Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Bonne lecture à tous !
Heligo : Merci beaucoup pour ta review ! Je n'ai pas conscience de l'évolution de mon style, par contre. J'imagine que ça s'est fait doucement mais sûrement avec le passage des années.
Chapitre 44
Alors que Scorpius venait de leur montrer les premières pièces du Manoir, Kléo demanda, intriguée :
— C'est vrai que tu suis des cours avec le Sauveur ?
— Oui, c'est vrai, acquiesça le petit blond. Et Albus est vraiment génial.
— C'est qui Albus ? l'interrogea Nico.
— C'est le second fils d'Harry Potter, leur expliqua Scorpius.
— Vous êtes amis ?
Le jeune Malfoy était amusé de la façon dont parlait son cousin. Au moins, c'était simple et direct.
— Oui, c'est mon meilleur ami, acquiesça-t-il fièrement.
— Ton meilleur ami ? Ça ne fait qu'une semaine que tu le connais, non ? fit remarquer Kléo en fronçant les sourcils.
— Euh, oui, et ?
La jeune fille sourit devant le regard soudain troublé du garçon.
— Oublie ce que j'ai dit. Si vous vous entendez bien, c'est le principal, acquiesça-t-elle.
Le blond lui répondit par un sourire. Elle était gentille, sa cousine. Finalement, la rencontre semblait plutôt bien se passer.
— Tu sais pourquoi on n'a pas pu se voir avant ? lui demanda Nico.
Kléo émit un rire gêné devant la question de son frère. Néanmoins, elle n'ajouta rien, car elle aussi voulait savoir si Scorpius savait pourquoi ils avaient ainsi été séparés pendant toutes ces années.
Scorpius ne répondit pas tout de suite, détournant quelque peu l'attention de ses cousins en leur montrant la Bibliothèque. Leur manque de réaction le déçut un petit peu. Soit ils n'aimaient pas vraiment les livres, soient ils avaient eux aussi une grande Bibliothèque chez eux et n'étaient donc pas impressionnés par celle-ci.
— Tu veux pas répondre ? relança Nico en sortant de la pièce.
Le blond soupira.
— Je ne sais pas vraiment. C'est peut-être à cause de ma mère…
Cette fois-ci, Kléo ne put s'empêcher de laisser transparaître sa curiosité.
— De ta mère ? Pourquoi ?
Scorpius était un peu gêné. Il ne voulait pas parler d'elle.
— Disons qu'elle peut parfois être blessante avec les gens qui lui parlent…
Il lui semblait avoir bien résumé la situation sans pour autant vraiment dire du mal de sa mère. Il avait essayé d'être objectif, voilà tout.
— Ben ça, ça arrive aussi à papa de l'être, grimaça Nico.
Cette remarque sembla amuser sa sœur. Scorpius secoua la tête. Non, du peu qu'il l'avait vu plus tôt, Monsieur Zabini ne ressemblait pas à sa mère.
— Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta alors Kléo.
— Vous…
Il soupira.
— Vous verrez bien ce que je veux dire lorsque vous la croiserez. Après, je ne sais pas si c'est vraiment pour ça que nos parents ne se parlaient plus.
Les deux autres hochèrent positivement la tête. La petite sorcière décida de changer de sujet :
— Sinon, tu as un balai ?
Scorpius lui fut reconnaissant et répondit avec plaisir à sa question. C'est en discutant ainsi tous les trois de vol et de Quidditch que les trois enfants firent leur retour dans le salon où étaient installés leurs parents. Un regard gourmand s'afficha sur le visage des enfants Zabini quand ils aperçurent les chocolats chauds qui les attendaient. Leur réaction fit rire Scorpius. Alors qu'il s'installait autour de la petite table basse à son tour, il eut une pensée pour Albus, à qui il pourrait expliquer que sa rencontre avec ses cousins s'était finalement bien passée.
En observant son fils, Draco déculpabilisa de l'avoir laissé seul avec les enfants Zabini : leur visite semblait s'être bien passée. C'était une bonne chose. Scorpius avait été mis à l'écart des autres gamins beaucoup trop longtemps pour son bien.
— Est-ce que vous avez vu ma sœur, pendant votre visite ? questionna alors Daphné.
Kléo lança un rapide coup d'œil vers son cousin avant de répondre à sa mère :
— Nous n'avons croisé personne, maman.
La femme secoua la tête de bas en haut avant de reprendre, à l'attention de Draco :
— Serait-il possible que tu demandes à ton elfe de la localiser ? J'ai bien l'intention de lui parler avant de partir, insista-t-elle.
— Brody ? appela le blond en réponse à la demande de sa belle-sœur.
L'elfe de maison fit son apparition dans le salon.
— Maître Draco, Monsieur, m'a appelé ?
— Oui. Peux-tu conduire Daphné auprès de sa sœur, s'il te plaît ?
Brody ne savait pas si c'était une bonne idée d'aller ainsi déranger sa maîtresse qui semblait ne pas vouloir de visite, mais il ne pouvait décemment pas désobéir aux ordres du sorcier.
— Bien. Si Madame Daphné veut bien suivre Brody dans le château ? proposa-t-il en faisant une légère courbette.
— Merci, Draco.
La blonde se leva et quitta le salon à la suite de la petite créature.
Arrivé devant une porte, l'elfe expliqua :
— Maîtresse Astoria est dans sa chambre, Madame Daphné.
— D'accord, Brody.
Celui-ci s'inclina puis disparut.
La sorcière toqua à la porte. Elle comptait parler avec sa sœur, que celle-ci le veuille ou non.
— C'est pourquoi ? entendit-elle demander d'une voix polaire.
— C'est Daphné. Tu veux bien m'ouvrir, s'il te plaît ?
— Va-t'en ! fut la réponse implacable qu'elle reçut.
En même temps, elle s'y attendait.
— J'ai des choses à te dire et je préférerais le faire en face à face !
Derrière sa porte, Astoria hésitait. Elle détestait sa sœur tout autant qu'elle l'aimait. Elle s'était sentie trahie lorsque celle-ci lui avait tourné le dos, à l'époque. Daphné n'avait même pas cherché à comprendre ce qui avait bien pu lui arriver. Pourquoi tenait-elle donc à lui parler maintenant ?
— Astoria ? Je défonce ta porte si tu ne m'ouvres pas.
Cette remarque aurait pu l'amuser si elle en avait été capable. Sa sœur pensait-elle vraiment que sa porte n'était pas protégée par plusieurs sortilèges ?
Comme si elle avait pu comprendre son silence, Daphné ajouta :
— Même si je dois me recevoir quelques maléfices pour ça !
— D'accord.
Astoria préféra céder. Après tout, ce boucan ne rimait à rien. Autant laisser sa sœur entrer, la laisser lui dire ces choses qu'elle avait à lui dire, comme ça elle pourrait ensuite s'en aller et la laisser en paix.
Daphné pénétra dans la chambre lorsque la porte s'ouvrit devant elle. Elle observa sa sœur qui referma derrière elle.
— Bonjour, Asty.
Celle-ci lui répondit d'un regard glacial. Daphné soupira et se laissa tomber sur l'un des fauteuils du boudoir.
— Que me veux-tu ? la toisa sa sœur.
La journaliste se redressa.
— Je voulais te dire que notre père est malade.
— Grand bien lui fasse.
— Ce n'est pas drôle, Asty !
— Arrête de m'appeler comme ça.
Daphné haussa les épaules. Après tout, elle continuerait d'appeler sa sœur comme elle le voulait.
— Papa va peut-être bientôt mourir… insista-t-elle.
— Enfin une bonne nouvelle.
La grande sœur se releva et se posta devant Astoria.
— Non, mais tu t'entends ?! Comment peux-tu te réjouir d'une telle nouvelle ? Tu n'as même pas la plus petite once de compassion !
— Je ne vois pas pourquoi j'en aurais, répondit-elle simplement, toujours aussi platement.
Et c'était vrai. La mort de son père était pour elle synonyme de libération… Du moins, en partie. Jamais plus elle ne changerait. Froide elle était devenue, froide elle resterait. Mais au moins pourrait-elle expliquer le pourquoi du comment à sa famille.
— Que t'a-t-il fait, Asty ? Pourquoi souhaiter ainsi sa mort ? Si seulement tu voulais bien me l'expliquer… souffla Daphné, désespérée.
Astoria lui aurait bien expliqué, en effet, si elle avait pu. Ce n'était pas à cause d'une mauvaise volonté de sa part. Aussi resta-t-elle de marbre devant sa sœur, comme toujours.
— J'étais venue te dire ça en espérant que ça te fasse réagir, et peut-être même pour que tu ailles à son chevet. Je réalise que j'ai perdu mon temps, encore, comme autrefois.
— Si je vais à son chevet, tu sais que je ne ferai que l'aider à passer l'arme à gauche.
Daphné ne put qu'acquiescer. Au moins sa sœur était-elle franche sur ses intentions.
— J'espère qu'un jour nous comprendrons ce qui a bien pu t'arriver. Je ne m'explique toujours pas comment ma petite sœur a ainsi pu changer du tout au tout en mettant son fils au monde.
Astoria soupira intérieurement. Daphné parlait d'elle comme si elle n'était pas là et ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Si seulement celle-ci savait qu'elles souhaitaient en fait toutes les deux la même chose.
— Bon, je suppose que ça ne sert à rien que je reste ici plus longtemps… Dommage que tu aies décidé de rester dans ta chambre : j'aurais bien aimé que mes enfants rencontrent leur tante.
— Pourquoi maintenant ? demanda Astoria avec justesse.
Sa question eut l'effet d'un poignard dans la poitrine de la journaliste. Sa sœur avait raison. C'était tout autant de sa faute si ses enfants ne connaissaient pas la famille Malfoy. C'était elle qui avait décidé de mettre un terme à leur relation. La réaction d'Astoria envers son père lui avait fait peur et elle avait craint pour l'avenir de son enfant à venir. Puis Nico était arrivé deux ans après.
— Je… Je suis désolée, Asty. Ta nouvelle personnalité a juste eu le don de m'effrayer, surtout après ta tentative de meurtre sur notre père.
— Ça ne répond pas à ma question, répliqua alors sèchement l'autre sorcière.
Daphné déglutit.
— Disons que la nouvelle situation entre Draco et Potter a fait parler d'elle et on a réalisé qu'il était dommage que nos enfants et Scorpius ne se connaissent pas.
Ce n'était pas tout à fait ça, mais c'était quand même la vérité.
— Brody ? lança la plus jeune, tout en rouvrant la porte de sa chambre.
L'elfe ne se fit pas attendre.
— Tu peux raccompagner ma sœur.
— Bien, Maîtresse Astoria.
Daphné secoua la tête d'un air navré envers sa sœur avant de suivre Brody.
Elle se sentit comme épuisée lorsqu'elle se réinstalla auprès de son mari.
— Ça va, maman ? s'inquiéta Kléo.
La femme sourit à sa fille.
— Tout va bien, ma chérie.
Le regard qu'échangèrent les deux hommes ne laissa pas les enfants dupes. Pourtant, personne n'ajouta quoi que ce soit.
— De quoi étiez-vous donc en train de parler ?
— Eh bien, Scorpius nous racontait comment son ami avait ridiculisé son père avec un simple Rictusempra, lui répondit Blaise.
— Ah oui ? Je suis très curieuse d'entendre ça.
Après un signe de tête de son père, Scorpius entreprit de relater à nouveau l'épisode du premier sortilège lancé par Albus, ce qui fit à nouveau rire tout le monde.
— Sérieusement ? Potter n'était pas au courant pour les baguettes pour enfants ?
Draco secoua négativement la tête.
— Rappelle-toi qu'il n'a pas grandi dans le monde sorcier…
— C'est vrai. Le héros du monde sorcier n'est qu'un Sang-de… Sang-mêlé, se rattrapa Blaise sous le regard de sa chère et tendre.
— Le Seigneur des Ténèbres aussi en était un, rétorqua le blond.
— Et si on évitait ce genre de sujet ? suggéra alors Daphné.
Son mari leva les yeux au plafond tandis que Draco acquiesçait.
— Potter a acheté un balai à sa fille cette semaine. Elle nous a fait une petite démonstration… Franchement, si on ne m'avait pas dit que c'était la première fois qu'elle volait, je ne l'aurais pas cru.
— Ça me rappelle certains souvenirs, ricana Blaise.
— Quels souvenirs, papa ? demanda Nico.
Draco soupira. Il savait déjà ce qu'allait raconter son ancien camarade aux enfants. Il observa alors le brun narrer leur premier cours de vol en commun avec les Gryffondors, vingt-quatre ans auparavant. Blaise avait toujours été à ses côtés, à Poudlard. Il était ce qui se rapprochait le plus d'un ami, à l'époque, mais il était loin d'être aussi à l'aise et confiant avec le métisse qu'il ne l'était désormais avec Harry.
— C'est grâce au vilain tour de Draco que Potter s'est fait remarqué de sa directrice de maison et est ainsi devenu le plus jeune attrapeur de notre génération.
Scorpius grimaçait. Il n'aimait pas trop quand on lui racontait comment son père n'était pas gentil quand il était enfant.
— Scorpius nous a dit qu'il volait bien, lui aussi, intervint Kléo. Est-ce qu'on pourra l'inviter à la maison pour voler ensemble ?
Daphné sourit.
— Cela me semble être une bonne idée. Draco ?
— Euh… Pourquoi pas ?
Le petit blond envoya un sourire à son père. Ce serait la première fois qu'il volerait avec quelqu'un d'autre que lui. Il avait désormais hâte d'aller chez les Zabini.
— Faisons comme ça, alors, confirma Blaise en se levant. Pour l'heure, il va nous falloir rentrer.
— Oh, déjà ? s'exclama Nico en faisant la moue.
— Eh oui, déjà, mon bonhomme, lui répondit son père. Merci de nous avoir accueillis, Draco. Je suis content d'avoir fait ta connaissance, Scorpius. J'espère que ton papa nous recontactera bientôt pour convenir d'un rendez-vous chez nous.
Scorpius acquiesça, bien que les mots étaient en réalité destinés à son père. Il embrassa les quatre membres de la famille Zabini. Draco en fit autant en confirmant un hibou prochain pour définir leur prochaine rencontre.
— Bien content de vous connaître, les enfants, ajouta l'homme blond à l'attention de son neveu et de sa nièce.
Les deux concernés sourirent. Pour le moment, ils aimaient bien leur cousin et leur oncle semblait être quelqu'un d'assez gentil. Maintenant, en tout cas, car le récit de leur père leur avait dépeint un gamin plutôt méchant et arrogant, lorsqu'ils étaient en première année de Poudlard.
Après les embrassades, les Zabini repartirent chez eux par réseau de cheminées.
— Eh bien, ça s'est bien passé… souffla Draco à l'adresse de son fils.
Celui-ci acquiesça en piquant un gâteau avant de se laisser retomber dans un fauteuil.
— Oui. Kléo et Nico sont très gentils. Et Blaise et Daphné aussi, je trouve.
L'homme sourit à son fils. Les Zabini avaient fait bonne impression sur lui. Il espérait qu'il en serait encore ainsi lors des prochaines retrouvailles familiales. En tout cas, lui aussi avait apprécié passer un peu de temps avec eux.
J'espère que ce chapitre vous a plu. On se retrouve l'année prochaine ! ;)
Je vous souhaite donc de joyeuses fêtes de fin d'année !
Bizz bizz à tous !
