Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello ! Je suis un peu en retard – d'habitude je publie vers le 15–, mais me voilà ! À la base, le chapitre 46 devait être sur Harry et Draco, mais il y a trop de petites choses qui ne me plaisent pas et que je dois retravailler. Du coup, j'ai fait une inversion avec le chapitre 47 ;-) J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture à vous !


Chapitre 46

Harry eut un peu de mal à émerger lorsque sa femme le réveilla lundi matin. Après un week-end comme celui-ci, c'était un peu difficile de se remettre dans le rythme de son nouvel emploi du temps.

— Allez, debout ! insista Ginny, avec un sourire aux lèvres.

— Oui, oui, j'arrive…

La sorcière ressortit de la pièce, amusée. Le jeu de la veille l'avait requinquée. Elle avait oublié que ça faisait autant de bien d'être sur un balai. Et son équipe avait gagné, ce qui n'était pas négligeable pour rebooster son moral, sans oublier la rencontre qu'elle avait faite le samedi matin ! Ginny avait hâte de retourner au Journal. Elle était également curieuse d'interroger Daphné sur son passage au Manoir Malfoy. Bref, son humeur était au beau fixe. Il ne manquait plus que son mari daigne bien se lever pour qu'elle puisse partir travailler.

Elle éclata de rire en voyant les cheveux de celui-ci encore plus ébouriffés qu'à leur habitude.

— Eh bien, j'en vois une qui est de bonne humeur, ce matin… grogna-t-il.

— Oui, ce n'est à l'évidence pas ton cas, s'amusa-t-elle.

Il râla en guise de réponse. Ginny ne chercha même pas à comprendre ce qu'il pouvait bien être en train de dire. Elle enfila ses chaussures et attrapa sa veste.

— C'est bon, tu ne vas pas faire sauter la maison avec ton mauvais caractère si je te laisse maintenant pour le Journal ?

L'homme secoua la tête.

— Tu peux y aller, mauvaise ! lui répondit-il alors, en soupirant.

Harry la rejoignit devant la cheminée. Elle l'embrassa sur la joue puis s'éclipsa dans les flammes vertes.

-x-

Ginny se sentit un peu honteuse de guetter ainsi l'arrivée de Daphné, à « la machine à café », mais elle voulait savoir.

— Bonjour, Ginny, s'approcha la blonde avec un sourire un peu crispé. Je suppose que tu veux que je te raconte mon passage au Manoir Malfoy ?

La rousse eut la bienséance de rougir avant que Daphné poursuive.

— Eh bien, ça s'est bien passé. Draco a été un hôte très accueillant et le courant est bien passé entre les enfants.

— C'est une très bonne chose, valida l'autre femme.

— Et j'ai pu voir ma sœur, j'imagine que ça t'intéresse.

Ginny fit un mouvement de tête positif.

— Tu préfères venir me raconter ça dans mon bureau ?

— Non, ce n'est pas nécessaire, je pense. J'ai insisté pour lui parler, car elle était restée dans sa chambre. Pour éviter de nous croiser, je suppose. En fait, notre père est tombé malade en fin de semaine dernière et j'ai voulu l'en informer.

— Oh, je suis désolée pour ton père.

— Hum. Oui. Merci, Ginny. J'espère que son état va s'améliorer, répondit tristement la femme blonde.

— Et Astoria, comment a-t-elle pris la nouvelle ?

— Bien. Trop bien, même, grimaça Daphné. Elle était ravie d'apprendre que notre père ne se porte pas bien.

— Ça pourrait confirmer l'hypothèse qu'il y est pour quelque chose dans son changement de caractère…

— Peut-être. Ou alors elle est juste vraiment complètement malade dans sa tête ! riposta la blonde. Sinon, Draco m'a fait part de son mécontentement concernant ton enquête.

— Je sais, oui. Harry m'en a parlé.

— Je lui ai dit que tu avais mon soutien dans ton investigation. Si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi ma sœur a changé comme ça, je suis preneuse. Et tu n'es pas notre cheffe pour rien, ajouta la journaliste en secouant la tête d'un air amusé.

— Ok. Je te promets de faire de mon mieux, alors. Mais j'ai aussi promis à mon mari d'être discrète. Je comprends qu'il ne veuille pas se mettre Draco à dos. Je suis étonnée de voir à quel point ils s'entendent bien, ces deux-là.

— Oui, j'ai pu voir ça. Même si Draco tentait de ne rien montrer, ça s'est quand même vu. C'est assez surprenant, je dois bien avouer.

Ginny ne put qu'acquiescer.

— Leur relation a toujours été un peu spéciale, à ces deux-là. À une époque, j'étais même un peu jalouse qu'Harry prête plus d'attention à Draco qu'à moi. Au final, il avait encore eu raison quand il nous disait que Malfoy préparait quelque chose…

— Ah, oui, cette année-là… Heureusement que ton mari possède un tel caractère, car j'avoue qu'à force, si j'avais été à sa place, ça aurait été bien tentant d'envoyer balader tout le monde, vu que personne ne le croyait jamais.

La rousse grimaça. Daphné avait raison.

— C'est vrai. Je suis chanceuse de l'avoir et c'est un vrai papa gâteau. On ne pourrait rêver mieux.

La blonde lui sourit. Ginny ne pouvait décemment pas lui révéler que sa vie de couple n'était pas si rose que ça. En fait, elle n'avait pas grand-chose à reprocher à son mari. Juste que leur histoire ne fonctionnait plus et qu'elle en convoitait un autre.

D'ailleurs, il fallait qu'elle se renseigne sur Stéphane. Ce n'était pas raisonnable d'aller farfouiller ainsi dans la vie des gens, elle le savait bien, mais l'information était à portée de mains, c'était juste trop tentant d'aller y jeter un œil. Elle s'était déjà retenue une semaine. Sa rencontre du samedi matin n'avait fait que renforcer sa curiosité au sujet de l'homme. Pourquoi Will avait-il décidé de l'interviewer, au final ? Ce n'était certainement pas pour sa carrière de vendeur, elle en était persuadée. Il devait y avoir quelque chose d'autre et elle voulait savoir quoi. Elle n'avait pas vraiment envie d'attendre jusqu'à la prochaine réunion pour comprendre de quoi il en retournait. Il allait falloir qu'elle se la joue fine pour n'éveiller aucun soupçon.

— Bonjour, Daphné, patronne, les salua Pansy qui venait d'arriver. Un café ? leur proposa-t-elle en les voyant plantées là, sans tasses dans les mains.

— Oui, merci, acquiesça Daphné.

Les deux femmes savaient Pansy bien assez intelligente et surtout au courant de la situation pour deviner leur sujet de conversation.

— Vous savez si Will est arrivé ? demanda la rousse après avoir accepté le café de Pansy.

— Oui, je l'ai aperçu en passant à mon bureau. Des nouvelles de Matt et Dawn ?

— Non, soupira Ginny. Je ne sais pas de quoi il retourne – vous connaissez ma façon d'agir avec les dossiers épineux, malgré les réprobations de mon mari –, mais j'espère que tout se passe bien pour eux.

— Ce n'est pas comme si Matt ne nous avez pas habitué à disparaître ainsi pendant plusieurs jours d'affilés, sourit Daphné afin de rassurer sa patronne.

— C'est vrai, soupira Ginny en secouant la tête, même si elle gardait tout de même une pointe d'inquiétude au sujet de ses collaborateurs. Bon, les filles, je vous laisse. J'ai quelques petites questions à poser à Will avant d'aller me plonger dans les documents qui m'attendent dans mon bureau, finit-elle avec un clin d'œil.

Elle s'éloigna d'elles pour se rendre auprès de celui qui détenait les informations qui l'intéressaient.

— Hey, salut Gin' ! s'exclama l'homme en la voyant approcher.

— Salut, Will ! Comment s'est passé ton week-end ?

— Super ! T'attrapes ?

Ginny remercia ses réflexes de Poursuiveuse – et de maman – quand elle attrapa la pomme que venait de lui lancer son collègue.

— Merci. Dis, j'ai croisé le Stéphane que tu m'avais présenté la semaine dernière. Je ne savais pas qu'il s'occupait du magasin de Quidditch. J'étais surprise de le voir en allant acheter un balai à mon fils…

— Oh, ça y est, tes enfants se mettent au vol ? s'enthousiasma le sorcier.

— Oui. Enfin, Albus n'a pas encore vraiment touché à son balai, mais Lily vole comme une pro !

— Et toi, quand est-ce que tu remontes sur un balai ?

— Eh bien, figure-toi que j'ai joué au Quidditch, hier !

— C'est pas vrai ?!

— Si, si ! s'amusa la rousse.

— C'est une bonne nouvelle ! On s'organise une partie quand tu veux ! Et ton mari ?

— Oui, Harry a joué aussi. Il a perdu face à Charlie au poste d'Attrapeur.

— Ah ouais… Dure, la reprise, donc ?

— Un peu, oui. Il faut surtout qu'on s'achète de nouveaux balais. Harry avait son Éclair de Feu de l'époque de Poudlard, et moi mon Comète 360.

— Ah, d'accord. Je comprends mieux.

Ginny acquiesça.

— Bref, sinon, je voulais savoir : pourquoi as-tu décidé de faire un article sur le vendeur ?

— Pourquoi pas ? répondit-il avec malice.

— Will…

— Ben quoi, c'est un super métier qu'il fait, non ?

— Oui, bien sûr, je ne dis pas le contraire ! se rattrapa la rousse.

Elle se doutait que Will lui cachait quelque chose.

— Bien, j'ai hâte de voir ton article, alors.

— Oui, cheffe, tu ne seras pas déçue, je pense.

— T'es pas cool, Will.

— Je sais. Mais tu m'aimes quand même, sinon ça ferait déjà un bon bout de temps que tu m'aurais viré, non ?

— Mouais… ronchonna la rousse pour le principe.

— Au fait, j'ai croisé Thomas tout à l'heure. Matt lui a écrit pour lui dire que tout allait bien.

— Il ne pourrait pas penser à écrire à sa supérieure, aussi ? Ça m'éviterait de m'inquiéter !

— Estime-toi heureuse qu'il ait pensé à avertir son frère, souligna Will.

— Ouais. Ça change de la semaine dernière ! observa Ginny en levant les yeux au plafond.

Elle s'en retourna dans son bureau, déçue de ne pas en avoir appris plus sur le fameux Stéphane, alors que Will lui avait extorqué pas mal d'infos sur le week-end qu'elle venait de passer en famille. Ce sorcier était un escroc ! C'était pour ça qu'il était vraiment bon dans son boulot, malgré son côté pas très sérieux et surtout très accessible. Et il avait raison : s'il n'avait pas été efficace dans ce qu'il faisait et si vraiment elle ne l'appréciait pas, il ne ferait plus partie de l'équipe. Et elle lui faisait suffisamment confiance pour lui laisser gérer les sujets de ses articles.

Jusqu'à présent, Ginny n'avait jamais eu à virer personne. Elle s'auto-congratulait d'avoir su bien choisir ses collaborateurs dès le début. La seule pour laquelle elle avait des doutes était Dawn et elle l'avait envoyée sur le terrain avec Matt…

Elle poussa un énorme soupir en observant le tas de papiers sur son bureau, puis se laissa tomber dans son fauteuil. Ce n'était pas tout de se balader dans les locaux du Journal pour harceler ses collègues de questions, elle avait quand même du boulot à faire ! Et dire que Katelyn lui avait déjà mâché le travail ! Elle n'osait imaginer la quantité de documents elle aurait à traiter si sa collègue n'était pas là…

— Bonjour, Ginny !

La paperasse attendrait encore un peu.

— Salut, Luna. Comment vas-tu ?

— Je vais bien, et toi ? Comment s'est passé ton week-end en famille ?

— Je commençais à me décomposer en voyant ce que j'ai à faire…

Elle désigna la pile de parchemins sur son bureau.

— Sinon le week-end s'est très bien passé, merci Luna.

— Hermione va bien ?

— Oui, pourquoi ça n'irait pas ? Elle a reçu de beaux cadeaux…

Et voilà qu'elle commença à raconter l'anniversaire à sa meilleure amie.

— Et toi, qu'as-tu fait de beau ?

— On est allé camper près du Mur d'Hadrien avec papa. On voulait observer des Péritios.

— Oh ! Et qu'est-ce que ça a donné ?

— Rien, répondit tristement Luna. Avec papa, on pense qu'on est allés les observer trop tard. On retentera l'expérience à la fin du printemps, l'année prochaine. Il y aura certainement plus de lumière. Ils aiment le soleil, tu sais ?

— Euh… Non, je ne le savais pas. Je ne m'y connais vraiment pas autant que toi dans ce domaine. En tout cas, j'espère que vous aurez plus de chance la prochaine fois ! l'encouragea Ginny.

La blonde secoua la tête.

— On l'espère aussi. Ce serait vraiment bien de pouvoir en photographier au moins un pour le Journal…

— Oh oui. Ça permettrait à nos lecteurs de voir à quoi ça ressemble. Je suis sûre que la plupart n'en ont même jamais entendu parler.

— Tu as raison. Mais quelque part, ce n'est pas plus mal. Il ne reste plus beaucoup de spécimens de cette espèce, c'est pourquoi il est si difficile d'en apercevoir. Donc si les gens ignorent qu'ils existent, au moins, ils ne leur font pas de mal. Et les Péritios peuvent devenir dangereux pour les êtres humains quand ils se sentent menacés : ils les capturent pour s'en nourrir.

— Brrrr. Tu me donnes froid dans le dos, là, Luna. Es-tu sûre que c'est une bonne idée de trouver pareille créature ? grimaça la sorcière rousse. Je ne voudrais pas qu'il vous arrive quoi que ce soit, à ton père et à toi…

— Merci de t'inquiéter pour nous, Ginny. As-tu besoin d'aide pour tes papiers ?

— Je pense que ça ira, soupira la sorcière devant ce changement de sujet. Je préfère que tu retournes à ton projet avec Eva. D'ailleurs, vous avancez bien ?

— Très bien, même ! On est souvent sur la même longueur d'onde, avec Eva, et elle dessine vraiment bien…

— Oui, je suis contente qu'elle travaille avec nous et que vous vous entendiez si bien, acquiesça Ginny.

La blonde sourit avant de sortir du bureau pour se rendre à la salle des maquettes.

D'un coup de baguette, Ginny ferma la porte de son bureau puis se permit de souffler. Elle adorait Luna. Son amie avait toujours été très gentille avec elle et ses histoires d'animaux fantastiques, voire même mythiques, ne la dérangeaient pas plus que ça. D'ailleurs, elle estimait que ce n'était pas parce qu'elle – et la plupart des autres sorciers – ne voyait rien que ça n'existait pas. Peut-être était-ce Luna qui avait raison. Mais ce n'était pas toujours évident de tenir une conversation avec la blonde. Ginny savait toujours quand et comment ça commençait, mais ignorait à chaque fois combien de temps durerait la conversation. Surtout qu'elle avait souvent l'impression de lui parler comme à une enfant, à être sans cesse en train de l'encourager dans ses dires et ses démarches… Et s'en était parfois fatiguant.

La rédactrice en chef secoua la tête en attrapant une dizaine de parchemins sur le dessus de la pile qui n'attendait qu'elle.