Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Bêta-lectrice : Donnaqueenly, merci !
Notes : Bonjour tout le monde ! Voici le chapitre 38 qui a mis du temps à paraître. Le temps n'a pas joué avec moi, sur ce coup là ! J'ai déménagé et ça a pris plus d'un mois et demi avant qu'on récupère enfin le net ! C'est aussi très mouvementé dans ma vie privée : c'est pas un mal, mais je n'arrivais plus à caser l'écriture dans mon emploi du temps... Bref, je suis là ! D'après Donna, mon chapitre est trop court... Comme d'habitude, je voudrais dire ! ^^ Bonne lecture à vous quand même !
Chapitre 38
Lorsque Ginny arriva chez elle ce soir-là, elle trouva son mari dans son fauteuil, avec Lily endormie dans ses bras. Elle s'approcha d'eux et les embrassa sur la joue avant d'enlever chaussures et vêtements encombrants. La sorcière se dirigea ensuite vers la cuisine et prépara du café.
Harry se leva avec douceur puis installa sa fille délicatement sur le canapé pour ne pas la réveiller. Il la couvrit avec un plaid puis rejoignit sa femme dans l'autre pièce.
— Tu veux un café ? lui proposa-t-elle, alors qu'elle s'en versait dans une tasse.
— Volontiers. Ta journée s'est bien passée ?
— Oui, très bien. La réunion d'équipe s'est très bien déroulée, j'ai félicité tout le monde pour le nouveau numéro… D'ailleurs, tu l'as lu ?
L'homme acquiesça. Ginny poursuivit :
— Il est top ! Ce sera Will et Jack qui seront de veille ce week-end, mais je leur ai dit qu'ils pouvaient me contacter en cas d'urgence. Sinon, pas grand-chose à ajouter. Et toi, ta journée ?
— Ça s'est bien passé aussi. On a fait une tarte aux pommes pour ta mère, ce matin, avec Lily et Scorpius. Il était vraiment content de cette expérience.
— Tu m'étonnes ! Toi aussi, tu as remarqué qu'il buvait les paroles de notre fille, hier soir, quand elle leur expliquait comment elle avait préparé le repas avec toi ?
Harry sourit.
— Oui. Trop mignon !
Sa femme confirma en hochant la tête, un sourire aux lèvres également.
— Sinon, ça s'est très bien passé avec Molly. J'avais un peu peur, car après tout, il s'agit d'un Malfoy.
— C'est vrai. Mais bon, maman craque devant les enfants, et ce, peu importe les préjugés qu'elle peut avoir sur leur famille.
— Oui, elle semblait vraiment satisfaite de cette rencontre, confirma le brun. Ensuite, les cours se sont bien déroulés. J'ai fait rire les enfants en leur racontant à quel point Ron pouvait être effrayé par les araignées… Puis Draco m'a convié dans son bureau pour me montrer un certain courrier qu'il a reçu de la famille Zabini.
En voyant le visage de la sorcière s'assombrir, l'homme sut qu'il venait de faire mouche. Il avala quelques gorgées de son breuvage avant d'aborder le sujet qui avait contrarié son employeur.
— Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ?
La femme rousse soupira, puis se passa une main dans les cheveux.
— Le cas de cette femme, Astoria, m'intrigue. C'est plus fort que moi, je veux savoir ce qui lui est arrivé pour qu'elle devienne froide comme ça, comme vous me l'avez décrite. Je comptais t'en parler, tu sais, mais hier soir, je ne t'ai pas menti en t'affirmant être fatiguée et tu avais vraiment l'air crevé aussi…
Harry acquiesça.
— Et donc ? l'enjoignit-il à continuer.
Ginny soupira à nouveau puis attrapa sa baguette pour lancer un sort d'insonorisation. Elle supposait son fils être dans sa chambre, mais elle ne voulait pas risquer que ses paroles lui viennent aux oreilles. Et Lily dormait à côté.
— Déjà, j'ai surpris une conversation entre Scorpius et Albus, hier soir, après que vous soyez sortis, Draco et toi. Scorpius a rapporté à notre fils des paroles que sa mère lui a dites… et franchement, c'est assez perturbant…
L'homme fronça les sourcils. S'agissait-il de la fameuse entrevue que le jeune blond avait eue avec sa mère le tout premier jour de cours ?
— Vas-y, dis-moi…
— En fait, elle lui a dit cash que son père ne voulait pas de lui à la naissance, qu'il aurait voulu le laisser mourir.
— C'est ridicule ! s'emporta le sorcier. Draco aime son fils autant que nous deux aimons nos enfants. Jamais il n'aurait ne serait-ce que pensé un truc pareil !
Sa femme posa sa main sur la sienne pour le calmer.
— Je sais. Je ne fais que te rapporter ce que j'ai entendu…
— Pauvre Scorpius. Je comprends pourquoi il avait l'air si abattu quand on s'est retrouvés au Chemin de Traverse.
Harry secoua la tête, désemparé. Il avait envie d'en faire part à Draco. Il trouvait Astoria vraiment sadique. Il commençait vraiment à détester cette femme. L'homme souffla. Il fallait qu'il mette cette information de côté en attendant lundi, où il pourrait enfin s'entretenir à nouveau avec l'autre sorcier.
— Et pour Daphné ? relança-t-il alors.
— Là aussi, ce n'est pas net leur histoire. Apparemment, Astoria était une personne charmante avant d'accoucher. D'après sa sœur, elle désirait vraiment cet enfant. Puis au moment de la naissance, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais son caractère a changé du tout au tout. Daphné m'a raconté ne pas avoir reconnu sa sœur lorsqu'elle est allée la voir ce jour-là. Et depuis, Astoria est restée telle que tu la connais aujourd'hui. Ah, aussi, quand Daphné a annoncé qu'elle attendait un enfant à son tour, sa sœur s'est jetée sur son père et a tenté de le tuer.
Le Sauveur observa sa femme, bouche bée. Il lui semblait qu'elle lui racontait un film d'horreur moldu ou quelque chose de ce genre.
— C'est… un peu glauque, ton histoire, non ?
Ginny grimaça puis poursuivit :
— On peut donc supposer que son père y est pour quelque chose dans son changement de caractère, vu qu'il était présent le jour de l'accouchement.
— Mais… et Draco ?
— Apparemment, il se serait évanoui. Sa mère, Narcissa Malfoy, l'aurait conduit dans une autre pièce pour s'occuper de lui, lui relata-t-elle en haussant les épaules.
— J'ai un peu de mal à y croire…
— Moi aussi, Harry, moi aussi. Je suppose que Draco t'a demandé de me « conseiller » d'arrêter mes recherches ?
— Eh bien oui, tu supposes bien.
— Et tu comprendras que je ne peux pas accepter ?
Harry leva les yeux au plafond et souffla.
— Je ne sais pas quoi te dire, Gin'. Je comprends qu'il ne veuille pas qu'on fouille dans ses affaires… Nous sommes plutôt bien placés pour savoir à quel point c'est agaçant – pour être poli.
La femme secoua la tête.
— C'est vrai. Mais il y a vraiment quelque chose de louche derrière cette histoire, tu ne trouves pas ?
— Si.
Il soupira à nouveau.
— C'est pourquoi je ne peux pas non plus t'empêcher de poursuivre tes recherches. Tu me mets dans une situation délicate vis-à-vis de mon employeur qui est surtout devenu un ami.
— Je sais.
Elle lui serra la main.
— Je suis désolée pour ça.
Son mari lui lança un sourire triste. Après ce qu'il venait d'entendre, lui-même voulait en apprendre davantage sur ce qui avait pu se passer à ce moment-là. Comment quelqu'un pouvait-il changer de comportement si brusquement ? Harry déglutit. Ça sentait la magie noire, cette affaire, et il n'aimait vraiment pas ça.
— Surtout, soit prudente, d'accord ?
Son épouse lui fit un léger sourire :
— J'essaierai, promis.
Des coups retentirent contre le carreau au même moment. Harry se leva pour ouvrir la fenêtre au volatile, tandis que Ginny levait le sort qu'elle avait placé dans la pièce, estimant leur conversation terminée.
Le hibou entra et présenta sa patte au sorcier qui le débarrassa de son courrier. La femme alla chercher du Miam'hibou et remplit un bol d'eau qu'elle déposa près de l'oiseau. Harry déplia le rouleau.
— C'est de James, indiqua-t-il à la sorcière rousse.
Celle-ci acquiesça et vint se poster près de son mari pour lire la missive en même temps que lui.
« Chers maman et papa,
Pour l'instant, les cours se déroulent plutôt bien. Je passe beaucoup de temps avec Fred et un autre garçon de mon année nommé Dorian. Il est très sympa et très doué aux échecs. Avec Fred, on lui a parlé d'oncle Ron… Du coup, il a très envie de le rencontrer afin de disputer une partie contre lui.
Je suis surpris par tout ce qui se passe à la maison, maintenant que je ne suis plus là. J'ai l'impression que je risque de ne plus rien reconnaître quand je rentrerai aux vacances de Noël. D'ailleurs, j'ai hâte d'y être pour découvrir ce fameux cadeau dont m'a parlé maman dans sa lettre.
Désolé maman de n'avoir pas réussi à avoir les Serpentard sur ce coup-là. Malheureusement, le professeur Northwood est intervenu trop tôt... Bon, ça va, il est plutôt sympa comme prof, Teddy et Vicky avaient raison, donc la retenue n'a pas été trop pénible. J'étais quand même déçu, mais ce n'est que partie remise, et promis : je serai prudent ! Disons que les Serpy ont tendance à me mener la vie dure et que je me venge à ma façon.
Il faut dire que je ne vous remercie pas pour ça : c'est à cause de vous que Fred et moi sommes la cible de leurs railleries ! Merlin, pourquoi nous avoir caché que tu étais le Sauveur, papa ?! Quel est ce complot, dans notre famille, pour que personne ne nous en ait jamais parlé ?
Sinon, bravo papa pour ton poste ! Même si ça ne doit pas être trop compliqué pour toi d'enseigner une telle matière, maintenant que je sais QUI tu es réellement…
Bon, même si je vous en veux pour vos cachotteries, la maison me manque parfois. Je vous embrasse fort et faites bisous à Lily et Albus de ma part. Oh, et… je ne suis pas du tout étonné pour Al' et sa demande à suivre des cours, c'est vraiment lui tout craché !
Je vous réécrirai bientôt, promis !
James
PS : Fred me demande de vous passer le bonjour aussi !
PPS : J'enverrai un hibou à tante Hermione, demain, mais au cas où il n'arriverait pas à temps, souhaitez-lui un bon anniversaire de ma part. »
L'homme soupira. Bien sûr que James leur en voulait. De ce qu'il leur disait, il se faisait embêter par les Serpentard à cause d'eux.
Ginny constata l'air triste et abattu de son mari.
— Hey… Tu n'as pas à t'en vouloir, tu sais. Tu n'es pas tout seul à avoir pris cette décision, on a décidé ça en famille, d'accord. Donc, ne te rends pas responsable de ce qui se passe avec James. De toute façon, je suis sûre que ça n'aurait rien changé. La rivalité entre Gryffondor et Serpentard a toujours existé et existera toujours ! Ça met de l'ambiance au Château ! ajouta-t-elle avec un clin d'œil.
Elle fut satisfaite de voir un sourire s'étirer sur les lèvres du brun, aussi léger soit-il. Puis elle le vit hocher la tête de haut en bas.
— Oui. Tu as raison, Gin' !
La sorcière lui fit un grand sourire et se redressa.
— Bon. Je ne sais pas pour toi, mais moi, je meurs de faim !
— Oui, c'est vrai qu'il commence à se faire tard et on se lèvera assez tôt, demain.
— Exact.
Ginny fit sortir le hibou et referma la fenêtre.
— J'emmènerai les enfants au Chemin de Traverse, pendant que tu sortiras avec Ron et Hermione.
L'homme acquiesça.
— J'ai retiré suffisamment d'argent de la banque en début de semaine, je t'ai laissé la bourse pleine sur ta table de nuit, lui indiqua-t-il.
— Ça marche !
Pour le dîner, ils sortirent les restes du repas de la veille. Ginny alla réveiller sa fille, tandis qu'Harry finissait de dresser la table. Enfin, ils appelèrent Albus et tous les quatre se retrouvèrent dans la cuisine pour manger.
Après le repas, le père de famille proposa à Lily de l'aider à emballer leur cadeau pour le lendemain.
Tous se couchèrent tôt, fatigués de cette semaine bien remplie et conscients de devoir se lever tôt le lendemain pour l'anniversaire d'Hermione.
-x-
Ce fut assez excités que les Potter prirent leur petit-déjeuner ensemble, le lendemain matin. Le soleil filtrait déjà à travers les fenêtres : c'était une belle journée qui s'annonçait.
— Ma puce, tu n'oublieras pas notre cadeau pour tante Hermione quand tu reviendras à la maison avec maman, d'accord ?
— Promis, papa ! confirma-t-elle avec son sourire plein de trous.
Harry lui rendit son sourire avant de regarder sa femme qui acquiesça subrepticement : si sa fille avait la tête ailleurs quand ils rentreraient après l'achat du balai pour Albus, sa mère aurait tôt fait de lui rappeler la tâche confiée par son père.
— Et je pourrai prendre mon balai, aussi, pour pouvoir voler avec Rose et Hugo ?
— Mais oui, ma chérie, c'est une très bonne idée, valida sa mère.
Lily poussa une exclamation de bonheur qui fit rire ses parents. N'entendant pas son fils rire avec eux, Harry s'inquiéta :
— Quelque chose ne va pas, Al' ?
Le garçon soupira.
— Si, si. Je pensais juste à Scorp', tout seul dans son grand Manoir...
— Ne t'inquiète pas, fiston. Ton ami ne restera pas seul tout le week-end.
Albus fronça les sourcils.
— Comment ça ?
— Eh bien, disons que grâce à ta mère…
Il envoya un regard éloquent à sa femme.
— … Scorpius va rencontrer des membres de sa famille, ce week-end : ses cousins, son oncle et sa tante.
— Oh, c'est vrai ? s'exclama alors Ginny.
— Eh oui. Je ne sais pas si la rencontre aura lieu aujourd'hui ou demain, par contre. Je sais juste que Draco stressait complètement au sujet de ces retrouvailles, ajouta-t-il, un sourire moqueur aux lèvres.
Albus acquiesça. Finalement, son ami aussi aurait des choses à lui raconter après ce week-end. Il espérait juste que ça se passerait bien pour lui et que ses cousins seraient gentils.
— Ils ont quels âges ? demanda-t-il, curieux.
— Cinq et huit ans, l'informa Ginny, alors qu'Harry n'en avait pas la moindre idée.
— D'accord, répondit-il, rassuré et de meilleure humeur que plus tôt.
Tous finirent leurs petits-déjeuners et allèrent à tour de rôle se préparer à sortir.
— Bon, j'y vais ! Soyez gentils avec maman, surtout !
— Nous ? Toujours ! répondit Albus en rigolant, tandis que Lily hochait la tête pour confirmer les dires de son frère.
— File, ils vont t'attendre ! le pressa alors gentiment sa femme.
Harry acquiesça et les embrassa une dernière fois avant de pénétrer dans la Cheminée, de laquelle il disparut après avoir annoncé l'adresse de ses meilleurs amis.
Voilà. Bon, sans surprise, le prochain chapitre verra se réunir notre trio de toujours...
J'espère que ça vous a plu. Bizz !
