
Harry sourit.
— Je suis d'accord avec toi. Voilà, je t'ai confié son secret. À toi de me dire pourquoi tu ne nous as pas dénoncés, au Manoir...
Draco acquiesça et alla s'asseoir sur un banc, invitant le brun à l'y rejoindre.
— J'ai vu de l'intérieur ce que la guerre provoquait, tu sais. Je n'aimais pas rentrer au Manoir pour les vacances, mais je n'avais pas vraiment le choix… C'était juste horrible, Harry. J'entendais régulièrement des personnes se faisant tuer et torturer. Je vivais en plein cauchemar. Et lorsque j'étais seul, dans ma chambre, je revoyais encore et encore Dumbledore me proposer de nous protéger, mes parents et moi, avant qu'il ne bascule dans le vide, sans vie. Ce soir-là, j'ai vraiment pris conscience de ce qu'était la mort et réalisé ce que j'avais fait. Cette scène restera toujours gravée en ma mémoire.
— Je comprends, acquiesça Harry.
Lui-même avait été marqué par tellement de scènes de ce genre…
— Alors, quand mon père m'a demandé de t'identifier, j'ai menti pour moi, pour me sentir mieux, car je pouvais me dire qu'au moins j'aurais fait une bonne action, même si je ne savais pas si elle servirait à quelque chose.
Il se tut et ferma les yeux avant de reprendre.
— La peur était comme ancrée en moi. Elle était là constamment, et quand je vous ai vus… J'étais tellement soulagé, quelque part, que notre héros sorcier soit encore en vie, et en même temps, tellement impuissant du fait qu'ils vous avaient chopés…
Il rouvrit les yeux et regarda l'autre homme.
— J'étais vraiment content, lorsque vous avez réussi à vous enfuir.
— Pourtant, IL s'en est pris à vous après notre fuite…
— Ouais… Mais l'espoir était de nouveau là, que la guerre prenne bientôt fin et que tu l'emportes. Je ne te dis pas le choc quand j'ai entendu le Seigneur des —
— Voldemort. Ou Jedusor, si tu préfères.
Draco grimaça.
— Quand je L'ai entendu annoncer que tu étais mort…
Harry lui fit une grimace d'excuse.
— D'ailleurs, Dray… Pourquoi être revenu au château, alors que les Serpentard avaient été évacués ?
Le sorcier se tritura les mains.
— Ah, ça… J'avais vu Vincent et Greg' faire demi-tour, en parlant de te capturer pour avoir une récompense. J'ai donc décidé de les accompagner, histoire de garder un œil sur eux. On ne peut pas dire que j'ai vraiment servi à grand-chose, quand on voit comment ça a fini dans la Salle sur Demande. D'ailleurs… merci d'être revenu me chercher, même si j'ai cru que tu avais définitivement pété un câble quand tu as fait demi-tour pour te diriger vers les flammes. Bon, maintenant que tu m'as expliqué pour l'Horcruxe, je comprends mieux…
— Mais même suite à ça, tu n'es pas parti. Je t'ai vu encore dans le château, après.
— En même temps, le passage avait été condamné.
— Mais tu n'as pas fui et tu n'es pas resté caché dans ton coin non plus…
— Hum. J'ai fait ce que j'ai pu, mais je ne pense pas avoir été d'une grande aide.
— Tu étais de notre côté et ça compte beaucoup pour moi. Enfin, même si ça n'avait pas été le cas, je suis ami avec celui que tu es aujourd'hui, tel que tu es, mais j'avoue que c'est un plus.
Il lui fit un clin d'œil.
— Et franchement, je ne m'appellerais pas Harry Potter si je t'avais laissé cramer dans les flammes du Feudeymon.
— Mouais, c'est pas faux. Oh, et je tiens à m'excuser pour t'avoir fracassé le nez en début de Sixième année.
Harry grimaça en se frottant le nez.
— Hum. J'ai connu pire. Pas ma faute si j'ai pressenti que tu préparais quelque chose de pas net, et ce avant même qu'on rentre à Poudlard pour notre Sixième année. T'es un peu… hum, beaucoup devenu mon obsession, cette année-là. Surtout que personne ne voulait me croire quand je leur disais que tu étais devenu un Mangemort.
— En même temps, quand on voit le peu de personnes qui t'ont fait confiance en Cinquième année, lorsque tu as annoncé le retour de V… Voldemort...
Draco se mordit la langue. C'était vraiment difficile de prononcer ce nom, même dix-sept ans après sa mort définitive.
— C'est pas faux.
Harry se leva et tendit la main pour l'aider à se relever. À peine était-il sur pieds qu'il sentit l'autre homme le prendre dans ses bras. Il n'osa esquisser le moindre mouvement, pas du tout habitué à ce genre de comportement.
— Merci d'avoir cru en moi, Dray.
Il fut soulagé quand l'étreinte se desserra et qu'Harry s'éloigna un peu de lui, apparemment pas gêné le moins du monde.
— De rien, Harry. Tu étais l'espoir du monde sorcier, après tout.
— Hum. Et je m'en suis bien acquitté. Mais il y a eu tellement de victimes, aussi…
Harry grimaça à nouveau avant de soupirer. Il se remit en marche pour rentrer à la maison.
— C'est vrai… acquiesça Draco, ne sachant pas trop quoi ajouter de plus.
Un sourire vint alors fleurir sur ses lèvres.
— En tout cas, on peut dire que tu avais vraiment une sale tronche !
— De ? Ah ! Au Manoir ? Ouais, Hermione ne m'avait pas loupé !
— Oh, j'aurais aimé la voir jeter ce maléfice sur son meilleur ami ! Vous deviez vraiment être désespérés !
— Ben euh… La situation l'était. C'est la seule solution qui nous… qui lui a traversé l'esprit à ce moment-là, et on peut dire que ça a bien fonctionné.
— C'est vrai. Granger a toujours été brillante. Et je te tue si tu répètes à quiconque ce que tu viens d'entendre !
Harry éclata de rire. Il était soulagé d'avoir évoqué tous ces épisodes avec son ancien ennemi. Et ça avait été moins difficile ou douloureux qu'il ne s'y était attendu. Faut croire que le temps avait bien joué son rôle.
— Au fait, t'as toujours pas trouvé ?
Draco fronça les sourcils d'incompréhension.
— De ?
— Pour le surnom soi-disant ridicule que tu dois me donner en échange du Dray…
— Ah ça ! Euh… Non. J'ai bien pensé à un truc du genre Ryry, mais j'ai l'impression que JE serais le plus ridicule de nous deux si j'en venais à t'appeler comme ça.
— Ouais, t'as pas tort ! Et je pense que tu m'as déjà donné suffisamment de surnoms ridicules quand on était encore à Poudlard…
— Oh, tu n'aimerais pas que je recommence à t'appeler Le Balafré ?
— Sans façon, merci !
Ils rirent ensemble. Lorsque la maison ne fut plus qu'à quelques pas, Harry s'arrêta et se tourna face à l'autre homme.
— Merci pour ce soir : je suis vraiment content qu'on ait parlé de tout ça, tous les deux.
Draco acquiesça et lui sourit.
— Merci à toi. Je n'en avais pas vraiment conscience avant, mais maintenant, j'ai l'impression d'avoir un énorme poids en moins sur les épaules.
— Comme quoi, je ne dis pas que des conneries ! fit alors Harry avec un clin d'œil.
Le blond secoua la tête, amusé, et se dirigea vers la porte d'entrée avec son ami.
Et voilà ! Désolée "Guest", mais pas de rapprochement qui puisse satisfaire ton esprit corrompu :-P
J'espère que ça vous a plu...
À bientôt !
May'
