Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Hello tout le monde ! J'ai 5 jours d'avance sur le planning du Nano, soit déjà 40k mots pour "La Potion Miroir", un Drarry, of course ! Je prends une petite pause pour vous poster ce nouveau chapitre. En vous souhaitant une bonne lecture ! ;)
Chapitre 43
Scorpius attendait l'arrivée des Zabini dans le salon avec son père. Il angoissait à l'idée de rencontrer ses cousins, bien qu'ils soient plus jeunes que lui. La réaction de sa mère l'avait laissé perplexe. Il était habitué à la voir reprocher des choses à son père ou à le contredire, mais là, il s'agissait quand même de sa sœur… Que pouvait-il bien s'être passé pour qu'elles ne se parlent plus ? Peut-être que sa mère avait été méchante avec les Zabini, comme elle l'était avec son père et lui ? Il secoua la tête. Après tout, ce n'était pas en faisant des suppositions qu'il aurait sa réponse.
Un regard vers son père lui indiqua que lui non plus n'était pas très à l'aise à l'idée de recevoir les Zabini chez lui. Alors pourquoi les avait-il invités ? Décidément, Scorpius avait parfois un peu de mal à comprendre les adultes.
Draco se redressa fièrement lorsqu'il entendit la cheminée s'activer. Son angoisse laissa place à un sourire lorsqu'il vit la petite famille apparaître dans l'âtre. Les deux enfants métisses étaient à croquer.
— Blaise, Daphné, je vous souhaite la bienvenue au Manoir Malfoy ! annonça-t-il.
L'homme le taquina aussitôt.
— Ce que tu peux être formel, Draco… Ce n'est pas comme si c'était la première fois que nous mettions les pieds ici, tu sais.
— C'est vrai. Je reprends donc : je vous souhaite la bienvenue au Manoir Malfoy, les enfants !
— Ne te laisse pas faire par Blaise, Draco. Il a toujours été un poil taquin… ajouta Daphné avec un sourire, avant d'embrasser le sorcier blond. Bonjour, Scorpius, ajouta-t-elle en s'abaissant devant le garçon. Tu étais encore tout petit quand je t'ai vu la dernière fois. Je m'appelle Daphné. Et voici ta cousine Kléo et ton cousin Nico.
Scorpius n'était pas très rassuré. Il laissa la sorcière blonde et ses cousins lui faire la bise. La femme ressemblait vraiment beaucoup à sa maman… en plus chaleureux. Il était un peu intrigué par la peau chocolatée des deux enfants, alors que lui était si blanc. Même Albus avait une couleur de peau un peu plus dorée que la sienne. En tout cas, ils avaient l'air gentils. Puis le monsieur se mit à sa hauteur à son tour et lui attrapa la main qu'il serra dans son poing en guise de salutations.
— Bonjour, petit bonhomme. Moi, c'est Blaise, un ancien camarade de classe de ton papa… et ton oncle, bien entendu. Si tu veux des infos croustillantes sur les bêtises de ton père lorsqu'il était à Poudlard, n'hésite pas à venir me demander.
Draco allait s'insurger, mais il constata que Blaise avait réussi à faire sourire son fils avec son air conspirateur. Il était surpris de l'aisance des Zabini, comme si ça ne faisait pas plusieurs années qu'ils ne s'étaient parlé.
— Scorpius, tu veux bien faire visiter le château à Kléo et Nico ?
Le petit blond prit sur lui d'accepter. Son père l'encouragea d'un sourire.
Draco s'en voulait un peu de mettre ainsi son fils en difficulté. Aussi ressentit-il un petit pincement au cœur en le voyant s'éloigner avec les deux autres.
— Alors, comment ça va ? demanda Blaise.
Draco soupira. Il leur désigna les fauteuils et canapés de la main.
— Allez-y, installez-vous. Que voudriez-vous boire ?
— Un café, ça nous ira très bien, répondit Daphné avec un sourire.
— Brody ?
L'elfe de maison fit son apparition.
— Peux-tu nous ramener de quoi prendre un café, s'il te plaît ? Les enfants prendront sûrement un chocolat chaud…
La blonde acquiesça. Draco confirma donc sa commande à son elfe de maison qui disparut dans la seconde qui suivit.
— Sinon, ça va, Blaise, merci. Et vous ?
— Eh bien, ça peut aller. Ma mère est partie au Sénégal avec Patrick, son mari depuis 2011. Déjà quatre ans, c'est un record. Il faut croire qu'elle est enfin tombée sur le bon…
Draco secoua la tête, amusé. Les histoires de cœur de la mère de Blaise avaient toujours été quelque peu chaotiques… Savoir qu'elle était restée casée autant de temps avec le même homme sans « accident » tenait du miracle.
— Papa est tombé malade et maman passe la plupart de son temps à son chevet, soupira Daphné. J'essaye d'aller les voir régulièrement, mais sans les enfants. Je ne veux pas qu'ils voient leur grand-père dans cet état.
— Je suis désolé pour toi.
Draco fit un triste sourire à sa belle sœur.
— Où est Astoria ? J'aurais bien voulu la mettre au courant. Même si sa tentative d'homicide reste gravée dans ma mémoire…
Les trois sorciers grimacèrent de concert. Il y avait des sujets comme celui-ci qu'il valait mieux éviter.
— Je ne sais pas où elle se trouve. Elle est avertie de votre visite. Libre à elle de venir ou pas vous saluer.
— La situation n'a donc pas évolué ? grimaça la sorcière.
— Hélas, non. Elle reste fidèle à elle-même, toujours aussi froide. Mais tu dois déjà le savoir par Ginny Potter, non ?
Daphné se cala dans le fond de son siège en soupirant.
— Blaise parle un peu trop à mon goût. Je trouve ça moche de se servir de ma conversation avec ma patronne comme excuse pour pouvoir reprendre contact avec cette partie de la famille, si tu veux mon avis.
Le regard qu'elle lança à son mari indiqua clairement qu'ils avaient déjà dû avoir cette conversation. Mais bon, une fois la lettre du brun envoyée, le retour en arrière n'avait plus été possible. D'autant moins quand le blond leur avait répondu en acceptant une rencontre entre leurs enfants.
— Bref, toujours est-il que ma conversation avec elle a permis qu'on se retrouve dans ton salon ce matin, donc c'est plutôt un mal pour un bien. Et j'avoue que Ginny possède une très bonne intuition, donc si elle décide de mener l'enquête sur ce qu'il s'est passé, je la laisse volontiers faire, pour ma part.
— Je ne suis pas d'accord à l'idée qu'elle vienne fouiner dans mes affaires de famille, si tu veux mon avis, répliqua sèchement le blond.
Un plateau contenant leurs cafés, du sucre, du lait et des petits gâteaux fit son apparition sur la table du salon.
— Servez-vous, intima le blond en attrapant l'une des tasses.
— Je comprends parfaitement ta position, enchaîna Daphné après avoir mis un sucre et un peu de lait dans une des tasses. Personnellement, si elle arrive à tirer cette affaire au clair, je suis preneuse. Je n'ai aucune idée de ce qui a pu se passer ce jour-là, et franchement, ça ne sent pas bon. Malheureusement, personne ne semble capable d'indiquer quoi que ce soit. Donc si elle arrive à avoir des infos, je lui tire mon chapeau.
— Je comprends aussi. Sauf que, comme tu le dis, elle risque de ne pas trouver grand-chose, mais en attendant, elle aura fouillé dans nos affaires de famille alors que ça ne la regarde pas.
— Aurais-tu des choses à cacher, Draco ? répliqua son ancien camarade de classe.
Le blond soupira. La conversation semblait perdue d'avance.
— Et donc, Potter ? relança Blaise en haussant un sourcil suggestif.
— Eh bien, ça se passe plutôt bien.
Draco esquissa un sourire – sûrement sans s'en rendre compte –, ce qui troubla un peu les Zabini.
— Je suis surpris que tu aies fait appel à lui, à la base.
— J'avoue avoir été surprise aussi quand je l'ai appris de Ginny, ajouta Daphné.
Le blond haussa les sourcils.
— Je voulais le meilleur pour mon fils. Or, Harry est le meilleur en ce qui concerne la DCFM. Je n'invente rien, vous étiez en classe avec nous.
Les deux autres acquiescèrent devant l'évidence.
— Harry, hein ? releva alors Blaise.
Draco se mordit l'intérieur de sa joue pour la gaffe qu'il venait de commettre.
— Eh bien, oui. C'est plus pratique pour travailler ensemble. Ça permet de bien distinguer le père du fils, en utilisant les prénoms. Ils en font autant avec Scorpius et moi.
Il estima s'être bien rattrapé et, au vu de la réaction des Zabini, son explication tenait la route.
— Et les cours se passent bien. Bref, je n'ai rien à redire de cette première semaine.
— Et Scorpius ? demanda Daphné.
— Il s'est trouvé un meilleur ami, sourit à nouveau Draco.
— C'est très bien. J'espère que ça se passe bien avec ses cousins…
— Quand on parle du loup… ajouta son mari. Je crois bien qu'ils arrivent.
En effet, quelques secondes plus tard, les trois enfants pénétraient dans le salon. Le plateau contenant les chocolats chauds fit son apparition au même moment à côté de celui du café.
-x-
Les Potter se réveillèrent assez tard, ce dimanche matin. Aussi Harry proposa de bruncher. Les trois autres accueillirent cette idée avec enthousiasme. Le sorcier à lunettes s'empressa d'aller préparer des pancakes, tandis que Ginny et les enfants mettaient différents ingrédients, sucrés comme salés, sur la table de la cuisine.
Lily était plus qu'excitée à l'idée de jouer au Quidditch, l'après-midi. Elle avait vraiment hâte, bien que ne sachant pas encore à quel poste elle allait jouer. Elle avait encore reçu des compliments, la veille, sur sa façon de voler et était particulièrement fière d'elle-même. Elle avait bien écouté ce que son père lui avait appris et les conseils qu'il lui avait donnés et ça avait porté ses fruits. Elle avait hâte aussi de voir ses parents sur un balai, car l'idée la faisait un peu rire, ne les imaginant pas du tout en train de voler. Ils semblaient bien trop sérieux pour ça. Pourtant, elle avait appris que sa maman avait été joueuse professionnelle de Quidditch avant de travailler pour son journal et qu'avant ça, à Poudlard, elle avait fait partie de l'équipe de Gryffondor, tout comme son papa.
Albus était plus calme. De toute façon, il ne jouerait pas et resterait avec ses cousins et cousines ne sachant pas encore voler. Néanmoins, il était curieux de voir ça. Même s'il ne participerait pas, il comptait bien observer les autres jouer, histoire d'en savoir davantage sur le Quidditch pour pouvoir en parler avec Scorpius.
— Prêt à ressortir nos vieux balais ? demanda Ginny à son mari tandis qu'il déposait l'assiette de pancakes bien chauds sur la table.
— Je ne suis pas rassuré par cette idée, mais il va bien falloir.
— Je comprends. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je n'ai pas volé. On va bien voir ce que ça va donner. J'espère que nos balais seront opérationnels.
— Il n'y a pas de raison qu'ils ne le soient pas. Ils sont restés à l'abri dans leurs housses pendant toutes ces années…
— C'est bien ce que je dis. Ils ont besoin d'entretien, tu sais… Bref, on verra bien après manger.
— Qu'est-ce qu'il faut pour l'entretien du balai, maman ? interrogea Lily, très intéressée par la conversation de ses parents.
— Oh, on verra ça plus tard, ma chérie. Fais attention, tu as de la confiture qui coule ! l'avertit-elle.
La fillette s'empressa d'aller lécher la confiture en question sous les regards amusés des autres. Puis elle se reconcentra sur sa mère.
— Pourquoi tu veux pas le dire maintenant ?
— On te montrera tout à l'heure en sortant nos vieilles affaires, répondit alors son père avec un clin d'œil.
Cette réponse sembla réjouir Lily. Albus leva les yeux au plafond. En même temps, c'était en allant acheter des produits d'entretien pour balai qu'il avait pu nouer sa première conversation avec Scorpius…
— Pourquoi tu souris comme ça ? l'interrogea sa sœur.
Albus rougit, comme pris sur le fait, avant de tirer la langue à sa sœur. Les deux parents se sourirent avant de poursuivre leur brunch.
Comme prévu, Ginny et Harry allèrent chercher leurs affaires de Quidditch qu'ils ramenèrent dans le salon sous le regard plein de curiosité de leur fille. Ce fut alors un véritable plaisir d'ouvrir leurs housses l'une après l'autre et d'en sortir leur balai respectif. Lily était vraiment intéressée et ça leur faisait chaud au cœur. Dommage qu'Albus ne partageait pas son enthousiasme.
— Oh, ils sont beaux vos balais ! Ils volent vite ?
— Celui de maman est plus récent que le mien. Mon Éclair de feu date de Poudlard. Il est assez vieux, mais bon. On verra bien cet après-midi ce que ça va donner de remonter dessus.
— Oui, moi aussi j'appréhende un peu. Mais ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose que ça, sourit Ginny.
Lily acquiesça.
— Et donc, comment on prend soin de son balai ? relança la petite sorcière.
Harry sortit une sorte de chiffon de son étui.
— Déjà, il va falloir qu'on vous achète des housses, comme nous. Après… Tu as déjà vu papa cirer ses chaussures… (?)
La fillette acquiesça, même si elle ne voyait pas vraiment le rapport. Sa maman ne s'embêtait pas avec des produits comme son père, utilisant sa baguette pour ça.
— Et bien, c'est un peu le même principe. On a des produits, ici, et tu les appliques sur ton balai avec ton chiffon. Il existe tout un tas de produits différents, aussi on t'offrira la base avec maman. À ton frère aussi. Après, libre à toi de demander un kit plus complet pour ton Noël, finit de dire Harry, sous le regard approbateur de sa femme.
— Oh oui ! Je prendrai très soin de mon balai, promis !
— Il le faut, si tu veux qu'il soit le plus beau et qu'il continue à voler correctement, ajouta sa mère avec un grand sourire.
Elle examina l'état de son balai et décida d'apprendre les premiers gestes à ses enfants.
— Allez chercher vos balais, je vais vous montrer comment faire.
— Oh oui !
Lily se leva pour ramener son balai auprès d'elle. Elle l'avait laissé dans le salon quand ils étaient rentrés, sachant très bien qu'ils auraient à le reprendre pour le lendemain après-midi.
— Je suis vraiment obligé ? grimaça Albus. Je n'ai même pas encore utilisé mon balai, il est tout neuf.
Sa mère haussa les épaules.
— C'est toi qui vois, Al'. Mais j'avoue que ça me ferait plaisir que tu fasses ça avec nous… lui confia-t-elle gentiment.
Le garçon s'avoua vaincu. Sa mère n'était pas suffisamment présente chez eux pour qu'il laisse passer cette occasion de faire quelque chose avec elle. D'autant qu'il lui semblait que ça comptait pour elle de lui montrer à lui aussi, étant donné que son père avait déjà appris à Lily à voler, et que lui comptait apprendre avec Scorpius. Il secoua donc la tête positivement et fit un bisou sur la joue de sa mère avant d'aller, lui aussi, chercher son balai.
