Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !

Bêta-lectrice : Seyuki Arkane. Je sais que ce n'est pas toujours évident pour toi, donc merci pour ce que tu fais pour moi... même si j'avoue que tu as mis ma patience à rude épreuve, sur ce coup là ! ;-)


Notes : Désolée pour l'attente, mais voici enfin le chapitre 36. J'espère qu'il vous plaira, histoire de récompenser un peu votre patience. Gros bisous à toutes !


Chapitre 36

Draco attendait devant la cheminée avec impatience. Il souffla quand celle-ci s'activa enfin pour laisser apparaître Harry et les enfants. Scorpius semblait aller bien, il était soulagé ! Il chassa son inquiétude par un sourire.

— Bonjour, vous trois. Vous allez bien ?

Puis il enchaîna, en s'adressant à l'autre homme :

— Tout s'est bien passé avec Scorpius ?

Harry fut amusé par les réactions du blond.

— Oui, Draco, tout s'est bien passé. Comme tu peux le constater, je te le ramène en un seul morceau, sain et sauf !

Scorpius ne put s'empêcher d'aller serrer son père dans ses bras. Ce n'était pas très correct de faire cela devant des invités, mais il sentait que son père en avait besoin. Et ça lui faisait plaisir de remarquer qu'il s'était inquiété pour lui.

Le Sauveur et son fils observèrent la scène avec tendresse. Albus était soulagé de constater que son professeur était bel et bien attaché à son enfant et que les paroles d'Astoria ne pouvaient être que mensongères. Il s'approcha pour dire bonjour au père de son ami, qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de vraiment saluer jusque là. Harry en profita pour imiter son fils.

— Tiens, papa ! fit Scorpius en tendant une boîte à son père.

Celui-ci, intrigué, s'en empara et l'ouvrit. Le garçon expliqua :

— Harry nous a appris à faire une tarte aux pommes, ce matin, à Lily et à moi.

Draco releva la tête vers l'homme brun, surpris, avant de reporter son regard sur son fils.

— Eh bien… Merci, mon grand. J'attendrai ce soir pour la goûter avec toi, alors. Elle a l'air très bonne.

— Elle l'est, intervint Harry. C'était notre dessert de ce midi, expliqua-t-il. Ton fils est un vrai chef !

Cette remarque fit rougir et sourire Scorpius. Réactions qui n'échappèrent pas à son père. Il adressa un sourire reconnaissant à l'autre homme : son fils semblait vraiment heureux. Il avait bien fait de le laisser dans la famille de son ami. Draco avait confiance en Harry… Son sourire s'effaça. Ce n'était par contre pas le cas avec la femme de celui-ci.

— Bon allez, filez en cours ! Pas que je veuille que ça devienne une habitude, Harry, mais pourrais-tu passer me voir dans mon bureau quand tu auras fini ? Les enfants, vous pourrez aller dans la chambre de Scorpius, si vous voulez…

Ceux-ci acquiescèrent, heureux de pouvoir gagner un peu de temps à passer ensemble avant de devoir se séparer pour le week-end.

Harry fronça les sourcils. Il avait bien senti le changement soudain d'attitude qu'avait eu le blond. Il soupira : il se demandait de quoi il pouvait bien s'agir, cette fois-ci.

— D'accord, j'y serai. À tout à l'heure dans ton bureau, alors. Allons-y, les enfants !

Draco hocha positivement la tête en les regardant disparaître du salon.

— Brody ?

L'elfe de maison apparut près de son maître. Celui-ci lui tendit le paquet que lui avait offert son fils.

— Peux-tu conserver cette part de tarte, s'il te plaît ? Ce sera mon dessert pour ce soir. C'est Scorpius qui l'a faite, ne put-il s'empêcher d'ajouter, avec une pointe de fierté dans sa voix.

Il leva les yeux au plafond en constatant qu'il disait ça à son elfe de maison… Il était fier de son fils, mais n'avait personne avec qui le partager. Il avait hâte que le cours de Défense se termine.

— Bien, Maître Draco. Brody va bien s'occuper du dessert préparé par le jeune Maître, fit l'elfe en secouant la tête positivement. Maître Draco désire-t-il autre chose ?

— Non, c'est bon Brody. Merci.

La créature s'inclina légèrement avant de disparaître dans son « pop » caractéristique.

Le blond se redressa en entendant la cheminée s'activer à nouveau. Il regarda rapidement sa montre : son rendez-vous était pile à l'heure !

-x-

— … et la créature s'est retrouvée étalée par terre ! finit Harry sous les rires des enfants.

La deuxième moitié du cours avait porté sur les Acromantules. L'homme leur avait alors relaté des anecdotes sur son meilleur ami arachnophobe. Et, de fil en aiguille, il en était venu à leur raconter la leçon qu'ils avaient eue sur les Épouvantards en Deuxième Année à Poudlard, en profitant pour leur expliquer ce qu'était cette créature et comment la combattre. Il avait fini par décrire comment Ron avait vaincu son araignée géante en l'affublant de patins à roulettes.

— Oncle Ron a toujours peur des araignées, n'est-ce pas ? demanda Albus.

— Essaie de parler d'araignées devant lui et tu verras bien sa réaction, répondit son père en lui faisant un clin d'œil. Bon allez, on va s'arrêter là. Je vais juste vous demander, suite à ce cours, de réfléchir dans votre coin à quoi pourrait ressembler votre Épouvantard et à quoi vous pourriez penser pour vous en débarrasser.

Les garçons acquiescèrent, malgré les grimaces qu'ils n'avaient pu retenir à l'annonce de cette consigne. Harry se demanda alors ce que pouvait être la plus grande peur de son fils… Néanmoins, il avait choisi de préserver leurs intimités en leur demandant de faire ce travail en autonomie.

— Bien, vous pouvez y aller ! Je suppose que ton père enverra Brody vous chercher. C'est bien Brody, n'est-ce pas ?

— Oui, c'est bien ça, acquiesça Scorpius.

— À tout à l'heure, papa ! fit Albus en suivant son ami à l'extérieur de la pièce.

— À tout à l'heure, Al'… soupira-t-il avant de sortir à son tour.

Les enfants n'étaient déjà plus là. Il ferma la salle puis se rendit à son rendez-vous avec le blond. Il commençait à connaître le chemin !

Devant le bureau, il toqua et entra lorsqu'il entendit Draco l'inviter à entrer. Il se dirigea aussitôt vers « son » fauteuil.

— Tu voulais me voir, Dray ?

L'autre homme leva les yeux au ciel.

— Non, non. Si je t'ai demandé de me rejoindre, c'est parce que je ne voulais pas te voir justement, répliqua-t-il avec ironie.

— Oh, je peux m'en aller, alors, dans ce cas… rétorqua Harry en entrant dans son jeu.

— Tu ne bouges pas tes fesses d'ici, Potter ! asséna Draco.

Son sourire démentait le ton impérieux qu'il venait d'utiliser.

— Non, tu as raison. Je le trouve très confortable ce fauteuil, je n'ai pas envie d'en bouger… sourit-il en retour. Bon, alors, de quoi s'agit-il ? demanda-t-il avec plus de sérieux.

Le blond hocha la tête avant d'ouvrir l'un des tiroirs de son bureau. Il posa sur le meuble un parchemin qu'il fit glisser vers le brun. Celui-ci l'attrapa et, après un regard vers l'autre homme qui acquiesça à nouveau, entreprit de lire le document.

Harry soupira en reposant le papier sur le bureau. Il aurait dû se douter que sa femme lui cachait encore des choses, la veille, lorsqu'elle l'avait convaincu qu'elle était juste fatiguée… D'ailleurs, elle avait eu raison de lui conseiller d'aller au lit, car il s'était endormi aussitôt après s'être couché. Mais voilà, elle ne pouvait pas s'empêcher de mettre le nez dans les affaires des autres ! Il se pinça l'arête du nez avant de regarder le sorcier blond. Apparemment, celui-ci n'avait rien perdu de ses réactions.

— Je ne savais pas, pour Ginny, déclara-t-il alors.

Draco fit un léger mouvement de tête de bas en haut. Harry reprit :

— Daphné, c'est la sœur d'Astoria ?

— Oui. Elle est mariée à Blaise depuis 11 ans maintenant, et de ce que j'ai compris, elle travaille au Chicaneur avec ta femme.

— Oui. Pansy aussi, d'ailleurs. Je ne connaissais pas leurs noms de jeunes filles, ni à l'une ni à l'autre, donc je n'avais pas fait le rapprochement... J'en parlerai avec Ginny.

— J'espère bien. Ce n'est pas que j'ai grand-chose à cacher, mais je n'aime vraiment pas qu'on fouille dans mes affaires.

— Je comprends. Très bien, même… souffla Harry.

Draco acquiesça à nouveau. Il avait failli oublier que Potter était une célébrité et que les journaux continuaient encore à écrire sur lui alors que l'homme n'aspirait qu'à une vie de famille tranquille, loin des médias.

— Et sinon, tu comptes faire quoi ? relança le brun en désignant le parchemin du menton.

— J'ai accepté la proposition, pour Scorpius. Je pense que c'est une bonne chose qu'il puisse rencontrer son cousin et sa cousine.

Harry hocha la tête positivement puis observa l'autre l'homme avant de reprendre :

— Et toi ?

Le blond haussa les épaules puis passa une main dans ses cheveux.

— Eh bien, je vais faire avec. Je ne suis pas très à l'aise à l'idée de reprendre contact avec cette partie de la famille…

— Pourquoi ?

Draco secoua la tête négativement. Il ne savait pas comment expliquer pourquoi il n'avait pas envie de renouer avec Blaise et sa famille.

— Tu as peur ? suggéra le brun.

Il fronça les sourcils.

— Peur de quoi ?

L'autre homme lui sourit.

— Peur de sortir de ta zone de confort, d'être confronté à d'autres personnes dans un cadre non professionnel… Mais tu n'as pas à t'en faire, Draco. Personne ne te jugera, surtout que tu fais un père remarquable.

Le blond rougit.

— Je suis loin d'être un père aussi parfait que toi…

— Je ne suis pas parfait. La preuve : contrairement à moi, tu as parlé de la guerre à ton fils, lui expliquant le rôle que tu y as joué, alors que ça n'a pas dû être évident pour toi d'avoir une telle conversation... Et j'avoue avoir peur de ce que peut penser James à propos de tout ça. On n'a pas été francs avec lui, et je crains qu'il nous en veuille… Ce que je comprendrais parfaitement.

Draco se leva et s'installa sur l'un des bras du fauteuil d'Harry : il voulait lui indiquer qu'il était là pour lui, tout comme celui-ci le lui avait déjà montré au cours des derniers jours. Il posa sa main sur son épaule.

— Tout se passera bien avec ton fils, Harry. Et s'il t'en veut réellement maintenant, ça ne durera pas, j'en suis persuadé. Je maintiens que tu es un excellent père.

Le brun posa sa main sur la sienne.

— Merci, Dray. Et toi aussi, tu es un bon père, n'en doute pas.

Les deux sorciers échangèrent un sourire. Draco se releva et se réinstalla à son bureau.

— Sinon, Scorpius ne vous a pas posé de problèmes ?

— Aucun. Ce petit est une perle, affirma Harry.

Le blond esquissa un sourire. La remarque de son vis-à-vis lui fit chaud au cœur. Peut-être était-il un bon père, finalement, comme le suggérait l'autre homme. En tout cas, il était fier de son enfant.

— Les vêtements de ton fils lui vont bien…

Harry acquiesça.

— Oui, je trouve aussi. Je te ramènerai les siens lundi.

— Pas de problème. Et donc, Scorpius a appris à faire une tarte aux pommes…

Le brun acquiesça à nouveau.

— Oui. Par contre, on l'a faite sans utiliser la magie. J'espère que ça ne te dérange pas…

Draco fronça les sourcils.

— Comme un moldu ?

— Oui.

Le blond grimaça puis constata que l'autre homme l'observait avec intérêt. Il soupira avant de répondre :

— Non, ça ne me dérange pas. Je suis juste surpris, c'est tout. Et tu cuisines toujours comme un moldu ?

— En effet. J'utilise rarement ma baguette pour cuisiner. Uniquement lorsque je manque de temps, pour éplucher certains légumes, par exemple.

— D'accord. Ça veut dire que le repas que tu nous as préparé hier…

Encore une fois, Harry valida d'un mouvement de tête positif les dires de l'autre sorcier. Ce dernier semblait un peu déstabilisé par cette révélation, ce qui le fit rire intérieurement.

— Est-ce que je dois te rappeler que tu m'as complimenté sur ma cuisine et que tu as même apprécié l'une de leurs boissons ? ajouta alors sournoisement l'ancien Gryffondor.

— Hum. C'est bon, pas la peine d'en rajouter, tu sais !

Le brun ne put se retenir davantage : il éclata de rire. Draco s'accouda à son bureau pour enfouir son visage entre ses mains, dépité par l'autre homme qui se moquait ouvertement de lui dans son propre bureau. Cette réaction eut pour effet d'accentuer le fou rire du Sauveur.

Lorsque ce dernier se calma enfin, le blond demanda d'une voix froide :

— Ça y est, t'as arrêté de te payer ma tête ?

— Oh, ça va… Je ne te pensais pas susceptible comme ça ! rétorqua-t-il en levant les yeux au plafond.

— Tant que c'est amical, ça passe encore, mais je n'apprécie pas qu'on se moque de moi de la sorte.

— C'est ce que je dis : t'es susceptible.

Draco haussa les épaules.

— Et toi, tu es agaçant à toujours vouloir avoir le dernier mot !

— C'est un fait, approuva le brun.

Le maître des lieux le regarda de travers, un sourire sardonique aux lèvres. Harry eut l'impression de faire face au Malfoy de ses jeunes années. Ce dernier reprit la parole en se levant :

— Allez, il va être temps d'appeler les enfants et de se dire au revoir pour le week-end.

Harry quitta son fauteuil à son tour.

— Ouais, répondit-il en se passant une main dans les cheveux.

— Quelle répartie ! le taquina Draco.

— Je sais, approuva-t-il d'un ton amusé.

Le blond secoua la tête en soupirant : Potter était un cas désespéré.

— Brody ? appela-t-il alors.

L'elfe de maison fit son apparition dans le bureau.

— Oui, Maître Draco ?

— Peux-tu aller demander aux enfants de nous rejoindre dans le salon, s'il te plaît ?

La créature acquiesça puis disparut de la même façon qu'elle était arrivée.

— Ça va faire bizarre pour les enfants de ne pas se voir pendant le week-end, souffla soudainement Harry. Albus a l'air de s'être beaucoup attaché à ton fils et je ne peux que repenser à la scène de Scorpius qui ne voulait pas laisser partir mon fils, le premier soir. Tu penses que ça va aller ?

Draco observa Harry.

— J'espère. Je pense qu'il a compris qu'Albus ne le laisserait pas tomber. Quand tu as décidé de parler de la guerre et du rôle que j'y ai joué à ton fils, Scorpius a eu peur qu'il décide de ne plus venir au Manoir. Mais sa peur s'est trouvée infondée et je pense qu'il fait entièrement confiance à Albus, désormais.

Il marqua une courte pause avant d'ajouter :

— Un peu comme...

Le blond ne termina pas sa phrase, mais lança un regard éloquent à Harry. Ce dernier lui sourit franchement. C'était sûr que, question amitié, Scorpius n'avait rien à envier à son père.

— J'ai passé une très bonne semaine grâce à toi, Dray, et j'ai même gagné un ami dans le processus. Quelqu'un que je n'aurais jamais imaginé pouvoir apprécier autant.

— Merci à toi d'avoir accepté ma proposition et d'avoir bien voulu me donner une seconde chance, si je puis dire.

Le brun acquiesça.

— C'est vrai. Je pense que nous sommes tous les deux gagnants dans cette histoire, non ?

— Si. Je le pense aussi. Il faut juste que tu parles à ta femme, par contre, lui rappela l'autre homme.

— Je sais, soupira-t-il.

— Allez, viens, Harry. Les enfants vont nous attendre.

Le Sauveur acquiesça et suivit le blond dans les couloirs.

— Hum… Je ne m'inquiète pas pour eux. Plus ils nous attendront, plus ils seront contents de pouvoir passer du temps ensemble.

— C'est vrai. Je pense qu'Albus va beaucoup manquer à mon fils, en attendant lundi. Et j'espère que ça se passera bien quand il rencontrera la famille Zabini…

— Mais oui, allez, arrête de t'inquiéter, je suis sûr que ça se passera bien… Même si je n'ai en fait aucune idée du pourquoi du comment vous aviez coupé les ponts, réalisa Harry en grimaçant.

Peut-être aurait-il dû songer à poser cette question plus tôt… Il haussa les épaules. Si Draco voulait lui en parler, il lui en parlerait.

— Astoria, souffla le blond.

Le sorcier à la cicatrice chercha la sorcière des yeux, mais apparemment elle n'était pas là. Sa réaction fit un sourire Draco.

— Non, je voulais dire que les Zabini ont arrêté d'être en contact avec ma famille à cause d'elle. Mais bon, je suppose que Daphné a dû l'expliquer à ta femme, tu lui demanderas de te raconter soupira-t-il.

Harry acquiesça. Enfin, ils entrèrent dans le salon…