Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Bêta-lectrice : Donnaqueenly, au dernier moment (hier soir !) Merci de m'avoir donné ton avis ^^
Notes : Hello à toutes ! Je pense que le plus simple serait de dire que je fais une parution bimestrielle, non ? Comme ça, si je poste avant, c'est juste "mieux" et si non, ça vous évite d'attendre pour rien... M'enfin. Le chapitre 37 est là ! Je remercie Donna pour m'avoir donné son avis sur ce chapitre, hier soir. Et je fais de gros bisous à Seyu' : je pense à toi très fort et j'espère que tu vas bien. Je croise les doigts pour toi, pour que toute cette m**de s'arrête bientôt ! Courage !
Voilà, j'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture !
Chapitre 37
Arrivés dans la chambre, Scorpius et Albus s'installèrent sur le lit, comme le jour de leur rencontre. Le blond regarda l'autre garçon et lui confia :
— Tu vas vraiment me manquer, Al', pendant le week-end, tu sais…
Le brun lui attrapa les mains et entremêla ses doigts avec les siens.
— Hum… Toi aussi, tu vas me manquer, Scorp'.
— Oui, mais toi, tu verras ta famille, tu vas t'amuser à l'anniversaire de ta tante, alors que moi, je serai tout seul au Manoir, rétorqua Scorpius tristement.
Albus acquiesça.
— C'est vrai. Mais tu me manqueras quand même. Je penserai fort à toi, promis !
Le blond lui sourit et secoua également la tête de bas en haut.
— J'ai quand même hâte d'être à lundi. Tu me raconteras ton week-end, d'accord ?
— Bien sûr ! Et je te dirai la réaction de tante Hermione quand elle lira mon poème !
— Oui ! Et pour le carillon, aussi ! Il est tellement beau… ajouta-t-il.
Le garçon aux yeux verts sourit à son ami. Il serra ses mains à nouveau puis les délia.
— Sinon, t'en as pensé quoi de ma grand-mère ?
— Oh… Elle a l'air très gentille…
— Elle l'est, confirma Albus, son sourire s'élargissant davantage.
Scorpius l'observa. Le brun semblait vraiment adorer sa grand-mère. Lui aussi aimait la sienne, même s'il la voyait moins souvent.
Ils discutèrent ensuite de tout et de rien, jusqu'à ce que Brody fasse son apparition dans la chambre. Les deux enfants s'observèrent : ils savaient que cela signifiait le départ prochain du brun.
— Vos parents vous attendent dans le salon, indiqua l'elfe.
— D'accord, on y va… Merci, Brody, confirma le blond qui n'avait vraiment pas envie que son ami s'en aille.
L'elfe de maison s'inclina et disparut dans un pop. Tous deux soupirèrent en même temps.
— Allons-y, déclara finalement Albus en descendant du lit.
Scorpius l'imita avec réticence. Après tout, ils n'avaient pas vraiment le choix. Il ne pouvait pas empêcher son ami de rentrer dans sa famille et lui ne pouvait pas s'imposer non plus dans celle-ci. Surtout qu'il avait bien vu que son absence n'avait pas été pour rassurer son père, donc quitter le Manoir un week-end entier… ce ne serait sûrement pas pour maintenant ! Déjà devait-il s'estimer heureux d'avoir pu passer une nuit chez les Potter. D'ailleurs, il n'avait pas encore remercié son père pour cela, il faudrait qu'il y pense…
Ils arpentèrent les couloirs en silence. Albus observait de temps à autre son ami à la dérobée. Si cela n'avait tenu qu'à lui, bien sûr qu'il serait resté au Manoir, juste pour que Scorp' ne soit pas seul. Ses pensées dévièrent alors vers la mère du blond… Il ne l'avait plus recroisée depuis l'épisode de la bibliothèque. Le garçon se demanda s'il aurait l'occasion de la revoir la semaine suivante. Cette femme l'intriguait. Il ne comprenait pas comment elle avait pu énoncer de telles paroles à son enfant. Pourquoi vouloir le blesser de la sorte ? Pourquoi demeurait-elle si froide ? Astoria Malfoy constituait pour Albus une véritable énigme à résoudre. Devait-il parler à l'un de ses parents de la confidence que lui avait faite son ami ?
Scorpius vit le brun secouer la tête négativement. Il ignorait de quoi il retournait, mais Albus semblait entièrement plongé dans ses pensées…
— Ça va, Al ?
— Hein ? Ah, euh, oui, oui… Et toi ?
Le blond haussa les épaules. Comment pouvait-il aller bien alors que son ami allait le quitter ? Mais il ne voulait pas embarrasser Albus davantage.
Ils arrivèrent enfin au salon. Leurs parents n'étaient pas encore là. Astoria non plus, au grand soulagement de son fils. Ils s'installèrent l'un à côté de l'autre sur le canapé, mais n'eurent pas à attendre longtemps avant d'entendre les deux hommes approcher puis pénétrer dans la pièce à leur tour.
— On ne vous a pas fait trop patienter, j'espère ? s'enquit le propriétaire des lieux.
— Non, répondirent Albus et Scorpius d'une même voix, ce qui fit sourire les adultes.
Ces derniers s'approchèrent de la cheminée, faisant à nouveau soupirer les enfants qui se levèrent pour les rejoindre.
— Bon, on va y aller alors... reprit Harry en plongeant son regard dans celui de son homologue blond.
Celui-ci déglutit. Il savait que le départ des deux bruns serait difficile pour son fils, mais il réalisait que ça l'était également pour lui.
— Oui. Il est temps de nous quitter, finit-il par acquiescer sans rompre le contact visuel.
Scorpius et Albus se regardèrent en fronçant les sourcils : pourquoi leurs pères se regardaient-ils comme ça ? Peut-être qu'eux non plus ne voulaient pas se séparer pour le week-end…
Mais Harry finit par détourner les yeux afin d'aller piocher une poignée de poudre de cheminette qu'il lança dans l'âtre.
Albus en profita pour dire au revoir au père de son ami, puis alla serrer Scorpius dans ses bras. Celui-ci fut un peu surpris de ce comportement, mais finit par rendre son étreinte au brun, sous les regards surpris d'Harry et Draco. L'homme brun leva les yeux au plafond en repensant aux rougeurs de son fils quand il l'avait surpris main dans la main avec son ami. Il était plutôt heureux qu'il ne soit plus gêné de montrer son affection envers l'autre garçon… Surtout que celui-ci semblait en avoir vraiment besoin.
Il observa à nouveau son employeur et lui sourit.
Draco lui rendit son sourire. Voir Albus prendre son fils ainsi dans ses bras lui avait rappelé l'étreinte de l'autre homme dans le parc. Ce devait être un truc de famille dont les Malfoy n'étaient pas coutumiers.
— Je vous souhaite un bon week-end… déclara-t-il alors, quand Albus relâcha Scorpius.
— Merci, à vous aussi, répondit Harry, tandis que son fils acquiesçait.
Enfin, ils entrèrent dans la cheminée, se donnèrent la main, firent un dernier sourire à ceux qu'ils s'apprêtaient à quitter, puis l'homme annonça :
— Le Terrier !
-x-
Molly ne put que constater leurs airs tristes quand elle les retrouva dans son salon quelques secondes plus tard.
— Venez donc boire quelque chose de bien chaud, ça vous remontera le moral !
Rien qu'avec cette phrase, la sorcière réussit à faire se dessiner un petit sourire sur le visage des deux bruns. Ils allèrent s'installer à table, le temps que la maîtresse de maison s'active à préparer leurs boissons. Harry passa une main dans les cheveux de son fils assis à ses côtés. Celui-ci rouspéta, comme à chaque fois que son père faisait ça, mais ce geste eut le don de lui changer les idées.
Molly s'installa auprès d'eux avec un bon café pour l'homme et un chocolat chaud pour Albus. Ils la remercièrent.
— Mais de rien, mes chéris, leur répondit-elle en souriant chaleureusement.
— Où est Lily ? s'enquit alors Harry, se demandant si sa fille s'était encore endormie chez sa grand-mère.
— Oh, elle est en train de jouer dans le jardin. De ce que j'ai compris, le prince Dracus faisait visiter son royaume à la princesse, expliqua-t-elle, faisant ainsi rire les deux autres. Votre après-midi s'est bien passé ?
Harry et son fils acquiescèrent.
— Papa nous a beaucoup parlé d'oncle Ron et de sa phobie des araignées ! expliqua Albus en souriant.
— Ah oui, ça… Tout ça à cause de ses frères ! Fred et George lui ont fait peur quand il était tout petit et depuis mon pauvre Ron ne s'en est jamais remis… Quels diables ils faisaient ces deux-là !
Elle secoua la tête avec un sourire triste en repensant à son fils disparu.
— C'est clair, continua Harry. Je pense que Poudlard n'aura jamais connu et ne connaîtra jamais plus de sortie aussi spectaculaire que la leur !
Molly soupira.
— Je ne vois pas ce qu'il y a de bien là-dedans ! Tu ne peux pas savoir les soucis que ça m'a apportés, cette histoire !
L'homme éclata de rire.
— Franchement, Molly, je souhaite ne jamais avoir à vivre ça avec mes enfants… malgré que James soit le digne héritier de ses oncles. Je me méfie beaucoup de lui, mais je pense qu'il n'égalera jamais les jumeaux. En tout cas, je l'espère !
— Au moins, tu riras moins quand il s'agira des bêtises de tes propres enfants, souligna la sorcière.
— Je suppose, en effet, admit-il volontiers.
Albus écoutait la conversation, amusé. Il n'avait pas connu Fred Weasley – son oncle, pas son cousin –, mais en avait beaucoup entendu parler. Par contre, il n'avait pas le moindre doute sur le fait que James en ferait voir de toutes les couleurs à ses parents !
— Bon, je vais aller chercher Lily et on va rentrer, annonça Harry en se levant de sa chaise, sa tasse vide.
Molly acquiesça et le regarda sortir avant de reporter son attention sur son petit-fils.
— Ça va mieux ? lui demanda-t-elle avec douceur.
Le garçon sourit à sa grand-mère.
— Oui. Merci, mamie.
Celle-ci lui rendit son sourire.
— Et j'étais sincère, ce midi. Ton ami est très gentil et il est le bienvenu au Terrier quand il le souhaite, d'accord ?
Il ne savait pourquoi, mais ces paroles lui firent chaud au cœur. Il était vraiment content que sa grand-mère apprécie Scorpius. Ça voulait dire beaucoup pour lui.
— D'accord, mamie. Merci.
— Mais de rien, mon grand.
Harry revint dans la pièce, Lily dans ses bras. Celle-ci lui racontait les aventures de sa poupée.
— Et même que là, Dracus il a sauté sur son balai pour aller la sauver des flammes !
— Eh bien, il est très courageux ton prince ! fit remarquer son père en hochant la tête de bas en haut.
— Oui, c'est le meilleur ! Mais c'est surtout parce qu'il est amoureux, tu sais ?
— Oh, c'est vrai ? Et il est amoureux de qui ? lui demanda-t-il en faisant mine d'être surpris.
— Ben, de la princesse ! T'as pas suivi, papa ? Tu veux que je te réexplique ?
— Non, ma puce : je demandais ça pour t'embêter ! répondit-il en riant.
— Han ! T'es pas mignon, papa ! se vexa-t-elle en faisant la moue.
— Oh, c'est vrai ? Tu penses vraiment que je ne suis pas mignon ? releva Harry en faisant mine d'être triste.
La jeune fille sembla hésiter puis décida de lui faire un câlin. L'homme sourit en faisant un clin d'œil à Albus et Molly qui avaient écouté et observé la scène sans rien dire, amusés.
— Papa est un manipulateur, il aurait dû aller à Serpentard ! chuchota le garçon à l'attention de sa grand-mère.
Celle-ci acquiesça, même si elle n'appréciait pas vraiment l'idée de l'homme allant à Serpentard. Elle se demanda vaguement quelles répercussions cela aurait eues sur son gendre et comment se serait déroulée la guerre si tel avait été le cas... Elle fut cependant tirée de ses pensées par le sorcier à lunettes.
— Nous allons y aller, Molly. Merci beaucoup pour ce midi et d'avoir gardé Lily.
— Oh, tu sais bien que ça me fait plaisir, Harry ! Arrête de me remercier à chaque fois ! le gronda-t-elle en se levant.
— Très chère Molly, tu sais bien que tu te répètes pour rien, lui répondit-il en souriant.
La sorcière soupira en secouant la tête. Oui, elle savait bien que son gendre pouvait être une vraie tête de mule quand il le voulait. Elle le serra dans ses bras, embrassant sa petite fille au passage.
Albus se leva pour dire au revoir à sa grand-mère à son tour.
— On se voit demain matin chez Ron et Hermione ? reprit Harry.
— Tout à fait. Je viendrai assez tôt pour garder Rose et Hugo, et commencer à préparer le repas d'anniversaire, confirma la femme rousse.
Harry acquiesça puis se rendit dans le salon, suivi de sa belle-mère et de son fils. Il vérifia qu'il avait bien récupéré toutes les affaires de Lily avant d'activer le réseau de cheminées.
— À demain, mamie ! fit Lily en agitant sa main.
— À demain, mes chéris. Passez une bonne soirée !
Albus acquiesça et pénétra dans les flammes vertes.
— Merci, Molly. Bonne soirée à toi aussi. Embrasse Arthur pour nous, ajouta l'homme brun qui lui fit une dernière bise sur la joue avant d'entrer dans l'âtre à son tour.
Il raffermit sa prise sur Lily puis attrapa la main que lui tendait son fils. Après un dernier signe de tête envers la sorcière, il s'exclama :
— 19 Woodfield Way !
Molly les regarda disparaître tous les trois et soupira. Le lendemain allait être une journée bien chargée… Pour l'heure, il fallait qu'elle songe à préparer le repas pour le soir.
J'espère que ça vous a plu...
Je souhaite de bonnes vacances à celles qui en ont.
Bizz ! - May' -
