Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Coucou à tous. Petit chapitre pour clore cette journée du 19... Bonne lecture.
Chapitre 42
Il y avait une assez grande cour à l'arrière de la maison de Ron et Hermione et des sorts avaient été posés depuis longtemps sur la bâtisse afin de repousser les moldus, malgré le voisinage essentiellement composé d'autres sorciers et sorcières.
Les adultes s'amusèrent autant que les enfants en vol.
— Eh bien, ils sont plutôt doués sur leurs balais. J'ai hâte de les voir entrer dans une équipe de Quidditch à Poudlard, apprécia leur grand-père.
— Il est vrai que Lily n'a rien à envier à notre Rose. Elle se débrouille vraiment bien. Ça me rappelle notre premier cours de vol, à Poudlard, sourit Hermione.
— M'en parle pas, j'ai fini à l'infirmerie, grommela Neville.
— On ne rappellera pas à cause de qui, ajouta perfidement Ron à l'adresse de son meilleur ami.
— Oui, mais si cet incident n'avait pas eu lieu, jamais Minerva n'aurait remarqué les facultés d'Harry sur un balai et ne l'aurait présenté à Olivier Dubois, glissa Hermione.
— C'est pas faux, concéda Ron avec une grimace.
Harry écoutait l'échange en préférant ne pas intervenir. George détourna la conversation en proposant :
— Et si on s'organisait une petite partie de Quidditch au Terrier, demain ? Enfin, si maman veut bien, bien sûr…
Harry et Ginny s'observèrent rapidement. C'était une bonne idée, mais cela faisait vraiment longtemps que l'un comme l'autre n'avait enfourché un balai.
— Oh oui, c'est une super idée ! valida Angélina.
— On mélangerait les adultes et les enfants, afin de les initier à ce jeu… acquiesça George.
— Oh la la, ça fait une éternité que je n'ai pas volé, expliqua Arthur, intéressé à l'idée de participer.
— T'inquiètes, papa, tu n'es pas le seul à ne pas avoir volé depuis longtemps, tu sais… ajouta Ron en désignant le couple Potter d'un regard. Qu'est-ce que vous en dites ?
— Je n'ai pas de balai adapté… tenta de se défiler Ginny.
— T'inquiètes, ce ne sera qu'un match amical avec les enfants…
Ginny chercha du soutien visuel auprès de son mari, mais celui-ci semblait perdu dans ses pensées. En effet, il ne savait que trop penser de cette proposition. Il était mal à l'aise à l'idée de remonter sur un balai, mais quelque chose en lui le poussait à aller de l'avant et d'accepter ce défi.
— Je suis partant. J'ai hâte de voir à quel poste va jouer Lily, sourit-il.
Ginny soupira, abattue. D'un autre côté, renouer avec le Quidditch signifiait devoir retourner faire quelques achats auprès du beau Stéphane… L'idée ne lui semblait soudain plus si mauvaise. Aussi, indiqua-t-elle son accord d'un mouvement de tête.
— Maman, tu es d'accord ? vérifia Ron auprès de sa mère.
Celle-ci répondit par son grand sourire habituel.
— Bien sûr. La maison vous est toujours ouverte, vous le savez bien. Par contre, ne comptez pas sur moi pour monter sur un balai !
— L'idée ne nous aurait même pas effleurés ! répondit George aussitôt. Toi non plus, Hermione, j'imagine ?
— Tu imagines bien. De toute façon, il faut bien qu'il y ait des adultes pour veiller sur les enfants ne sachant pas encore voler. De toute façon, on aurait été trop nombreux pour former les équipes !
— Avoue que ça t'arrange bien ! s'amusa Ginny.
Hermione s'avoua vaincue, ce qui fit rire les autres.
— Vous me raconterez, intervint Neville. D'ailleurs, je vais vous laisser. J'ai quelques plantes qui n'attendent qu'à être nourries et arrosées, à cette heure-ci.
— D'accord, répondit Hermione avec un mouvement positif de tête. Je te raccompagne.
— Salut, Neville, rentre bien ! lança Ron.
Les sorciers le saluèrent avant qu'il n'entre dans la maison, accompagné de la reine du jour.
Devant la cheminée, Hermione embrassa le professeur.
— Encore merci d'être passé et pour ton cadeau, Neville. Merci aussi pour les nouvelles de Poudlard. Je sais que les enfants sont sous bonne garde. J'espère qu'il en sera encore ainsi dans deux ans. Ah, ce que le temps passe vite !
— Je ne te le fais pas dire. J'ai déjà l'impression d'être un vieux professeur…
— Ah oui, déjà ta huitième rentrée. Ça ne nous rajeunit pas, tout ça !
— Non, c'est sûr ! Allez, je file !
Il attrapa une poignée de poudre et la lança dans l'âtre.
— À bientôt, j'espère ! ajouta-t-il avant de disparaître dans les flammes, pour Poudlard.
-x-
Dans un coin de la cour, les enfants discutaient avec animation.
— Ah, c'était trop bien ! Je vais demander à papa et maman si je peux avoir un balai, moi aussi ! s'écria Molly avec enthousiasme.
— Avec ton père, je ne sais pas… souffla Roxane.
— Ben si, si tous les autres enfants volent, il devrait accepter que sa fille vole aussi, répondit Molly, lasse. En tout cas, on dirait que Lily et Rose volent depuis aussi longtemps que toi, Rox'.
— On m'a dit que j'avais un don pour le vol, ajouta fièrement Lily.
— C'est vrai que les filles se débrouillent bien. Hugo ne se débrouille pas trop mal non plus. À croire que les filles sont plus à l'aise sur un balai que les garçons, confirma la fille de George et Angelina.
— En même temps, je suis le plus petit ! se défendit le garçon.
— T'as le même âge que moi ! rigola la petite rousse. Et toi, Louis, pourquoi tu ne veux pas nous montrer comment tu voles ?
L'interpelé se mit à rougir. Il essayait de se faire discret dans le groupe d'enfants. Pourquoi voulaient-ils toujours essayer de le faire participer ?
— Je… J'ai pas envie.
— Va falloir que tu apprennes à être moins timide, Louis. Tu sais qu'on rentre à Poudlard, l'année prochaine… soupira Molly.
Le garçon haussa les épaules.
— Arrêtez de l'embêter ! intervint Rose. C'est pas sa faute s'il est si renfermé. On ne peut pas vraiment lutter contre sa nature, vous savez.
Louis lui envoya un regard reconnaissant. Il savait que sa timidité était maladive. Il aurait aimé être comme ses cousins, mais il ne parvenait pas à dépasser sa peur. Peur de quoi, il ne le savait pas vraiment. Peur de dire des bêtises, peut-être ? Peur de se ridiculiser devant les autres ? Peur de ne pas être aussi intéressant qu'eux ? Peur de ne pas être à sa place ? Au fond, il trouvait ça idiot. Après tout, ça arrivait à ses cousins de se ridiculiser. Au pire, le gaffeur ou la gaffeuse se faisait taquiner quelques minutes, puis on passait à autre chose. Mais malgré ça, Louis restait renfermé sur lui-même.
— Ce n'est pas pour l'embêter ! se défendit la fille de Percy. C'est plus un conseil, si tu veux mon avis. Il risque d'avoir du mal à s'intégrer à Poudlard s'il reste timide comme ça.
Louis sentit les larmes lui monter aux yeux. Il se sentait impuissant face aux paroles si cruelles de vérité de sa cousine. Comment ferait-il pour supporter ainsi l'école, loin de ses parents pour le protéger ? Au moins devait-il apprendre à faire confiance aux membres de sa famille…
— Je… Je veux bien essayer de… de participer s… si vous promettez de ne pas vous moquer.
Il se sentit bête. Néanmoins, les sourires que lui rendirent ses cousins en réponse eurent le don de le rassurer.
— Promis !
Et comme un engagement de sa part, il alla chercher son balai dans le salon, que son père avait apporté au cas où. Il fit sa petite démonstration à son tour, sous les encouragements de ses cousins et des adultes tout aussi surpris de l'initiative du petit.
Louis se sentit fier de cette victoire sur lui-même. Sa cousine Molly venait de lui faire prendre conscience qu'il lui restait désormais un peu moins d'un an pour apprendre à s'ouvrir un peu plus aux autres pour éviter de mal vivre sa scolarité à Poudlard.
— Bon, je retire ce que j'ai dit, ajouta Roxane. C'est seulement Hugo qui n'est pas doué sur un balai !
Sa remarque fit rire l'ensemble des petits sorciers, même le principal concerné après qu'il ait tiré la langue à sa taquine de cousine.
La famille se réunit à nouveau dans la salle à manger pour le repas du soir, principalement composé des restes du midi. Les discussions allèrent de nouveau bon train.
Enfin, les sorciers se séparèrent doucement, rentrant chez eux, les uns après les autres, sauf Charlie et la famille de Bill qui rejoignirent Le Terrier avec leurs parents, étant hébergés chez eux pour l'occasion.
-x-
Dans la chambre d'Harry et Ginny, après avoir mis les enfants au lit…
— J'ai vu Stéphane, aujourd'hui…
L'homme observa sa femme, attendant la suite. Celle-ci soupira et s'installa sur le lit à côté de lui.
— Tu te souviens du vendeur, dans le magasin de Quidditch ?
— Euh… Vaguement, pourquoi ?
— Ben, c'est Stéphane.
— Ah, d'accord.
Elle sourit à Harry, tandis que celui-ci essayait de se remémorer plus distinctement à quoi ressemblait l'homme en question.
— Je me souviens surtout qu'il était très souriant, avoua-t-il, embarrassé.
La sorcière hocha la tête positivement. Elle lui relata l'échange qu'elle avait eu avec lui.
— Tu en penses quoi, toi, de sa réaction ? J'ai cru comprendre qu'il avait arrêté d'être fan des Harpy depuis que j'ai quitté l'équipe… Tu pense que je me monte la tête pour rien ?
Harry souffla.
— J'en sais rien, Gin'. C'est vrai que ses confidences et réactions peuvent faire penser qu'il était fan de toi, mais il y a quand même une différence entre l'admiration et l'attirance amoureuse. Heureusement pour moi, d'ailleurs !
— Hum… C'est frustrant, Harry. Je sais qu'il est célibataire et tout, mais je ne peux rien tenter directement. Après tout, qui serait assez fou pour avoir une liaison avec non seulement une femme mariée, mais celle du très célèbre Sauveur ?
Elle soupira théâtralement, ce qui fit rire son mari.
— Ce n'est pas drôle, Harry !
— Je ne vais pas me mettre à pleurer pour te faire plaisir, la taquina-t-il.
— Idiot !
— Oh oui. Un idiot à qui sa femme raconte tout de ses projets d'adultère, s'amusa-t-il.
Cette réponse eut le don de faire sourire la sorcière.
— C'est vrai que la situation est particulièrement cocasse, n'est-ce pas ? Et toi, ça va ? Pas trop pensé à Malfoy, aujourd'hui ?
— Je ne vois pas le rapport. Mais non, ça va. Y'a juste un moment où je me suis demandé comment ça allait dans leur grand Manoir, alors qu'on était tous réunis à faire la fête en famille…
Ginny acquiesça.
— En même temps, ils ont toujours vécu ainsi… Donc, ne t'inquiète pas trop pour eux.
L'homme secoua la tête à son tour. Tout en se glissant dans le lit, Ginny ajouta :
— Je pense que Draco te racontera son week-end, lundi, va. Comme ça, vous aurez des choses à vous dire.
— C'est vrai.
Harry imita sa femme. Quelques secondes plus tard, la lumière était éteinte.
— Bonne nuit, Gin'.
— Bonne nuit, Harry.
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— Bonne nuit, mon fils.
— Bonne nuit, papa.
Draco embrassa Scorpius et sortit de la chambre.
Le garçon soupira en repensant à la longue journée qui venait de s'écouler sans son ami. Il avait passé le plus clair de son temps dans la Bibliothèque, comme il avait l'habitude de le faire avant qu'il ne rencontre les Potter. Son père l'y avait rejoint à chaque fois qu'il en avait eu l'occasion. Scorpius sourit en se rendant compte de l'effort fourni par celui-ci pour ne pas le laisser seul trop longtemps. Sa mère pouvait dire ce qu'elle voulait, il savait que son père tenait à lui.
-x-
En entrant dans sa chambre à coucher, Draco soupira. Malgré les quelques entretiens professionnels qu'il avait eus dans la journée, celle-ci lui avait semblé bien longue. La venue des Potter dans leur vie avait quelque peu changé sa façon de voir les choses. Et ce qui lui semblait normal auparavant lui semblait manquer cruellement de chaleur humaine, désormais. Malgré cela, il appréhendait la rencontre du lendemain avec les Zabini. Il espérait que ça se passerait bien entre Scorpius et ses cousins, et surtout qu'il n'y aurait pas d'esclandre avec sa femme…
Rdv avec les Zabini, dans le prochain chapitre. À bientôt !
