Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Bonjour tout le monde !
J'ai été plus que surprise en regardant la date de publication du chapitre 39. J'étais là : "Wow, déjà 3 mois !?" Suivi d'un : "Heureusement que j'ai dit que je posterai le chapitre 40 rapidement... Pfff !" Bref, ce n'est pas très sérieux, tout ça. Honte sur moi !
Bon, sinon, j'ai participé au Nanowrimo cette année encore. Je n'ai pas réussi à atteindre les 50 000 mots, mais je suis déjà bien contente d'en avoir écrit un peu plus de 30 000, sur "Les enquêtes de Dawn et Matthew". Vous l'aviez oublié, peut-être, ce fameux dossier ? Leur enquête avance bien, mais elle est loin d'être terminée ! Disons que j'ai déjà un bon support pour leur dédier quelques chapitres dans la suite à venir.
En attendant, j'espère que celui-ci vous plaira... Bonne lecture à vous ! (et encore merci pour vos reviews !)


Chapitre 40

Après le départ d'Harry, Ginny pressa ses enfants à se préparer à sortir.

— Maman, je vais faire quoi, moi ? Vu que j'ai déjà mon balai ? demanda Lily à sa mère.

— Eh bien, si tu as bien écouté le vendeur la dernière fois, tu pourras conseiller ton frère, qu'en penses-tu ?

— Ah oui, c'est vrai !

— Oui, Lily, je suivrai tes conseils… Je ne suis pas très emballé à l'idée d'avoir un balai, mais Scorpius m'a promis de m'entraîner, donc…

Ginny observa son fils chaleureusement. Elle sentait bien que ça ne l'attirait pas plus que ça et elle avait déjà compris que le petit blond n'était pas étranger à l'idée qu'il ait également son balai.

— Oh, chouette ! En plus, c'est trop bien de voler, tu verras ! s'exclama sa petite sœur.

La femme échangea un sourire avec son fils : le passage chez le vendeur allait sûrement être quelque chose ! Elle attrapa sa veste et lança une poignée de poudre dans la cheminée.

-x-

Quelques secondes plus tard, ils arrivèrent tous les trois au Chaudron Baveur. Tom les salua de derrière son comptoir. Ginny et les enfants répondirent par politesse et sortirent, s'engageant ainsi sur le Chemin de Traverse. Ils firent un peu de lèche-vitrine : après tout, ils avaient le temps. Ginny dénicha même un beau livre à offrir à sa belle-sœur : en effet, avec le Journal, elle n'avait pas encore pris le temps de sortir et celui-ci avait joué en sa défaveur.

— Han ! Ce n'est pas bien, maman !

— Oh, ça va, hein ! Vous n'avez fait vos cadeaux qu'hier et avant-hier, avec ton frère, donc y'a pas de quoi fouetter des Hippogriffes !

Les enfants éclatèrent de rire devant la grimace de leur mère. Ils n'avaient pas beaucoup l'occasion de sortir ensemble, donc ils profitaient de chaque instant.

— Quand est-ce qu'on va acheter le balai d'Albus ? finit par s'impatienter la fillette.

Le frère et la mère soupirèrent, agacés par l'empressement de la plus jeune.

— Bon, je suppose qu'on ferait mieux d'y aller si on ne veut pas qu'elle explose, qu'en penses-tu ? chuchota-t-elle à son fils.

Celui-ci acquiesça, amusé.

Ils se rendirent donc enfin dans la boutique de balai. Le cœur de Ginny fit un bond dans sa poitrine lorsqu'elle aperçut le vendeur.

— Bonjour, Monsieur… Stéphane ! Désolée, je ne connais pas votre nom de famille.

— Bonjour, Madame Potter. Stéphane, c'est très bien. Ravi que vous vous souveniez de moi, sourit poliment l'homme. Oh, je suppose qu'après la demoiselle, c'est à ton tour de choisir ton balai ? fit-il à l'attention d'Albus.

Celui-ci acquiesça, légèrement mal à l'aise.

— Oui ! Et c'est moi qui vais l'aider ! indiqua Lily au vendeur.

— Ah, très bien. Tu es une connaisseuse, désormais !

Ginny continuait de l'observer. Il avait une de ces prestances ! Et cette façon de parler avec ses enfants ! Ah la la… si seulement elle n'était pas mariée ! Certes, Harry lui avait donné sa bénédiction pour le tromper, mais qui rendrait sciemment cocu le Sauveur ?! Et si cela venait à s'apprendre ? Non, elle ne pourrait rien tenter avec cet homme-là, du moins, pour l'instant. Tout comme elle ignorait s'il avait déjà quelqu'un dans sa vie et, le cas échéant, si elle avait ses chances. Elle soupira et regarda sa fille emmener Albus au travers des rayons en lui ventant l'intérêt de tel ou tel balai.

— Eh bien, quelle mémoire ! déclara l'homme à l'attention de Ginny. Quel âge a-t-elle ?

— Sept ans. Eh oui, nos enfants ont certaines… facilités de ce côté-là, je n'en suis pas peu fière, acquiesça-t-elle.

— Et vous avez raison.

Elle décida de pousser un peu sa chance, histoire de satisfaire sa curiosité un minimum au sujet de son coup de cœur.

— Et vous, vous n'avez pas d'enfant ? Excusez-moi si c'est indiscret…

— Ne vous en faites pas pour ça. Non, malheureusement.

Le regard de la rousse l'incita à poursuivre.

— Disons que mes relations n'ont jamais duré suffisamment longtemps pour que ce sujet devienne sérieux, si on peut dire.

Il se passa une main dans les cheveux, un peu gêné de parler de ce genre de chose. Ginny acquiesça.

— Oh. Pas de « Madame Stéphane », alors ?

— Non.

— Ça peut-être un choix de vie.

— Si on veut.

La femme sourit. L'homme était célibataire, ou du moins n'était pas marié et aurait aimé avoir des enfants. Il lui semblait juste parfait. Elle le regarda aller s'occuper des siens.

Apparemment, Lily avait convaincu son frère pour un modèle en particulier et, même s'il disait ne pas réellement vouloir voler, Albus avait quand même des questions à poser.

Elle ne s'attendait vraiment pas à rencontrer le beau Stéphane dans ce magasin et encore moins derrière la caisse. Elle aurait dû chercher un peu plus dans les articles de Will pour en apprendre davantage sur cet homme, au lieu de se focaliser sur Astoria Greengrass. Ce n'était que partie remise. Elle supposait que Will lui présenterait l'article pour le prochain numéro. À ce moment-là, elle saurait enfin son nom et toutes ces choses qu'il avait pu dire lors de l'interview. Elle avait d'un coup hâte d'être à nouveau lundi pour retourner à la Rédaction !

-x-

Du côté des enfants, Albus s'était laissé entraîner par sa petite sœur. Était-elle réellement venue ici qu'une seule fois ? Non, parce qu'elle semblait connaître les différents balais pour enfants par cœur ! Combien de temps étaient-ils restés dans le magasin, avec son père ?! Toujours fut-il qu'il l'écoutait avec attention, tout en observant les balais de près. Quitte à devoir s'installer sur l'un d'eux, autant qu'il s'y sente à l'aise. Aussi, ils appelèrent le vendeur quand il hésita sur un modèle.

— Excusez-moi, Monsieur, mais c'est possible de l'essayer ? Enfin, je veux dire… Je ne suis jamais monté sur un balai de ma vie, donc je ne saurai pas comment faire…

— Moi, je sais ! affirma fièrement Lily.

Son frère lui tira la langue avant de regarder l'homme à nouveau.

— Je voudrais savoir si je me sens bien dessus…

Stéphane acquiesça.

— Bien sûr, je comprends. Je vais t'aider en faisant voler le balai par un sortilège, comme ça tu pourras avoir les premières sensations.

— Oui, s'il vous plaît !

— Tu veux que je te montre comment on doit se mettre ? lui proposa sa petite sœur, vraiment intéressée.

Albus accepta de bon cœur. Après tout, en dehors de la petite démonstration de Lily, il n'avait jamais vraiment fait attention à ce que l'on devait ou pas faire pour se tenir sur un balai. Tout ceci lui semblait parfaitement inconnu.

Stéphane enchanta donc deux balais : un pour Albus et l'autre pour sa sœur. Il ne pouvait pas les laisser commander des balais qui conviendraient à d'autres clients, ça pourrait les « dérégler ».

Faisant confiance à Lily, le garçon écouta chacune de ses indications et l'imita dans ses gestes et postures. Leur mère s'était approchée. Il se retrouva, bien que peu rassuré, en position de vol sur son balai. Il estima que celui-ci ferait parfaitement l'affaire. Il demanda donc à sa sœur comment faire pour descendre. Celle-ci éclata de rire avant de s'exécuter.

— Alors ? lui demanda Stéphane, une fois son expérience terminée.

— C'est bon. Je choisis celui-là. Enfin… Si tu es d'accord, maman ?

— Mais oui, Al', c'est un très bon choix, valida la femme.

Stéphane retourna à la caisse pour enregistrer l'achat.

— Eh bien, votre fille a vraiment un don avec les balais.

Ginny acquiesça. Oui, elle venait encore d'en avoir une démonstration.

— Que voulez-vous ? Elle a hérité du don naturel de son père, il faut croire…

— Oh, mais sa mère est très douée en vol aussi, de ce que j'en sais.

Stéphane rougit.

— Ah oui ? chercha à en savoir plus la rousse.

— Eh bien, oui. J'étais très fan des Harpy de Hollyhead, à l'époque…

— Ce n'est plus le cas ? fit-elle en fronçant les sourcils.

Pourquoi l'homme semblait-il soudain si mal à l'aise ? Elle secoua la tête et changea de sujet pour arrêter de le perturber.

— Combien je vous dois ?

L'homme sauta sur l'occasion de se tirer de ce mauvais pas. Il indiqua donc à Ginny le montant du balai, pendant que les enfants patientaient. Albus était sage, comme d'habitude, mais Lily était une vraie pile, et Ginny sentait qu'elle commençait à agacer son frère.

— Voilà, je vous souhaite un bon week-end, et au plaisir de vous revoir.

— Merci, Stéphane. Bon week-end à vous aussi, sourit Ginny avant de s'éclipser du magasin avec ses enfants et un nouveau balai, en plus des quelques autres paquets qu'elle avait accumulés pendant sa matinée shopping. Allez, rentrons déposer tout ça à la maison, proposa-t-elle aux enfants.

Ceux-ci acquiescèrent avec joie. Ils avaient hâte de se préparer pour l'anniversaire de leur tante. Albus aida sa mère en lui prenant quelques paquets à porter, tandis que Lily sautillait joyeusement dans la rue sorcière.

-x-

Une fois chez eux, Lily s'empressa d'aller récupérer son cadeau pour sa tante sous le sourire chaleureux de Ginny : finalement, elle n'avait pas besoin de jouer le Rappeltout. Puis, elle vit sa fille se précipiter dans sa chambre et redescendre avec son balai.

— Doucement, ma puce. Tu pourrais te blesser…

Sournoisement, elle ajouta :

— Et abimer ton balai !

Sa fille ralentit enfin le pas à ces mots. Ah, les enfants et leur sens des priorités ! La sorcière secoua la tête. Elle vit redescendre son fils peu après, celui-ci étant monté pour récupérer son poème. Quant à elle, elle avait emballé son cadeau et rangé ses autres achats.

— Bon, vous êtes sages : je file me changer pour la fête.

Les enfants acquiescèrent. Albus reprit son livre de l'étagère pour le continuer. Il aurait bien lu l'un de ceux sur les guerres confiés par son père, mais il préférait les lire dans sa chambre pour ne pas attiser la curiosité de sa petite sœur et éviter qu'elle répète ses lectures à d'autres…

Lily, quant à elle, retourna aux éternelles aventures de sa poupée et de sa licorne.

Devant le miroir, Ginny repassa son entrevue avec Stéphane dans sa tête. Elle avait tellement hâte d'en parler avec Harry, voir s'il tirait les mêmes conclusions qu'elle quant aux réactions de l'homme. Elle estimait qu'elle avait ses chances, mais si elle s'imaginait des choses pour rien… Elle s'ébouriffa les cheveux puis éclata de rire devant son reflet. Elle attrapa sa brosse pour remettre bon ordre dans tout ça. Sa rencontre avec Stéphane avait transformé sa bonne matinée avec ses enfants en « super » matinée, mais il fallait qu'elle laisse cet évènement de côté pour le moment afin de se concentrer sur Hermione et la famille réunie pour son anniversaire. Elle se passa un peu de maquillage et sortit enfin de la salle de bain.

— Ça y est, on peut y aller ? cria Lily.

— Hum… Je ne sais pas : est-ce que je suis jolie, comme ça ?

— Oui !

Lily accourut pour lui faire un câlin. Ginny éclata de rire, tandis qu'Albus roulait des yeux en rangeant son livre. Il attrapa son cadeau.

— Je suis prêt.

Ginny acquiesça en lui souriant.

— Tu ne prends pas ton balai, je suppose…

Al' secoua la tête négativement.

— Pour quoi faire ?

Ginny ne répondit pas. À la place, elle lui demanda :

— Est-ce que tu peux porter le balai de ta sœur, alors ?

Le garçon s'exécuta un peu de mauvaise grâce, il fallait bien l'avouer. La sorcière se pencha pour attraper sa fille dans ses bras. Elle jeta ensuite la poudre de cheminette dans l'âtre avant de récupérer les paquets cadeaux sur la table.

— Tu tiens ça bien fort, ma puce ?

Lily secoua la tête énergiquement, tandis que Ginny attrapait sa veste et les manteaux de ses enfants, au cas où ils auraient à sortir. Enfin, ils entrèrent dans la cheminée tous les trois et prirent la direction de chez Ron et Hermione.

-x-

Lorsqu'ils apparurent tous les trois dans le salon, la femme fut accueillie par son frère qui avait vite fait de se préparer pour l'évènement.

— Ginny ! Les enfants ! Comment allez-vous ?

Il prit Lily dans ses bras.

— Très bien, oncle Ron, et tu sais pourquoi ?

— Ah, non, pourquoi ?

— Parce que c'est l'anniversaire de tante Hermione, aujourd'hui ! Et ça, tu sais ce que c'est ?

— Non ?

— C'est un secret !

Tous éclatèrent de rire. Ron embrassa sa sœur qui échangea quelques politesses avec lui, puis se retourna vers le petit brun.

— Et toi, Al', comment vas-tu ? Tu as tenté d'autres sortilèges depuis qu'on s'est vus ?

Lily demanda à descendre, tandis qu'Albus commençait à raconter tant ses progrès que ses tentatives infructueuses, sous les conseils de son oncle. La jeune fille rattrapa sa mère qui avait déjà rejoint le reste de la famille dans la cuisine.

— Bonjour, mamie ! salua-t-elle sa grand-mère.

Celle-ci arrêta ce qu'elle était en train de faire pour permettre à la petite de venir l'embrasser.

— Bonjour, ma chérie ! Tu vas bien ?

— Oh oui ! Et tu vas voir, le cadeau que j'ai fait avec papa, ce sera le plus beau de tous les cadeaux !

— Je suis sûre que ta tante Hermione n'aura que des beaux cadeaux, ma chérie…

— Oui, ben le nôtre, ce sera le plus mieux ! Il est où, Hugo ?

— Rose et Hugo sont dans la salle à manger.

À peine Molly eut-elle fini sa phrase que la petite avait déjà disparu, à la recherche de ses cousins.

Les préparatifs enfin terminés, les Potter et les Weasley déjà présents se réunirent dans le salon. Hermione se montra à ce moment-là, sous les applaudissements de tous qui lui indiquèrent qu'elle était vraiment en beauté pour son anniversaire. Bien que devenue rouge sous les compliments, elle les remercia et les invita à prendre l'apéritif, le temps que le reste de la famille se joigne à eux. Ron se dirigea donc vers le bar où se trouvaient déjà plusieurs verres qui ne demandaient qu'à être remplis.

— Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, approchez-vous s'il vous plaît… Les enfants, venez !

Le petit groupe s'exécuta.

— Alors, que désirez-vous boire ? leur demanda-t-il en leur indiquant les différentes bouteilles de boissons sans alcool.

Il remplit les verres au fur et à mesure des indications. Puis il continua avec les adultes, une fois tous les plus jeunes servis.

Un bruit de crépitement se fit entendre. Tous observèrent la cheminée, hormis Ron qui resta concentré sur sa tâche. Une jolie blonde apparut dans l'âtre, rapidement suivie de son mari et de son fils. Hermione s'empressa d'aller à leur rencontre.

— Fleur, Bill, Louis ! Comment allez-vous ?

La femme sourit.

— Mais très bien. Joyeux anniversaire, Hermione ! déclara-t-elle avec l'accent français qu'elle avait conservé.

Elle lui remit le bouquet de fleurs qu'elle tenait dans ses bras. Hermione la remercia en lui faisant la bise. Fleur alla ensuite saluer le reste de la famille qui avait suivi l'échange entre la reine du jour et les nouveaux arrivants.

— Hello, Hermione. Comment vas-tu ?

— Très bien, Bill, et toi ?

— Comme un charme, comme tu peux le voir. Je dois les poser où ? fit-il en indiquant ses bras chargés de lettres et cadeaux.

— Oh, c'est gentil, merci ! Par contre, demande à ta mère, je ne me suis pas renseignée à ce sujet. Et toi, mon bonhomme, tu vas bien ?

Le garçon devint rouge et se cacha derrière son père. Après un sourire entendu envers la sorcière, Bill s'éloigna à son tour avec son fils. Hermione soupira.

La cheminée se remit à crépiter presque aussitôt. George en sortit accompagné d'Angelina, la petite Roxane dans ses bras. Ils se saluèrent chaleureusement, puis Roxane se hâta d'aller retrouver ses cousins, malgré les appels de sa mère pour qu'elle aille dire bonjour à tout le monde.

— Roxane ! J'étais en train de raconter à Hugo tout ce qui s'est passé à la maison cette semaine, tu veux que je répète pour toi ? s'empressa d'expliquer Lily.

La fillette haussa les épaules.

— Pourquoi ? Il s'est passé quelque chose de particulier ? demanda-t-elle.

— Plein de choses ! assura Lily.

Roxane lança un regard vers Albus. Celui-ci confirma d'un mouvement de tête. La métisse acquiesça alors et Lily recommença à raconter sa longue semaine depuis qu'Albus allait au Manoir. Évidemment, les mots de la jeune fille ne passèrent pas inaperçus auprès des adultes et, rapidement, Ginny et Harry durent expliquer la nouvelle situation aux personnes présentes.

— Ou comment voler la vedette à ma femme ! intervint Ron en plaisantant.

— Nous n'y sommes pour rien, tu conviendras ? fit remarquer son meilleur ami.

— Oui, c'est vrai. Mais ça n'empêche rien. Je me demande ce que fait Percy, par contre…

Des crépitements se firent entendre.

— Quand on parle du loup… sourit le brun.

— Mouais. Épargne-moi ce genre d'image mentale, s'il te plait, grimaça Ron, tandis qu'Harry éclatait de rire.

Hermione alla à nouveau saluer les nouveaux venus. La petite Molly, deuxième du nom, la serra dans ses bras en lui souhaitant un bon anniversaire, avant de chercher ses cousins des yeux. Hermione sourit. À part Louis qui avait toujours du mal à se mêler aux autres, les cousins et cousines Weasley (et Potter) s'entendaient tous très bien. Cependant, elle plaignait les pauvres professeurs de Poudlard qui voyaient le château se faire envahir par leur grande famille au fur et à mesure des années…


J'espère que ça vous a plu.
On se retrouve au prochain chapitre ! (ou avant, en MP ^^)